4.1. Politique forestière nationale
4.2. Diverses lois nationales et réglementation
4.3. Institutions impliquées dans la gestion des RGF
Quatre grandes orientations caractérisent la nouvelle politique forestière du Cameroun:
Les stratégies mises en place pour atteindre ces objectifs comprennent entre autres, la création d'un domaine forestier permanent et des aires protégées représentant la biodiversité nationale et le développement des mesures de protection et de conservation des ressources forestières; l'identification du potentiel naturel des forêts en vue d'une gestion conservatoire des ressources, la promotion et l'organisation de la mise sur le marché des produits forestiers (autres que le bois) au niveau national et à l'exportation.
La réalisation de l'ensemble de ces objectifs a donné lieu à l'élaboration d'un certain nombre de projets de conservation de la biodiversité dont certains sont en cours d'exécution et d'autres en attente de financement.
Le Cameroun est doté d'instruments juridiques lui permettant de gérer et de conserver de façon durable les ressources naturelles dont il dispose notamment en ce qui concerne le régime des forêts, de la faune et de la pêche (loi N° 94/01 du 20 janvier 1994). Le décret d'application N° 95/531/PM du 23 août 1995 de la loi portant régime des forêts, de la faune et de la pêche, confie en son article 13, la gestion des ressources génétiques forestières aux administrations chargées des forêts, de la faune, de l'environnement et de la recherche scientifique. On peut citer également la loi N° 96/12 du 05 août 1996 portant loi cadre relative à la gestion de l'environnement, article 4 alinéa (w), article 10 surtout le chapitre 5 de la gestion des réserves naturelles et de la conservation de la diversité biologique, article 62 à 69.
La collecte des ressources génétiques à des fins scientifiques est subordonnée à l'obtention d'une autorisation délivrée par le Ministre chargé des Forêts après avis du Ministre chargé de la Recherche Scientifique et à la constitution préalable d'un stock de référence par le demandeur dans l'Herbier National du Cameroun.
La loi forestière en son article 17 alinéa 3 prévoit dans le cadre de la conservation des ressources biologiques, la mise en place d'unités de conservation des ressources ex-situ desdites ressources telles que les banques de ressources génétiques, les jardins botaniques et zoologiques, des arboreta, des vergers à graines ou des pépinières.
A cet effet, les administrations concernées fixent les modalités de prélèvement, de traitement de conservation et de multiplication des gènes et spécimens prélevés dans le milieu naturel.
Cette loi prévoit en même temps les mesures incitatives en vue d'encourager les reboisements, l'élevage des algues par des privés et la possibilité de mettre les plaques d'interdiction, de déclarer zone à écologie fragile, de classer selon le cas, comme forêt domaniale de protection, réserves écologiques intégrales ou sanctuaires de flores, les terrains ayant un couvert forestier reconnus nécessaires à la conservation des sols, à la protection des berges d'un cours d'eau, à la régulation des régimes hydrauliques ou à la conservation de la diversité biologique. Il existe d'autres lois relatives aux pesticides à usage agricole notamment la loi N° 90/013 du 10 août 1990 portant sur la protection phytosanitaire. Elle traite de l'importation et exportation des végétaux, des sols ou des milieux de culture. La loi N° 92/223/PM du 25 mai 1992 fixe les modalités d'application de cette loi.
De nombreux programmes et projets interviennent directement ou non dans la gestion des ressources génétiques forestières au Cameroun.
Les ONG jouent aussi un rôle de plus en plus important dans les stratégies de gestion des ressources naturelles au Cameroun, on peut citer quelques-unes: