Pays cibles: Mondial
Membres chefs de file: CDB, SNUBF, FAO
Période: 2025–2028
Contributions aux objectifs liés aux forêts: OFG 1, 2, 3, 5 et cibles 10, 14, 20, 21 du CMBKM
Cette initiative conjointe vise à aider les pays à mieux comprendre le rôle de la conservation et de l’utilisation durable des forêts dans la réalisation des objectifs et des cibles du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, ainsi que les interconnexions entre les Objectifs forestiers mondiaux et d’autres instruments liés aux forêts. La conservation de la biodiversité, l’arrêt de la déforestation et de la dégradation des forêts constituent une priorité pour cette initiative conjointe, compte tenu du potentiel des forêts naturelles et plantées pour la conservation de la biodiversité et l’atténuation du changement climatique.
L’intégration de la biodiversité consiste à inclure les considérations relatives à la biodiversité dans les politiques et les pratiques des principaux acteurs publics et privés afin d’en assurer la conservation et l’utilisation durable. Plus précisément, intégrer la biodiversité dans la foresterie signifie incorporer les enjeux liés à la biodiversité dans la gestion forestière quotidienne afin d’obtenir des résultats optimaux conciliant bénéfices économiques, services écosystémiques et conservation de la biodiversité.
L’initiative conjointe facilitera la collaboration entre les pays et les agences afin de renforcer la cohérence des politiques et de valoriser collectivement la reconnaissance des forêts naturelles, en particulier des forêts primaires, dans le cadre des trois Conventions de Rio, du Forum des Nations Unies sur les forêts et des Objectifs de développement durable. Une meilleure harmonisation entre ces processus peut contribuer à maximiser les bénéfices des complémentarités et à réduire la fragmentation de l’agenda forestier mondial. L’initiative vise à identifier des opportunités de cohérence et de synergies pour renforcer les actions en faveur de la conservation de la biodiversité forestière et valoriser le rôle des forêts gérées durablement ainsi que des arbres hors forêts dans la conservation de la biodiversité.
L’accent est mis sur l’examen et l’analyse des engagements liés aux forêts, notamment les Stratégies et plans d’action nationaux pour la biodiversité (SPANB), les contributions volontaires nationales relatives aux forêts, ainsi que d’autres politiques forestières.
Les réalisations dans le cadre de cette initiative conjointe comprennent l’élaboration d’une note d’information et d’orientation publiée lors de l’OSASTT-27 de la CDB en octobre 2025, analysant 54 SPANB afin d’évaluer dans quelle mesure elles prennent en compte la biodiversité forestière et d’identifier les lacunes en matière de mise en œuvre et de capacités.
En outre, deux évaluations régionales et quatre études de cas nationales ont été réalisées afin d’identifier les obstacles et les solutions pour renforcer les synergies aux niveaux national et mondial, couvrant les engagements liés aux forêts, le financement, la mise en œuvre et le suivi.
L’étude finale ainsi qu’une note d’orientation seront publiées lors de la COP17 de la CDB. En 2026, les activités seront centrées sur la diffusion, la sensibilisation et la mobilisation des ressources pour des actions au niveau national, notamment à travers un événement parallèle prévu lors de la COP17 de la CDB.
Sur la base des recommandations visant à renforcer les synergies aux niveaux national et mondial — notamment en matière d’engagements liés aux forêts, de financement, de mise en œuvre et de suivi — il est attendu que les gouvernements nationaux et les autres parties prenantes soient en mesure de co-concevoir des engagements cohérents, de diversifier les sources de financement et d’harmoniser les systèmes de reporting liés aux forêts.
Il est également attendu que les organisations membres du PCF soient mieux à même de répondre aux obstacles et besoins identifiés afin de réduire la fragmentation de l’agenda forestier international.
En outre, le renforcement de l’intégration de la foresterie dans les stratégies nationales pour la biodiversité devrait consolider le rôle des forêts dans les processus nationaux de planification et de mise en œuvre, garantissant ainsi leur contribution effective à la réalisation des objectifs du CMBKM et des engagements mondiaux plus larges en matière de biodiversité.
Le facteur forestier – le rôle de la protection, de la restauration et de la gestion durable des forêts dans la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal – a été présenté lors de la Journée des forêts et de l’eau à la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité (COP16) de 2024.
Le rapport, dirigé par la Convention sur la diversité biologique (CDB) dans le cadre du Partenariat de collaboration sur les forêts (PCF), met en lumière le rôle essentiel de la conservation de la biodiversité forestière et de la gestion forestière durable pour atteindre les objectifs du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal (CMBKM). Le document aborde les défis mondiaux tels que le changement climatique et le développement durable, et présente des recommandations politiques concrètes ainsi que des pistes d’action pour inverser la déforestation et la dégradation, tout en améliorant la santé des écosystèmes forestiers.
«Que font les pays pour conserver la biodiversité de leurs forêts?» est une analyse des Stratégies et plans d’action nationaux pour la biodiversité (SPANB) soumis par les pays dans le cadre de la CDB et du CMBKM. Élaborée conjointement par la FAO et la CDB sous l’égide du PCF, cette étude a été présentée lors de la 27ᵉ réunion de l’Organe subsidiaire chargé de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques (OSASTT-27) de la CDB. L’étude identifie les menaces spécifiques pesant sur la biodiversité forestière, ainsi que les politiques, stratégies et actions proposées pour y faire face, en soulignant également les obstacles à leur mise en œuvre. Ses conclusions confirment le rôle central des forêts dans les stratégies nationales de biodiversité et soulignent la nécessité de renforcer l’intégration de la conservation forestière dans la production forestière, d’accorder une plus grande priorité aux forêts primaires, et de combler les lacunes en matière de données et de financement afin d’assurer une mise en œuvre efficace du CMBKM.