ANASE Association
des nations de l'Asie du Sud-Est
BALTEX
Baltic Exercise on Fire Information and Resources Exchange
CCAD Commission centraméricaine de l'environnement
et du développement
CEE-ONU Commission
économique des Nations Unies pour l'Europe
CIHEAM Centre international de hautes études
agronomiques méditerranéennes
CILSS
Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécherese dans le
Sahel
CNUED Conférence des Nations
Unies sur l'environnement et le développement
COFO Comité des forêts de la FAO
CPF Partenariat sur les forêts
FAO Organisation des Nations Unies pour
l'alimentation et l'agriculture
FRA
Evaluation des ressources forestières (coordonnée par la FAO)
GCIRS Groupe consultatif international de
recherche et de sauvetage (Nations Unies)
GFMC Centre mondial de surveillance des
feux
IGADD Office intergouvernemental
pour la lutte contre la sécheresse et pour le développement
ISDR Stratégie internationale pour la prévention
des catastrophes
OCHA Bureau de la
coordination des affaires humanitaires
OIBT Organisation internationale des bois
tropicaux
OIT Organisation
internationale du travail (Nations Unies)
OMS Organisation mondiale de la santé
PNUE Programme des Nations Unies pour
l'environnement
SADC Communauté du
développement de l'Afrique australe
UICN Alliance mondiale pour la nature
UNESCO Organisation des Nations Unies pour
l'éducation, la science et la culture
UNFF Forum des Nations Unies sur les
forêts
UNU Université des Nations
Unies
WWF Fonds mondial pour la nature
1. La Réunion internationale d'experts sur la gestion des incendies de forêt, organisée par la FAO en coopération avec l'Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT), s'est tenue au siège de la FAO à Rome du 7 au 9 mars 2001.
2. La réunion s'inscrivait dans les activités de suivi de la Réunion sur les politiques nationales ayant une incidence sur les incendies de forêt, organisée par la FAO à Rome en octobre 1998. Cette réunion avait fait ressortir la nécessité d'appuyer la mise en place d'accords régionaux et bilatéraux pour la collaboration dans la gestion des incendies de forêt. Elle avait également mis en exergue la nécessité de bien définir les apports techniques et financiers, un meilleur partage des informations et des connaissances et un appui à la coopération technique renforcée entre pays en développement, moyennant la constitution de réseaux et de jumelages. Enfin, elle avait préconisé la définition des rôles que la FAO et d'autres organisations internationales pourraient jouer à cet égard, y compris l'assistance technique, l'appui institutionnel et le renforcement des capacités.
3. L'organisation d'une réunion internationale d'experts sur les incendies de forêt a été en outre recommandée dans le rapport d'étude "Propositions pour le renforcement du rôle de la FAO dans la gestion du risque Feux de forêt" (FAO 2000)1.
4. Les principaux objectifs de la réunion étaient les suivants:
(i) examiner la nécessité et la capacité des pays membres concernés de prévoir, prévenir, gérer et combattre les incendies de forêt;
(ii) identifier les pays qui ont cette capacité et la période de l'année où ils seraient en mesure de mettre leur savoir-faire et leur équipement à la disposition de ceux qui pourraient en avoir besoin;
(iii) identifier les pays qui pourraient utiliser les moyens mis à disposition par d'autres pays durant une bonne partie de l'année; et
(iv) étudier la possibilité d'organiser la logistique et la compensation nécessaires dans des accords de ce type entre Etats.
Sur la base des résultats obtenus aux points i) à iv) ci-dessus, les experts devaient recommander des actions concernant:
(v) la mise en valeur des ressources humaines et des mécanismes nécessaires pour appuyer la coopération dans la gestion et la maîtrise des incendies de forêt, principalement aux niveaux bilatéral et régional et, le cas échéant, international; et
(vi) des mécanismes pour la mise en place d'accords inter-Etats entre des groupes de deux pays ou plus, visant à coordonner les efforts pour établir des normes et partager les ressources, le personnel et l'équipement dans des situations d'urgence. Cela signifierait notamment étudier la possibilité de partager l'équipement lourd terrestre et aérien et d'agir sur une base géographique plus vaste.
De plus, les experts:
(vii) aideraient à définir le rôle des organisations internationales afin de faciliter les tâches énumérées aux points i) à vi).
5. L'ordre du jour de la réunion figure à l'Appendice 1.
6. La liste des participants à la réunion d'experts figure à l'Appendice 2. Les dix-huit experts, provenant de 14 pays, invités par le Directeur général de la FAO, ont été choisis sur la base de leurs connaissances spécialisées et de leur familiarité avec les politiques, les pratiques, les bases de données, et les procédures de suivi et de dialogue en matière de gestion des incendies de forêt aux niveaux international, régional et national. Les experts ont agi à titre personnel et ne représentaient pas leurs gouvernements ni leurs organisations.
7. Les participants comptaient parmi eux des experts de la FAO et de l'OIBT, organismes de co-parrainage, et d'ONG internationales dont l'UICN/WWF et le GFMC. L'Unesco, la Banque mondiale, la CEE-ONU et l'Université des Nations Unies ont déploré de ne pouvoir participer. Le PNUE, l'OMS et le CIFOR ont été empêchés.
8. Plusieurs fonctionnaires de la FAO appartenant à d'autres unités des Départements des forêts, des affaires juridiques, de l'agriculture et du développement durable, ont participé à l'ouverture de la réunion et à certaines sessions.
9. M. M. Hosny El-Lakany, Sous-Directeur général, Département des forêts, a souhaité la bienvenue aux participants à la Réunion internationale d'experts sur la gestion des incendies de forêt au nom du Directeur général de la FAO, M. Jacques Diouf.
10. M. El-Lakany a fait observer que la réunion était organisée par la FAO en collaboration avec l'Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT). Il a exprimé l'appréciation de la FAO pour la collaboration continue et constructive de l'OIBT en tant que partenaire de longue date dans le domaine des forêts.
11. M. El-Lakany a noté que les vastes incendies de forêt qui ont éclaté récemment dans différentes régions du monde ont accru l'inquiétude des décideurs, des techniciens et des scientifiques, ainsi que du grand public et des médias.
12. Il a précisé que les causes, l'ampleur et les effets des incendies de forêt étaient liés non seulement aux conditions climatiques et environnementales, mais aussi aux politiques, lois et institutions nationales.
13. Il a souligné que si certains ont recours au feu, c'est parce qu'ils espèrent en tirer des avantages. Le problème n'est pas tant dans son utilisation que dans sa gestion. Une politique en matière d'incendies devrait tendre principalement à réduire les effets négatifs. Les incendies constituent une menace sérieuse non seulement pour l'environnement et les moyens d'existence des êtres humains mais aussi pour la vie humaine. Par contre, le feu est un phénomène important dans la dynamique de la plupart des écosystèmes, et un outil indispensable pour gérer ces systèmes.
14. M. El-Lakany s'est référé à la réunion sur les politiques nationales ayant une incidence sur les incendies de forêt mentionnée plus haut, à laquelle plusieurs des participants ont assisté. Il a réitéré les conclusions de la réunion sur les politiques nationales, à savoir que les interventions d'urgence qui ne visaient qu'à supprimer les feux de forêt étaient inadéquates en soi et que la solution consistait à établir des liens entre les politiques et les modes d'utilisation durable des terres d'une part et les capacités d'intervention en cas d'urgence de l'autre. Il a noté qu'en fin de compte les propriétaires et les populations locales doivent participer de très près à l'élaboration et à la mise en oeuvre de stratégies et de méthodologies, et que la participation de toutes les parties prenantes est essentielle pour la réussite des opérations de prévention, prévision, suppression et surveillance des incendies de forêt.
15. La coopération entre les secteurs au niveau national et entre pays au niveau international revêt une importance croissante. Lors d'incendies récents de grande ampleur, des pays ont aidé des pays voisins au coup par coup. Cette coopération pourrait aussi être utile en établissant des bases de données partagées, en renforçant les capacités de formulation des politiques et en mettant en place des cadres institutionnels et législatifs.
16. M. El-Lakany a noté que la FAO, durant ces dernières années, avait été active dans le domaine de la gestion des incendies de forêt en fournissant un appui aux pays membres dans le dialogue au niveau politique, la collecte, l'analyse, l'interprétation et la diffusion de l'information et du savoir-faire. Elle avait assuré la mise à jour de la terminologie relative aux incendies de forêt et l'élaboration de méthodologies et de stratégies liées à l'alerte rapide, à la prévention, à la gestion, au contrôle et aux mesures correctives après les incendies de forêt, c'est-à-dire la remise en état. Ce faisant, la FAO avait étroitement collaboré avec des instituts nationaux dans les pays membres et avec plusieurs partenaires internationaux.
17. Conformément à son mandat, la FAO a prévu de renforcer ses activités dans le domaine de la gestion des incendies de forêt au cours des prochaines années. A cet égard, elle continuera d'aider les pays à renforcer leurs capacités et leurs moyens et, avec le concours de partenaires internationaux, soutiendra le partage de l'information et du savoir-faire entre les pays.
18. M. El-Lakany a souligné que pour contribuer à la réalisation des objectifs, la réunion devrait aider à examiner et à soutenir la mise en place de dispositifs pour l'établissement d'accords inter-Etats qui pourraient déboucher sur une collaboration entre pays et, le cas échéant, sur l'élaboration d'arrangements bilatéraux qui permettraient aux pays de partager ressources, personnel et équipement dans les situations d'urgence. Les demandes d'aide de ce genre présentées par certains pays ont indiqué clairement que, comme les questions de gestion des incendies de forêt étaient de la plus haute importance pour parvenir à une gestion durable des forêts, la FAO et d'autres organisations devaient aider les pays à relever ces défis.
19. Pour conclure, M. El-Lakany a fait observer que les conclusions, recommandations et plans d`action devant être formulés par la présente réunion d'experts seraient rendus publics à la quinzième session du Comité des forêts qui se tiendrait à Rome du 12 au 16 mars 2001. Les recommandations du COFO seraient par la suite incorporées dans le programme de travail de la FAO, y compris les prochaines initiatives liées à la gestion des incendies de forêt.
20. Le représentant de l'OIBT, M. Efransjah, s'est joint à M. El-Lakany pour souhaiter la bienvenue aux experts des incendies de forêt et aux participants à la réunion et a reconnu les liens étroits qui existaient avec la FAO sur les problèmes de fond liés à la gestion durable des forêts. Il a fait siennes les déclarations de M. El-Lakany concernant les principales contraintes et déficiences dans le domaine de la gestion des incendies de forêt.
21.M. Efransjah a appelé l'attention sur la nécessité de faire en sorte que toutes les institutions internationales travaillent en synergie pour mieux répondre aux besoins des pays membres concernant la gestion des incendies de forêt, notamment la prévention. Il a mentionné les Directives de l'OIBT sur la gestion des feux dans les forêts tropicales comme étant l'une des principales références pour la FAO qui prépare des directives pour les forêts boréales et tempérées. M. Efransjah a noté que l'OIBT avait redéfini son rôle dans la gestion des incendies de forêt compte tenu des grands incendies qui avaient éclaté en Indonésie et en Asie du Sud-Est. L'OIBT a coutume de collaborer et de participer aux initiatives inter-organisations concernant la gestion des incendies de forêt. Son représentant a suggéré que la réunion d'experts prépare un plan d'action concret pour établir une hiérarchie des besoins des pays et renforcer les moyens d'intervention lors des incendies de forêt. L'OIBT espère collaborer avec la FAO et d'autres organismes internationaux pour soutenir des initiatives réalisables qui auraient des effets immédiats et importants sur la gestion des incendies de forêt.
22. La réunion a élu M. Ricardo Vélez Muñoz Président, et M. Johann G. Goldammer et M. Samsudin Musa Vice-Présidents. M. Jan Troensegaard a fait office de rapporteur. Mme Christel Palmberg-Lerche, M. J.B. Carle, M. M. Paveri et Mme G. Allard ont assuré le secrétariat de la réunion.
23. L'ordre du jour provisoire a été adopté par le Secrétariat tel que proposé (voir Appendice 1).
24. M. El Hadji Sène, Directeur, Division des ressources forestières, Département des forêts, FAO, a réaffirmé qu'il y avait eu ces dernières années une augmentation alarmante du nombre et des effets des incendies de forêt et que, malgré cela, les interventions pour leur suppression avaient été inadéquates et souvent de caractère ponctuel. Il a décrit les objectifs, les résultats, le déroulement et les thèmes de la présente réunion d'experts. Il a mis en lumière la documentation de base utilisée pour la réunion, notamment le rapport d'étude « Propositions pour le renforcement du rôle de la FAO dans la gestion du risque Feux de forêt » mentionné plus haut, des documents techniques rédigés par la FAO, l'OIBT et d'autres organisations, des études de cas préparées à l'avance par des experts, des accords et des plans opérationnels utilisés par les pays coopérants et des contributions d'organismes internationaux dans l'esprit des objectifs de la réunion. M. Sène a conclu en soulignant la nécessité d'adopter des approches coopératives pour la préparation des composantes d'un plan d'action, et s'est référé particulièrement à la création de capacités et de mécanismes pour la gestion des incendies de forêt et d'instruments juridiques pour les interventions en cas d'urgence. Il a insisté sur le fait que la FAO demandait aux experts des conseils sur des problèmes de fond et des recommandations pour la mise en application à court comme à long terme; des groupes de travail ont été constitués à cette fin (voir Appendice 3 et Appendice 4).
25. Les experts ont fait observer qu'un bon nombre de consultations et de réunions sur la gestion des incendies de forêt qui se sont déroulées antérieurement avaient formulé plusieurs recommandations qui n'avaient pas encore été mises en oeuvre. Il est donc urgent aujourd'hui d'élaborer un plan d'action qui précise les responsabilités et les délais d'exécution.
26.Soulignant que la gestion des incendies de forêt faisait partie intégrante de la gestion durable des forêts et des terres, les experts ont noté que:
(i) la Réunion sur les politiques nationales ayant une incidence sur les incendies de forêt2, organisée par la FAO en 1998, a recommandé que les pays adoptent des politiques et pratiques d'utilisation durable des forêts et des terres afin de gérer l'inflammabilité des forêts;
(ii) le rôle effectif et potentiel des communautés dans la gestion des incendies de forêt et de végétation constitue un aspect déterminant aux fins de la durabilité;
(iii) si des méthodes de gestion durable des forêts n'étaient pas mises en place, toutes les interventions d'urgence se solderaient immanquablement par un échec;
(iv) les processus en cours pour l'établissement de critères et d'indicateurs internationaux pour la gestion durable des forêts comprennent des indicateurs liés aux feux de forêt et la base de données sur l'évaluation mondiale des ressources forestières coordonnée par la FAO est élargie pour intégrer des indicateurs de durabilité;
(v) les situations d'urgence qui se sont créées ces dernières années sur une grande échelle dans toutes les régions du monde ont montré combien il est important de conclure des accords internationaux de coopération sur la gestion des incendies pour une assistance mutuelle et des interventions d'urgence avant que les incendies ne se déclarent;
(vi) la prévention suppose des actions concernant la sensibilisation de l'opinion publique, l'équipement et l'infrastructure, la mise en application et la gestion des matériaux combustibles;
(vii) les pays doivent de toute urgence appliquer des mesures sévères et efficaces de prévention des incendies; il vaut mieux prévenir un incendie de forêt que le combattre; et
(viii) les pays membres sont encouragés à mettre en place des procédures d'intervention efficaces en cas d'urgence à l'intérieur, de manière à pouvoir tirer le meilleur parti possible de l'aide extérieure.
27. Les experts ont noté que des feux de forêt ou d'autres végétations non gérés et non planifiés avaient des effets néfastes sur la santé humaine, les moyens d'existence, la disponibilité de produits et de services forestiers, la diversité biologique, voire sur le changement climatique. Malgré l'attribution de ressources accrues, le nombre, l'ampleur et l'impact des incendies de forêt et de végétation ont augmenté dans de nombreux pays ces derniers temps.
28. Les experts ont noté par ailleurs que des organisations nationales et des organismes et mécanismes internationaux déjà en place, dont certains ont une longue et solide expérience, se sont efforcés de traiter les problèmes et les aspects complexes de la gestion des incendies de forêt. Nonobstant, une grande partie du travail et des efforts (examens, missions, études et création de nouvelles structures internationales) n'a pas porté à une amélioration sensible et soutenue de la gestion des incendies de forêt dans le monde.
29. Les experts ont souligné que les principales causes de la situation susdécrite étaient:
(i) le manque de politiques nationales en matière d'utilisation des terres et d'incendie et de principes pour leur mise en oeuvre et le manque de reconnaissance et de respect des processus et conventions internationaux pertinents;
(ii) la faible sensibilisation des responsables des politiques, des décideurs et de l'opinion publique, ce qui explique l'existence d'institutions dotées de ressources insuffisantes, aux objectifs mal définis et aux capacités inadéquates;
(iii) les compétences insuffisantes des ressources humaines dans la plupart des aspects de la gestion des incendies de forêt en raison d'une éducation et d'une formation médiocres;
(iv) la sensibilisation, la diffusion et la compréhension inadéquates des informations et expériences acquises, le manque d'adaptation de l'information et du savoir-faire (par exemple systèmes d'alerte rapide, utilisation des feux dirigés);
(v) le manque d'informations et de données quantitatives et qualitatives fondamentales, qui constituent une base importante, utile et souvent nécessaire pour l'interprétation, l'analyse valable et l'utilisation des statistiques sur les incendies de forêt;
(vi) l'absence d'accords bilatéraux et multilatéraux appropriés pour une assistance mutuelle avant la manifestation des incendies.
30. Les experts ont reconnu qu'il est indispensable de mettre en place des politiques et pratiques de gestion durable des forêts et des terres. Pour atteindre cet objectif, une des toutes premières priorités est l'établissement d'accords, de protocoles et de capacités institutionnelles pour mieux partager les ressources, les connaissances et le savoir-faire internationaux en matière d'incendies de forêt.
31. La réunion d'experts a demandé à la FAO, à l'OIBT et aux organismes coopérants de soutenir les actions telles qu'énoncées dans les recommandations ci-après:
32. Politique:
(i) trouver les moyens d'intervention, mécanismes et réseaux existant déjà qui pourraient appuyer et renforcer l'engagement et l'action pour la gestion des incendies de forêt; et
(ii) soutenir des activités qui réunissent les populations locales, les professionnels et les responsables des politiques, susciter une prise de conscience et créer des capacités.
33. Appui technique:
(i) faciliter la constitution de réseaux et la collaboration entre pays en désignant ou en créant des centres nationaux de liaison;
(ii) échanger des expériences moyennant une collaboration institutionnelle;
(iii) fournir un appui technique pour améliorer la gestion des ressources forestières qui comprenne des mesures pour la prévention des incendies comme partie intégrante de cette action;
(iv) améliorer les capacités et les compétences pour se prémunir contre les incendies de forêt, particulièrement dans les pays qui accusent des déficiences en ce qui concerne, par exemple, les lois, la politique, la planification, les pratiques et la surveillance;
(v) stimuler l'action en fournissant un appui technique aux pays membres pour élaborer des accords3 aux niveaux bilatéral et régional (voir Appendice 5 et Appendice 6);
(vi) renforcer les ressources humaines (personnel interne et autres) pour mieux affronter les problèmes de plus en plus nombreux posés par la gestion des incendies de forêt.
34. Information et bases de données:
(i) rendre disponible l'information concernant les techniques, les réseaux, les ressources, la collaboration et les approches de la gestion des incendies de forêt;
(ii) élaborer une norme de données dans le cadre de l'évaluation des ressources forestières pour prendre en compte les besoins nationaux et internationaux en matière d'établissement de rapports sur la gestion des incendies;
(iii) passer en revue les activités en cours dans le domaine de la gestion des incendies de forêt menées par des organisations internationales et régionales afin de clarifier les liens, de faciliter la collaboration et de déceler les déficiences. Les facteurs clés sont les politiques et les pratiques d'utilisation des terres, la gestion des feux à base communautaire, les connaissances, la formation, la sensibilisation de l'opinion publique et les arrangements institutionnels;
(iv) appuyer la préparation de profils de pays qui éclairent les collaborateurs et les donateurs internationaux sur la mise en place d'institutions et les responsabilités opérationnelles au niveau national, et fournissent des informations de base sans lesquelles l'aide extérieure sera inefficace, voire impossible. Aspects à prendre en compte: volonté politique, gestion publique, sécurité, conditions socioéconomiques, climat, végétation, démographie, ressources (personnel, équipement, fonds, information et infrastructure);
(v) créer un centre d'information international sur les incendies de forêt pour faciliter le partage de l'information à l'échelon planétaire entre tous les partenaires sur des thèmes tels que: accords, disponibilité de ressources, centres de liaison aux niveaux régional, éco-régional, mondial, etc. Ce centre devrait fournir en temps réel des rapports sur la situation. En outre, il devrait être institutionnalisé afin d'assumer un rôle consultatif en aidant les pays à élaborer des accords et à intervenir en cas d'urgence.
35. Accords concernant les interventions d'urgence:
(i) mettre au point des accords bilatéraux et multilatéraux concernant les interventions d'urgence (au niveau régional ou mondial selon le cas); les détails varieront en fonction de considérations qui différeront d'une région à l'autre;
(ii)encourager la coopération pour la gestion des incendies de forêt, stimuler et soutenir la mise au point de nouveaux accords pour les interventions d'urgence, en utilisant au mieux les mécanismes régionaux et autres existants, telles que ceux du CILSS, de la SADC, de la Méditerranée, des pays baltes, de l'Asie du Sud-Est, d'Amérique centrale, des Caraïbes, de l'Amérique du Sud et d'autres régions;
(iii) faire l'inventaire des accords existants relatifs aux interventions d'urgence qui serviront de modèles pour d'autres. Des directives ou des modèles devraient être préparés pour élaborer ces accords ainsi que des plans et protocoles d'opération connexes. La FAO pourrait distribuer un questionnaire afin de sonder le terrain pour de nouveaux accords;
(iv) mettre en place une équipe spéciale chargée de suivre de près les progrès accomplis concernant l'élaboration d'accords et la collaboration et établir un plan d'action détaillé qui définit les calendriers, les responsabilités et les coûts pour mettre en oeuvre les recommandations de la réunion internationale d'experts4;
(v) mettre au point des mécanismes de financement pour encourager des actions efficaces qui débouchent sur la conclusion d'accords relatifs aux interventions d'urgence;
(vi)établir des systèmes d'organisation de la gestion des cas d'urgence compatibles dans les pays pour faciliter l'intégration des ressources internationales; ces systèmes doivent être compatibles entre eux, mais ne doivent pas être identiques;
(vii) étudier et mettre au point un "Tableau des saisons des incendies" pour tous les pays montrant comment les saisons des incendies coïncident et se chevauchent; le but de cette information serait de déterminer la disponibilité de ressources provenant d'autres pays, dans les cas d'urgence (exemple donné à l'Appendice 7);
(viii) poursuivre et renforcer la mise à jour et la diffusion des informations relatives à la gestion des incendies de forêt en collaboration avec des organisations à déterminer;
(ix) élaborer des programmes de formation et d'adaptation pour les équipes d'intervention d'urgence, fondés sur les expériences en cours, et
(x) encourager et soutenir la mise au point d'exercices de simulation d'interventions en cas d'urgence entre les pays avant que des situations d'urgence ne se manifestent.
36. Organismes coopérants:
(i)participer aux initiatives en cours et aux mécanismes en place tels que l'Equipe spéciale inter-institutions sur la stratégie internationale pour la prévention des catastrophes (ISDR)5; le Groupe consultatif international de recherche et de sauvetage (GCIRS)6; l'Unité conjointe OCHA-ONU/PNUE pour l'environnement7, le Centre mondial de surveillance des feux (GFMC), et soutenir activement l'élaboration de leurs programmes et favoriser l'établissement de liens au sein du Partenariat sur les forêts (CPF) 8; et
(ii) préparer un plan d'action et un calendrier préliminaires (au départ sans fixer de priorités) pour mettre en oeuvre les recommandations ci-dessus (voir Appendice 8.).
Siège de la FAO, Rome (Italie)
Salle
des Philippines (C277/281) - 7 - 9 mars 2001
ORDRE DU JOUR
Mercredi 7 mars
8 h 30 Enregistrement des participants
9 h 30 Ouverture de la réunion (Exposés introductifs par la FAO et l'OIBT)
10 h 00 Election du président et du vice-président, adoption de l'ordre du jour
10 h 10 Exposé par la FAO des objectifs, du déroulement des travaux et des résultats prévus
10 h 20 Présentation des participants
10 h 30 Café
11 h 00 Etude spéciale sur les feux de forêt préparée dans le cadre du Programme d'évaluation des ressources forestières (R.B. Mutch, J.G. Goldammer)
11 h 20 Discussion
11 h 40 Rapport d'étude "Propositions pour le renforcement du rôle de la FAO dans la gestion du risque Feux de forêt" (J. Troensegaard)
Midi Discussion
12 h 30 Déjeuner
14 h 00 Interventions des experts et des spécialistes, soulignant les actions relatives aux objectifs de la réunion
15 h 30 Café
16 h 00 Rapports sur les activités des institutions internationales et la coopération inter-institutions
17 h 45 Cocktail (Salle Aventino, 8e étage, Bat. B)
Jeudi 8 mars
9 h 00 Séance plénière: discussion des sujets à traiter par les groupes de travail.
Constitution des deux groupes de travail
9 h 30 Sessions des groupes de travail9
15 h 30 Séance plénière: présentation des résultats des travaux de chaque groupe de travail
16 h 00 Examen des rapports des groupes de travail
Vendredi 9 mars
Matin Rédaction du rapport provisoire
14 h 00 Examen du rapport provisoire: conclusions et recommandations
15 h 30 Café
16 h 30 Clôture de la réunion
LISTE DES PARTICIPANTS
Mr Panagiotis K. Balatsos
Senior Member
Directorate of
Forest Protection
Dept. of Forest Fire Prevention
&
Suppression
General Secretariat for Forests
and the Natural
Environment
Ministry of Agriculture
Ippokratous 3-5
10164
Athens
Greece
Tel: +301 2124694
Fax: +301 3614015
E-mail: [email protected]
Mr Million Bekele
Team Leader for Forest and
Wildlife
Ministry of Agriculture
P.O. Box 62347
Kasainchis
Addis
Ababa
Ethiopia
Tel: +251 1 55085
Fax: +251 1
518977
Mr Oscar Cedeño S.
Director de Protección
Forestal
Secretaría de Medio Ambiente y
Recursos Naturales
(SEMARNAT)
Av. Progreso No. 5, Col. del Carmen
Coyoacán 04100
Mexico,
DF
Tel: +52 55540612
Fax: +52 55547097
E-mail: [email protected]
Mr Efransjah
Projects Manager (Asia &
Pacific)
Reforestation and Forest Management
International Tropical Timber
Organization (ITTO)
International Organizations Center
5F
Pacifico-Yokohama, 1-1-1 Minato-Mirai
Japan
Tel: +81 45 223
1110
Fax: +81 45 223 1111
E-mail: [email protected]
Mr Johann G. Goldammer
Head
Global Fire Monitoring
Center (GFMC)
International Strategy for Disaster
Reduction (ISDR)
c/o
Freiburg University
P.O. Box
D-79085 Freiburg
Germany
Tel: +49 761
808011
Fax: +49 761 808012
E-mail: [email protected]
Mr Johan P. Heine
Manager, Forest Fire
Association
P.O. Box 4555
West Acres, Nelspruit 1200
South
Africa
Tel: +27 12 7411030
Fax: +27 12 741 1935
E-mail: [email protected]
Mr Mustafa Kizmaz
Director of Research and
Planning
Research Planning and Coordination
Department
General
Directorate of Forestry
Ankara
Turkey
Tel: +90 312 223 4505
Fax: +90
312 222 7336
E-mail: [email protected]
Mr P.F. Moore
Coordinator, IUCN/WWF Project
FireFight
P.O. Box 6596JKPWB
Jakarta
Indonesia
Tel: +62 251 622
622
Fax: +62 251 622 100
E-mail: [email protected]
Mr Samsudin Musa
Senior Research Officer
Natural
Forest Division
Forest Research Institute Malaysia
Kepong
52109 Kuala
Lumpur
Malaysia
Tel: +603 62702347
Fax: +603 62779643
E-mail: [email protected]
Mr Robert W. Mutch
Fire Management Consultant
4118
Colonial Lane
Missoula, Montana 59804
U.S.A.
Tel: +1 406
5427402
Fax: +1 406 3294877
E-mail: [email protected]
Mr Davide Pontani10
Direzione Generale delle
Risorse
Forestali, Montane ed Idriche
Divisione 12a
Via G. Carducci, 5
00187 Rome
Italy
Tel:
+39 06 85856630
Fax: +39 06 85856084
E-mail: [email protected]
Mr Patricio I. Sanhueza
Chief, Fire Operations
Fire
Management Department
Corporación Nacional Forestal (CONAF)
Ministry of
Agriculture
Avenida Bulnes 285, Of. 201
Santiago
Chile
Tel: +56 2
390 0180-0181
Fax: +56 2 699 4605
E-mail: [email protected]
Mr Richard Sneeuwjagt
Manager Fire Protection
Dept. of
Conservation and
Land Management, West Australia
17 Dick Perry
Drive
Kensington
W. Australia 6152
Fax: +61 8 93679913
Tel: +61 8
93340375
E-mail: [email protected]
Mr Ronaldo V. Soares
Professor on Forest Fire
Management
Forestry School - UFPR
Av. Lothario Meissner 3400
80210-170
Curitiba, PR
Brazil
Tel: +55 41 360 4229
Fax: +55 41 360 4209 / 360
4221
E-mail: [email protected]
Mr Brian J. Stocks
Senior Research Scientist
Forest
Fire and Global Change
Canadian Forest Service
Natural Resources
Canada
1219 Queen St. East
Sault Ste. Marie, ON P6A5M7
Canada
Tel:
+1 705 759 5740 x 2181
Fax: +1 705 759 5712
E-mail: [email protected]
Mr Jan Troensegaard
JANTRO Forestry
Consulting
Herningvej 51
7800 Skive
Denmark
Tel: +45 97 53
4333
Fax: +45 97 534202
E-mail: [email protected]
Mr Ricardo Vélez
Jefe, Area de Defensa contra
Incendios Forestales
Dirección General de Conservación
de la
Naturaleza
Ministerio de Medio Ambiente
Gran Vía de San Francisco,
4
28008 Madrid
España
Tel: +34 91 3665104
Fax: + 34 91
3658379
E-mail: [email protected]
Mr Gavriil Xanthopoulos
Advisor to the
Minister
Ministry of Public Order
Natural Resource Technologies
Consulting
31 Mouson str.
Athens, 17562
Greece
Tel: +30 1
9889295
Fax: +30 1 9816221
E-mail: [email protected]
FAO11
M. E.H. Sène
Directeur, Division des ressources
forestières
Département des forêts
FAO
Viale delle Terme di
Caracalla
I-00100 Rome, Italie
Tel. 39-0657055978
Fax.
39-0657055137
E-mail: [email protected]
Mme. Gillian Allard
Forestier (protection des
forêts)
Service de la mise en valeur des
ressources
forestières
Division des ressources forestières
Département des
forêts
FAO
Viale delle Terme di Caracalla
I-00100 Rome, Italie
Tel.
39-0657053373
Fax. 39-0657055137
E-mail: [email protected]
M. J.B. Carle
Forestier principal (plantations
e
protection)
Service de la mise en valeur des
ressources
forestières
Division des ressources forestières
Département des
forêts
FAO
Viale delle Terme di Caracalla
I-00100 Rome, Italie
Tel.
39-0657055296
Fax. 39-0657055137
E-mail: [email protected]
Mme. Christel Palmberg-Lerche
Chef, Service de la mise
en valeur des
ressources forestières
Division des ressources forestières
Département des forêts
FAO
Viale delle Terme di Caracalla
I-00100
Rome, Italie
Tel. 39-0657053841
Fax. 39-0657055137
E-mail: [email protected]
M. M. Malagnoux
Forestier (zones arides et production de
bois de feu)
Service de la conservation des forêts, de la
recherche et
de l'enseignement forestiers
Division des ressources forestières
Département des forêts
FAO
Viale delle Terme di Caracalla
I-00100
Rome, Italie
Tel. 39-0657053213
Fax. 39-0657055137
E-mail: [email protected]
M. M. Paveri
Chef, Sous-Division des politiques et
des institutions forestières
Division des politiques et de la
planification
forestières
Département des forêts
FAO
Viale delle
Terme di Caracalla
I-00100 Rome, Italie
Tel. 39-0657052196
Fax.
39-0657055137
E-mail: [email protected]
M. A. Mekouar
Juriste principal
Service droit et
développement
Bureau juridique
FAO
Viale delle Terme di
Caracalla
I-00100 Rome, Italie
Tel. 39-0657055612
Fax.
39-0657053152
E-mail: [email protected]
Le groupe de travail a examiné les problèmes et les contraintes et a recommandé des actions propres à renforcer les mécanismes, réseaux et capacités institutionnelles déjà en place (y compris la mise en valeur des ressources humaines) afin d'accroître la coopération et la collaboration en gestion des incendies de forêt aux niveaux bilatéral, régional et international. Le rôle des organismes nationaux, régionaux et internationaux a été pris en compte.
Groupe de travail 1 - Membres
Goldammer, J.G. (Allemagne)
Moore, P.F.
(UICN/WWF)
Musa, S. (Malaisie)
Pontani, D. (Italie)
Stocks, B. J.
(Canada)
Troensegaard, J. (Danemark)
Viana Soares, R.
(Brésil)
Xanthopoulos, G. (Grèce)
Efransjah (OIBT)
Sène, E. H. (FAO,
Directeur, FOR)
Palmberg-Lerche, C. (FAO, Chef, FORM)
Carle, J. B. (FAO, FORM)
Observateur (à temps
partiel)
M. Dario Morini (voir note de bas de page 8)
Problèmes de fond traités - Quoi?
Contraintes à surmonter et défis à relever - Pourquoi?
Parmi les principales causes de la situation sus-décrite, il faut mentionner:
Actions recommandées - Comment surmonter les problèmes?
Il a été demandé au groupe FAO/OIBT d'appuyer les travaux menés avec les organismes coopérants comme il est énoncé ci-après:
Organismes coopérants (assurant la coordination avec des initiatives et des mécanismes déjà en place) - Qui?
Etant donné qu'un grand nombre d'instituts, d'organismes et de mécanismes ont été actifs dans le domaine des incendies de forêt, opérant à divers niveaux et avec des objectifs, des champs d'action et des niveaux de ressources différents, la FAO et l'OIBT devraient examiner avec leurs partenaires les initiatives, activités et arrangements relatifs aux incendies de forêt. Il s'agit notamment de:
Institutions et organisations internationales telles que:
Mécanismes internationaux tels que:
Les mécanismes ou cadres d'action régionaux, tels que:
Calendrier et estimations des coûts
Le Groupe a reconnu la nécessité d'établir un calendrier des actions prioritaires recommandées, et de procéder aux estimations ou approximations de coût correspondantes. Le Groupe a demandé que la FAO, avec le concours de l'OIBT et d'autres partenaires internationaux, élabore un programme-cadre provisoire qui sera ensuite examiné et mis définitivement au point.