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Approches novatrices |
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Le processus de définition des priorités et des besoins des États Membres, qui est une étape essentielle du processus de réforme de la FAO, a été considérablement dynamisé par le Sommet mondial de l'alimentation qui a remis la sécurité alimentaire mondiale au cœur des préoccupations. Le Sommet s'est tenu en novembre 1996, et 185 pays ainsi que la CE y étaient représentés, dont 112 par des chefs d'État ou de gouvernement ou leurs suppléants. Les participants se sont engagés à lutter contre le fléau de la faim et de la malnutrition avec une détermination renouvelée, et se sont mis d'accord sur un plan d'action concerté. Il s'agissait d'un événement historique, qui a lancé un message fondamental: même si des centaines de millions de personnes dans le monde entier souffrent encore de la faim et de la malnutrition, la sécurité alimentaire mondiale n'est pas un objectif irréaliste.
Les sept engagements du Sommet mondial de l'alimentation
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Le Sommet a permis d'élaborer un plan politique, conceptuel et technique de base pour un effort suivi visant à éradiquer la faim dans tous les pays, avec pour objectif immédiat de réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de sous-alimentation en 2015 au plus tard. Le défi consiste donc, durant la période de suivi, à traduire en actions concrètes les mesures énoncées dans le Plan d'action, de façon à atteindre et si possible dépasser l'objectif du Sommet. Depuis lors, la FAO a pris un certain nombre de mesures concrètes de suivi. Il s'agit notamment des initiatives suivantes:
Surveillance et suivi de la part du Comité de la sécurité alimentaire mondiale. Avant le Sommet, le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) de la FAO, qui est ouvert non seulement aux membres de la FAO mais aussi à tous les membres de l'Organisation des Nations Unies ayant manifesté le souhait de participer à ses travaux, a été chargé d'élaborer les textes du Sommet. La Déclaration de Rome sur la sécurité alimentaire mondiale et le Plan d'action du Sommet mondial de l'alimentation sont le fruit de ce travail. Ensuite, le Sommet a chargé le CSA de suivre l'exécution du Plan d'action et de faire rapport à ce sujet. Depuis, le CSA s'est réuni à quatre reprises pour examiner notamment les modalités concrètes du processus de suivi et de la présentation des rapports correspondants. Il est également chargé de suivre l'état d'avancement du Système d'information et de cartographie sur l'insécurité alimentaire et la vulnérabilité (SICIAV), prévu dans le Plan d'action.
Préparation de stratégies nationales de développement agricole - horizon 2010. En étroite collaboration avec les États Membres, 150 stratégies de développement agricole ont été élaborées pour les pays en développement et les pays en transition. Ces stratégies doivent fournir une perspective à long terme à l'action gouvernementale dans le domaine agricole et un cadre objectif permettant le dialogue entre les pays et les partenaires du développement concernant les priorités de l'assistance technique et financière jusqu'en 2010. Nombre de pays ont approuvé ces stratégies, qui ont ensuite été soumises aux donateurs afin de mobiliser des ressources pour la mise en application du Plan d'action du Sommet mondial de l'alimentation au niveau des pays.
Élaboration de stratégies et de programmes régionaux pour le développement agricole et la sécurité alimentaire. Comme on s'est rendu compte qu'il fallait harmoniser les stratégies nationales dans le cadre de stratégies régionales de développement agricole, la FAO a, en coopération avec des groupements économiques régionaux, intégré les stratégies nationales des pays faisant partie des principales organisations intergouvernementales. Les documents font la synthèse des principales recommandations et l'inventaire des problèmes et questions communs liés à la production agricole, à l'accès aux marchés et au commerce à l'horizon 2010, et donnent des lignes d'orientation pour l'action aux niveaux régional et sous-régional. À l'instar des documents de stratégie nationale, les documents de stratégie régionale prévoient aussi une évaluation des besoins d'investissement dans l'agriculture.
Le lancement du Système d'information et de cartographie sur l'insécurité alimentaire et la vulnérabilité. En collaboration avec d'autres organismes des Nations Unies, des institutions nationales et des ONG, et avec l'appui sans réserve exprimé par la Conférence de la FAO en novembre 1997, la mise en place du SICIAV se poursuit progressivement. Le système sera établi aux niveaux national et international, à partir des systèmes et mécanismes d'information existants. En facilitant le développement des activités des systèmes nationaux d'information et en sensibilisant les responsables et autres membres concernés de la société civile aux problèmes des personnes qui ne jouissent pas de la sécurité alimentaire et des personnes vulnérables, cette initiative devrait permettre d'améliorer la formulation des politiques, la gestion des programmes, l'efficacité de la conception et du ciblage des interventions et l'efficacité du dialogue intersectoriel et interinstitutionnel. Cela devrait contribuer à une réduction durable de la sous-alimentation tant conjoncturelle que structurelle.
Publication de L'état de l'insécurité alimentaire dans le monde. Afin de rendre compte de l'état de l'insécurité alimentaire dans le monde, en 1999, la FAO a publié la première édition d'un rapport qui indique le nombre de personnes souffrant de sous-alimentation dans le monde, dans les pays en développement et dans les pays développés. Le premier rapport indiquait que le nombre absolu de personnes sous-alimentées avait baissé de 40 millions dans les pays en développement entre 1990-1992 et 1995-1997. Toutefois, le rapport a souligné que pour atteindre l'objectif du Sommet mondial de l'alimentation de réduire de moitié (400 millions) le nombre des personnes sous-alimentées d'ici à 2015, les efforts doivent être accélérés, afin que le nombre des personnes sous-alimentées baisse non pas de 8 millions par an, comme à l'heure actuelle, mais de 20 millions par an.
Création du Réseau du CAC sur le développement rural et la sécurité alimentaire. Afin d'assurer une coordination suffisante pour le suivi du Sommet mondial de l'alimentation au niveau du terrain, un Réseau du CAC sur le développement rural et la sécurité alimentaire a été créé en avril 1997. Cogéré par la FAO et le FIDA, en étroite collaboration avec le PAM, ce réseau consiste en un mécanisme informel à deux niveaux: il comporte au niveau des pays des Groupes thématiques sur le développement rural et la sécurité alimentaire qui font partie du Réseau des coordonnateurs résidents des Nations Unies; et au niveau des sièges, un réseau d'organisations intéressées qui appuient les groupes du niveau national. À l'heure actuelle, 20 organismes du système des Nations Unies y participent et appuient les Groupes thématiques nationaux. Ces derniers, qui réunissent les organisations partenaires (organismes des Nations Unies, institutions nationales, donateurs bilatéraux et organisations de la société civile) définissent un programme et exécutent des activités qui répondent aux besoins et aux priorités nationaux.
Réseau du CAC sur le développement rural et la sécurité alimentaireListe des pays ayant un groupe thématique sur le développement rural et la sécurité alimentaire Afrique (27)Afrique du Sud, Angola, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cap-Vert, Côte d'Ivoire, Érythrée, Éthiopie, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Kenya, Libéria, Malawi, Mauritanie, Mozambique, Namibie, Nigéria, République centrafricaine, République démocratique du Congo, République-Unie de Tanzanie, Rwanda, Sénégal, Zambie, Zimbabwe Asie (15)Bangladesh, Bhoutan, Cambodge, Chine, Inde, Maldives, Mongolie, Myanmar, Népal, Pakistan, Philippines, Samoa, Sri Lanka, Thaïlande, Viet Nam Amérique latine et Caraïbes (13)Bolivie, Chili, El Salvador, Équateur, Guatemala, Haïti, Honduras, Nicaragua, Pérou, République dominicaine, Trinité-et-Tobago, Uruguay, Venezuela Proche-Orient (9)Algérie, Égypte, Jordanie, Liban, Maroc, Syrie, Tunisie, Turquie, Yémen |
La Conférence de la FAO, à sa 28e session, en octobre 1995, a adopté le Plan d'action révisé de la FAO sur le rôle des femmes dans le développement (1996-2001). Selon ce plan, la FAO doit intensifier son aide aux États Membres pour renforcer le rôle et le statut des femmes rurales. Il prévoit également que l'intégration des femmes dans le développement agricole et rural doit être une préoccupation constante lors de la formulation, de l'exécution et de l'évaluation des programmes et projets.
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L'objectif principal de la Consultation était de promouvoir des politiques de développement tenant compte de la situation des femmes |
Prenant acte du rôle essentiel des femmes dans l'agriculture, la FAO a organisé en octobre 1999 une Consultation de haut niveau sur les femmes rurales et l'information. L'objectif de cette consultation était de faire mieux comprendre le besoin de promouvoir la collecte et la diffusion de renseignements sur le rôle essentiel des femmes dans l'agriculture et le développement rural, en vue d'améliorer les politiques et les processus de prise de décision propres à assurer des moyens d'existence durables et la sécurité alimentaire dans les zones rurales, sans discrimination entre les sexes. En réunissant les responsables compétents, les planificateurs et les chercheurs et les acteurs du développement, la Consultation se proposait de promouvoir la formulation et la mise en œuvre de politiques de développement tenant compte de la situation des femmes. En même temps, elle a permis un échange de vues au sujet d'une stratégie d'action pour la collecte et l'amélioration de l'information sur la contribution des femmes rurales à l'économie, ainsi que sur les moyens à employer pour diffuser largement cette information, en particulier parmi les décideurs.
Cette stratégie, approuvée à l'occasion de la Consultation, a été considérée comme un outil utile et important permettant d'aider les États Membres à améliorer la prise en compte des questions de parité homme-femme dans leurs programmes. Néanmoins, on a reconnu qu'il fallait aussi formuler des stratégies à court, à moyen et à long termes pour que l'information recueillie puisse effectivement atteindre les responsables et les planificateurs, tout en contribuant à sensibiliser l'opinion publique. Les conclusions de la Consultation seront examinées en 2000 à l'occasion de l'examen à mi-parcours de la mise en œuvre du Programme d'action de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, tenue à Beijing en septembre 1995. Elles serviront également, en 2001, à formuler Le Plan d'action révisé de la FAO sur le rôle des femmes dans le développement.
Conformément aux efforts déployés par l'ONU pour tenir compte des besoins particuliers des petits États insulaires en développement (PEID), la Conférence de la FAO, en 1997, a souligné la nécessité de reconnaître les contraintes que rencontrent ces pays et a invité l'Organisation à envisager la possibilité d'organiser une Conférence internationale sur l'agriculture dans les PEID, dans le cadre du suivi du Sommet mondial de l'alimentation. En 1998, à sa 115e session, le Conseil de la FAO a à nouveau souligné la nécessité de prêter une attention particulière aux PEID et lancé un appel aux donateurs pour qu'ils fournissent une aide généreuse en vue de l'organisation d'une conférence. Comme le fait observer le Plan d'action du Sommet mondial de l'alimentation, à l'Engagement Trois, «Les petits États insulaires en développement sont menacés par les pertes en terres et l'érosion des sols du fait des changements climatiques et de l'élévation du niveau des mers, et leur développement durable suscite des besoins particuliers. Des améliorations dans les domaines du commerce, des transports, des communications et des ressources humaines, la stabilisation des revenus et l'accroissement des recettes d'exportation renforceront la sécurité alimentaire de ces pays.»
La Conférence ministérielle extraordinaire sur l'agriculture dans les petits États insulaires en développement a donc été organisée au siège de la FAO en mars 1999, afin d'élaborer un plan d'action spécifique consistant en programmes et projets assortis des mécanismes de financement nécessaires. Cette conférence a débouché sur l'adoption d'une Déclaration ministérielle et du Plan d'action sur l'agriculture dans les PEID en développement qui fournit une base pour des activités à l'appui du développement agricole durable de ces États dans le cadre du suivi du Sommet mondial de l'alimentation. Les mesures et politiques ont pour objectif en particulier:
Dans le cadre de la mobilisation de la société civile conformément au Plan d'action du Sommet mondial de l'alimentation, l'Organisation a lancé en 1997 l'initiative TeleFood, qui est un grand événement international regroupant diverses manifestations médiatiques et activités de collecte de fonds aux échelons national, régional et mondial, dont un concert télédiffusé dans le monde entier. Le TeleFood se tient à l'occasion de la Journée mondiale de l'alimentation, qui a lieu tous les ans le 16 octobre, date anniversaire de la création de la FAO, en 1945.
Le TeleFood sert principalement à mieux sensibiliser le grand public aux questions de faim et de sécurité alimentaire dans le monde et à mobiliser des ressources pour réaliser un grand nombre de petits projets destinés à aider les agriculteurs, les éleveurs, les forestiers et les pêcheurs - surtout les femmes - à accroître leur production et à améliorer leur commercialisation des produits et leur accès aux approvisionnements.
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Les projets du Telefood fournissent des intrants essentiels tels que petits animaux, semences et outils pour la production vivrière |
On estime qu'au cours des trois dernières années, quelque 500 millions de personnes dans le monde ont regardé ou écouté des émissions liées au TeleFood et que plus de 6 millions de dollars EU ont été recueillis. Dans sa Résolution 3/97, la Conférence de la FAO a approuvé la décision du Directeur général d'allouer intégralement le produit de la collecte du TeleFood au financement de petits projets concrets. Les dons ainsi recueillis sont donc entièrement et exclusivement employés pour financer les projets du fonds spécial TeleFood et ne servent en aucun cas à couvrir les dépenses administratives ou le coût des experts extérieurs, de la formation ou des réunions. Il s'agit de projets modestes, d'un montant de 10 000 dollars chacun, consistant à financer la fourniture d'outils, d'intrants et d'autres produits essentiels. En outre, beaucoup de ces projets débouchent sur des activités rémunératrices qui permettent aux bénéficiaires d'obtenir des revenus essentiels pour couvrir leurs frais médicaux, de logement, d'éducation et autres.
À la fin de 1999, plus de 500 microprojets du TeleFood avaient été approuvés dans plus d'une centaine de pays. Les activités concernées sont notamment les suivantes: collecte de l'eau, irrigation et drainage à petite échelle; protection contre la sécheresse et les inondations; intensification de la production végétale, animale (petits animaux) et halieutique au moyen de techniques sans danger pour l'environnement; diversification des pratiques culturales permettant d'accroître la productivité; et projets de développement agricole et rural durables.
L'expérience acquise au cours des 50 dernières années et l'évolution du rôle des institutions officielles et non gouvernementales dans la société contemporaine ont montré qu'il fallait que les organisations intergouvernementales s'associent à tout l'éventail des acteurs non gouvernementaux qui constituent la société civile. Le Plan d'action du Sommet mondial de l'alimentation a confirmé ce point de vue et invité les gouvernements à lancer des campagnes nationales sur le thème de La nourriture pour tous, en mobilisant tous les secteurs de la société civile et leurs ressources pour contribuer à la mise en œuvre des mesures nécessaires à la réalisation de la sécurité alimentaire.
La FAO peut s'appuyer sur une longue tradition de coopération avec les ONG et les autres organisations de la société civile (OSC), mais ce partenariat avait besoin d'être réaffirmé et mis à jour. La création, en 1994, au sein du Département de la coopération technique, d'une Unité de la co-opération avec le secteur privé et les ONG a été une première étape dans cette direction. Par la suite, la FAO a procédé à un examen approfondi de sa coopération avec les ONG et les autres OSC, en consultation avec des partenaires extérieurs et avec ses services techniques et bureaux extérieurs. Depuis cet examen et l'élaboration d'une politique et stratégie de coopération avec les organisations non gouvernementales et les organisations de la société civile, l'échange d'informations s'est intensifié, grâce notamment au développement de la communication électronique, ce qui a encouragé les ONG et les OSC à intervenir dans les débats sur des thèmes allant de la durabilité de l'agriculture aux expériences récentes en matière de réformes foncières. La FAO a entrepris d'accroître sa contribution au renforcement des capacités des organisations de la société civile pour les aider à assumer de nouvelles responsabilités dans la fourniture de services et la participation à la formulation des politiques. Les efforts conjoints de mobilisation des ressources ont déjà rencontré un certain succès, notamment avec la participation des clubs Rotary International au financement de projets de TeleFood dans différents pays.
Des études réalisées par la FAO pour le Sommet mondial de l'alimentation indiquent clairement que le secteur privé pourrait largement contribuer, au moyen des technologies, systèmes et compétences dont il dispose, à la réalisation des objectifs de sécurité alimentaire. L'Organisation a donc approuvé une politique d'élargissement de la coopération avec le secteur privé, afin de renforcer les partenariats avec les institutions privées et d'encourager et appuyer ainsi des activités de collaboration qui devraient améliorer l'efficience de la FAO. Ces accords de collaboration s'inspirent d'une série de principes fondés sur des critères juridiques, éthiques et opérationnels; il faut notamment veiller à ce que cette coopération soit conforme au mandat de la FAO et pleinement transparente; qu'elle encourage la durabilité sur le plan économique, écologique et social; et qu'elle mette en jeu la pleine responsabilité de tous les partenaires concernés. Des protocoles spécifiques affirmant ces principes sont introduits dans les initiatives de partenariat lorsque les entreprises concernées n'ont pas de relations officielles avec l'Organisation.
L'association du secteur privé au processus du Sommet mondial de l'alimentation était en soi un défi qui exigeait une mise à jour et une coordination rapides de tout l'éventail des relations de l'Organisation avec des associations professionnelles. La FAO a réuni ces organisations au siège pour la première fois en 30 ans et celles-ci ont contribué utilement à la documentation et aux débats du Sommet. Le réseau international Agri-Food, qui est né du processus du Sommet, rassemble les principales associations de l'agro-alimentaire et continuera à coopérer avec la FAO, en tant que réseau mondial représentant le secteur privé. Depuis 1996, la FAO a infléchi sa politique concernant le secteur privé en vue de mieux associer celui-ci à tous ses programmes dans le cadre de partenariats.
Conférence interparlementaire sur la réalisation des objectifs du Sommet mondial de l'alimentation grâce à une stratégie de développement durableAfin d'assurer la sécurité alimentaire pour tous et la concrétisation du droit à la nourriture, la Conférence a recommandé (dans son document final, par. 47), que les mesures suivantes soient adoptées par les parlements et leurs membres dans chaque pays:
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Les engagements du Sommet mondial de l'alimentation ont été pris par des gouvernements au nom des États, mais ils ne peuvent être honorés que si les parlements et leurs membres sont pleinement associés au processus de mise en œuvre. En effet, la lutte contre l'insécurité alimentaire exige une action résolue et quotidienne des parlements, qui doivent mettre en place le cadre législatif nécessaire. De plus, il leur incombe d'adopter le budget national et donc d'allouer des ressources à l'agriculture et aux autres secteurs essentiels pour la réalisation de la sécurité alimentaire pour tous, et de contrôler l'utilisation qui en est faite.
Dans le sillage du Sommet mondial de l'alimentation - et à l'invitation du Parlement italien - des parlementaires venus du monde entier se sont réunis à Rome pour une journée organisée par l'Union interparlementaire (UIP). Dans leur Déclaration, ils se sont engagés à promouvoir la mise en œuvre du Plan d'action du Sommet mondial de l'alimentation au sein de leurs parlements respectifs et ont demandé à l'UIP de mettre en place, en coopération avec la FAO, un mécanisme pour le contrôle parlementaire de la mise en œuvre des engagements pris à Rome. Pour identifier les actions prioritaires à entreprendre par les parlements et l'UIP, la Conférence et le Conseil de l'UIP ont décidé d'organiser une Conférence interparlementaire extraordinaire à Rome, du 29 novembre au 2 décembre 1998.
L'un des éléments importants de la réforme de la FAO a été l'élaboration d'une approche plus cohérente de la communication, par la conception et la mise en œuvre d'une Politique et stratégie de communication de l'Organisation, et le remplacement du Comité de la communication par le Comité de la communication de l'Organisation (voir la section Coordination,
p. 20). Cette politique vise à assurer la cohérence des messages de l'Organisation et la qualité de ses produits d'information. En particulier, elle gère le changement introduit par les nouvelles techniques de communication, qui permettent notamment de décentraliser la production et la diffusion de l'information. De plus, elle encourage les départements techniques à s'appuyer sur les compétences spécifiques de la Division de l'information de la FAO pour élaborer et produire des produits d'information susceptibles de transmettre efficacement leurs messages essentiels à l'audience visée.
Aujourd'hui, l'application de cette nouvelle politique et stratégie est bien avancée. Les départements techniques ont participé à un processus de planification englobant tout l'éventail des activités et produits d'information - publications, brochures, CD-ROM, sites Web, exposés multimédias, expositions, programmes radio, vidéo, relations avec la presse et autres activités d'information. Un processus parallèle se déroule dans les Bureaux régionaux et sous-régionaux, qui sont responsables de toutes les activités de communication dans leur aire géographique. Outre leur dialogue régulier avec les gouvernements, leurs homologues techniques, la presse et les ONG, ces bureaux diffusent des documents d'information et peuvent produire leurs propres documents ou reformuler l'information afin de l'adapter aux besoins et aux audiences locaux. Les plans de communication des Bureaux des Représentants de la FAO, élaborés de concert avec les responsables régionaux de l'information, jouent aussi un rôle important dans l'élaboration des plans de communication régionaux et mondiaux.
Les relations avec la presse à proprement parler ont été intensifiées et améliorées. À la fin de 1999, le Directeur général a déjà accordé 230 entretiens et conférences de presse au siège et 170 sur le terrain. En septembre 1999, les Présidents du Sénégal et de la Côte d'Ivoire ont inauguré le «Club de la presse UEMOA», salle de presse qui a bénéficié de dons généreux des membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
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Le pape Jean-Paul II adresse un message spécial au
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