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LA PESTE BOVINE

L'éradication de la peste bovine au Soudan - la voie à suivre

Il est maintenant communément admis par les épidémiologistes que, lorsque se produisent ces situations endémiques stables, l'éradication de la peste bovine ne peut commencer qu'avec l'abandon de la vaccination de masse.

La peste bovine en Afrique

Il ne fait pas de doute que les programmes de vaccination de routine en Afrique ont permis de protéger un très grand nombre de bovins contre les effets de la peste bovine et de réduire l'incidence de la maladie sur de nombreuses années. Dans beaucoup de pays, ils ont suffi à stopper la transmission du virus. Cependant, ces programmes de lutte ne sont pas parvenus à éliminer quelques foyers résiduels qui ont persisté pendant et après le programme JP15 (la première tentative internationale coordonnée afin de débarrasser l'Afrique de la peste bovine). Après le JP15, dans les années 1980, pendant ce que l'on désigne parfois comme la seconde grande pandémie africaine, le virus de la peste bovine s'est propagé à travers l'Afrique centrale, du Soudan jusqu'en Afrique de l'Ouest, pour rencontrer au Nigéria ce même virus qui se répandait vers l'est en provenance d'un foyer endémique originaire des troupeaux de Mauritanie et du Mali. Une grande partie de l'Afrique subsaharienne a été dévastée par cette pandémie. Depuis lors, des zones importantes d'Afrique de l'Ouest ont été débarrassées de la peste bovine après les derniers foyers recensés à la frontière du Ghana et du Burkina Faso en 1988. Toutefois, en Afrique de l'Est, les réservoirs de l'infection se sont révélés plus difficiles à éliminer.

Il est désormais évident, comme le démontre la Campagne panafricaine de lutte contre la peste bovine (PARC) de 1986 à 1999 - que les programmes annuels de vaccination de masse ne suffisent pas à éliminer la peste bovine de ses derniers bastions, à savoir les communautés qui pratiquent le pastoralisme extensif. Cela tient en partie à la dynamique des populations animales chez qui le virus persiste, mais aussi à l'isolement et à l'inaccessibilité relative d'au moins une partie de la population concernée. Dans ces conditions, il est extrêmement difficile d'obtenir une couverture immunitaire des troupeaux qui soit supérieure à 70 pour cent, 60 pour cent ou un chiffre bien inférieur étant le maximum atteint normalement. En outre, la réduction de l'impact de la maladie qui en résulte favorise le maintien d'une situation de persistance endémique, où le virus est souvent difficile à déceler.

Les expériences d'autres pays, et notamment de l'Ethiopie, montrent comment venir à bout de cette persistance endémique. Malgré les campagnes de vaccination annuelles, qui ont intéressé un tiers de la population bovine chaque année, la peste bovine est apparue régulièrement en Ethiopie dans les années 1990. Des enquêtes épidémiologiques effectuées au début de cette décennie ont mis en évidence un schéma de propagation des épidémies à partir de réservoirs endémiques de l'infection au niveau de grandes communautés pastorales situées dans des zones reculées. Face à cette situation, une approche novatrice a été mise en place par le programme PARC-Ethiopie depuis 1993 consistant à interrompre la vaccination de routine annuelle dans les endroits qui servaient simplement d'indicateurs épidémiques de zones d'infection situées ailleurs. Le programme préconisait, en revanche, la vaccination intensive des troupeaux où persistait le virus, moyennant une combinaison de programmes classiques et de programmes communautaires participatifs, le renforcement de l'alerte rapide (basée sur la surveillance) et l'action rapide visant l'élimination des foyers. La stratégie a été rigoureusement testée en 1994 quand une épidémie de peste bovine est survenue dans les hauts plateaux. Bien qu'il ait fallu plus de six mois pour l'enrayer, sa diffusion a été relativement lente encore qu'elle se soit étendue jusqu'à l'Erythrée, et les dommages causés ont été limités. Deux ans plus tard la peste bovine avait été éradiquée. Des expériences semblables vécues dans d'autres pays confirment les leçons apprises en Ethiopie.

Il est maintenant communément admis par les épidémiologistes que, lorsque se produisent ces situations endémiques stables, l'éradication de la peste bovine ne peut commencer qu'avec l'abandon de la vaccination de masse.

Situation actuelle de la peste bovine au Soudan

Ces dernières années, l'action concertée de toutes les organisations fournissant des services vétérinaires au Soudan a réduit de façon sensible l'incidence et l'extension de la peste bovine, et a permis d'accomplir des progrès significatifs dans la connaissance de la situation épidémiologique. Le dernier foyer confirmé s'est déclaré dans l'Etat de l'East Equatoria au milieu des années 1998 et a été attribué au virus appartenant à la lignée 1 (Afrique), le séquençage ayant été effectué au Laboratoire de référence mondial FAO/OIE pour la peste bovine. Des mesures de lutte immédiates, comprenant la vaccination intensive ciblée, effectuée par des agents de vulgarisation vétérinaire appartenant à des organisations non gouvernementales, ont permis d'enrayer la maladie. Depuis lors, aucun autre cas clinique n'a été détecté dans le sud du Soudan, malgré les nombreux cas signalés par les programmes communautaires de santé animale. Cependant, tant que l'on ne pourra démontrer de manière concluante la disparition de la peste bovine du sud-est du pays (à la frontière avec l'Ethiopie, le Kenya et l'Ouganda), il conviendra d'agir comme si elle y était encore présente. Les importants troupeaux de bovins vivant dans cette zone sont difficilement accessibles à des fins de surveillance sanitaire et de vaccination. Ailleurs au Soudan, d'après une enquête exhaustive et participative menée sur les éleveurs de bétail au cours de 2000, on a pu affirmer que la peste bovine ne s'était pas étendue en dehors du sud-est du pays depuis 1995, voire même à une date antérieure (Projet FAO de coopération technique TCP/SUD/8923).


Rassemblement de bétail au Soudan à l'ouest du haut Nil
PHOTO FOURNIE PAR M. BLEICH

Peste bovine - lutte ou éradication?

De toute évidence, les mesures de lutte contre la peste bovine au Soudan ont atteint désormais une efficacité telle que son éradication est envisageable dans un proche avenir. Toutefois, il faut bien se rendre compte qu'il ne sera jamais possible d'immuniser tous les troupeaux du sud-est du Soudan de manière à interrompre la transmission du virus. Avec les pratiques de vaccination existantes, ou même améliorées, et les ressources financières dont on pourrait disposer, il est improbable que le niveau de couverture immunitaire des troupeaux puisse atteindre, et encore moins dépasser, de 30 à 50 pour cent de la population bovine. Si une démarche alternative n'est pas trouvée, la peste bovine persistera inévitablement sous sa forme endémique provoquant des pertes constantes d'animaux et des flambées épidémiques occasionnelles plus ou moins graves. Certes, on pourrait réduire quelque peu l'incidence des foyers par une campagne de vaccination, mais le risque d'épidémies resterait élevé et déclencherait des alertes, sinon des pertes réelles, chaque fois que les conflits humains où les aléas climatiques donnent lieu à des migrations, des mélanges ou des rassemblements inhabituels de troupeaux. La vaccination de routine se transformerait alors en une pratique permanente.

Il est vrai que les organismes qui fournissent des services de santé animale aux éleveurs du Soudan méridional sont tenus de les aider à protéger leur bétail contre les effets dévastateurs de la peste bovine, et il serait logique de penser que ces mesures prévoient l'approvisionnement permanent en vaccin. Cependant, les intérêts des familles vivant de l'élevage seraient beaucoup mieux servis par l'éradication de la maladie que par des mesures de lutte permanentes, qui déterminent une situation de vulnérabilité continue due à l'insuffisance de la protection et à l'inefficacité des services fournis. Cette vulnérabilité concerne non seulement le Soudan mais aussi les pays voisins de la corne de l'Afrique où la survie de millions de familles dépend de l'élevage. Il ne faut pas non plus oublier que l'éradication est une mesure définitive, alors que la lutte n'est ni absolue ni permanente, et n'a d'effet que si les programmes de vaccination peuvent être poursuivis. Le renouvellement du bétail au sein de la population ramène rapidement la sensibilité aux niveaux préalables à l'immunisation, dès lors que les campagnes de vaccination cessent.

Une fois la peste bovine éradiquée, on peut songer à investir dans la lutte contre les autres maladies importantes responsables de graves pertes, comme la péripneumonie contagieuse bovine (PPCB), la péripneumonie contagieuse caprine et la peste des petits ruminants (PPR).

Une vaccination continue mais insuffisante tend non seulement à favoriser la persistance endémique et à occulter la présence de la peste bovine, mais compromet aussi sérieusement la capacité des études sérologiques de la révéler (sérosurveillance). La vaccination doit cesser si l'on veut progresser.


La vulnérabilité concerne non seulement le Soudan mais aussi des pays
voisins de la corne de l'Afrique où la survie de millions de familles dépend del'élevage

PHOTO FOURNIE PAR M. BLEICH

Les mesures proposées

Le Soudan devrait maintenant consolider ses acquis et tirer parti des progrès accomplis dans la lutte contre la peste bovine en affrontant son éradication définitive. L'éradication n'exige guère plus d'efforts que la lutte mais requiert un état d'esprit différent. La mobilisation générale vers cet objectif permettrait de le réaliser dans les deux années à venir. Il est prévu que le Bureau interafricain pour les ressources animales (BIRA), au travers des composantes régionales et nationales de la Campagne panafricaine contre les épizooties (PACE), et en étroite collaboration avec le Programme mondial d'éradication de la peste bovine (PMEPB), fournira le soutien technique nécessaire.

Les mesures à prendre pour accélérer l'éradication tout en protégeant les communautés qui vivent du bétail sont les suivantes :

Les services de l'élevage basés sur la participation des communautés villageoises du sud du Soudan ont démontré leur capacité d'établir un système d'alerte et de réponse rapides en cas d'urgence, à condition qu'existe un minimum d'infrastructure. Il incombe à toutes les parties concernées d'intensifier les programmes afin de toucher les communautés actuellement marginalisées et d'accélérer les progrès. Il faudrait identifier d'autres maladies comme cible d'une prophylaxie spécifique et/ou d'une initiative thérapeutique pour remplacer la peste bovine. Il pourrait s'agir de la theilériose, de la PPCB ou de la PPR.

A l'heure actuelle, l'Organisation de l'unité africaine (OUA), le programme BIRA-PACE et le PMEPB ont entamé un dialogue avec tous les partenaires soudanais pour étudier la possibilité de mettre en oeuvre cette démarche et pour s'accorder sur la voie à suivre.

Source: Extraits d'un rapport préparé par le secrétariat du PMEPB pour un projet FAO de coopération technique (PCT/PAK/8923).

Sérosurveillance de la faune sauvage pour la peste bovine

Consultation d'experts PACE sur la surveillance de la faune sauvage pour la peste bovine. Résumé, conclusions et recommandations de la réunion tenue au Kenya auprès de l'Unité des services vétérinaires pour la faune sauvage, Langata, Nairobi, 11-13 décembre 2000.

Suite à l'éclosion de foyers de peste bovine en Tanzanie et au Kenya entre 1994 et 1997, qui a souligné le rôle de la faune sauvage dans la transmission de la maladie en Afrique, l'OUA-BIRA (dans le cadre du programme PARC) a mis en place un projet de surveillance financé par l'Union européenne (UE). Il avait pour objectif de déterminer, grâce à la surveillance de la faune sauvage, la répartition actuelle de la peste bovine en Afrique. Le projet a notamment permis de prélever plus de 5 000 sérums sur les animaux sauvages au Burkina Faso, en République centrafricaine, au Tchad, en Ethiopie, au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie, en particulier de 1999 à 2000. Les sérums ont été soumis à une série de tests sérologiques pratiqués dans des laboratoires nationaux (Ethiopie, Kenya, Ouganda, et Tanzanie), dans le Laboratoire régional de référence de la FAO pour la peste bovine en Afrique de l'Est (Institut de recherche agricole du Kenya, Muguga, Kenya), dans le Laboratoire mondial de référence FAO/OIE pour la peste bovine (Institut de santé animale, Pirbright) et dans le Centre de collaboration FAO pour les virus du genre morbillivirus (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement - Département d'élevage et de médecine vétérinaire, Montpellier). Les membres du groupe d'experts ont reçu, au milieu de 2000, la base de données comprenant les résultats et ont envoyé leur interprétation à l'OUA-BIRA. La réunion avait pour objectif d'analyser les résultats de la sérosurveillance; de conseiller les directeurs de l'OUA-BIRA et du PACE sur leur interprétation finale afin d'informer les pays concernés; de formuler des recommandations à court et à long terme sur la surveillance et les protocoles de diagnostic de la peste bovine dans les pays membres du PACE; et, enfin, de donner des avis sur le choix des domaines de recherche liés à la peste bovine pouvant être appuyés par le PACE. La réunion comprenait 15 membres du projet vétérinaire africain pour la faune sauvage, l'équipe PACE (l'Unité de coordination, l'épidémiologiste principal et les épidémiologistes régionaux pour l'Afrique orientale, centrale et occidentale), et des représentants des laboratoires de référence mondiaux et régionaux/centres de collaboration en matière de peste bovine, de l'Unité épidémiologie du Département de médecine vétérinaire du Kenya et de l'Unité des services vétérinaires pour la faune sauvage du Kenya, ainsi que le secrétaire du PMEPB de la FAO.


Les buffles sont extrêmement sensibles à la peste bovine
PHOTO FOURNIE PAR M. BOULTON/FAO/5928

Résultats de l'enquête sérologique

Les résultats s'accordaient avec les données sur la répartition de la peste bovine obtenues grâce à la surveillance des animaux domestiques, et n'indiquaient pas de propagation récente de l'infection en dehors des zones infectées connues d'Afrique de l'Est (les écosystèmes du sud du Soudan et de la Somalie). Il a aussi été conclu que l'échantillonnage de la faune sauvage devrait faire partie intégrante de la surveillance épidémiologique avec un prélèvement régulier d'échantillons au sein des populations sentinelles dans les zones clés.

Tous les tests sérologiques réalisés pour la peste bovine actuellement disponibles sont imparfaits, et leur performance technique présente une forte variabilité. Après un débat approfondi, les participants à la réunion ont rédigé une déclaration concernant l'interprétation des résultats de l'enquête sérologique. Ces résultats montrent clairement que la sérosurveillance de certaines espèces et populations de faune sauvage est un moyen efficace de vérifier la présence ou l'absence, et la périodicité de la circulation du virus de la peste bovine en Afrique. Chez certaines populations et à l'aide de certains tests, on peut détecter à coup sûr la présence d'anticorps, révélateurs d'une infection passée; chez d'autres, l'inefficacité de certains tests tend à confondre les résultats. Il a été conclu que, dans l'ensemble, cette opération avait été très utile et que l'établissement du profil sérologique des populations sauvages devrait être poursuivi dans le cadre du programme PACE. Afin de ne pas devancer la notification des résultats par l'OUA-BIRA aux pays concernés, ils ne sont pas exposés ici dans le détail; cependant, on peut affirmer qu'ils sont conformes aux données sur la répartition de la peste bovine obtenues grâce à la surveillance des animaux domestiques, et qu'ils n'ont pas montré une propagation récente de l'infection hors des zones infectées connues d'Afrique de l'Est (les écosystèmes du sud du Soudan et de la Somalie, par exemple). C'est aussi une nouvelle preuve que la faune sauvage ne conserve pas indéfiniment l'infection due au virus de la peste bovine.

Il a également été conclu que l'échantillonnage de la faune sauvage devrait faire partie intégrante de la surveillance épidémiologique, avec des prélèvements réguliers au sein des populations sentinelles dans les zones clés. Là où les données de base sur les principales populations font défaut, il faudrait s'efforcer de les obtenir au plus tôt. Le code de santé animale de l'OIE n'indique pas de façon spécifique la voie à suivre en matière de surveillance de la faune sauvage. L'échantillonnage strict est inadapté, notamment en Afrique de l'Ouest où les animaux sauvages sont dispersés; la faune y joue essentiellement un rôle de sentinelle et de système d'alerte rapide en cas de résurgence de la peste bovine. Pour les enquêtes approfondies, les principales régions écologiques ont été identifiées et classées par ordre de priorité, à savoir: 1) le groupe écologique de la lignée II comprenant l'écosystème somalien (Ethiopie, Kenya et Somalie), l'écosystème de Tsavo (Kenya et Tanzanie), le complexe Amboseli-Mara-Serengeti-Tarangire du territoire Masaï (Kenya et Tanzanie); 2) le groupe écologique de la lignée I comprenant le plateau de Boma, l'Etat de l'East Equatoria incluant le bassin du Sobat, Jonglei (Soudan), le nord de l'Ouganda et du Kenya et le sud-ouest de l'Ethiopie. En Afrique centrale et occidentale, les principales zones comprennent le sud du Tchad, le nord-est de la République centrafricaine, l'écosystème de Bemoue, l'est du Nigéria et du Cameroun, et l'écosystème de Pendkari (nord du Bénin et sud-est du Burkina Faso). Il a été recommandé que tout échantillonnage soit accompli en fonction des écosystèmes et coordonné à travers les frontières nationales, et conformément aux stratégies d'échantillonnage du bétail. L'échantillonnage devrait concerner les animaux nés après la dernière épidémie qui a touché la population, et notamment ceux âgés de 18 mois et davantage pour éviter la confusion que pourrait causer la présence d'anticorps maternels. Toutefois, dans certains cas, on pourra prélever des échantillons sur des animaux plus jeunes pour des études spécifiques, comme celle sur la prévalence des anticorps maternels à un âge donné dans une population touchée. Les espèces concernées devraient comprendre les buffles, les élans, les girafes et les phacochères, quand ils sont présents, et d'autres espèces sensibles chez qui a été observée la production d'anticorps dans le passé.

Les participants à la réunion ont fortement recommandé la mise au point, au sein des unités régionales du programme PACE, de mesures d'enquête sur les maladies des animaux sauvages à prendre en cas d'urgence pour assurer un diagnostic rapide sans recourir aux allocations nationales de ce programme.

Propositions de recherche

La réunion a recommandé que l'unité de coordination du programme PACE définisse les priorités de recherche qui devront comprendre la recherche épidémiologique (analyse spatiale et temporelle des données sur la maladie, par exemple), ainsi que la recherche au laboratoire qui doit être coordonnée par le Laboratoire mondial de référence FAO/OIE pour la peste bovine. Les thèmes abordés lors des consultations du PMEPB, tenues à Rome en mai et juin 2000, ont été débattus et modifiés. Quatre thèmes ont été retenus: 1) tests pour la surveillance de la peste bovine; 2) tests pour le diagnostic différentiel dans le syndrome stomato-entéritique; 3) vaccins antibovipestiques marqués pour permettre de faire la distinction entre vaccination et infection; et 4) transmission de la peste bovine entre les animaux sauvages et les animaux domestiques. Un autre thème - validation des tests de diagnostic "penside" (test rapide par chromatographie par bande)- reçoit déjà l'appui de la FAO et devrait bénéficier aussi de celui du Ministère du développement international du Royaume-Uni; aucune aide supplémentaire ne devrait donc être nécessaire. Selon l'un des principes de base énoncés, la recherche devait être menée, dans toute la mesure possible, par des chercheurs et dans des laboratoires africains ou des laboratoires de référence mondiaux.


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