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Terminologie forestière multilingue

par le COMITÉ MIXTE FAO/IUFRO* DE BIBLIOGRAPHIE

* Sigle anglais de l'Union internationale des instituts de recherches forestières.

On a ressenti depuis longtemps, dans les milieux forestiers internationaux, le besoin de fixer définitivement une terminologie multilingue, de façon à avoir sous la main une référence termes que l'on trouve habituellement dans des publications qui touchent un large public international ou que l'on utilise fréquemment dans les réunions techniques et les conférences internationales. On a essayé à plusieurs reprises de forger cet outil de travail, mais on n'a publié jusqu'à présent aucune terminologie multilingue faisant vraiment autorité.

Le troisième Congrès forestier mondial, qui s'est tenu à Helsinki en 1949, a chargé la FAO d'entreprendre la préparation d'une terminologie forestière de ce genre. Il avait été proposé de limiter au début ce travail à sept langues principales, dont les langues de travail de la FAO - anglais, français et espagnol.

Il fut admis au départ que la réalisation d'une telle entreprise par la FAO demanderait beaucoup de temps et d'argent et que l'on ne pouvait s'attendre à des résultats rapides. Elle exigerait, d'autre part, en dehors même de l'Organisation, beaucoup de travail de la part du nombre relativement faible de spécialistes qui dans chaque pays auraient la compétence nécessaire, aussi bien que le temps ou l'occasion de s'engager dans ce genre de travail. Pendant un certain temps, les activités et les ressources financières de la Division des Forêts de la FAO furent entièrement consacrées à des projets plus urgents. Cependant, l'idée d'une terminologie multilingue fut soumise au Comité mixte FAO/IUFRO de bibliographie, créé en 1949 pour permettre à la fois à la FAO et à l'Union internationale des instituts de recherches forestières d'exercer leurs attributions dans toutes les questions d'ordre bibliographique. A l'époque, ce Comité était entièrement occupé à préparer un système de classification des publications forestières qui pourrait être admis sur le plan international, projet qui a fait un grand pas vers son achèvement par la publication, au début de 1954, de la version anglaise autorisée du système décimal de classification forestière, dit Système d'Oxford. En effet, il est assez facile de préparer, après l'établissement du texte anglais de base, les versions correspondant aux langues de travail de la FAO et de l'IUFRO, à savoir le français, l'espagnol et l'allemand. Ce travail est actuellement en chantier. La version allemande est la plus avancée et on la publiera probablement au milieu de l'année 1956.

En septembre 1954, lors de sa septième session à Nancy (France), le Comité mixte se sentit en mesure de prendre la responsabilité de coordonner les travaux de compilation d'une terminologie forestière multilingue. Il fit connaître à la FAO le genre de travail que cela impliquerait et la dépense approximative qui paraissait nécessaire. Le quatrième Congrès forestier mondial, qui se réunit à Dehra Dun (Inde) en décembre 1954, fut également informé des projets du Comité et lui donna sa caution.

Puis, après les négociations qui suivirent entre la président du Comité et le directeur de la Division des Forêts de la FAO, on prit des dispositions pour mettre en chantier le travail en question.

En gros cela impliquait, en premier lieu, un choix très large des termes utilisés couramment en matière forestière dans un grand nombre de langues, avec leurs définitions, et la mise au point de leur correspondance exacte en anglais. On décida de prendre l'anglais comme langue de base car les deux terminologies forestières les plus modernes sont dans cette langue: la Forest Terminology de la Society of American Foresters et la Commonwealth Forest Terminology qui couvre le reste du monde de langue anglaise, le Commonwealth des pays britanniques et leurs territoires associés.

Au milieu de 1955 d'importants progrès avaient été réalisés dans la préparation d'un recueil de base en anglais des termes techniques et des définitions. Ce résultat a été obtenu à la suite de réunions tenues à Oxford entre des représentants de la Society of American Foresters et du Commonwealth Forestry Bureau qui est l'organisme coordinateur de tout ce travail. On parvint, non seulement à se mettre d'accord sur des principes de base, mais aussi à établir certaines correspondances entre les expressions courantes américaines et britanniques. C'était là une tâche difficile que l'on poursuivra par correspondance et, s'il le faut, au cours de nouvelles réunions. On espère pouvoir achever ce travail au début de 1957.

Entre temps se tint à Stockholm, en septembre 1955, une réunion du Comité mixte FAO/IUFRO dont la composition est donnée ci-dessous1. On y fixa un programme d'activité pour l'établissement de la terminologie multilingue en se basant sur les règles de procédure déjà mises au point par l'International Standards Organization et par l'UNESCO qui a la principale responsabilité des tentatives faites sur le plan international en matière de terminologie et de bibliographie2. La procédure sur laquelle le Comité s'est mis d'accord est donnée en détail ci-dessous. Le succès de sa mise en œuvre ne pourra être assuré que par la coopération entre le Comité mixte FAO/IUFRO de bibliographie et des comités linguistiques formés à l'échelle nationale, ou internationale pour les pays de même langue de la FAO, le Congrès de l'IUFRO et le quatrième Congrès forestier mondial ont recommandé avec insistance de créer rapidement de tels comités. D'après les derniers renseignements dont on dispose, 16 pays ont déjà créé des comités de ce genre et 11 autres projettent de le faire. On organise également des comités de groupes linguistiques pour les pays de langues française, allemande et espagnole.

1 Président: Eino Saari (Université d'Helsinki, Finlande); membres: A. Abetz (Université de Fribourg-en-Brisgau, Allemagne), T. François (FAO), A. Huber (FAO), F. C. Ford Robertson (Commonwealth Forestry Bureau, Oxford Angleterre), R. Rol (Ecole nationale des eaux et forêts, Nancy, France).

2 Prière de se reporter au document de l'UNESCO 66U/4820, en date du 20 août 1954, intitulé Participation de l'UNESCO aux améliorations réalisées en matière de terminologie scientifique et de lexicographie.

Les notes qui suivent indiquent l'ensemble de la procédure à suivre pour ce travail en commun et expliquent comment on établira par degrés la terminologie multilingue. Une fois arrêtée la terminologie anglaise de base, ce qui sera fait probablement en 1957, chaque définition aura son propre numéro de référence universel (URN). Toutes les terminologies correspondant aux autres langues, qui seront publiées chacune sous forme de volumes distincts, porteront les mêmes numéros de référence universels pour les définitions homologues. De cette façon on pourra éventuellement ajouter au système un nombre illimité de langues et il sera possible, par une simple notation de renvois, de trouver dans d'autres langues les termes équivalents, correspondant à l'une quelconque des définitions figurant dans l'une des sections linguistiques dont l'ensemble constituera la Terminologie forestière multilingue.

1. Dispositions générales

Chaque section linguistique de la Terminologie forestière multilingue comprendra:

1.1 Des termes (avec leurs définitions) que l'on rencontre UNIQUEMENT en foresterie;

par exemple, en anglais, les verbes «brash» (élaguer un fourré), «beat (up)» (regarnir), «coppice» (traiter en taillis);

ou bien qui y sont utilisés dans un ou plusieurs sens particuliers,

par exemple «blaze» (blanchis ou flachis), «canopy» (couvert), «(fire) hazard» (danger d'incendié).

1.2 Des termes que l'on emploie en foresterie, mais dont la signification est très généralement admise et qui sont courants dans le langage des non-techniciens;

par exemple, en anglais, «branch» (branche), «knot» (noeud);

et aussi tous les NOMS COMMUNS D'ARBRES généralement admis.

1.3 Un choix réduit de termes (avec leurs définitions) appartenant à des sciences ou techniques connexes, mais utilisés fréquemment en foresterie;

par exemple, en anglais, «instar» (étape évolutive), «mycelium» (mycélium), «field moisture capacity» (capacité de rétention du sol en place), et «topocline» (groupes d'écotypes dus aux variations topographiques).

REMARQUES: Dans la catégorie 1.1, les termes uniquement forestiers sont rares, mais les autres sont très nombreux; certains, comme «stock» en anglais, ont plusieurs sens forestiers très différents (plants de pépinières, souche, porte-greffe). Aucun des termes de la catégorie 1.2 n'a besoin d'être défini: les arbres ont des noms scientifiques, et on trouvera des définitions convenables pour les autres mots dans n'importe quel dictionnaire. Cette catégorie de termes n'aurait probablement pas place dans des vocabulaires nationaux, mais ils sont utiles dans les vocabulaires multilingues. Remarquons qu'un mot comme «saw» (scie) ou «knot» (noeud), ne nécessitant pas de définition par lui-même, peut entrer dans de nombreux mots composés pour lesquels il en faut une;

par exemple, en anglais, «bow saw» (scie à are), «pit saw» (scie de long), «loose knot» (noeud bouchon), «tight knot» (noeud adhérent).

Pour la catégorie 1.3, il serait souhaitable de tirer surtout les définitions des terminologies établies pour les sciences connexes en question, en précisant la source entre parenthèses; par exemple: (V.M:S.S.) = Vocabulaire multilingue de la science du sol. Voir aussi 4.6 (b) ci-après).

2. Base de travail

On prend comme langue de base pour la terminologie de base la langue anglaise, qui est celle de deux terminologies modernes (Forest Terminology de la Society of American Foresters et la British Commonwealth Forest Terminology).

3. Organisation pratique de la préparation de la terminologie

3.1 On portera sur des cartes de 5 inches sur 8 inches (12,5 sur 20 cm, ou dimensions standard les plus proches) les termes choisis et leurs définitions établies d'un commun accord entre les représentants des Etats-Unis et du Commonwealth britannique.

3.2 En principe, chaque carte ne portera qu'une SEULE DÉFINITION. A titre exceptionnel, on pourra avoir des définitions du type alternatif complémentaire comme, par exemple, germinative capacity (capacité germinative) dans la British Commonwealth Forest Terminology, Part I. Ou bien encore, lorsqu'on ne pourra accorder complètement les significations américaine et britannique - et par conséquent la terminologie - on donnera les définitions respectives, désignées par [U.S.A.] pour les termes américains et [Cw] pour les termes britanniques, comme, par exemple, pour «forest cover» (couvert ou mort-bois) ou «fire line» (front d'incendie ou ligne garde-feu), voire, parfois, des définitions à la fois générales et spécifiques (voir, par exemple, «fire control» (lutte contre les incendies) dans la British Commonwealth Forest Terminology. On donnera aussi les termes correspondants, abréviations et synonymes en anglais (U.S.A. et/ou Cw). Voir 7. ci-après.

3.3 Chaque carte portera aussi un NUMÉRO D'ENTRÉE DE SÉRIE (AN), numéro provisoire destiné à être utilisé comme référence internationale en attendant l'attribution d'un numéro permanent (voir 3.9). Il y a lieu de noter que c'est AUX DÉFINITIONS que l'on donne des numéros d'entrée, et non aux termes. Un seul terme, «tree» (arbre), par exemple, peut avoir plusieurs définitions ayant chacune un numéro de série. Les synonymes et les abréviations n'auront PAS de numéro d'entrée.

3.4 Les cartes seront remplies de façon uniforme, suivant l'exemple ci-après3:

FAO MULTILINGUAL FOREST TERMINOLOGY

En *fire, ground

AN 819

¹ No. 826

Any fire that not only consumes the organic materials of the *forest floor, but also burns into the underlying soil itself, as, for example, a peat fire. (Usually combined with but not to be confused with a surface *fire).

FAO MULTILINGUAL FOREST TERMINOLOGY

En *fire, surface

AN 826

= ground fire [India, New Zealand]

¹ No. 819

Any fire that runs over the *forest floor and burns only the surface *litter, the loose debris and the smaller vegetation.

3 Traduction des fiches:

TERMINOLOGIE FORESTIÈRE MULTILINGUE DE LA FAO

Anglais *fire, ground

AN 819

¹ N° 826


Un incendie qui consume non seulement les matières organiques du *sol forestier superficiel, mais encore se développe dans le sol sous-jacent, par exemple un feu de tourbière. (Généralement accompagné d'un *incendie superficiel, ou «surface fire», avec lequel il ne faut cependant pas le confondre.)

Anglais *fire, surface

AN 826

= ground fire (Inde, Nouvelle-Zélande)

¹ N° 819

Tout incendie qui court sur le *sol superficiel de la forêt et ne consume que la *couverture morte, les débris épars et les végétaux les plus petits.

La série complète des signes et abréviations qui figurent sur ces modèles sont expliqués en détail sous 7. ci-après.

3.5 On distribuera ces cartes, probablement en plusieurs fois, à tous les comités nationaux de terminologie ou groupes linguistiques qui seront prêts à s'en occuper.

3.6 On demandera à chaque comité national ou groupe linguistique de traduire littéralement les définitions anglaises et de décider, sans tenir compte en aucune façon du (ou des) terme(s) anglais, quels sont, dans leurs propres langues, les termes correspondants les mieux appropriés.

Les cas suivants peuvent alors se produire:

3.61 Il peut, en fait, ne pas exister de terme correspondant, par exemple pour «seedling year», tel que ce terme est défini dans la Commonwealth Forest Terminology. Le comité national de terminologie devra alors adopter une paraphrase ou, si cela lui paraît souhaitable, forger ou adopter un mot nouveau répondant à l'idée contenue dans la définition anglaise. Ce terme sera placé entre guillemets pour montrer qu'il s'agit d'un néologisme ou d'un mot d'emprunt (voir 5. ci-après).

3.62 Il existe un terme, mais il correspond à un concept légèrement différent de celui de la définition. Le comité de terminologie devra alors ajouter les qualificatifs nécessaires à la définition donnée et remettre, dès que possible, une copie de la définition ainsi modifiée dans sa propre langue au Commonwealth Forestry Bureau. (Voir, à ce propos, l'utilisation des signes », < ou > et ± sous 5. ci-après.)

3.63 Dans la langue du comité national de terminologie, le terme équivalent a un ou plusieurs sens (forestiers) supplémentaires. Le comité devra alors rédiger dans sa propre langue la ou les définitions supplémentaires du terme dont il s'agit. Il essaiera de les faire cadrer avec les autres définitions en anglais qu'on lui aura envoyées. S'il ne réussit pas à trouver une équivalence, il devra faire parvenir le plus tôt possible au Commonwealth Forestry Bureau, pour lui permettre de faire le nécessaire, une copie de la définition qu'il n'aura pu mettre en concordance avec une définition anglaise.

3.64 De façon plus générale, et dans le même ordre d'idées que pour le paragraphe précèdent, lorsque le comité de terminologie s'apercevra, après étude attentive, qu'un concept qu'il serait avantageux d'y inclure ne figure pas dans les cartes qu'on lui aura envoyées, il devra mettre au point la définition de ce concept dans sa propre langue et l'envoyer au Commonwealth Forestry Bureau sur carte standard (voir 3.1 ci-dessus), dans la forme et avec les détails dont on a donné des exemples au paragraphe 3.4. Toutes ces cartes devront parvenir au Commonwealth Forestry Bureau à une date qui sera fixée ultérieurement.

3.65 Il existe de véritables synonymes (voir le signe = au paragraphe 5.) dans la langue du comité. S'il en est ainsi, on doit choisir le synonyme préféré, lui donner un numéro d'entrée, et y rattacher le ou les autres par un renvoi; par exemple, «trunk» (tronc) ® AN 3076 (ce nombre fantaisiste étant le numéro d'entrée (AN) correspondant à la définition de «bole», le terme préféré).

3.7 Chaque pays ou région linguistique établira ainsi son propre répertoire de cartes, chacune en deux exemplaires, pour la terminologie multilingue. Il le répartira en deux jeux, l'un classé dans l'ordre alphabétique des termes (y compris les cartes relatives aux synonymes et aux abréviations), l'autre classé dans l'ordre des numéros d'entrée (AN), après les avoir complétés par les abréviations et renvois.

3.8 Les langues qui n'employant pas l'alphabet latin devront ajouter une table de transcription, correspondant à un système généralement admis, et en précisant de quel système il s'agit.

REMARQUE: On devra indiquer clairement quel ordre alphabétique on a suivi pour les langues qui utilisent des modifications ou des combinaisons des caractères latins, aux quelles elles octroient une place particulière dans l'alphabet, par exemple: å, ø, æ, ä dans les langues scandinaves, ç, ch, š en tchèque.

3.9 Le «corpus» définitif de définitions sera arrêté par le Comité mixte FAO/IUFRO de bibliographie. Enfin, avant publication, le numéro d'entrée (AN) sera remplacé par un numéro de référence universelle (URN), attribué en permanence à la DÉFINITION en cause, de façon à pouvoir la retrouver et l'identifier dans toute langue dans laquelle on établit une terminologie.

4. Questions de détail

4.1 Quand un terme unique correspond à plusieurs concepts ou définitions, les divers sujets auxquels ces définitions se rapportent doivent toujours être indiqués en toutes lettres, entre parenthèses (voir, par exemple, dans la Commonwealth Forestry Terminology, «drift» qui s'emploie comme terme de flottage, dans la lutte contre le feu, en reconnaissance photographique aérienne et en géologie).

4.2 Tous les synonymes véritables devront être mentionnés. Celui que l'on préfère doit être souligné, celui que l'on cherche à écarter marqué d'une dague (†). Voir aussi 4.6 (a).

4.3 On doit inclure les variantes correspondant à une zone géographique étendue. Par exemple, on devra indiquer le synonyme nord-américain vine pour climber (plante grimpante). Mais s'il existe des définitions régionales différentes pour un terme donné, on mentionnera seulement celles qui s'appliquent effectivement à un vaste territoire. Par exemple, on incluera la définition de la Commonwealth Forest Terminology, Part I, (b) de forest squatter (qui s'applique à tout l'Est africain) mais NON (b) de forest village (qui ne s'applique qu'à Chypre). Dans tous les cas de ce genre, on doit noter en toutes lettres, entre crochets, la zone oh la définition a cours, sauf pour les régions suivantes pour lesquelles en emploiera les abréviations ci-après:

N. Am. (= Amérique du Nord - Canada et Etats-Unis)

L. Am. (= Amérique latine)

U.S.A. (= Etats-Unis d'Amérique)

U.S.S.R. (= Union des Républiques socialistes soviétiques)

Cw (= Commonwealth des pays britanniques et des territoires associés)

On ne doit inclure aucun terme argotique ou d'usage familier.

4.4 On doit ajouter les abréviations usuelles, précédées du signe -® ¬ -, et les inclure dans la suite alphabétique avec un renvoi à leur numéro d'ordre, par exemple d.b.h. -® AN 695 (pour diameter at breast height - diamètre à hauteur de poitrine).

4.5 Pour toutes les langues où il y a plusieurs genres, on doit toujours préciser le genre; de même, la partie du discours à laquelle appartient un terme doit être indiquée lorsque cela peut être utile (voir 5. ci-après).

4.6 De façon plus générale, chaque terminologie devra constituer aussi un élément effectif de réglementation et de normalisation:

a) en plaçant, lorsque ce sera nécessaire, les signes (voir 5.) signifiant 'déconseillé' ou 'préféré' après les synonymes et aussi les abréviations; voir, par exemple, les termes savanna woodland (savane) et felling, selective (exploitation sélective) dans la Commonwealth Forest Terminology, Part I;

b) en précisant si une définition donnée correspondant à un terme est tirée d'une source faisant autorité, par exemple une norme nationale; on devra utiliser pour cela les initiales appropriées, entre parenthèses, par exemple (B.S.I.) pour British Standards Institution ou (D.I.N.) pour Deutsche Industrie Norm.

4.7 Des illustrations (dessins au trait) devront être ajoutées au texte partout où elles en faciliteront sensiblement la compréhension, par exemple pour les parties d'une lame de scie, pour le gemmage (recommandation faite par la Conférence internationale des abrégés scientifiques, 1949). Les propositions visant à compléter les illustrations fournies avec les cartes en anglais devront être envoyées assez tôt au Commonwealth Forestry Bureau.

REMARQUE: Il devrait être possible, pour chaque section linguistique de la terminologie, d'adopter le même jeu d'illustrations.

4.8 On devra chercher à ajouter au texte des expressions idiomatiques illustrant l'usage partout où elles constitueront une aide appréciable pour un lecteur étranger.

4.9 On devra joindre à chaque section linguistique de la terminologie une liste séparée des abréviations retenues par chaque comité national ou groupe linguistique.

5. Signes et symboles d'utiliser avec les termes

A titre provisoire tous les comités de terminologie devront utiliser au moins les suivants:

Signe

Signification

AN

Numéro d'éntrée

† (dague)

déconseillé - par exemple, pour un terme périmé ou à la limite du langage familier

souligner

préféré

(un terme)


-®

voir (signe du renvoi)

=

synonyme

»

à peu près le même que (quasi synonyme)

±

utilisé à la fois dans des sens plus larges et plus étroits que

¹

n'est pas équivalent à

<

a un sens plus étroit que

>

a un sens plus large que

« »

néologisme ou mot d'emprunt

[ ]

usage régional d'un terme (on doit omettre les usages tout à fait locaux)

*

On utilise partout l'astérique:


1. pour indiquer que le terme dont il s'agit est lui-même défini quelque part et qu'il serait utile de consulter cette définition;


2. pour indiquer, dans un terme de plusieurs mots, le véritable mot clef qui permettra de le trouver à sa place dans le vocabulaire.

Cf. à rapprocher de


(s.c.) substantif ordinaire

Dans les langues où il

(s.f.) » féminin

n'y a pas de genres on

(s.m.) » masculin

ne doit mettre (s.c.)

(s.n.) » neutre

que là où c'est utile pour distinguer, par exemple, d'un verbe.

(vb.) verbe


-® ¬ - abréviation et en temps utile:


URN

numéro de référence universel.

Chaque comité de terminologie devra déterminer un jeu d'initiales, etc., convenables pour représenter les sources utilisées selon les indications des paragraphes 1.3 et 4.6 (b) et les notifier le plus tôt possible au Commonwealth Forestry Bureau.

6. Echantillon d'un index alphabétique anglais en cours d'établissement 4

4Les définitions seules sont ici traduites en français.

Numéro d'entrée


AN 607

Catchment (area) [Cw] = Drainage area = Watershed [U.S.A.] ¹ AN 4076. La surface totale alimentant en eau un cours d'eau, lac ou réservoir déterminé.

608

Catena. Un groupe de sols qui...

609

Cedar-apple. Une galle globuleuse ou en forme de rein produite sur...

---

d.b.h. ® ¬ AN 695 (® ¬ Abréviation pour diameter breast height)

681

Defloculation = Dispersion (suit la définition)

704

Dispersion (Statistics). L'ampleur des variations des valeurs d'une série de...

---

Dispersion (Pedology) -® AN 681

---

† Divide (s.c.) -® AN 4076

---

Drainage ares -® AN 607

---

† Water parting -® AN 4076

4076

Watershed [Cw] = † Water parting [Cw], Divide [U.S.A.]. ¹ Watershed [U.S.A.] dans AN 607.

7. Esquisse de l'annotation complète d'un terme, avec sa définition, montrant l'ordre dans lequel les signes et les symboles devront se suivre

AN 1739 Freshen (vb.) (Resin tapping) [Cw.] =...= †....; » AN 46 [U.S.A.] < AN 428 ¹ AN 571; -® ¬ -... [United Kingdom] †... Suit la définition... (B.S.I.) cf. AN 636 -® AN 280.

Explication: Le terme «freshen» a le numéro d'entrée 1739. Ce terme, qui est un verbe, est employé en parlant des opérations de gemmage dans le Commonwealth britannique. Il a pour synonyme admis..., et pour synonyme déconseillé...; ce terme est à peu près le même que le terme américain AN 46, il a un sens plus restreint que le terme AN 428, et est différent du terme AN 571. On préfère l'abréviation...; une abréviation utilisée au Royaume-Uni est..., et une abréviation déconseillée est... Suit la définition. C'est une définition du British Standards Institute et on devra la comparer avec celle de AN 636. Voir aussi la définition de AN 280.

Bien entendu, aucun terme ou définition n'exigera toutes ces annotations, ni même la plupart d'entre elles.

(Traduit de l'anglais)


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