5.1. Formation
5.2. Recherche
5.3. Aspect législatif et de politique forestière
La formation et le recyclage dispensés au Tchad sadressent aux préposés forestiers, agents techniques et adjoints techniques des Eaux et Forêts. Les structures qui en sont chargées sont les suivantes:
- le Centre de formation de Mélézi (CFM) pour les sessions de recyclage des agents de terrain;- lEcole des techniques dagriculture (ETA) de Bas-Illi forme des agents et des adjoints techniques des Eaux et Forêts.
Jusquà ce jour, le Tchad ne dispose pas de structure chargée de mener des recherches soutenues en matière de foresterie. Les quelques rares activités récentes signalées précédemment et menées avec lappui de certains projets sont éphémères car limitées à la durée desdits projets. En conséquence, ces activités ne peuvent avoir valeur dexpérience en matière de recherche forestière.
Mis à part la législation sur les taux et modes de perception des taxes adaptée au fur et à mesure des besoins, les ressources forestières sont régies par des textes réglementaires disparates, certains datant de lépoque coloniale et donc dapplication difficile à cause du caractère désuet de leurs dispositions. Il faut cependant noter la parution dune loi datant de 1995 ainsi que son décret dapplication de mars 1997 mais dont lapplication est gelée jusquà nouvel ordre.
Sur le plan politique, le Tchad sest doté, comme les autres Etats sahéliens, dun Plan national de lutte contre la désertification (PNLD) en 1989. Cependant, sa traduction en actes concrets seffectue assez lentement à cause des diverses crises politiques et économiques que le pays a connu. Ainsi, le tout premier code forestier tchadien adopté en 1989 na pas encore été promulgué par le gouvernement. Les dispositions de ce code comprennent entre autres:
- un système de taxation;La non-promulgation de ce code et sa non-application handicapent le personnel forestier dans lexercice légal de ses fonctions.- des garanties légales aux individus, groupements de producteurs, communautés villageoises, coopératives et associations.
Les actions majeures retenues jusquà lhorizon 2000 sont:
- la conservation du potentiel forestier et des équilibres socio-écologiques ainsi que la réhabilitation des écosystèmes dégradés;- la satisfaction des besoins des populations en produits ligneux et non ligneux;
- le transfert effectif des responsabilités de gestion des ressources forestières aux populations concernées.