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La composante Afrique de l'Est du FTPP concerne quatre pays: Ethiopie, Kenya, Tanzanie et Ouganda.
Le FTPP/Afrique de l'Est est coordonné par un facilitateur régional s'appuyant sur le réseau Forest Action Network (FAN), au Kenya. Dans chacun des pays, le programme a son ancrage dans les institutions suivantes: Centre for Human Environment (CHE), en Ethiopie; Forest Action Network (FAN), au Kenya; Dodoma Environmental Network (DONET), en Tanzanie; Makerere University, en Ouganda. Ces institutions collaborent avec différentes ONG, organisations communautaires et universités, ainsi qu'avec des instituts de recherche et des services gouvernementaux, autant de partenaires qui font partie des comités consultatifs nationaux.
Activités
Le réseau FTPP d'institutions d'Afrique de l'Est participe à la mise au point d'approches, de méthodes et d'outils sur plusieurs centres d'intérêt du FTPP; il sert d'enceinte pour la diffusion et l'échange d'informations. Les thèmes abordés sont les suivants: contraintes juridiques et politiques à la gestion durable des ressources naturelles; sécurité alimentaire; gestion des conflits; commercialisation.
Mise au point de méthodes et d'outils. En Afrique de l'Est, les contraintes juridiques et politiques à la gestion durable des ressources naturelles constituent un aspect primordial de toutes les activités de foresterie communautaire. Le FTPP appuie l'application de démarches et de méthodes participatives permettant de prendre en compte les institutions et les connaissances locales et traditionnelles. Actuellement, un «kit pour la formation en analyse de genre dans le domaine forestier», conçu pour promouvoir la démarche participative, est en cours d'adaptation au contexte régional.
Contraintes juridiques et politiques. L'introduction de la gestion participative des forêts s'est heurtée à un obstacle d'envergure lié aux régimes fonciers et aux droits de propriété existants, une question très délicate dans toute la région. Le FTPP se consacre à l'analyse de la législation actuellement en élaboration dans la région et a organisé des ateliers en Tanzanie et en Ouganda pour étudier les projets de loi en la matière.
Sécurité alimentaire. Le FTPP a organisé des ateliers sur ce thème aux échelons national et régional et a produit des études de cas. Son but est de favoriser une meilleure compréhension de l'importance des produits forestiers non ligneux comme source alimentaire et économique. Il s'agit de trouver des mécanismes pour intégrer ces aspects dans les plans et projets forestiers nationaux.
Gestion des conflits. Le FTPP étudie les mécanismes traditionnels de résolution des conflits relatifs aux ressources naturelles et soutient les communautés dans leur tentative d'influencer les politiques et les lois foncières.
Commercialisation des produits forestiers. Plusieurs groupes commercialisent aujourd'hui des produits forestiers tels que la gomme arabique, les herbes aromatiques et les fruits secs. Par le biais de ses institutions partenaires dans la région, le FTPP leur apporte une assistance pour constituer des coopératives dotées de règlements et ayant accès aux informations concernant le marché.
Diffusion et échange d'informations. Le Bulletin d'information FTPP est distribué par le biais du Forest Action Network (FAN). Les publications FAO/FTPP et les nombreux matériels régionaux, notamment les rapports sur les ateliers, les documents méthodologiques, les études de cas, les vidéos et les programmes radio peuvent être obtenus en s'adressant au facilitateur régional du FTPP auprès du FAN (voir adresse en fin de brochure).
Enjeux
La situation actuelle en Afrique de l'Est offre d'excellentes perspectives pour la gestion des ressources naturelles dans la région. Les universités et les écoles d'enseignement forestier ont inclus la foresterie communautaire dans leurs programmes d'études. Les travaux du FTPP se poursuivront dans les sphères suivantes: collaboration avec les institutions partenaires pour appuyer la cogestion des forêts et autres modalités de gestion conjointe; organisation et promotion d'échange entre les agriculteurs et les membres des communautés; examen des questions foncières et des droits de propriété; expansion des activités de mise en réseau.