Le CICI-2003 a considéré cette question et a recommandé que «le Comité de la FAO sur les forêts doit réaffirmer la mise en place des critères et indicateurs comme un programme prioritaire de la FAO comprenant une assistance technique et le renforcement des capacités et avec le Mécanisme du Programme forestier national basé sur les demandes des pays en développement dont les besoins et demandes sont spécifiques. Il est aussi recommandé de renforcer le rôle de la FAO, celle-ci devant faciliter la collaboration entre les processus de critères et indicateurs».
Les organisations internationales ont joué un rôle crucial dans le développement et la promotion des critères et indicateurs des 10 dernières années. C’est l’OIBT qui la première a utilisé les critères et indicateurs dans la gestion durable des forêts en 1992. Sur les 10 dernières années, elle a révisé la première série, promue et assistée les pays à les utiliser, a formé les utilisateurs et a organisé le report sur les progrès de leur mise en œuvre. La FAO, avec le PNUE, a aussi joué un rôle important dans l’établissement de la plupart des critères et indicateurs en Amérique latine, en Afrique et en Asie. La majorité des efforts des pays pour gérer les forêts d’Afrique a largement été facilitée par les organisations intergouvernementales. En fait, la reconnaissance face à l’existence d’un certain nombre de processus doit aller à la FAO qui a aussi fourni des soutiens techniques. Au niveau politique, la FAO et l’OIBT ont rassemblé plusieurs réunions d’experts au niveau international pour traiter des questions en cours, et maintenir un fort intérêt sur le sujet.
En réponse à notre enquête, tous les processus de critères et indicateurs étudiés sont d’accord pour reconnaître le rôle important de la FAO et de l’OIBT pour poursuivre leur implication dans les critères et indicateurs. Nombreux sont conscients d’être encore au stade de développement mais qu’ils manquent de capacité pour faire des progrès. Ram Prasad (2004, com. pers.) a exprimé la position des pays d’Asie ayant des forêts sèches en réponse au questionnaire, et il résume bien la position de nombreux pays en développement lorsqu’il dit: «La majorité des pays (dans la région) semblent ne pas être concernés, ignorants, sans ressource et incapable de sortir du sable mouvant sans aucune aide». Ce qui montre que le problème est plus grave que le seul manque de ressources. Les principaux domaines d’intervention identifiés par processus sont le renforcement des capacités, la coopération et la collaboration, la promotion de la sensibilisation et l’engagement, utilisant eux-mêmes les critères et indicateurs, et les efforts pour impliquer les pays n’utilisant aucun processus à se joindre à cette activité. Les détails de ces suggestions sur les futurs rôles de la FAO et de l’OIBT sont.
a) Renforcement des capacities
b) Coopération
c) Sensibilisation et engagement
Organiser une réunion à haut niveau sur les critères et indicateurs (si nécessaire au même moment que d’autres réunions) tous les 4-5 ans.
d) La FAO, l’OIBT et les autres organisations internationales utilisent les critères et indicateurs dans des analyses et des rapports appropriés.
e) Promouvoir l’implication des pays dans tous les processus.
Les critères et indicateurs sont reconnus comme l’outil principal pour l’ADF. Mais ils sont encore à un premier stade de développement dans de nombreux pays. L’efficacité de certains processus et le fonctionnement parallèle de certains autres continuent de dépendre du soutien et des apports de données de ces organisations. Il faut poursuivre les efforts afin qu’ils soient totalement efficaces.