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RESUME

L’une des grandes révolutions opérées par la Conférence des Nations Unies pour l’Environnement et le Développement (CNUED) en juin 1992 dans le domaine forestier a été toute l’attention accordée, plus que par le passé, à l’élaboration et l’adoption de nouvelles politiques forestières qui désormais devront reposer sur une gestion/aménagement durable des ressources forestières.

Cette option clairement exprimée à travers les principes non juridiquement contraignants mais faisant autorité pour l’aménagement, la conservation et le développement durable de tous les types de forêts imposent à chaque Etat, une connaissance suffisante de ses massifs forestiers du point de vue de leur physionomie, de leur composition florale, de leur dynamique, de leurs potentialités et de leur relation avec les communautés riveraines. Il en découle donc une nécessité impérieuse de disposer de statistiques fiables sur les produits forestiers.

En effet, les données statistiques, au-delà des tableaux et chiffres rébarbatifs qu’elles présentent ne sont-elles pas non plus aussi de véritables instruments de stratégies et de politiques de gestion des ressources forestières ?

Malheureusement au Bénin, les politiques forestières élaborées et mises en œuvre jusque là n’ont pas fait l’objet d’une attention particulière dans ce domaine, ce qui a conduit la plupart du temps à l’adoption de pratiques peu propices à l’aménagement durable des forêts.

Or, aucune politique forestière propice au développement durable ne peut être élaborée si les connaissances sur le potentiel forestier national restent encore imprécises, incomplètes et non fiables.

Dès lors, l’amélioration de la collecte, de l’analyse et de la dissémination des données sur les ressources forestières, devient un facteur critique pour une gestion durable des ressources forestières.

Pour y parvenir, une revue des données, de leurs méthodes de collecte et d’analyse s’avère indispensable afin d’apprécier les insuffisances et proposer les mesures de renforcement nécessaires à tous les niveaux.

C’est le but de cette étude initiée par le programme de partenariat CE-FAO (1998- 2000) sur la collecte et l’analyse de données pour l’aménagement durable des forêts dans les pays ACP – Joindre les efforts nationaux et internationaux. L’étude qui s’inscrit dans le cadre des recommandations de l’atelier de Yamoussoukro, se propose de se concentrer particulièrement sur les aspects relatifs aux produits forestiers, tels que la production, la commercialisation et le commerce des bois ronds, des bois ronds d’industrie, des sciages, des bois de trituration, des copeaux, des panneaux, des papiers et des cartons.

Elle vise l’amélioration de la qualité des données à travers le renforcement de la capacité technique et l’expertise tant du personnel de l’administration forestière nationale que des autres institutions concernées par la production, la circulation et l’utilisation d’informations sur les produits forestiers.

Dans la mesure où tous les Etats ACP sont concernés par le programme et que la tendance est à une évaluation mondiale des ressources forestières ligneuses ou non, il est à espérer que cette étude permettra de développer un réseau avec des experts plus compétents et autres points focaux bien outillés travaillant sur les statistiques des produits forestiers. De tels réseaux pourraient être des cadres privilégiés d’échange de méthodologies, d’informations et d’expériences entre experts et institutions gouvernementales.

L’essentiel du travail a consisté en un état des lieux de la situation des produits forestiers, des statistiques forestières nationales, au cours de ces cinq dernières années, de l’évaluation des données et méthodologies utilisées afin d’en dégager les points forts et les points faibles du système actuel de gestion des données relatives aux produits forestiers.

La comparaison de ces données aux chiffres de la base de données FAO, FAOSTAT, a permis d’apporter les corrections nécessaires au rétablissement de la fiabilité de ces données.

Des propositions de mesures d’amélioration des données et des méthodes de collecte de ces données ont été faites et le coût estimatif de mise en œuvre de l’intégration de ces propositions aux systèmes existant de gestion des statistiques relatives aux produits forestiers a été évalué.

 

 

 

 

 

 

 

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