Appui à la réhabilitation du système de production et de distribution de semences dans les zones sinistrées
Résumé
Les agriculteurs ont été contraints dabandonner leurs exploitations du fait de linsécurité. Leurs stocks de semences ont été pillés ou consommés pour faire face à la pénurie. Le projet se propose daider les agriculteurs de retour dans leurs villages à reconstituer leurs stocks de semences certifiées afin de contribuer efficacement à la sécurité alimentaire des populations environnantes et ce de façon pérenne. Pour assurer la fourniture de semences de qualité aux agriculteurs lICRA reconstituera ses groupements dagriculteurs producteurs semenciers pour que ceux-ci, avec laide du programme «vivres contre travail», produisent des semences de qualité. Celles-ci seront distribuées sous forme contractuelle par lACDA auprès des agriculteurs les plus démunis pour quils puissent subvenir à leurs besoins tout en constituant le fonds dune Banque de semences. Cette dernière devra assurer non seulement la diffusion des semences mais aussi la pérennité du système.
Objectif
Rétablir laccès aux semences de base et aux semences certifiées (vivrières et potagères), respectivement aux groupements des producteurs semenciers et aux agriculteurs les plus vulnérables, soit 5 500 agriculteurs dans les préfectures les plus touchées, afin quils soient à même dassurer leur propre sécurité alimentaire dès 2006 et celle des populations environnantes dès 2008.
Activités
Réhabilitation des capacités de production, de contrôle et de diffusion des semences de base auprès des groupements des producteurs semenciers de lICRA;
assistance alimentaire aux groupements des producteurs semenciers et aux agriculteurs les plus vulnérables en «vivres contre travail» pendant la période des semis dune part et pendant la récolte dautre part pour assurer la protection des semences et le renforcement du capital humain;
constitution dune Banque de semences dans chacune des préfectures concernées.
Code du projet:
CAF-05/A02AB
Bénéficiaires: Populations des
préfectures les plus touchées par les conflits armés
(Kémo, Ouham, Ouham-Pendé, Nana-Grébizi,
Ombella-Mpoko)
Partenaires: Ministère de lagriculture et
de lélevage
Durée du projet: Janvier -
décembre 2005
Fonds requis: 1 194 000 $EU
Appui au développement des jardins potagers dans une centaine décoles des zones les plus affectées par la crise
Résumé
Lévaluation de la situation humanitaire réalisée en février-mars dernier fait état dune situation alimentaire très préoccupante (14 pour cent de malnutrition) parmi les enfants, les vieillards mais aussi des adultes dits «sains», plus particulièrement dans la zone des conflits. Les enseignements ont repris tant bien que mal mais les problèmes persistent: non paiement des salaires des enseignants, absence de fournitures et manuels scolaires pour les élèves, absence de matériel pédagogique pour les enseignants, manque de portes et fenêtres sur les bâtiments scolaires. Ces contraintes sont autant de freins à la fréquentation scolaire.
Objectif
Permettre à environ 100 écoles primaires des zones les plus affectées dentreprendre des activités agricoles complémentaires à lenseignement général tout en contribuant à lamélioration de la sécurité alimentaire des enfants de la communauté environnante mais aussi des conditions denseignement.
Activités
Fourniture de semences vivrières et maraîchères et autres intrants agricoles adaptés;
appui à lencadrement technique et pédagogique;
coopération et coordination avec les ONG du sous-secteur et les APE;
création dun Fond daide au développement des écoles à partir des production des élèves afin dassurer la pérennité de laction engagée;
assistance humanitaire dans le cadre dun programme «vivres contre travail» pour la préparation de 2 000 planches, soit 20 planches par école.
Code du Projet:
CAF-05/A01AB
Bénéficiaires: Elèves dune
centaine décoles des préfectures les plus touchées
par les conflits armés (Bangui, Kémo, Ouham, Ouham-Pendé,
Nana-Grébizi, Ombella-Mpoko)
Partenaires: UNICEF,
Ministère de lagriculture et de lélevage,
Ministère de léducation nationale, Association des parents
délèves, ONG.
Durée du projet: Janvier -
décembre 2005
Fonds requis: 1 136 000 $EU
Evaluation épidémiologique et socio-économique de lurgence sanitaire bovine dans le nord et lest du pays et premières mesures sanitaires
Résumé
Le témoignage dun médecin dune ONG internationale en poste à Birao, chef lieu de la Vakaga, pendant ces 15 derniers mois, fait état dune dégradation alarmante de létat sanitaire du cheptel bovin et de la population cynégétique de la région (hippopotames, buffles). Ce dernier prend toute son importance dès lors quil a été confirmé quelques jours plus tard par les services compétents de lAgence nationale pour le développement de lélevage (ANDE), du Ministère de lagriculture et de lélevage (MAE). Ces animaux seraient atteints, entre autres affections, par une forme résistante de trypanosomose. Or ces populations déleveurs tirent 80 pour cent de leurs revenus du gros bétail. Si rien nest entrepris rapidement, leur situation économique deviendra extrêmement précaire. De fortes présomptions ayant été anticipées également par les services techniques de la FAO au Soudan et au Tchad, et compte tenu de la gravité de la pathologie observée, il a été convenu entre la FAO, lUNICEF, le PAM et le MAE quune intervention rapide et forte est impérative. Il est dautant plus urgent dintervenir rapidement que la crise risque de sétendre très largement sur lensemble du territoire avec le début de la saison de transhumance (octobre 2004).
Objectif
Confirmer et évaluer limpact socio-économique du phénomène pathologique animal;
mettre en oeuvre les moyens dinterventions sanitaires durgence et de prévention en matière de santé animale et préparer le terrain pour lever lobstacle sanitaire;
constituer un dépôt pharmaceutique vétérinaire suffisant pour que les Groupements dintérêt pastoral (GIP) puissent traiter durablement leur cheptel.
Activités
Réalisation de prélèvements et danalyses pour valider les suspicions;
formulation dun projet pour limiter limpact de la trypanosomose et dautres affections du cheptel bovin en concertation avec les pays de la sous-région (Soudan, Tchad);
fourniture du matériel et des produits de diagnostic de base;
constitution dun dépôt de médicaments vétérinaires pour traiter dans un premier temps une masse critique estimée à 40 000 têtes dont le stock servira de capital initial pour en assurer la pérennité et lextension sur lensemble du cheptel par les GIP;
renforcement des moyens de prévention et dintervention pour soigner les troupeaux.
Code du projet:
CAF-05/A04
Bénéficiaires: Populations de la
préfecture de Vakaga et du Haut Mboumou
Partenaires:
Ministère de lagriculture et de lélevage,
Ministère des eaux et forêts et de la
pêche
Durée du projet: Janvier - décembre
2005
Fonds requis: 536 484 $EU
Relance des activités daviculture en milieux urbain et périurbain par linstallation de couvoirs à Bangui, Bouar, Berberati, Bambari et Bossangoa pour la production de poussins dun jour
Résumé
Les résultats de la dernière mission danalyse de la situation humanitaire conduite en février-mars 2004 font état dun taux de malnutrition de 12 à 14 pour cent dans les zones les plus affectées. Contribue à cet état labsence de protéines animales dont la production avicole est un important pourvoyeur. Celle-ci a été très affectée par les derniers conflits. Non seulement toute la production avicole centrafricaine dépend de limportation de poussins dun jour mais celle-ci se limite à Bangui et ses environs. Les zones sinistrées nont plus accès à ce type délevage. Compte tenu de la précarité des exploitations agricoles et du pillage de leurs outils de productions, le petit élevage est le premier à avoir été décimé. Il en a résulté un fort déficit en protéines animales dans la ration alimentaire des populations les plus vulnérables.
Objectif
Couvrir les besoins en protéines animales par la relance de la production doeufs et de poulets de chair dans chacune des préfectures concernées.
Activités
Installation des centres-pilotes de production et de diffusion des poussins dun jour à partir des oeufs fécondés importés à prix abordable dans un premier temps, et ensuite des oeufs provenant des races améliorées à partir des espèces locales;
production de races aviaires locales par des croisements avec des souches importées;
identification des groupes déleveurs et mise en place de contrats de production avec le reversement dune partie de celle-ci au groupement dans le cadre dun fond de développement pour assurer lextension et la pérennité du système;
installation d'unités pilote de mélange d'aliments pour la confection de rations alimentaires équilibrées. Ces unités seront gérées par les groupements d'éleveurs;
le projet apportera l'appui technique et assurera la formation du personnel affecté à ces unités;
appui pour la protection sanitaire des poulets en facilitant l'acquisition des vaccins nécessaires pour lutter contre les épidémies courantes. Ces opérations sanitaires feront partie des contrats de production;
le projet apportera une assistance technique pour la mise en place des programmes de vaccination et pour le suivi sanitaire au niveau des élevages.
Code du projet:
CAF-05/A03
Bénéficiaires: Populations des
préfectures les plus touchées par les conflits armés
(Bangui, Kémo, Ouham, Ouham Pendé, Nana Grébizi, Ombella
Mpoko)
Partenaires: Ministère de lagriculture et de
lélevage, Fédération nationale des éleveurs
centrafricains
Durée du projet: Janvier - Décembre
2005
Fonds requis: 480 800 $EU
Mise en place de stocks stratégiques pour une réponse rapide en soutien à la production alimentaire des ménages affectés par les conflits et les catastrophes naturelles
Résumé
Bien que les accords de paix aient permis daccroître laccessibilité humanitaire à de nombreuses populations qui nont pas encore obtenu daide, de nombreux nouveaux conflits localisés continuent de provoquer le déplacement de plusieurs dizaines de milliers de congolais et les zones de grande vulnérabilité restent importantes. Lefficacité dune réponse rapide pour les populations de ces nouvelles zones accessibles nécessite un pré-positionnement des stocks stratégiques.
En concertation avec les institutions composant le PUC-SA, la FAO soutiendra les activités des ONG en complétant leurs distributions de biens non alimentaires en matériel agricole en faveur de ces populations. Les semences à distribuer, présentant un cycle productif court et respectant les habitudes alimentaires, seront adaptées aux conditions particulières et capables de générer leurs propres semences. Les cultures peuvent se faire pratiquement toute lannée moyennant un arrosage dappoint. Les intrants à distribuer incluent principalement des semences damarantes, dépinard baselle, daubergines locales, des boutures de patates douces, des semences vivrières, des houes ainsi que du matériel de pêche.
Plusieurs stocks stratégiques seront pré-positionnés au sein des régions les plus affectées. Le kit dintrants dune valeur denviron 15 dollars EU permettra aux bénéficiaires (i) de reprendre les activités socio économiques et de contribuer significativement à leur alimentation; (ii) de diversifier le régime alimentaire; et (iii) de limiter les risques de malnutrition et de laide alimentaire.
Code du projet:
DRC-05/A06
Bénéficiaires: 125 000 familles hôtes,
déplacées, retournées ou en zones
enclavées
Partenaires: Ministère de lagriculture,
Agences de lONU, ONG internationales, ONG congolaises
Durée
du projet: Janvier - décembre 2005
Fonds requis: 1 875 000
$EU
Réhabilitation des voies de dessertes agricoles et de commercialisation
Résumé
En complément aux activités durgence visant à sauver les vies au plus pressé, les interventions de réhabilitation permettent de sauver les initiatives qui constitueront la fondation du développement rural. Par ailleurs, la réhabilitation de voies de dessertes agricoles, terrestres et fluviales, permettra de désenclaver les grands bassins de production agricole et les zones situées autour des grands centres de consommation. Cette réhabilitation renforcera les capacités productives des populations rurales, augmentera les productions agricoles, améliorera laccessibilité humanitaire ainsi que les échanges agro-économiques.
Les activités à entreprendre concerneront (i) lidentification des voies prioritaires avec les commissions spécialisées et les services étatiques; (ii) la réhabilitation, sous forme contractuelle avec des entreprises ou ONG locales, des voies par la réfection des ouvrages dart, le rechargement et la supervision des travaux; (iii) la promotion dune participation communautaire à la maintenance des voies réhabilitées.
A la fin du projet, près de 300 ouvrages de franchissement sur 400 km de voies de dessertes agricoles seront réhabilités, permettant daccroître les échanges agro-économiques régionaux, de stabiliser les populations et daméliorer leur niveau de vie dans les zones périphériques des grandes villes et capitales des provinces (Kinshasa, Lubumbashi, Mbuji Mayi, Kananga, Mbandaka, Kisangani, Goma, etc).
Code du projet:
DRC-05/A04
Bénéficiaires: 40 000 ménages
producteurs agricoles de zones enclavées
Partenaires:
Ministère de lagriculture, Agences de lONU (PAM), entreprises
locales, ONG internationales, ONG congolaises.
Durée du projet:
Janvier - décembre 2005
Fonds requis: 2 125 000 $EU
Relance de la production agricole auprès des familles ayant des enfants mal nourris
Résumé
En partenariat et en synergie avec les actions dassistance du PAM, de lUNICEF, et dautres ONG impliquées dans la nutrition, la FAO intervient auprès des familles des enfants mal nourris par la distribution de kits dintrants agricoles dans le but diminuer les cas de rechute et de permettre aux familles de se prendre en charge lors de la sortie des CNT et CNS. Cette distribution sera soutenue par une formation aux techniques agricoles.
Le Pôle Urgence Congo pour la sécurité alimentaire (PUC-SA) composé de cinq organismes de lONU et des ONG, se chargera de déterminer des activités prioritaires pour la poursuite des interventions en faveur des familles denfants mal nourris ainsi que louverture de nouvelles zones dintervention en faveur des populations vulnérables.
Au niveau des 350 structures nutritionnelles (CNT, CNS et relais NAC) réparties en RDC, un agronome est affecté afin dassurer les formations en continu et la distribution des intrants agricoles aux familles des enfants mal nourris.
Le coût moyen du kit est estimé à environ 15 dollars EU pour chacune des 300 000 familles concernées. Le projet permettra aux ménages bénéficiaires de (i) couvrir leurs besoins en produits vivriers (haricots, maïs, arachides, soja, patates douces) durant cinq mois; (ii) diversifier leur ration alimentaire par la production de petits légumes; et (iii) disposer des protéines animales grâce à la diffusion despèces rustiques à très faible concurrence avec lalimentation humaine comme les cobayes, canards, pigeons, cricétome et aulacode. La valeur attendue de la production serait de lordre de 40 dollars EU par ménage bénéficiaire et par saison agricole.
Code du projet:
DRC-05/A05
Bénéficiaires: 300 000 familles
denfants malnourris
Partenaires: Ministère de
lagriculture, agences de lONU, ONG internationales, ONG
congolaises
Durée du projet: Janvier - décembre
2005
Fonds requis: 4 500 000 $EU
Soutien à la coordination des opérations agricoles durgence et renforcement du système dinformation, dalerte rapide et dévaluation de la sécurité alimentaire
Résumé
Les accords de paix ont permis de débuter le processus de la réunification nationale et provinciale de la RDC sous la direction dun pouvoir central unique. Toutefois, la capacité du Ministère de lagriculture dopérer dans toutes les provinces est encore faible compte tenu des destructions causées sur les infrastructures et les ressources humaines par une dizaine dannées de guerres.
En soutien au Ministère de lagriculture, la FAO a mis en place un dispositif de coordination des urgences agricoles dans 11 zones, couvrant déjà neuf provinces parmi les plus affectées par les guerres. Dans le contexte actuel, le Ministère ne dispose pas encore dune information complète et régulière sur létat de sécurité alimentaire des populations affectées directement ou indirectement par les conflits. En effet, les dispositifs institutionnels traditionnels de collecte des informations ne sont plus opérationnels dans la plupart des provinces.
En partenariat avec les institutions du Gouvernement, notamment les structures décentralisées de lagriculture ainsi que les partenaires de lassistance humanitaire, la FAO poursuivra dune part le soutien à la coordination des opérations agricoles durgence et dautre part le soutien technique à la mise en oeuvre dun monitoring de létat de la sécurité alimentaire et des groupes vulnérables en insécurité alimentaire. Le projet permettra (i) de renforcer les capacités institutionnelles du Ministère de lagriculture, en particulier au niveau des provinces dans la conduite des actions durgence et de réhabilitation; (ii) un ciblage régulier des populations vulnérables à linsécurité alimentaire; et (iii) la fourniture dune information globale pour des réponses rapides et appropriées dassistance aux populations en insécurité alimentaire de la part de la communauté internationale.
Code du projet:
DRC-05/A07
Bénéficiaires: Populations vulnérables
aux risques alimentaires et nutritionnels, institutions
décentralisées du Ministère de lagriculture, ONG
nationales et internationales, Agences onusiennes, gouvernement,
donateurs
Partenaires: Ministère de lagriculture,
Inspections provinciales de lagriculture, Agences de lONU (UNICEF,
PAM, HCR, OMS), ONG internationales, ONG congolaises
Durée du
projet: Janvier - décembre 2005
Fonds requis: 813 200
$EU
Soutien au mécanisme de survie par la fourniture urgente dintrants agricoles aux familles vulnérables dans une situation post-conflits
Résumé
Durant la guerre, les ménages, quils soient isolés, déplacés, retournés ou séparés, ont dût se contenter dune alimentation réduite à un seul repas quotidien monotone, composé uniquement de feuilles et tubercules de manioc sans apport protéique. Depuis le retour de la paix, le pouvoir dachat est pratiquement nul. Dans les zones récemment accessibles, des nouvelles stratégies de distribution des intrants dans le cadre de la réhabilitation permettront aux populations de sorganiser pour commencer à préparer le passage vers des projets de développement durable. La distribution des intrants sera soutenue par des formations pour sinscrire dans la durabilité.
Alors quune vie plus normale semble reprendre, il devient important de renforcer les initiatives développées pour les spéculations végétales et animales. La diversification de ces activités (dont le coût moyen est denviron 18 dollars EU par ménage bénéficiaire) permet la mise à disposition dintrants agricoles répondant aux principales causes alimentaires de la malnutrition.
Résultats
Le projet permettra aux ménages bénéficiaires de (i) répondre à leurs besoins en produits vivriers (haricot, maïs, arachides, soja, patates douces) durant cinq mois; (ii) diversifier leur ration alimentaire par la production de petits légumes; et (iii) disposer de protéines animales grâce à la diffusion despèces rustiques et à faible concurrence avec lalimentation humaine, à savoir: les cobayes, canards, pigeons, cricétomes et aulacodes et, grâce aux produits de pêche et pisciculture. La valeur attendue de la production serait de lordre de 40 dollars EU par ménage bénéficiaire et par saison agricole.
Code du projet:
DRC-05/A03
Bénéficiaires: 180 000 familles parmi les
plus vulnérables
Partenaires: Ministère de
lagriculture, Agences de lONU, ONG internationales, ONG
congolaises.
Durée du projet: Janvier - décembre
2005
Fonds requis: 3 240 000 $EU
Appui à la coordination des opérations durgence et de réhabilitation agricole
Résumé
Lagriculture et lélevage constituent les principales activités dans les zones daccueil des réfugiés soudanais qui eux-mêmes sont pour la plupart des pasteurs et des agro-pasteurs. Toutefois, ces deux secteurs sont confrontés à tellement de contraintes multiformes (naturelles, techniques, matérielles et financières) quils ne parviennent pas à garantir une sécurité alimentaire adéquate et des conditions de vie décentes pour la grande majorité de la population qui vit dans une situation dextrême précarité. Cette situation a été exacerbée par lafflux et la présence prolongée de 200 000 réfugiés du Soudan et 30 000 autres de la RCA, sans compter la menace acridienne qui nécessite un suivi vigilant. Le projet vise la mise en place dune unité de coordination qui travaillera en étroite coopération avec les Ministères de lagriculture et de lélevage, les services en charge de lenvironnement, les Agences des Nations Unies concernées et les ONG et associations paysannes partenaires pour réaliser les activités suivantes:
Activités
Fourniture d'une assistance technique aux Ministères de lagriculture et de lélevage pour les programmes durgence et de réhabilitation agricole;
mise en oeuvre, gestion, suivi et évaluation des projets d'urgence et de réhabilitation agricole;
renforcement des capacités nationales et mise sur pied d'une expertise locale d'évaluation en continu des besoins pour la réhabilitation du secteur agricole;
information des bailleurs de fonds sur lévolution de la situation agricole et alimentaire du pays et mobilisation des fonds;
mise à la disposition des intervenants d'une information pertinente et à jour sur l'état du secteur agricole. Une base de données sera accessible à tous les partenaires;
organisation conjointe de sessions de formation et de missions de suivi/évaluation/formulation de projets et programmes de terrain dans les régions en besoin durgence.
Code du projet:
CHD-05/A03
Bénéficiaires: Ménages
vulnérables ruraux
Partenaires: Ministères de
lagriculture et de lélevage, ONDR, Délégations
régionales de lélevage et de lenvironnement, Agences
des Nations Unies, ONG nationales et internationales
Durée du
projet: Janvier - décembre 2005
Fonds requis: 314 175
$EU
Fourniture urgente dintrants agricoles essentiels aux réfugiés centrafricains et aux populations hôtes
Résumé
Suite à linstabilité sociopolitique et aux crises violentes qui ont affecté la République centrafricaine ces dernières années, de nombreux ressortissants de ce pays ont fui pour se réfugier au Tchad. Les 30 000 réfugiés, soit 6 000 ménages, encore recensés sont re-localisés au Tchad dans les deux camps de Goré et Maro où ils continuent de bénéficier de lassistance du HCR et de laide alimentaire du PAM. Toutefois, la présence prolongée de ces réfugiés et la forte pression quils exercent sur les disponibilités alimentaires ont eu un impact négatif sur la sécurité alimentaire générale des zones daccueil et ont rendu très précaire la situation des populations locales les plus vulnérables, en particulier les petits exploitants et les femmes chefs de ménages. En raison, dune part, des conditions agro-écologiques favorables de la zone daccueil qui bénéficie dune bonne pluviométrie, de bons sols et de la possibilité de pratiquer des cultures maraîchères de contre-saison et dautre part de la bonne intégration des réfugiés, certains parmi ces derniers ont commencé des initiatives timides de cultures vivrières et maraîchères sur des terres cédées par les populations hôtes. Néanmoins, tant les réfugiés que les plus vulnérables des populations hôtes ont besoin dêtre assistés en intrants agricoles essentiels et en encadrement technique/formation. Le projet vise principalement lamélioration de la sécurité alimentaire des réfugiés centrafricains et des populations hôtes vulnérables dans les zones de Gore et Maro à travers le renforcement des capacités de production vivrière et maraîchère. Les principales activités du projet sont les suivantes:
Activités
Fourniture de semences vivrières (mil, sorgho et arachide) et de houes à 10 000 ménages (6 000 réfugiés et 4 000 hôtes autour des camps) à raison de 20 kg de semences et deux houes par ménage pour cultiver 0,5 hectares pendant lhivernage 2005;
fourniture de semences maraîchères (tomate, gombo, oseille, piment, aubergine) et doutils à 3 000 ménages (1 500 réfugiés et 1 500 hôtes en majorité des femmes et des jeunes organisés en groupements) pour lexploitation des bas-fonds et des abords de cours deau à raison de 10 ares par ménage. Le kit distribué par ménage inclut 200 grammes de semences, une houe, deux arrosoirs, un râteau, une pelle et une pioche.
Code du projet:
CHD-05/A04
Bénéficiaires: Total: 30 000
réfugiés dont une majorité de femmes et denfants; 15
000 personnes hôtes parmi les plus vulnérables; femmes: 50 pour
cent
Partenaires: Ministère de lagriculture (ONDR),
UNHCR, PAM, CRT, ONG nationales et internationales (AFRICARE, Africa Concern,
APICA BELACD)
Durée du projet: Janvier - décembre
2005
Fonds requis: 561 255 $EU
Fourniture urgente dintrants agricoles essentiels aux réfugiés soudanais et aux populations hôtes et réinsertion des femmes et des jeunes dans des activités productives agricoles
Résumé
Le projet vise principalement lamélioration de la sécurité alimentaire des réfugiés soudanais et des populations hôtes à lest du Tchad à travers le renforcement des capacités de production agricole et la promotion dactivités génératrices de revenus. Les principales activités du projet sont les suivantes:
Activités
Fourniture de semences vivrières (mil, sorgho et arachide) et de houes à 50 000 ménages (20 000 réfugiés et 30 000 hôtes autour des camps) pour cultiver 0,5 hectares par ménage pendant lhivernage 2005. Fourniture de semences maraîchères à 10 000 ménages (5 000 réfugiés et 5 000 hôtes) et de houes pour lexploitation des bas-fonds autour des ouadis, à raison de trois ares par ménage. Lassistance inclura aussi le forage dun puisard et la fourniture de matériel pour la fabrication dun chadouf par exploitant. Fourniture de semences maraîchères, de sorgho et doutils à 3 000 ménages hôtes pour lexploitation des cultures de décrue à raison de 0,25 hectares par ménage;
formation et encadrement de 110 groupements de femmes et de jeunes. Lassistance inclut en plus de la fourniture de semences, doutils et de produits phytosanitaires, la fourniture dun moulin par groupement et le creusement de puits maraîchers autour des camps;
proposition de techniques agricoles plus rationnelles et dun programme approprié de formation afin de sauvegarder lenvironnement et la fertilité des sols.
Sur la base des rendements moyens de la zone, on estime la production attendue à 16 000 tonnes de céréales, 4 000 tonnes de légumineuses et 142 tonnes de légumes. Cette production devrait contribuer à améliorer le pouvoir dachat et la situation alimentaire et nutritionnelle des populations.
Code du projet:
CHD-05/A02
Bénéficiaires: Total: 200 000
réfugiés (femmes et enfants: 85%) 200 000 personnes hôtes
vulnérables (femmes: 50%; Enfants: 20%)
Partenaires:
Ministère de lagriculture (ONDR), UNHCR, PAM, ONG nationales et
internationales (AFRICARE, SECADEV, INTERSOS, CARE international,
Première Urgence)
Durée du projet: Janvier -
décembre 2005
Fonds requis: 3 322 800 $EU
Sauvegarde du cheptel et développement du petit élevage
Résumé
Larrivée des réfugiés accompagnés de leur bétail a eu pour conséquences une augmentation du cheptel. Les phénomènes de surpâturages exacerbés commencent à créer de sérieuses tensions entre les réfugiés et les hôtes, une augmentation des maladies (telluriques et pasteurellose en particulier) et du taux de mortalité des animaux (32 000 cadavres recensés). Afin déviter une catastrophe zoo-sanitaire pour lensemble du cheptel de la zone, il devient urgent de prendre des mesures de protection et de sauvegarde du cheptel qui constitue le seul capital de la majorité des réfugiés et des populations hôtes. Il est également crucial de promouvoir le petit élevage auprès des populations les plus vulnérables pour leur permettre daméliorer leur sécurité alimentaire et leurs conditions de vie. Les principales activités du projet seront les suivantes:
Activités
Amélioration de laviculture par lintroduction de poulets de race en faveur de 10 000 ménages. Chaque ménage de la zone de Bahai et Nord Iriba recevra trois poules, un coq de race et un kit vétérinaire.
Fourniture de trois brebis et un mâle et un kit vétérinaire à 5 000 ménages à sélectionner en priorité dans les zones les plus vulnérables de Bahai, Iriba et Guereda.
Réduction de la pression sur les pâturages et amélioration de la couverture des besoins alimentaires du cheptel par la promotion des cultures fourragères, lorganisation de la collecte et de la distribution des tourteaux darachide et laménagement de 20 puits pastoraux dans des aires de pâturages favorables autour des camps.
Mesures urgentes de prévention et de traitement sanitaire du cheptel dans les zones de grande concentration. Les activités envisagées concernent le déparasitage des animaux les plus affectés et la vaccination contre les maladies telluriques et la péri-pneumonie contagieuse. Le projet contribuera en complément avec les autres initiatives (OXFAM, SECADEV) à sauver le cheptel de la zone daccueil estimé actuellement à 4,5 millions de têtes dont 1,5 millions pour les réfugiés et 2,5 millions pour les nationaux (764 000 bovins, 1,1 millions de ovins/caprins, 350 000 camelins et 180 000 équidés). Il permettra par ailleurs à 15 000 ménages (plus de 75 000 personnes) de se réinsérer dans des activités génératrices de revenus et daméliorer leur situation alimentaire et nutritionnelle.
Code du projet:
CHD-05/A01
Bénéficiaires: Total: 100 000
réfugiés (femmes et enfants: 85%) 100 000 personnes hôtes
vulnérables (femmes et enfants: 50%)
Partenaires:
Ministère de lagriculture (ONDR, Délégation
Régionale de lélevage), UNHCR, PAM, ONG nationales et
internationales (AFRICARE, SECADEV, CARE international,
OXFAM)
Durée du projet: Janvier - décembre
2005
Fonds requis: 2 451 000 $EU