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SECTION B - RÉSUMÉS

1. Generalités (y compris l’utilisation des terres)


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Aksoy, S., Hao, Z. R. et Strickler, P. M., 2002. What can we hope to gain for trypanosomiasis control from molecular studies on tsetse biology? [Que pouvons-nous espérer obtenir des études moléculaires sur la biologie des glossines pour la lutte contre la trypanosomose?] Kinetoplastid Biology and Disease, 1 (1): sans pagination.


Department of Epidemiology and Public Health, Section of Vector Biology, Yale University School of Medicine, 60 College St., 606 LEPH, New Haven, CT 06510, E-U.



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Barrett, M.P., Burchmore, R.J.S., Stich, A., Lazzari, J.O., Frasch, A.C., Cazzulo, J.J. et Krishna, S., 2003. The trypanosomiases. [Les trypanosomoses.] [Rapport de séminaire.] Lancet, 362 (9394): 1469-1480.


Barrett: Division of Infection and Immunity, Institute of Biomedical and Life Sciences, Joseph Black Building, University of Glasgow, Glasgow G12 8QQ, R-U. [[email protected]]

Les trypanosomoses consistent en un groupe de maladies humaines et animales importantes causées par des protozoaires parasitaires du genre Trypanosoma. En Afrique subsaharienne, la dernière décennie du XXème siècle a vu une résurgence alarmante de la maladie du sommeil (trypanosomose humaine africaine). En Amérique du Sud et en Amérique centrale, la maladie de Chagas (trypanosomose américaine) reste l’une des maladies infectieuses les plus répandues. Des vecteurs arthropodes transmettent les trypanosomoses africaines et américaines et maîtriser la maladie par le biais de programmes de lutte contre les insectes est un objectif réalisable. Une chimiothérapie existe pour les deux maladies mais les médicaments existants sont loin d’être idéals. Les trypanosomes sont des membres des Eukaryotae qui ont divergé le plus tôt et ils partagent plusieurs particularités biochimiques qui ont stimulé la recherche de cibles pour de nouveaux médicaments. Toutefois, les différences dans les façons dont les espèces de trypanosomes interagissent avec leurs hôtes ont frustré les efforts visant à concevoir des médicaments qui soient efficaces contre les deux espèces. Mieux reconnaître l’importance de ces maladies négligées pourrait résulter en des progrès dans la lutte par le biais d’un financement accru pour la mise au point de médicaments et l’élimination des vecteurs.

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Morel, C.M., 2003. Neglected diseases: under-funded research and inadequate health interventions: can we change this reality? [Maladies négligées: recherche dotée de fonds insuffisants et interventions sanitaires inadéquates: pouvons-nous changer cette réalité?] EMBO Reports, 2003, 4: (Special issue) S35-S38.


Morel: Programme spécial pour la recherche et la formation concernant les maladies tropicales, OMS, Genève, Suisse.

Le développement économique et social doit être étayé par la santé, la science et la technologie. Malgré cela, des maladies infectieuses handicapent les populations pauvres et marginalisées parce que les outils existants ne sont pas utilisés de façon efficace, les outils sont inadéquats et les connaissances sont insuffisantes. A cause de ces contraintes, il existe des «maladies négligées» (VIH-SIDA, tuberculose, paludisme) et «très négligées» (maladie du sommeil, maladie de Chagas) qui nécessitent beaucoup plus d’attention dans le domaine de la mise au point de médicaments. Les solutions à la situation regrettable actuelle nécessiteront, entre autres, que l’on reconnaisse la recherche ciblée utilisant le potentiel complet de la science et de la technologie modernes comme elle le mérite, en tenant compte de la formulation de politiques et de l’élaboration d’une nouvelle politique pharmaceutique internationale pour toutes les maladies négligées. Les différentes perspectives, adoptées par les spécialistes dans les diverses disciplines, des problèmes que posent les maladies infectieuses et parasitaires doivent être intégrées.

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Omamo, S.W. et D’Ieteren, G.D.M., 2003. La gestion de la trypanosomose animale en Afrique: problèmes et options. Revue Scientifique et Technique et l’Office International des Epizooties, 22 (3): 989-1002.


Omamo: International Food Policy Research Institute, 18 KAR Drive, PO Box 28565, Kampala, Ouganda.

La présente communication traite des approches passées et présentes de la gestion de la trypanosomose animale transmise par les glossines en Afrique et décrit les trois faiblesses principales de ces approches, à savoir des objectifs inappropriés, des liens inadéquats entre la recherche et la formulation de politiques et le fait qu’il n’est pas reconnu que la trypanosomose devrait être une priorité dans le programme social de la recherche scientifique. Il a été difficile de faire des progrès dans la gestion de la trypanosomose et les auteurs soutiennent que les faiblesses des approches doivent être corrigées si l’Afrique doit bénéficier du peu de progrès accompli jusqu’à présent et pour que le continent déploie des efforts soutenus supplémentaires pour lutter contre la maladie. Les auteurs expliquent que cela peut être réalisé en remplaçant la préoccupation largement répandue actuellement parmi les chercheurs et les décideurs en ce qui concerne la lutte (ou l’éradication) de la trypanosomose par la gestion (ou faire face à) de la maladie. En outre, des façons de parvenir à une plus grande cohérence entre la recherche et la formulation de politiques doivent être explorées. Finalement, les questions de sciences sociales soulevées par la question de savoir quelles mesures pratiques doivent être prises pour gérer la trypanosomose en Afrique devraient être placées au premier plan des efforts de recherche.

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Remme, J.H.F., Blas, E., Chitsulo, L., Desjeux, P.M.P., Engers, H.D., Kanyok, T.P., Kengeya Kayondo, J.F., Kioy, D.W., Kumaraswami, V., Lazdins, J.K., Nunn, P.P., Oduola, A., Ridley, R.G., Toure, Y.T., Zicker, F. et Morel, C.M., 2002. Strategic emphases for tropical diseases research: a TDR perspective. [Les importances stratégiques de la recherche sur les maladies tropicales: une perspective du TDR.] Trends in Microbiology, 10 (10): 435-440.


Programme spécial PNUD/Banque mondiale/OMS pour la recherche et la formation concernant les maladies tropicales (TDR), 20 Avenue Appia, Genève 27, CH1211, Suisse.

Établir les priorités de la recherche dans le domaine de la santé est une tâche difficile, en particulier pour les maladies négligées des populations pauvres. Une nouvelle approche à l’établissement des priorités pour la recherche dans le domaine des maladies tropicales a été adoptée par le Programme spécial PNUD/Banque mondiale/OMS pour la recherche et la formation concernant les maladies tropicales (connu sous le nom de TDR). Les priorités sont définies sur la base d’une analyse approfondie des besoins et des perspectives de recherche pour chacune des dix maladies tropicales majeures dans le portefeuille du TDR. La matrice de l’importance stratégique qui en résulte reflète les priorités pour la recherche dans le domaine des maladies tropicales à partir de la perspective du TDR. Son objectif n’est pas d’imposer des priorités pour la recherche au niveau mondial mais l’on pense que les résultats pourraient être utiles à d’autres organisations.

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Sidibe, M., Boly, H., Lakouetene, T., Leroy, P. et Bosma, R.H., 2004. Characteristics of peri-urban dairy herds of Bobo-Dioulasso (Burkina Faso). [Caractéristiques des troupeaux péri-urbains de vaches laitières de Bobo-Dioulasso (Burkina Faso).] Tropical Animal Health and Production, 36 (1): 95-100.


Bosma: Animal Production Systems Group, Animal Science Department, Wageningen University, Box 338, 6700 AH Wageningen, Pays-Bas. [[email protected]]

Des fermes laitières péri-urbaines dans un rayon de 50 km de Bobo-Dioulasso ont été étudiées pour évaluer le type de troupeau, l’incidence des maladies, la gestion et la stratégie d’alimentation et de sélection. Sur les 417 éleveurs de bovins, 42 pour cent avaient la production laitière comme objectif et ont fait l’objet de l’étude. Parmi ces fermiers péri-urbains, 60 pour cent étaient sédentaires, 36 pour cent étaient semi-sédentaires et 4 pour cent étaient transhumants. Au total, ils possédaient 4.558 vaches laitières dont 32 pour cent produisaient du lait au cours de l’étude. La prévalence de mastite (55 pour cent) augmentait (p<0,05) avec la taille du troupeau. Les stratégies sophistiquées d’alimentation complémentaire et de sélection étaient plus fréquentes dans les troupeaux de petite taille (<30 bovins). Aucun des grands troupeaux (>60 bovins) n’avait de stratégies sophistiquées de sélection. Les taureaux et les vaches étaient abattus plus jeunes dans les troupeaux ayant une meilleure stratégie de sélection. Cela résultait globalement en des prélèvements individuels de lait plus élevés dans les petits troupeaux (2,46 litres/jour) que dans les grands troupeaux (1,25 litres/jour). Des races pures étaient rarement utilisées et la présence de Baoulé Bos taurus naturellement sélectionnés pour la trypanotolérance était faible. La prévalence de la trypanosomose (40 pour cent) dans les troupeaux où des bovins de race Zébu Bos indicus et Méré (Zébu × Baoulé) prédominaient est un argument en faveur du maintien de la diversité biologique et de la sélection de bovins Baoulé pour la production laitière.

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Souza, W. de, 2002. From the cell biology to the development of new chemotherapeutic approaches against trypanosomatids: dreams and reality. [De la biologie cellulaire à la mise au point de nouvelles approches chimiothérapeutiques contre les trypanosomatides: rêves et réalité.] Kinetoplastid Biology and Disease, 1 (1): sans pagination.


de Souza: Laboratório de Ultraestructura Celular Hertha Meyer, Instituto de Biofisica Carlos Chagas Filho, Universidade Federal do Rio de Janeiro, CCSBloco G, 21941900, Rio de Janeiro, RJ, Brésil.



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Sumberg, J., 2003. Toward a dis-aggregated view of crop-livestock integration in Western Africa. [Vers une vue désagrégée de l’intégration de l’agriculture et de l’élevage en Afrique de l’Ouest.] Land Use Policy, 20 (3): 253-264.


Sumberg: Overseas Developmental Group, School of Development Studies, University of East Anglia, Norwich NR4 7TJ, R-U. [[email protected]]

La présente communication présente un cadre de conceptualisation de l’intégration de l’agriculture et de l’élevage en quatre dimensions: l’espace, le temps, la gestion et la propriété. Ce cadre souligne le fait que des avantages des interactions entre l’agriculture et l’élevage peuvent être obtenus par l’intégration d’une, de certaines ou de toutes ces dimensions bien que la dimension «espace» soit particulièrement importante. Les implications des quatre facteurs - l’impératif de durabilité, le rapport entre la densité de population humaine et la densité de bétail; la révolution de l’élevage et l’élimination des glossines sur une grande échelle - sont ensuite explorées en ce qui concerne l’argument selon lequel une plus grande intégration de l’agriculture et de l’élevage devrait être la base du développement agricole en Afrique de l’Ouest. La conclusion de cette analyse est qu’une plus grande intégration de l’agriculture et de l’élevage sera probablement intéressante surtout dans les zones rurales «intermédiaires» disposant de ressources naturelles relativement bonnes.

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Tobler, M.W., Cochard, R. et Edwards, P.J., 2003. The impact of cattle ranching on large-scale vegetation patterns in a coastal savanna in Tanzania. [L’impact de l’élevage de bovins en ranch sur les types de végétation à grande échelle dans la savane côtière en Tanzanie.] Journal of Applied Ecology, 40 (3): 430-444.


Edwards: Institut géobotanique, Institut Fédéral Suisse de Technologie, 8092 Zurich, Suisse. [[email protected]]

Le succès de l’élevage de bovins en ranch à grande échelle dans la végétation de savane africaine a souvent été limité par les problèmes de l’empiètement de la brousse et des maladies (en particulier, la trypanosomose propagée par les glossines). Le ranch de Mkwaja, qui occupe une superficie de 462 km2 sur la côte de la Tanzanie, est un exemple récent d’une grande entreprise d’élevage en ranch qui a échoué dans l’environnement de savane. Il a fermé en l’an 2000 après avoir opéré pendant 48 ans. Dans la présente communication, nous décrivons les principaux types de végétation de la zone (à l’exclusion de la végétation forestière dense) et nous établissons des liens entre leurs modes de répartition et l’utilisation précédente du ranch pour l’élevage de bovins. La zone d’étude comprenait l’ancien ranch et des parties de la Réserve de gibier voisine de Saadani, qui n’avaient pas été pâturées par les bovins depuis de nombreuses années et qui n’avaient jamais été utilisées pour l’élevage en ranch à grande échelle. Suite à des prospections des champs, 15 types distincts de végétation d’herbages et de brousse ont été définis et une carte de la végétation a été créée au moyen d’une image satellitaire de Landsat TM. Une classification multispectrale utilisant l’algorithme avec maximum de vraisemblance a donné de bons résultats et a permis de distinguer les 15 types de végétation sur la carte. Deux tendances spatiales majeures ont été détectées dans la végétation. L’une était une diminution à grande échelle du couvert de brousse allant des parties du ranch utilisées de la façon la plus intensive à la réserve de gibier, en passant par les zones utilisées de façon plus extensive; cette tendance était attribuée aux différences des antécédents de gestion ainsi qu’à des facteurs climatiques et topographiques. Une deuxième tendance était un type de végétation radial associé aux enclos dans lesquels les bovins étaient rassemblés la nuit. Des quantités considérables de trois types de brousse [dominés par (i) Acacia zanzibarica, (ii) Dichrostachys cinerea, Acacia nilotica ou Acacia mellifera et (iii) Terminalia spinosa] se trouvaient dans une zone située entre 300m et 2 500m des enclos, avec un pic de la densité de buissons à environ 900m (valeur moyenne pour 18 enclos). Par contre, la brousse dominée par Hyphaene compressa était peu abondante près des enclos et devenait plus abondante au fur et à mesure que l’on s’en éloignait. Il y avait également une tendance radiale dans les communautés d’herbages: près des enclos, la végétation consistait en des herbes courtes contenant de nombreuses plantes rudérales et des espèces d’adventices envahissantes alors que les types d’herbes hautes avec des espèces telles que Hyperthelia dissoluta et Cymbopogon caesius se trouvaient plus loin dans les zones moins affectées par les bovins. L’élevage intensif moderne du bétail en ranch tel que pratiqué dans le ranch de Mkwaja s’est avéré non durable à la fois du point de vue économique et écologique. A la fin, le plus grand problème auquel les gérants du ranch ont dû faire face n’a pas été la lutte contre les maladies, comme on l’avait craint au départ, mais la lutte contre l’empiètement de la brousse sur les pâturages. Les résultats de notre étude démontrent la gravité du problème de l’empiètement par la brousse, en particulier dans les zones proches des enclos. Une leçon importante à tirer pour la gestion est qu’il faut prendre en considération les modes de pâturage lorsque l’on détermine le taux de charge durable d’une zone. Pour réduire le risque d’empiètement par la brousse dans les systèmes de pâturage avec des points focaux comme les enclos ou les points d’eau, les taux de charge doivent être inférieurs à ceux des systèmes dans lesquels la répartition des pâturages est plus uniforme.


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