par
D.J. Boland 1, J. Davidson 2, et N. Howcroft 3
1 Division of Forest Research, C.S.I.R.O., P.O. Box 4008, Canberra. A.C.T. 2600.
INTRODUCTION
L'idée de procéder à des collectes de graines de provenances d'Eucalyptus deglupta Blume et d'Araucaria cunninghamii Lambert en Irian Jaya (Indonésie) a pris corps au cours d'une réunion conjointe des deux groupes de travail de l'IUFRO S2.02.8 (espèces et provenances tropicales) et S2.03.1 (amélioration des essences tropicales et subtropicales) qui s'est tenue à Nairobi (Kenya) en octobre 1973. Les participants ont reconnu l'importance des deux essences pour la foresterie de plantation tropicale et subtropicale et la nécessité d'élargir la gamme du matériel disponible pour les essais de provenance. Davidson en 1973 avait déjà préconisé la conservation de quelques populations de E. deglupta.
Jusqu'en 1975 aucune collecte de graines de provenances n'avait été faite pour E. deglupta à Ceram ou en Irian Jaya, ni pour A. cunninghamii en Irian Jaya. Peu de temps après la réunion de Nairobi, il a été convenu que le Centre technique forestier tropical (C.T.F.T.) procéderait à des collectes de E. deglupta à Ceram et à Sulawesi où peu de matériel avait été recueilli lors de collectes antérieures, et qu'une équipe dont les travaux seraient coordonnés par le Forest Research Institute (F.R.I.) de Canberra, effectuerait des collectes en Irian Jaya.
Des cartes indiquant grosso modo la répartition de E. deglupta ont été dressées par Davidson en 1973 et Turnbull en 1974 bien que la répartition de cette essence en Irian Jaya soit moins bien connue, en raison surtout de la difficulté d'accès de la plupart des régions intérieures du pays. Un peuplement de E. deglupta a été signalé en 1960 près d'Enarotali (Ziek, inédit) et un autre a été découvert en 1961 près de la source des fleuves Andjai et Wekari près du Mont Netotti (Zieck, communication personnelle). La piste d'atterrissage la plus proche de cette localité se trouve près d'Andjai dans la vallée de kebar.
Quant à Araucaria il en existe deux espèces en Papouasie-Nouvelle-Guinée: A. hunsteinii K. Schumann et A. cunninghamii Lambert mais cette dernière est la seule dont on sait qu'elle s'étend jusqu'en Irian Jaya (Gray 1973). La répartition de A. cunninghamii en Papouasie-Nouvelle-Guinée a été très bien étudiée (Gray 1973). On trouve cette espèce de façon intermittente depuis les environs de Milne Bay, au sud, jusque près de Wutung dans le nord, localité qui se trouve en Papouasie-Nouvelle-Guinée près de la frontière de l'Irian Jaya. Par contre la répartition de A. Cunninghamii en Irian Jaya est connue surtout par des rapports non publiés comme ceux de Zieck.
ORGANISATION ET CALENDRIER DES COLLECTES
La mission comprenait M. D. Boland du F.R.I. à Canberra, Australie; Dr. J. Davidson et M. N. Howcroft, Department of Forests, Bulolo, Papouasie-Nouvelle-Guinée, M. J. Dali, Forest Research Institute, Bogor et M. S. Hutagaol, Department of Forestry, Jayapura, Indonésie. Les titres de voyage et les indemnités de déplacement des participants ont été payés par un fonds FAO pour la collecte de graines, octroyé au F.R.I. de Canberra. Il avait été entendu que la moitié des graines recueillies serait partagée entre les participants indonésiens et ceux d'Australie-Papouasie-Nouvelle Guinée.
Un essai infructueux pour déterminer la date précise des collectes avait été fait avant le départ. On a donc fixé la date de collecte de E. deglupta d'après les dates connues de collecte en Papouasie - Nouvelle-Guinée. En ce qui concerne les graines d'Araucaria, il était difficile de déterminer la meilleure époque par extrapolation d'après les peuplements de Papouasie-Nouvelle-Guinée, les dates de collecte y variant, semble-t-il, avec l'altitude, la latitude et la longitude (donnée non publiée de Howcroft).
Les membres de l'expédition, qui avaient rendez-vous à Jayapura le 3 juin 1975, se sont ensuite séparés en deux groupes à Biak. MM.Boland, Davidson et Dali se sont rendus à Enarotali via Nabire pour procéder à des collectes de E. deglupta, tandis que MM. Howcroft et Hutagoal prenaient la route de Manokwari dans le but d'effectuer des collectes de graines de E. deglupta et de A. cunninghamii dans la région du Kebar. Ces derniers, n'ayant pu atteindre la vallée du Kebar en raison de difficultés de transport imprévues, ont alors décidé de collecter des graines de A. Cunninghamii dans la chaîne d'Arfak. Tous les déplacements ont été effectués par Merpati, principale compagnie aérienne d'Irian Jaya. (On trouvera à la figure 4 un schéma des principaux intinéraires).
COLLECTE D'EUCALIPTUS DEGLUPTA DANS LA REGION D'ENAROTALI
La mission a engagé neuf porteurs à Enarotali. Un forestier et deux membres de la police locale ont accompagné le groupe. Ce dernier a également loué à la Mission catholique locale un bateau à moteur hors-bord pour se rendre d'Enarotali à Little Kebo (Figure. 1). Après une marche de Little Kebo à Giteuto un camp de base a été établi sur les bords du fleuve Hubejo. Deux grimpeurs de Kebo se sont joints à la mission.
Quatre groupes se sont alors formés au départ de Giteuto pour inspecter les semenciers de E. deglupta (“djewo”) (Figure 1). Le premier s'est dirigé vers les collines escarpées situées immédiatement au nord-est du camp de base; le second vers les rives occidentales du fleuve Kobejo et les collines adjacentes; le troisième vers la source du fleuve Kobejo d'où il a essayé en vain de s'aventurer dans la vallée du fleuve Erome. Le quatrième est allé à Kederebutu.
Dans la vallée du fleuve Kobejo E. deglupta est d'ordinaire représenté par de vieux arbres dispersés mais on rencontre parfois de petits groupes comptant jusqu'à sept individus. Un peuplement plus important d'environ vingt arbres a été observé dans un ravin derrière une crête du côté oriental d'un affluent du fleuve Kobejo, connu localement sous le nom de fleuve Gummi. Très peu d'arbres poussent le long des fleuves; la plupart se trouvent en hauteur sur les versants escarpés des collines et sur les crêtes. La mission a pu observer des souches de E. deglupta et des grumes provenant d'arbres récemment abattus. Les arbres restants doivent probablement leur survie à leur position, d'accès difficile pour les villageois. On a estimé avoir vu environ 400 arbres. La régénération était extrêmement faible. Les principales espèces associées à E. deglupta étaient Castanopsis, Myristica et Eugenia spp.
Autour des lacs Wissel les sols proviennent pour la plupart de roches-mères calcaires. Dans la vallée du fleuve Kobejo et près de Little Kebo, les sols proviennent de matériaux originels gréseux et limoneux, et c'est sur ces derniers seulement que pousse E. deglupta. Entre Kebo et Little Kebo on trouve une petite zone occupée par des sols d'origine apparemment volcanique. L'étagement altitudinal de l'espèce varie d'environ 1 700 m à 2 000 m. Les précipitations sont de l'ordre de 2 500 à 3 500 mm par an. En raison de l'altitude, les nuits sont très fraîches.
Des spécimens de collection ont été prélevés sur huit arbres ainsi que quelques échantillons de bois. La récolte de graines a été dans l'ensemble peu abondante (environ 160 g de graines recueillies sur quatre arbres). Pour deux collectes on a abattu l'arbre, mais les autres ont été effectuées par les grimpeurs. Ces derniers sont montés dans un arbre voisin, plus petit, puis de là sont passés sur l'arbre visé, évitant ainsi la partie large et glissante du trone. Parfois ils ont jeté un pont de lianes entre deux arbres; ou ont utilisé comme support, une liane qui enserrait leurs chevilles pour les aider dans leur ascension. Les branches portant les graines ont été coupées à la machette.
E. deglupta est l'une des espèces d'eucalyptus dont la graine est le plus difficile à recueillir. La période des collectes est courte car la graine arrivée à maturité ne reste sur chaque arbre que quelques semaines avant la déhiscence. Plusieurs arbres portaient des fruits ouverts et secs. Bien que l'expédition n'ait pas coïncidé avec la période de plus grande production de graines, (qui se situe, semble-t-il, 1 à 2 mois plus tôt) de nombreux arbres portaient des inflorescences à des stades très différents de développement. Cela donne à penser que la période de collecte est en fait plus longue même si le nombre d'arbres dont on peut recueillir la graine en dehors de la période de pointe est inférieur. Abattre l'arbre entier n'est pas à conseiller car les fruits s'éparpillent quand la cime frappe le sol. En climat humide, il est essentiel d'assurer une bonne aération des fruits recueillis, pour éviter la formation de chapignons qui détérioreraient les graines.
Les plus grands arbres avaient de 60 à 65 m de hauteur et de 160 à 200 cm de diamètre. Ils étaient plus petits que les grands arbres âgés observés par l'un de nous (J.D.) en Nouvelle-Bretagne. Les grumes, saines jusqu'au centre, (photographie 1) présentaient quelques signes de “coeur spongieux” et un début de pourriture, ce qui contrastait nettement avec les très vieux arbres de Nouvelle-Bretagne dont le coeur présente de très grandes cavités tubulaires et seulement 20 à 30 cm de bois massif à l'extérieur.
Les troncs de ces arbres sont habituellement droits ou légèrement tordus et portent des contreforts. La base du tronc est souvent très élargie et noueuse; caractéristique qui n'est pas fréquente ailleurs.
La couronne de E. deglupta est grande et faite de lourdes branches dont la base est considérablement élargie au point de jonction avec le tronc (photographie 2). La couronne des arbres adultes émergeant de 10 à 15 m au-dessus de la voûte de feuillage environnant, on peut reconnaître l'espèce de loin, et, vue d'avion elle se signale également par la forme caractéristique de sa couronne, sa ramification, son feuillage peu dense et ses feuilles de couleur claire.
Le bois de E. deglupta est très prisé des locaux qui l'utilisent de différentes façons et notamment pour construire des canoës. Ces derniers ont une extrémité émoussée et sont façonnés dans des troncs massifs qui mesurent jusqu'à 1 m de diamètre (photographie 3); ils ne comportent pas de balanciers. On a estimé à 200 le nombre de canoës dans la région mais ils n'étaient pas tous faits de E. deglupta. Les villageois l'utilisent également pour en faire des pieux de clôtures (photographie 4), des ponts qui enjambent de petites rivières et comme bois de feu. Enfin l'écorce de E. deglupta sert parfois pour la construction des toits.
Les fruits de E. deglupta de la région des lacs Wissel diffèrent morphologiquement de ceux d'autres provenances connues. Ils sont plus gros et les valves ne sont pas très exertes (figure 2). L'ovaire est infère et non semi-infère comme c'est généralement le cas pour E. deglupta. On compte en général quatre valves par fruit mais parfois cinq ou six, tandis que ceux d'autres provenances en ont généralement trois ou quatre. La couronne d'étamines est parfois décidue mais ceci n'est pas rare chez E. deglupta.
Dans la région des lacs Wissel, la forme des feuilles adultes diffère également de celle des autres provenances. Les feuilles ont de 5 à 11 cm de longueur (en moyenne 8 cm) et de 3 à 7,5 cm de largeur (en moyenne 4,5 cm). L'angle de base du limbe de la feuille est nettement obtus. Par la forme et les dimensions les spécimens s'apparentent à ceux du fleuve Waria (Papouasie-Nouvelle-Guinée), (habitat typique de E. schlechteri Diels) tandis qu'ils diffèrent beaucoup de ceux des Philippines et de Nouvelle-Bretagne (Papouasie-Nouvelle-Guinée), dont les feuilles, plus longues et plus étroites ont des extrémités nettement tombantes.
De retour à Enarotali, les membres de la mission ont effectué une courte expédition au Lac Tage à la recherche d'Araucaria mais ils n'ont pu voir qu'une petite zone portant une régénération de Podocarpus. Au cours de cette expédition ils ont entendu dire par les villageois que E. deglupta existe également dans la vallée du fleuve Pugo au sud d'Enarotali ainsi que dans la vallée du fleuve Koto Prés de Obano (figure 1).
On trouve quelques plantations de E. deglupta en Irian Jaya. Quelques arbres bordent les rues à Enarotali. La mission a également inspecté un petit peuplement à la plantation de Tafel Berg près de Manokwari. Les arbres d'Enarotali proviennent probablement de la péninsule de la Gazelle en Nouvelle-Bretagne (Papouasie-Nouvelle-Guinée) d'où ils ont été importés aux environs de 1957 (Zieck, communication personnelle). L'origine des plantations près de Manokwari est moins bien connue; toutefois après examen des arbres, il semble que certains viennent de Nouvelle-Bretagne et d'autres de Vogelkop en Irian Jaya.
Il faut absolument conserver les gènes des populations de E. deglupta de la région des lacs Wissel. La population a une morphologie distincte. Le nombre d'arbres observés est faible. La régénération est très mauvaise. L'impression générale est que les quelques arbres restants vont bientôt disparaître.
COLLECTES D'ARAUCARIA CUNNINGHAMII DANS LES MONTAGNES D'ARFAK
MM. Howcroft et Hutagaol se sont rendus par bateau à moteur hors-bord de Manokwari à Maroeni et ont ensuite loué un camion pour atteindre le premier camp de base. Cinq ouvriers forestiers de Manokwari et quatre porteurs du village de Manoeri les accompagnaient. La figure 3 montre la route suivie pour atteindre les peuplements.
La population d'Araucaria était située au-dessus de 800 m d'altitude. La répartition approximative du peuplement est indiquée à la figure 3. La densité du peuplement était de 8 à 16 arbres par hectare. Ils se présentaient en petits groupes de 3 à 4. Le peuplement était associé à un sous-étage dense d'essences de la forêt ombrophile. Les grands arbres du peuplement semblaient équiennes et en général moins hauts que ceux de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les plus grands mesuraient de 50 à 55 m, et leurs diamètres allaient de 70 à 90 cm. La régénération était faible et les sols étaient des limons argileux foncé à brun clair.
Dans la chaîne de l'Arfak, la couronne des arbres avait la forme d'un large cône, souvent aplati au sommet. Près du haut de la couronne la courte distance entre les noeuds indiquait le vieillissement. Au milieu, les longueurs des entre-noeuds étaient assez régulières. L'écorce de la partie inférieure était brun-rouge, généralement peu adhérente, et sa texture était fibreuse ou ressemblait à du papier. La surface de l'écorce de la partie supérieure était de blanc à rouge et généralement lisse. Le nom local de l'espèce est “alloa”.
Les grimpeurs ont escaladé plusieurs arbres à l'aide de ceintures de sécurité et de crampons de fer et ont ainsi recueilli des spécimens de collection, une petite quantité de graines et quelques échantillons de bois. Les cônes étaient généralement trop mûrs et se brisaient au toucher. On a pu recueillir en abondance des fleurs mâles arrivées à maturité ainsi que des chatons tombés sur le sol. Alors que la récolte de graines 1976 s'annonçait mauvaise, celle de 1977 semblait prometteuse. La meilleure période pour la collecte devrait être avril–mai.
La mission a pu voir des arbres cultivés de A. cunninghamii en trois endroits. Une rangée d'arbres dont les graines proviennent, semble-t-il, des monts Cycloops (Zieck, communication personnelle) a été plantée devant l'aéroport de Sentani. La mission a également pu visiter cinq hectares d'une plantation âgée de 15 ans à Biak et un autre peuplement à la Station de recherches agricoles et forestières de Amban près de Manokwari. Ces deux derniers peuplements proviennent de la région de Kebar.
Parmi les différents spécimens d'Araucaria qui figurent dans l'herbier de Manokwari, certains d'entre eux viennent de Kebar et l'un provient de la rive orientale du lac situé le plus à l'est de tous les lacs Anggi. Cette région est l'habitat typique de A. becarrii Warb. (Womersley, communication personnelle) que l'on croyait jadis être un synonyme de A. cunninghamii. Le coeur du cône (1 seulement) de ce spécimen avait une très large base et avait une forme de toupie à la différence des autres coeurs de cônes connus de A. cunninghamii en Irian Jaya et en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les feuilles étaient rugueuses au toucher.
La figure 1 donne une carte préliminaire de la répartition de A. cunninghamii en Irian Jaya. Notre mission a pu observer de l'aéroport de Sentani des peuplement de A. cunninghamii sur les monts Cycloops et a pu apercevoir, d'avion, d'autres peuplements sur l'île Japen (Verboon le confirme dans sa communication personnelle) ainsi que sur les crêtes de montagnes dans les bassins versants de l'Utawa et du Bumi près de Nabire. Enfin on signale également Araucaria dans le sud-est de Babo, entre les sources du fleuve sjuga-Wasura, s'étageant du niveau de la mer jusqu'à 500 m d'altitude sur des sols sableux acides (Sosrodihardjo et Zieck, communications personnelles), près de Sausapor (Zieck, communication personnelle), au nord-est d'Enarotali (Zieck, communication personnelle), à Mabilabol dans la vallée du fleuve Sibil (Brongersma et Venema 1962) et près de Fakfak (Zieck, communication personnelle) où on le signale sur des sols provenant de calcaires et de grès. La répartition approximative d'autres populations est indiquée à la figure 4 (d'après la communication personnelle de Zieck).
Les provenances de Papouasie-Nouvelle-Guinée et d'Irian Jaya présentent quelques différences d'aspect qui tiennent à la texture des feuilles, la forme de la couronne et à la disposition des entrenoeuds, mais il faut souligner que l'importance générale de ces caractères n'a pas été rigoureusement étudiée. Chez les plantules issues de semis de la région d'Arfak les jeunes feuilles étaient plus fines et plus douces que celles des provenances du Bulolo, des chaînes du Finistère et de la région des montagnes occidentales de Papouasie-Nouvelle-Guinée, mais étaient peut-être légèrement plus rugueuses que chez les plantules provenant des montagnes méridionales de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les arbres étudiés en Irian Jaya, tant en plantations artificielles que naturelles, avaient une ramification assez uniforme et des entrenoeuds réguliers. La forme conique des couronnes était en général plus accentuée que chez les arbres de Papouasie-Nouvelle-Guinée.
GENERALITES
Les différentes équipes de l'expédition se sont regroupées à Biak et tout le matériel recueilli a été partagé en deux. Malheureusement la viabilité des graines de Papouasie-Nouvelle-Guinée a été extrêmement faible en raison, semble-t-il, de la fumigation au méthyl-bromide qu'elles avaient subie. Par contre, les graines récoltées de Biak à Bogor semblent viables. Avant son retour en Australie l'un de nous (D.B.) a recueilli du matériel de collection et des graines d'espèces d'eucalyptus dans la région de Port Moresby. Il s'agissait des espèces suivantes: E. confertiflora F. Muell., E. alba Reinw. ex Blume, E. tereticornis Sm, E. papuana et E. aff. confertiflora.
REMERCIEMENTS
Nos remerciements vont tout spécialement à nos homologues indonésiens, M. Junus Dali et M. Sahil Hutagaol, de l'aide particulièrement précieuse qu'ils nous ont apportée comme interprètes et conseillers en matière de protocole. Nous avons également grandement apprécié l'excellente collaboration entre les forestiers de l'Irian Jaya à Jayapura, Biak, Nabire, Enarotali et Manokwari et la mission chargée de la collecte.
Nous voudrions également remercier M. L. Verboon et M.S. Sosrodihardjo du Département des forêts, Irian Jaya, Indonésie, et M. J. Zieck, du Département des forêts de Papouasie-Nouvelle-Guinée des renseignements qu'ils nous ont fournis sur la présence de E. deglupta et de A. cunninghamii en Irian Jaya.
Enfin nous savons gré à Mme M. Risby et M. G. Moss, ainsi que M. J. Evans, de l'aide qu'ils nous ont apportée, les deux premiers pour les illustrations et le troisième pour la photographie.
REFERENCES
Brongersma, L.D. et Venema, G.F. 1962 “To the Mountains of the Stars”. (Hodder and Stoughton: London).
Davidson, J. 1973 Conservation of the gene resources of tropical Eucalyptus deglupta Blume. Trop. For. Res. Note S.R. 12, Dept. of For., P.N.G.
Gray, B. 1973 Distribution of Araucaria in Papua New Guinea. Res. Bull. No. 1, Dept. of For., P.N.G.
Turnbull, J.W. 1974 Kamarere Eucalyptus deglupta Blume. Forest Tree Series, No. 175, For Timb. Bur., A.G.P.S.
Zieck, J.F.V. 1960 Eucalyptus deglupta in Nederlands New Guinea. Forest Report (inédit) G.B. 1942 1 June 1960.
LACS DE WISSEL
(IRIAN JAYA)
ECHELLE 1:100,000

FIGURE 1 - Itinéraire suivi par la mission au départ d'Enarotali pour examiner les peuplements d'Eucalyptus deglupta.
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FIGURE 2 - Variations de la forme du fruit d'Eucalyptus deglupta selon la provenance.
Fruit typique des arbres de la région des lacs Wissel, Irian Jaya, Indonésie.
Fruit typique des arbres de la région de Keravat, en Nouvelle-Bretagne, Papouasie-Nouvelle-Guinée. (grossi environ 7 fois)

FIGURE 3 - Itinéraire suivi par la mission au départ de Manokwari pour observer les peuplements d'Araucaria cunninghamii dans la chaïine d'Arfak.

FIGURE 4 - Répartition connue d'Araucaria cunninghamii en Irian Jaya, Indonésie (en pointillés les principaux parcours effectués par avion)

PHOTOGRAPHIE 1 - Souche d'Eucalyptus deglupta: le bois est sain jusqu'au centre de l'arbre.

PHOTOGRAPHIE 2 - Couronne d'Eucalyptus deglupta

PHOTOGRAPHIE 3 - Lacs Wissel; Canoë semblable à ceux creusés dans des grumes d'Eucalyptus deglupta.

PHOTOGRAPHIE 4 - Les villageois commencent à sectionner cet Eucalyptus deglupta abattu; ils l'utiliseront de différentes façons et notamment pour en faire des pieux de clôtures.