99. La Commission a examiné la partie A du document ALINORM 72/11, rédigé par le Secrétariat, qui contient des renseignements concernant la préparation de la Conférence régionale mixte FAO/OMS sur les normes alimentaires en Afrique, prévue pour 1973, ainsi que les arrangements y relatifs. Un document de séance (LIM 3) a appris à la Commission que la majorité des pays africains participant à la présente session avaient tenu une brève réunion officieuse et proposé un ordre du jour provisoire révisé. Ils avaient en outre suggéré quelles procédures suivre afin d'obtenir les renseignements préliminaires nécessaires pour la Conférence, proposant notamment un questionnaire détaillé qui serait élaboré et diffusé par le Secrétariat et demanderait entre autres des renseignements sur les points suivants:
100. Le délégué du Ghana a déclaré que tout devrait être fait pour assurer le succès de la Conférence et, dans ce dessein, a estimé que le questionnaire mentionné au paragraphe 99 ci-dessus devrait être envoyé aux pays africains, accompagné d'une lettre expliquant le fondement des problèmes du contrôle des aliments, ainsi que de l'ordre du jour provisoire révisé. En outre, les pays africains devraient être invités à établir des comités nationaux ad hoc, en vue de coordonner leur participation aux travaux de la Conférence prévue. On pourrait ensuite s'inspirer des méthodes appliquées pour la préparation du deuxième Congrès mondial de l'alimentation de 1970.
101. Le délégué du Sénégal a estimé que le point 1 de l'ordre du jour provisoire révisé ne faisait pas de distinction entre l'élaboration des dispositions fondamentales qu'il s'agisse de normalisation, de spécifications, de règlements ou de contrôle des aliments, et qu'il faudrait modifier ce point de manière adéquate.
102. Le représentant de l'Afrique auprès du Comité exécutif (Tunisie) s'est déclaré d'accord avec l'ordre du jour provisoire révisé et avec l'amendement proposé par le Sénégal et a souscrit aux recommandations faites par le délégué du Ghana.
103. Les délégations des autres Etats Membres africains présents, ainsi que les observateurs de la République gabonaise et de la République arabe libyenne, se sont prononcés en faveur de l'ordre du jour provisoire révisé, tel qu'il a été amendé par le Sénégal, et ont déclaré qu'ils promouvraient les buts de la Conférence dans leurs pays respectifs afin d'en assurer le succès. La Commission décide que le Secrétariat agira selon les indications données aux paragraphes 100 et 101 ci-dessus. L'ordre du jour provisoire révisé qui a été adopté figure à l'Annexe V du présent rapport.
104. La Commission a examiné le rapport qu'elle avait demandé à sa huitième session sur les incidences administratives et financières qu'entraînerait la création d'un Comité de coordination pour l'Afrique (partie B du document ALINORM 72/11). Elle note que des crédits ont été prévus, dans le projet de budget pour 1974/75, en vue de la réunion du Comité de coordination pour l'Afrique durant l'exercice 1974/75 en conjonction avec la dixième session de la Commission. En raison des difficultés financières, ce serait là la manière la plus économique d'organiser une telle réunion.
105. Le délégué du Ghana, appuyé par le représentant de l'Afrique auprès du Comité exécutif (Tunisie), a déclaré qu'il faudrait faire coïncider les réunions du Comité de coordination pour l'Afrique avec les sessions de la Commission à Rome ou à Genève jusqu'à ce qu'un pays africain puisse se proposer comme pays hôte. D'autres délégations africaines ont émis le même avis.
106. La Commission convient de créer, en vertu de l'Article IX.1(b)(2) de son Règlement intérieur, un Comité de coordination pour l'Afrique et décide que sa première session aura lieu à Genève, à l'occasion de la dixième session de la Commission. Les délégués africains ont jugé qu'il serait utile que la Conférence sur les normes alimentaires en Afrique examine la désignation d'un Coordonnateur pour l'Afrique et ont décidé d'inclure cette question dans l'ordre du jour provisoire révisé. La Commission fixe comme suit la composition et les fonctions du Comité de coordination pour l'Afrique:
“Composition: Peuvent faire partie du Comité tous les Etats Membres et Membres associés
de la FAO et/ou de l'OMS qui sont membres de la Commission du Codex Alimentarius et sont
situés dans la région géographique de l'Afrique.
Fonctions: Le Comité coordonne de manière générale la préparation de normes intéressant
la région de l'Afrique et s'acquite de telles autres tâches que peut lui confier la
Commission du Codex Alimentarius”.