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2. DONNEES GENERALES ET RESULTATS

2.1 SERVICES CONSULTATIFS

L'avis des experts du projet a été demandé sur pratiquement l'ensemble des problèmes du développement des pêches, en particulier sur l'intégration de ce secteur aux réalisations du plan quadriennal, sur la formation de pêcheurs et d'autres spécialistes des pêches, sur les programmes de l'OAP, ainsi que sur les services de l'administration centrale et la situation des pêches traditionnelles du pays.

Une évaluation des résultats de ce type d'activité n'est pas facile, d'autant plus que, dans de nombreux cas, les demandes ont été faites d'une façon peu suivie. Il semble, néanmoins, que les conseils techniques des experts aient été souvent bien accueillis par les intéressés.

Si une grande partie des conseils étaient de caractère technique, la préoccupation majeure du projet a été d'attirer l'attention du Gouvernement sur la priorité qui devait être accordée à certaines idées de base, à certains programmes dont le succès conditionnerait d'autres réalisations. C'est ainsi que le projet a insisté sur l'organisation du marché des poissons bleus, avec une politique de soutien des prix, de stockage et d'écoulement, condition fondamentale de l'augmentation de la production des senneurs. Il a aussi souligné les avantages qu'il y aurait à intensifier l'exploitation des fonds non chalutables (les deux tiers du plateau continental algérien) dans le but d'accroître l'offre de poissons et de crustacés de haute valeur commerciale, mais surtout afin de créer un plus grand nombre d'emplois tout le long du littoral, étant donné la nécessité dans laquelle se trouve le Gouvernement d'augmenter la productivité de la pêche au chalut et à la senne, et d'écarter les bateaux trop âgés de la flottille actuelle où travaillent des centaines d'hommes qu'il faudra reclasser.

Il faut noter que pendant la durée du projet, les organismes de contrepartie étaient en cours de réorganisation et faiblement pourvus de personnel, ce qui a grandement pesé sur l'efficacité du projet. Par ailleurs, la coordination entre les différents organismes gouvernementaux étant faible, il n'y a jamais eu de réunion de travail avec l'ensemble des organismes de contrepartie.

Les principaux services consultatifs rendus par le projet ont été fondés sur des études dans les domaines suivants:

2.2 FORMATION DU PERSONNEL

Le projet a participé avec deux de ses experts (le technologue des pêches et l'instructeur mécanicien) aux programmes de formation intensive de patrons de pêche et de mécaniciens pour la nouvelle flottille de l'OAP, à Mostaganem. Il a également fourni une assistance aux cours de l'FAM/Pêche de Béni-Saf sur le fonctionnement et l'entretien des moteurs navals.

Dans cette dernière école, des plans détaillés ont été établis, prévoyant l'agrandissement du bâtiment en vue de recevoir des élèves en régime d'internat et de leur offrir des cours réguliers de mécanique. Des plans semblables ont été élaborés pour l'FAM de Ghazaouet. Les propositions du projet à ce sujet n'ont pas eu de suite face à la décision du Gouvernement, en juillet 1971, de confier à la Marine nationale la formation des jeunes marins-pêcheurs.

Les cours à Mostaganem (Ecole nationale de formation et de perfectionnement de patrons de pêche et mécaniciens (ENMFPPPM) ont pris une orientation trop théorique faute d'un navire-école adéquat. L'équipement des ateliers à terre (montage et ramendage d'engins de pêche, entretien des moteurs et mécanique en général) était loin d'être complet. Une première promotion de 19 capitaines-patrons de pêche est sortie de cette école en novembre 1971 (sur un effectif initial de 28 élèves) 1. Les experts du projet se sont chargés des cours sur les techniques de pêche, l'armement des navires et l'entretien des moteurs et d'autres installations mécaniques de bord. Une deuxième promotion de 10 élèves a été admise en janvier 1972, pour laquelle un navire-école polyvalent était finalement disponible dès le mois de décembre: “Ecole I”, construit en République démocratique allemande, il mesure 23 m de long, et possède un moteur de 360 ch. En 1971, un premier groupe de huit mécaniciens a été formé à Mostaganem, sur un effectif initial de 11 élèves. Les cours de mécanique, entièrement programmés par l'expert instructeur mécanicien du projet, y compris les plans des installations nécessaires, ont eu lieu de septembre à décembre. Une deuxième promotion de 15 élèves a été admise en janvier 1972.

Aux vicissitudes inhérentes à la réorganisation de l'école se sont jointes les difficultés rencontrées par l'OAP pour pouvoir établir immédiatement des contrats de travail en faveur des nouveaux brevetés. Le deuxième concours d'admission d'élèves patrons de pêche en a souffert. Par contre, les résultats du concours pour les mécaniciens ont dépassé les espoirs. Il faut dire qu'aucun temps de navigation préalable n'était exigé dans ce cas.

En octobre 1971, la Direction de la marine marchande, des pêches et des ports a affecté un de ses jeunes cadres, à plein temps, à la coordination et à l'amélioration des actions de formation. Les préparatifs pour l'aboutissement du projet de l'Ecole nationale des pêches avec l'aide bilatérale canadienne, se sont accélérés. Des plans pour la réouverture des écoles d'apprentissage maritimes, qui avaient été fermées (sauf celle de Béni-Saf), sont à l'étude. Le Gouvernement a même rouvert l'EAM d'Alger, à laquelle a été affecté le navire-école “Bologhine”.

Le projet a participé avec son expert instructeur mécanicien et des experts-conseils (MM. Claude Nédelec et J. Ravet, du Département des pêches de la FAO, Rome) à la surveillance des étapes finales de la construction du “Bologhine”, ainsi qu'aux essais au moment de la livraison de ce bateau.

1 Il conviendra de soumettre ces patrons à une période d'adaptation aux nouveaux navires. Une assistance à ces programmes d'adaptation sera réalisée dans le cadre du nouveau projet ALG/72/003.

2.3 RELANCE DES ACTIVITES DE RECHERCHE

Le biologiste du projet s'est consacré initialement à la modernisation des installations de l'ISTPA, à Bou-Ismail, dans la plus étroite collaboration avec le nouveau directeur de cet organisme, M. B. Asselah. L'expert a participé par la suite à la programmation et à la supervision des premiers travaux de l'institut (travaux de nature théorique, et d'évaluation de connaissances antérieurement acquises, faute d'un navire de pêche exploratoire et de recherche).

L'expert biologiste a décrit l'ISTPA dans un rapport spécial, faisant état des installations, de l'équipement, du personnel et des programmes de travail que l'actuelle direction de l'institut se proposait de mener à bien. Cette description, suivie de recommandations de l'expert, constitue l'annexe 1 du présent rapport.

2.4 DEMONSTRATION DE METHODES ET TECHNIQUES DE PECHE

Le projet n'a pu réaliser qu'un programme très modeste de démonstration de méthodes et techniques de pêche, et ceci d'une part parce que l'expert technologue était trop pris par la formation des patrons pour la nouvelle flottille de l'OAP, et d'autre part, parce qu'il a été pratiquement impossible de disposer des bateaux de la flottille commerciale actuelle, qui auraient eu une puissance suffisante et un treuil adéquat.

Néanmoins, avec l'assistance d'un expert-conseil du Siège de Rome (M. Claude Nédelec) et d'un spécialiste en chalutage à grande ouverture verticale (M. André Brème), le technologue du projet a entrepris un programme de démonstration à Mostaganem, dans le cadre de l'Ecole des patrons de pêche qui avait d'ailleurs monté les deux premiers chaluts expérimentaux du projet. Une seule sortie fut faite en septembre 1971. Devant la perspective d'une longue immobilisation du navire de démonstration, la “Zumaya”, on a essayé d'adapter un des chaluts à des moteurs moins puissants, afin de pouvoir s'en servir sur des bateaux de la flottille commerciale. Ces travaux ont effectivement été réalisés, mais dans des conditions très précaires.

Le même expert-conseil a procédé à d'autres démonstrations à Alger, en décembre, utilisant un troisième chalut à grande ouverture, adapté à des moteurs de 150 ch. Seul un armateur privé a pu collaborer avec le projet, les navires de l'OAP ne s'y prêtant pas. Le mauvais temps et les carences opérationnelles de la flottille, ont sensiblement réduit les possibilités du projet pour continuer son programme de démonstration.

Avant la fin du projet, le technologue des pêches a pu effectuer encore des traits de chalut expérimentaux à Mostaganem, grâce à la collaboration de l'équipage du bateau “Ecole I”, et les élèves de la deuxième promotion de l'école ont pu bénéficier de ces essais.

Malgré l'insuffisance du nombre des sorties de démonstration et, surtout, les mauvaises conditions où elles ont été réalisées, le chalut de fond à grande ouverture verticale s'est révélé en général d'une sélectivité plus intéressante, du point de vue commercial, pour ce qui est du poisson, que le chalut de type italien très répandu en Algérie. Les pêches de poissons de plus grande taille ont été notables, et l'état de ce poisson à son arrivée à bord était sensiblement meilleur.

A Mostaganem comme à Alger, des armateurs privés se sont intéressés à ce genre de chalut. L'OAP en a commandé pour sa nouvelle flottille. Le nouveau projet PNUD/FAO devra poursuivre ces démonstrations en utilisant les navires de l'OAP, et dans la mesure du possible, des unités du secteur privé qui puissent offrir des conditions de travail satisfaisantes afin de permettre une comparaison scientifique des résultats du chalut à grande ouverture avec ceux des types traditionnels.

La démonstration de l'utilisation du “power-block” pour senne tournante et coulissante, à peine commencée par le projet, devra également être poursuivie.

2.5 ASSISTANCE A L'OFFICE ALGERIEN DES PECHES

Jusqu'en novembre 1971, lorsque le personnel du projet a été renforcé par l'affectation d'un technologue en conserves de poisson et d'un expert en armement des navires de pêche, l'assistance du projet à l'OAP s'est limitée à des conseils techniques, notamment pour les spécifications des chaluts et sennes coulissantes pour la nouvelle flottille, dont les premières unités devaient être livrées au commencement de 1972. Au cours de sa mission, l'expert-conseil du Siège de Rome a participé à ces travaux en tenant compte des objectifs de production immédiats de la nouvelle flottille. Une première proposition a été présentée à l'OAP en février 1971, suffisamment détaillée pour servir à l'élaboration des divers appels d'offres qui devaient être passés dans le courant de l'année. Ces propositions, révisées en octobre, ont fait l'objet de nouvelles recommandations très précises du projet. A l'occasion de la présence de l'expert-conseil, une session de travail présidée par le Directeur général de l'OAP, M. M. Harrati, a été consacrée aux mesures prioritaires pour la mise en pêche des quatre premières unités de la nouvelle flottille. Le projet a aussi envoyé un de ses experts-conseils visiter le chantier espagnol où ces bateaux étaient en construction, afin de vérifier les installations de pêche et un rapport a été soumis à l'Office à ce sujet en novembre 1971.

Plusieurs questions ayant trait aux activités futures de l'OAP ont fait l'objet d'entretiens avec les experts du projet. Parmi ces questions, on doit citer le type de contrat et le système de rémunération des équipages, la mise en pêche et la répartition par port et genre de pêche des nouveaux navires. Par ailleurs, l'OAP ayant demandé une assistance particulière du projet pendant les deux premiers mois d'opérations des navires de la nouvelle flottille, il a été convenu que le technologue des pêches affecté à l'Ecole de Mostaganem, et, pendant deux mois, un autre expert technologue (petits métiers), engagé dans le cadre du nouveau projet ALG/72/003, seraient mis temporairement à la disposition de l'OAP, en collaboration avec l'expert capitaine d'armement. Cette assistance devait permettre de mener à bien une seconde phase de la formation des patrons de pêche brevetés par l'Ecole de Mostaganem.

L'OAP souhaitait encore pouvoir compter sur l'assistance des techniciens du Siège de la FAO à l'occasion des essais des premières unités polyvalentes livrées par un chantier espagnol, aussi le project a-t-il engagé à cette fin le technologue des pêches et l'ingénieur naval qui avaient assisté aux essais du “Bologhine”.

Enfin, le projet a participé à la réparation des moteurs de six unités de l'actuelle flottille de l'OAP après une expertise menée à bien par l'expert instructeur mécanicien. Une liste des travaux à effectuer a été préparée par cet expert, qui en a ensuite surveillé l'exécution à Béni-Saf. Toutes les unités réparées ont été remises parfaitement en état et ont repris la mer.

Pour ce qui est des usines, les intentions de l'OAP ont été définies à l'intention de l'expert technologue des conserves et son concours a été demandé, tant pour la révision du programme de modernisation établi par l'OCI en 1968/69, que pour faire démarrer les usines de Khemisti-port, Jijel, Collo et Béni-Saf, dont le matériel avait déjà été livré. Plusieurs rapports techniques ont été présentés par l'expert, avec des recommandations précises pour assurer l'avancement des travaux dans ces usines et l'établissement de structures et systèmes de gestion. Le projet a aussi participé à la programmation de cours de formation ou de recyclage des cadres techniques des conserveries, qui auront lieu à l'usine de Khemisti-port considérée comme la conserverie modèle de l'Office.

2.6 DEVELOPPEMENT DES PETITS METIERS

L'attention du Gouvernement a été attirée par la possibilité d'améliorer la production et le rendement unitaire des pêches aux petits métiers, en particulier sur des fonds non chalutables, constituant les deux tiers environ du plateau continental algérien. Si, dans ce domaine, les ressources potentielles sont très mal connues, il semble toutefois que l'on pourrait intensifier l'exploitation de ces fonds en attendant les résultats des études spécialisées qui s'imposent pour posséder une connaissance raisonnable du potentiel halieutique.

Le directeur du projet, se fondant sur des discussions avec des pêcheurs et d'autres renseignements obtenus de diverses sources dans les ports des pêches, a estimé grossièrement que la production de petits métiers pourrait atteindre 5 000 à 6 000 t par an. Pour arriver à un résultat de cet ordre, il faudrait non seulement disposer d'un matériel perfectionné (bateaux et engins de pêche) et d'équipages convenables, mais aussi trouver des débouchés pour certaines espèces de poissons et mollusques aujourd'hui peu consommés en Algérie. Les possibilités d'exportation ne sauraient être négligées.

Le potentiel des efforts d'investissements et de formation a été évalué et il conviendrait de construire dans le pays la plupart des nouvelles unités de pêche consacrées aux petits métiers. Le projet, dans le but de formuler des recommandations pour la construction et la réparation de bateaux de ce genre, a fait appel en octobre 1971 à un expert-conseil (M. Peter Noble), ayant pour mandat de participer à l'élaboration d'un programme spécifique à entreprendre dans le cadre du futur projet ALG/72/003 portant sur des opérations de pêche exploratoire sur les fonds non chalutables, l'étude de nouveaux modèles de bateaux de pêche, la démonstration de méthodes et techniques modernes de pêche et la formation de charpentiers navals, le tout en liaison avec les perspectives d'expansion des petits métiers.

Au cours de ses visites à divers ports de pêches, l'expert-conseil a pu étudier le type de bateau utilisés actuellement et identifier un certain nombre d'améliorations pouvant leur être apportées pour accroître immédiatement leur capacité opérationnelle. Les résultats des travaux de cet expert constituent le rapport No FI:DP/ALG/68/026/1.

Dans le domaine des études de base pour le futur programme des petits métiers, le projet a également reçu une contribution appréciable d'un autre expert-conseil (M. Brème), recruté à l'origine pour les démonstrations mentionnées à la section 2.4, mais qui a pu étudier aussi dans des ports de l'ouest et dans l'Algérois la situation actuelle de ce genre de pêche. Ses recommandations figurent à l'annexe 2 du présent rapport.

2.7 EFFETS DE LA POLLUTION SUR LES RESSOURCES HALIEUTIQUES

Une autre mission d'expert-conseil a été entreprise en février 1972, à la demande du Gouvernement. Un expert-conseil (M. G. Tomczak) a visité deux ports particulièrement pollués, où il a eu l'occasion de se documenter sur la nature et le volume probable des principaux polluants qui affectent les conditions mésologiques de la côte algérienne. Il a discuté avec les administrateurs des ports et les représentants des industries dont les déchets constituent les principales sources de pollution, les mesures les plus urgentes à prendre afin de permettre dans un proche avenir un contrôle efficace de la pollution maritime.

Au cours de ces discussions, l'expert a recommandé une révision de la législation en vigueur de façon à obliger les industries susceptibles de devenir polluantes à analyser et surveiller les eaux résiduelles. D'après lui, le déversement de graisses et substances huileuses dans les égouts devrait être interdit. Enfin, il a souhaité qu'une attention particulière soit consacrée à la formation d'océanographes et de biologistes qui se spécialiseraient dans la lutte contre la pollution marine. L'Institut océanographique de l'Université d'Alger et l'ISTPA devraient être équipés pour l'analyse de la pollution.

2.8 EVALUATION DES BESOINS FUTURS D'ASSISTANCE TECHNIQUE INTERNATIONALE

A la demande des autorités algériennes et du PNUD, le projet a participé activement dès 1970 à l'évaluation des besoins en assistance technique internationale dans le domaine du développement des pêches. Face aux possibilités offertes, le Gouvernement a pris des options dans le cadre de la programmation conjointe avec le PNUD et la décision a été prise d'élargir le projet actuel dès 1972. Un montant équivalent à 800 000 dollars E.-U. a été retenu, en principe, pour l'aide du PNUD jusqu'en 1975, dont 626 000 en 1972/73. Le nouveau projet, d'une durée de trois ans, aura pour but d'aider le Gouvernement à atteindre et à consolider les objectifs du plan quadriennal dans les domaines suivants:

Un Plan d'opérations a été mis au point, détaillant les diverses activités envisagées. Celles-ci seront exécutées par l'intermédiaire des services d'assistance technique et des conseils des experts et des experts-conseils; par la réalisation de programmes de travail se référant principalement à la démonstration de méthodes et techniques de production améliorées; par le perfectionnement du personnel homologue national dans l'exécution même des programmes de travail ainsi que par l'attribution de bourses d'études.

Le nouveau projet élargi, compris dans le Programme national algérien du PNUD, a débuté en avril 1972. Le Ministère d'Etat chargé des transports en est l'organisme de contrepartie. Les activités du projet se dérouleront en collaboration avec les agences gouvernementales mentionnées dans ce rapport.

2.9 BOURSES D'ETUDES

Deux bourses d'études d'une durée approximative d'une année chacune ont été mises à la disposition du Gouvernement par le projet, l'une dans le domaine de la biologie des pêches maritimes, l'autre, dans celui de l'administration des pêches. Il est regrettable qu'aucune candidature n'ait pu être retenue pour ces bourses d'études.


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