Previous Page Table of Contents Next Page


Production en station du mouton a queue grasse longue de l'Afrique au sud du Rwanda

Th. Murayi1) A.R. Sayers2) & R.T. Wilson2)

1. Institut des Sciences Agronomiques du Rwanda (ISAR), Station de Songa, B.P. 138, Butare, Rwanda.

2. Centre International pour l'Elevage en Afrique (CIPEA), B.P. 5689, Addis Abéba, Ethiopie


Introduction
Matériel et méthodes
Résultats
Discussion

Résumé

Les résultats d'analyses préliminaires des données ISAR sur le mouton local au Rwanda, mouton du type à queue grasse longue de l'Afrique sont rapportés. L'âge à la première mise-bas était de 713,7 jours, l'intervalle entre agnelages successifs était de 406,0 jours et la taille de la portée de 1,38 produits. Le gain quotidien moyen jusqu'à 150 jours était de 81,3 g par jour. Le taux d'avortement était de 2,9 p.cent. Avec les morts-nés et la mortalité des jeunes jusqu'à 150 jours, ce taux atteint les 17,5 p.cent. Le poids de la portée sevrée par femelle et par an était de 18,8 kg. Les indices de productivité du mouton local pourraient être améliorés en race pure en diminuant notamment la longueur de l'intervalle entre les mises-bas et le taux de mortalité.

Introduction

Le mouton rwandais appartient au groupe africain des moutons à queue grasse couvrant la zone allant de l'Ethiopie au nord à l'Afrique du sud au sud. De nombreuses petites différences permettent de distinguer dans ce groupe quelques sous-groupes, dont celui du mouton à queue grasse de l'Afrique (East-African long-fat-tailed) constitué de moutons de petite taille, à la robe aux couleurs variables, auquel appartient le mouton local du Rwanda et du Burundi. Ce mouton est rustique, adapté à une diversité d'écoclimats, allant des zones arides aux zones sub-humides et du niveau de la mer à 3000 m d'altitude. Le poids des femelles à l'âge adulte est d'environ 3035 kg, les mâles étant légèrement plus grands. Il donne souvent naissance à des jumeaux et parfois à des triplets. Il peut donner 15 à 18 kg de carcasse parée à 1,0-1,5 an d'âge. Malgré ces caractéristiques, il est considéré comme peu productif par beaucoup de chercheurs et agents de développement.

A l'Institut des Sciences Agronomiques du Rwanda, des recherches ont été menées sur le mouton local depuis 1972. Il était même prévu d'essayer son croisement avec des moutons de races importées, en l'occurence le mouton Dorper et le mouton Corriedale, mais il ne fut pas possible d'obtenir les géniteurs.

Matériel et méthodes

Le programme de recherche fut conduit dans les stations de Songa (1800 m altitude; 2°24'S, 29°47'E) et de Rubona (1706 m; 2°29'S, 29°46'E) dans la région sud de la zone des hauts plateaux du Rwanda. La station de Songa offre 775 ha de pâturages dont seulement 40 vent réservés aux moutons. A Rubona, 20 ha de pâturages sur un total de 400 vent utilisés pour les moutons. La station de Songa compte environ 500 ovins et 900 bovine tandis que Rubona compte 200 ovins et environ 350 bovine. La pluviosité annuelle s'élève à 1100 mm et 1200 mm de pluies respectivement à Songa et à Rubona, réparties sur deux saisons; une grande saison allant de mars à mai, et une petite saison allant de mi-septembre à décembre. La "petite saison sèche" de janvier-février peut en effet connaître beaucoup de pluies, alors que de juillet en début septembre c'est la grande saison sèche. Il ne tombe pratiquement pas de pluies en juin et en juillet et seulement très peu en août.

Des espèces épineuses d'acacias constituent la végétation principale d'arbres, tandis que le Brachiaria platynota et l'Eragrostis violaceum à Rubona d'une part, le Brachiaria platynota, l'Hyparrhenia filipendula et le Themeda triandra à Songa d'autre part, constituent l'essentiel de la végétation herbacée.

Tous les renseignements nécessaires à la bonne marche d'un programme de recherche vent gardés à la station; des fiches individuelles vent tenues régulièrement à jour à partir des registres de terrain. La mise en reproduction est périodique mais les femelles vent mises en lutte pour la première fois à 23 kg ou à 16 mois d'âge. Le sevrage est en principe fait pendant le quatrième mois après la naissance: pour 1689 cas répartis sur la période de 12 ans la moyenne était de 110 jours. La castration des mâles non retenus pour la reproduction en station ou la diffusion en milieu rural devrait se faire à trots mois, mais la moyenne était de 109 jours.

Les données présentées ici proviennent des analyses préliminaires. Ces analyses ont été menées pour fournir à l'ISAR des indications sur le progrès réalisé jusqu'ici et pour l'aider à mieux planifier sa recherche future.

Résultats

PERFORMANCE DE REPRODUCTION

Age à la première mise-bas

L'âge moyen à la première mise-bas était de 713,7 jours. La distribution pour ces âges est donnée à la figure 1. Pour l'ensemble des femelles, la première mise-bas est groupée autour de la moyenne de 24 mois dû à la politique ISAR de mise en reproduction des antenaises.

La saison a un effet hautement significatif sur ce critère; les animaux nés sur les périodes janvier, mai, juin, septembre et novembre agnèlent plus jeunes que ceux nés au cours des autres périodes. Compte tenu de la politique de mise au bélier d'animaux pesant au moins 23 kg, les animaux ayant le meilleur pâturage après leur naissance ont les meilleures croissances et donc vent susceptibles d'être luttés plus jeunes.

L'année de naissance a également un effet hautement significatif sur l'âge au premier agnelage. Les animaux nés en 1979 ont mis bas plus tardivement que ceux nés les autres années. Cet effet est peut-être dû à une mauvaise année ou à une réorganisation de la gestion des stations.

Le rang de naissance n'a pas d'effet sur ce critère mais par contre, les animaux nés doubles vent significativement plus tardifs que les animaux nés simples.

Figure 1. Répartition des âges à la première mise-bas pour les ovins au Rwanda

Intervalle entre agnelages

L'intervalle entre agnelages successifs étaient de 406,0 jours. Leur distribution est donnée à la figure 2. Il apparaît que le planning de conduite du troupeau en matière de reproduction est suivi avec rigueur. Les intervalles entre agnelages montrent que seulement 10,0 p.cent de l'effectif des reproductrices vent non gravides. Ce résultat apparaît remarquable dans la mesure où la lutte est très course (quatre semaines), la majorité des reproductrices ne présentent qu'une seule ovulation durant cette période. Ces performances pourraient être améliorées en augmentant la durée de la lutte d'une semaine (pour augmenter le nombre de brebis ayant deux oestrus) et en utilisant "l'effet mâle" (introduction quatre à cinq semaines avant la lutte d'un mâle vasectomisé) comme inducteur d'oestrus.

L'analyse de variance et les moyennes estimées montrent une influence hautement significative de la station sur l'intervalle entre deux mises-bas consécutives. Les meilleures conditions de pâturage et de complémentation alimentaire à la station de Songa peuvent expliquer les meilleurs résultats obtenus à cette station.

Figure 2. Répartition des intervalles entre agnelages successifs pour les ovins au Rwanda

La saison d'agnelage a également un effet hautement significatif sur l'intervalle. Les animaux ayant mis bas en saison des pluies octobre, novembre, décembre présentent un intervalle d'agnelage significativement plus court que ceux ayant mis bas en saison sèche. Il est possible que cette différence soit imputable au régime climatique mais la conduite d'élevage peut aussi avoir une influence.

L'effet année est significatif. Les années 1975, 1976, 1978, 1979, 1981 et 1982 ont des valeurs inférieures à 410 jours alors que pour les années 1977 et 1980 l'intervalle de mise-bas dépasse 460 jours. Le rang de mise-bas intervient également de façon significative sans qu'on puisse montrer une relation simple entre le rang et la durée de l'intervalle. Par contre, le mode de naissance n'a aucune influence sur l'intervalle de mise-bas.

La répétabilité de ce caractère a été évalué à 0,18 ± 0,039.

Taille de la portée

La taille de la portée est de 1,38 produit. Sur 1351 mises-bas observées, 746 furent simples, 589 doubles et 16 triples. Il n'existe pas d'effet station sur la taille de la portée. La saison de naissance influe significativement sur la taille de la portée; les portées de novembre et décembre vent plus grandes que celles des autres mois. L'effet année est également important, les années 1979, 1981 et 1982 furent très bonnes. Le rang de mise-bas enfin intervient sur la taille de la portée: les primipares ont moins de naissances multiples que les multipares. La répétabilité du caractère a été de 0,19 et l'héritabilité a été de 0,18.

Taux de reproduction annuel

La politique de sélection du mouton local en race pure a permis, pour la taille de la portée, de gagner environ 0,04 jeunes par portée et par an entre 1975 et 1982. Le taux de reproduction annuel obtenu à partir de la taille moyenne de la portée x 365/l'intervalle moyen de mise-bas, était de 1,24 agneau né par brebis et par an en moyenne.

De façon synthétique, les principaux paramètres de reproduction vent présentés dans le tableau 1.

PERFORMANCES DE CROISSANCE

Le gain quotidien moyen était de 92 g/jour jusqu'au sevrage. Du sevrage à 18 mois, le taux de croissance était de 47,1 g/jour. Les mâles croissaient plus vite que les femelles à tel point qu'à 18 mois les femelles ne pesaient que 87,5 p.cent du poids des mâles (figure 3).

Les facteurs agissant sur le poids eurent des effets attendus. A la naissance, les mâles pesaient 200 g de plus que les femelles. Les agneaux nés simples pesaient en moyenne 510 g de plus que ceux nés multiples et ceux nés des primipares étaient plus légers que ceux nés des multipares. Le poids à la naissance a baissé au fil des années, sans doute à cause du progrès réalisé sur les naissances multiples.

Tableau 1. Principaux paramètres de reproduction des ovins aux stations de l'ISAR, Rwanda

Paramètres

n

x

± e.s.

Age au premier agnelage (j)

343

713,7

9,38

Intervalle entre agnelages (j)

587

406,0

7,61

Taille de la portée (nombre)

1084

1,38

0,06

Figure 3. Croissance comparée des mâles (·) et des femelles (x) des moutons à queue grasse longue sur station au Rwanda

Au sevrage, les différences dues au sexe devenaient plus grandes, et celles dues au type de naissance se maintenaient. Les agneaux nés des mères âgées vent plus lourds que ceux nés des primipares. Le poids au sevrage a baissé entre 1975 et 1982, ce qui, lui aussi, doit être la conséquence du progrès réalisé sur la taille de la portée pendant cette période.

A l'âge de 18 mois et au delà, le dimorphisme sexuel se faisait encore sentir, alors que l'effet du rang de naissance, de la saison, de l'année et de la station avaient disparu. La sélection n'a pas encore eu d'effet significatif sur le poids adulte des animaux.

MORTALITE

Le taux d'avortement était de 2,9 p.cent de toutes les naissances. La mortalité avant sevrage (jusqu'à 150 jours) s'élevait à 17,5 p.cent en moyenne et était un peu plus élevée chez les mâles (18,7 p.cent) que chez les femelles (16,3 p.cent). Les agneaux nés des mères plus âgées (> cinq range) ont un taux de mortalité plus élevé que ceux nés des mères plus jeunes. Au delà de 150 jours, cependant, la situation est inversée. Il meurt plus d'agneaux nés de mères jeunes (< trois range) que d'agneaux nés de mères plus âgées. Le type de naissance influe beaucoup sur les taux de mortalité. Jusqu'à 150 jours d'âge, il meurt en moyenne plus d'agneaux nés multiples (22,0 p.cent) que d'agneaux nés simples (13,0 p.cent). Cette différence se maintient au fil du temps.

La saison de naissance influe beaucoup sur le taux de mortalité. Les animaux nés ou élevés à leurs jeunes âges pendant la grande saison sèche et les agneaux nés au mois d'octobre, vent plus vulnérables que ceux nés à d'autres saisons. Les agnelages différés de novembre à décembre vent plus favorables à la survie des agneaux: les taux de mortalité vent deux à trots fois plus faibles, comparés aux agnelages aux autres moments de l'année.

Un grand effort a été fait pour réduire ce taux de mortalité. Entre 1975 et 1982, ce taux a baissé de 0,7 p.cent par an en moyenne pour les 150 premiers jours de vie. Il a fallu exclure les taux de mortalité de l'année 1977 qui, très faibles, paraissaient anormaux. Il se pourrait qu'il y ait eu quelques négligences dans l'enregistrement des données pendant cette période.

INDICE DE PRODUCTIVITE

Dans le but de fournir quelques indications comparatives des performances, des indices de production ont été mis au point à partir des données relatives aux poids de la portée au sevrage, et à l'intervalle entre agnelages successifs. La mortalité est implicitement incluse dans ces indices vu qu'ils s'annulent quand un agneau naît simple, et qu'ils se réduisent d'autant quand un agneau ou plus d'un agneau né d'une portée multiple meurent. L'indice utilisé (poids de la portée à 150 jours x 365/intervalle à la mise-bas suivante) n'est qu'un modèle pour exprimer le poids vif total d'agneaux produit par femelle mise en reproduction par an. Des indices relatifs à la production par kg de femelle mise en reproduction par an et par kg de poids métabolique de la femelle mise en lutte et par an auraient également pu être utilisés. Le tableau 2 fournit des données sur ces indices pour chacune des variables agissant sur eux.

L'influence de la saison sur les taux de mortalité des agneaux se répercute sur les indices de productivité des brebis mettant bas. Les mises-bas intervenant autour ou pendant la grande saison sèche résultent en des indices de productivité plus faibles. Les meilleurs indices de productivité vent obtenus pour les mises-bas différées de novembre-décembre.

Tableau 2. Indices de productivité du mouton à queue grasse longue de l'Afrique en station au Rwanda

Variables

Indice I (kg)

Indice II (g)

Indice III (kg)

Moyenne générale


16,89

0,50

1,30

Saison de naissance:

Janvier-Mai

17,87

0,51

1,33

Juin-Septembre

13,92

0,41

1,07

Octobre

14,64

0,44

1,14

Novembre

18,29

0,53

1,39

Décembre

19,72

0,69

1,55

Année de naissance:

1975

7,83

0,15

0,97

1979

19,01

0,58

1,49

1982

20,71

0,68

1,71

Rang de naissance:

1

22,63

0,80

1,96

2

18,82

0,63

1,58

3

17,88

0,58

1,38

4

15,74

0,42

1,14

5

14,26

0,36

0,99

6+

12,00

0,25

0,74

Type de naissance:

Simple

11,65

0,34

0,89

Multiple

22,13

0,66

1,70

L'effet du rang de mises bas sur les indices de productivité des brebis reflète également son effet sur la mortalité des agneaux. Les brebis les plus jeunes ont des indices de productivité plus élevés que les brebis plus âgées. Les mises-bas multiples vent plus bénéfiques pour les indices de productivité que les mises-bas simples, les indices de ces premières étant presque le double de ceux pour les mises-bas simples.

Entre 1975 et 1982, les indices de productivité ont subi une amélioration très nette. L'indice I a augmenté de 1,8 kg par an en moyenne, L'indice II de 75,7 g et L'indice III de 177,1 g.

Au tableau 3 vent consignées des indications du progrès fait sur les principaux paramètres de production au cours des 12 ans d'expérience.

Tableau 3. Effet de la sélection sur les principaux paramètres de production des moutons rwandais entre 1975 et 1982

Paramètres

Valeur par an

Taille de la portée (nombre)

+0,04

Poids à la naissance (kg)

-0,14

Poids au sevrage (kg)

-0,34

Taux de mortalité 0-150 jours (%)

-0,70

Indice I de productivité (kg)

+1,61

Discussion

L'âge à la première mise-bas apparaît retardé en milieu contrôlé comparé à celui habituellement observé en système d'élevage traditionnel. La politique ISAR de ne mettre les brebis au bélier qu'à 23 kg de poids vif ou 16 mois d'âge parait en tout cas bien suivie. Les premières mises-bas sont fortement groupées autour de la moyenne de 24 mois, différente, mais assez proche de l'âge attendu de 21 mois.

L'intervalle entre agnelages est très artificiel dans cette étude. Il est le fruit de la politique ISAR de mise en reproduction. Dans des conditions d'élevage où le mâle est laissé dans le troupeau des brebis pendant toute l'année, l'intervalle moyen entre agnelages est généralement plus court. Au centre-sud du Kenya, en territoire Masaï, un intervalle de 311,6 jours entre agnelages dans un élevage extensif où la reproduction est contrôlée a été observé (Wilson, Peacock & Sayers, 1984). Dumas (1980) cite des valeurs comprises entre 210 et 270 jours entre agnelages dans les élevages africains traditionnels où la reproduction des brebis n'est pas contrôlée.

Pour le même mouton à queue grasse mais appartenant au sous-groupe Masaï, il a été rapporté une taille de la portée de 1,05 dans des conditions contrôlées d'élevage extensif traditionnel (Wilson, Peacock & Sayers, 1984). Cette valeur est apparemment en dessous de la prolificité potentielle de ce mouton car avec le Red Masai en station Chemitei et coll (1975) observent une valeur de 1,14 encore inférieure à celle du mouton local rwandais. N'est-ce pas là peut-être la preuve de l'amélioration obtenue en station pour le mouton local rwandais. Il est généralement admis qu'en milieu tropical les moutons possèdent encore des potentialités considérables pour la taille de leur portée.

La croissance du mouton local avant sevrage est satisfaisante, même si avec d'autres moutons on peut avoir des valeurs supérieures. Pour le mouton Red Masai, par exemple, Chemitei et coll (1975) observent un GMQ de 128 g/jour en station.

Les performances de croissance du mouton local au jeune âge, exprimées par le poids au sevrage, ont diminué au fil des années. Cette diminution est toutefois moins que proportionnelle à l'augmentation du poids d'agneaux sevrés par femelle et par an occasionnée par le progrès réalisé sur la taille de la portée pendant la même période.

Le taux de mortalité semble assez élevé pour des conditions d'élevage en station. En élevage traditionnel, le taux de mortalité pour le mouton africain varie entre 20 et 30 p.cent (Wilson et coll, 1985), mais il pourrait être réduit en milieu contrôlé.

Les indices de productivité témoignent d'un progrès remarquable, l'amélioration des conditions d'élevage et la sélection pour une meilleure productivité y ont sans doute joué le plus grand rôle. Le mouton à queue grasse longue de l'Afrique peut répondre à des plans judicieux d'amélioration en race pure.

Comme les différences de productivité dues à la saison d'agnelage semblent assez faibles, il est probable que les indices de productivité en station pourraient être améliorés en réduisant l'intervalle entre agnelages. Il faudrait déjà mettre en lutte au moins un troupeau tous les huit mois et comparer sa productivité globale à celles des troupeaux mis en lutte seulement tous les 12 mois. Cela nécessiterait sans doute quelques ajustements dans la conduite et la gestion des troupeaux mais pourrait être payant.


Previous Page Top of Page Next Page