Les écosystèmes forestiers de la vallée du fleuve Sénégal ont été fortement dégradés par la conjonction de facteurs climatiques (sécheresses successives) et de facteurs anthropiques (construction de barrages, aménagements hydro-agricoles,...), mettant en péril les équilibres socio-écologiques naturels.
Face à cette dégradation, le Gouvernement a adopté en 1982 le PDDF, puis en 1993 le PAFS, dont les principes directeurs sont l'implication des populations et des partenaires dans la gestion des ressources forestières, la décentralisation de la planification forestière et le développement de la foresterie rurale, avec une meilleure intégration de l'arbre dans les systèmes agraires.
Le gouvernement a par ailleurs opté pour un processus de désengagement, de responsabilisation des populations et collectivités locales décentralisées dans la gestion des ressources forestières et de régionalisation, dont la troisième phase de la Loi doit entrer en vigueur au 1er janvier 1997. Celle-ci prévoit entre autres le transfert de compétence de l'Etat vers les collectivités dans 9 domaines, dont la gestion des ressources forestières.
Le PROWALO, dont le siège est situé à l'IREF de Saint-Louis, respecte pour son exécution la structuration du service forestier: celle-ci est décentralisée au niveau des zones, qui correspondent aux secteurs (département) et des postes aux brigades (arrondissements). De plus, le PROWALO a été conçu pour accompagner le processus de régionalisation/décentralisation, notamment par son objectif de renforcement de l'IREF et ses services décentralisés et par son rôle d'appui-conseil aux populations et collectivités décentralisées pour la gestion des ressources forestières.
D'une manière générale, le PROWALO s'intègre bien au Plan Directeur de la Rive Gauche (PDRG), qui a entre autres objectifs la réhabilitation des forêts naturelles et le développement d'une ligniculture intensive, ainsi qu'au programme prioritaire du Gouvernement de "Ceinture verte", dont les actions prévues notamment en matière de régénération des forêts et d'installation de brise-vent, doivent se baser sur les acquis techniques et méthodologiques du PROWALO.
Le PROWALO, qui a recentré son intervention sur 9 sites judicieusement choisis dans chaque département, a adopté une approche multisectorielle. Pour son exécution, il se base sur la consolidation des acquis techniques du PROGONA. Parmi ces acquis, on peut citer l'inventaire de certains massifs forestiers, diverses études sur le milieu (sols, étude sociologique, économique de l'insertion de l'arbre dans les périmètres irrigués, les techniques de reboisement des forêts de gonakiés, les techniques de plantation des haies vives et brise-vent, etc.).
L'approche participative et la volonté de prendre en compte à la fois la nécessité de restaurer le milieu naturel et les besoins des populations se basent sur la mise en place d'un véritable partenariat entre le service forestier, les populations et les autres intervenants. La réussite attendue de la gestion intégrée de ces sites devrait servir de référence pour l'aménagement et le développement agro-sylvo-pastoral de la vallée.
L'objectif de développement du projet est de contribuer à la reconstitution et au maintien d'un milieu écologique stable et au développement des ressources agro-sylvo-pastorales avec la participation des populations concernées.
Les objectifs immédiats sont au nombre de deux et visent:
- l'amélioration des capacités d'intervention et de suivi du Service forestier régional et le développement des capacités organisationnelles et techniques des populations en vue d'une gestion durable des ressources naturelles dans les terroirs ciblés- la disponibilité d'un programme cohérent de développement agro-sylvo-pastoral visant la préservation d'un milieu naturel stable et productif du terroir villageois.
1. Objectifs, résultats et activités
2. Choix des sites d'intervention
3. Stratégie de mise en oeuvre du projet
4. Bénéficiaires
Le document de projet apporte beaucoup d'éléments sur le contexte dans lequel le projet a été conçu. Les remarques suivantes concernent les objectifs, résultats et activités, le choix des sites d'intervention, la stratégie de mise en oeuvre, les bénéficiaires.
Les deux objectifs immédiats, l'un d'appui institutionnel, l'autre visant à l'élaboration et la mise en oeuvre de plans d'aménagement intégré des terroirs avec la participation des populations, sont complémentaires et pertinents pour atteindre l'objectif de développement. Néanmoins, il faut noter qu'ils sont relativement ambitieux, compte tenu du délai total imparti de 42 mois.
Ce délai apparaît particulièrement court, surtout par rapport à l'ambition d'élaboration de plans d'aménagement et de gestion intégrée des terroirs avec la participation des populations et plus encore par rapport à leur mise en oeuvre. Toutefois, il faut rappeler que le projet bénéficie des acquis techniques des phases antérieures. De plus, il s'inscrit dans un processus participatif de développement agro-sylvo-pastoral, basé sur la nécessité de restaurer le potentiel naturel et satisfaire à long terme les besoins des populations en production agricole et pastorale et en produits ligneux. La mission estime que ce processus ne devrait pas être rompu brutalement en juillet 1998 et attire d'ores et déjà l'attention des différents responsables sur cet aspect.
Si les objectifs sont pertinents, certains résultats et/ou activités demandent à être reformulés dans un souci de clarté. En effet, on observe une certaine confusion voire un chevauchement dans les activités qui rendent difficile la tâche de leur suivi/évaluation, la mission note que cette confusion risque de nuire à l'efficacité du projet.
C'est pourquoi elle propose une révision de certains résultats et activités. Cette révision respecte au mieux le document initial pour éviter d'ajouter encore à la confusion. Les explications de ces modifications sont données ci-après. L'ensemble des résultats et activités révisés par objectif est repris en annexe.
1.1. Objectif immédiat n° 1
Le premier résultat est double, puisqu'il concerne à la fois l'appui au cadre de concertation régional et la mise en place d'un système de suivi/évaluation, la mission propose donc de scinder ce résultat en deux résultats distincts. Par ailleurs, elle constate que le résultat 1.6. (cadre local de partenariat) par les activités qu'il contient est complémentaire du résultat 1.1. (cadre de concertation régional). Il devient une activité du résultat 1.1. La mission note que cette activité est particulièrement pertinente dans le cadre de l'appui du projet au processus de régionalisation.
Le résultat concernant le suivi/évaluation devient le résultat 1.6. Il doit contenir deux activités en lieu et place de l'activité prévue:
Activité 1: Participation au système automatique de suivi-évaluation de la DEFCCS (MASEFOR)
Le MASEFOR a été mis en place au niveau national et a ses répondants au niveau des IREF. Ce dernier est destiné à assurer le suivi des différentes activités des projets et des services forestiers.
Activité 2: Mise en place d'un système de suivi-évaluation des activités du projet
Cette dernière activité est d'autant plus importante que le projet n'a mis en place aucun système de suivi-évaluation de ses activités (Voir ci-après).
Le résultat 1.5, concerne le renforcement des capacités organisationnelles et techniques des populations. Ce résultat comporte une série d'activités complexes qui visent à la fois la mise en place d'un cadre organisationnel clair pour la gestion des terroirs et l'information/sensibilisation et formation des populations. Ce résultat est conforme par ailleurs à l'approche participative/approche terroir préconisée par le projet. En réalité, ce résultat repris au niveau de l'appui institutionnel vise à:
- élaborer les outils de sensibilisation/animation et formation,- créer le cadre légal et les conditions nécessaires au développement des capacités de prise en charge par les populations des actions de développement depuis la conception jusqu'à la mise en oeuvre et le suivi/évaluation des actions programmées par et pour elles au niveau de leur terroir.
Par contre, l'analyse du contenu (activités) montre que certaines activités (par exemple 3 et 5) viennent en chevauchement avec certaines activités développées au niveau de l'objectif 2, qui vise l'élaboration et la mise en oeuvre de plans d'aménagement et de gestion des terroirs définis et non l'appui institutionnel. De plus, l'amélioration des capacités d'intervention des populations concernent aussi bien les capacités organisationnelles, techniques (formation) que financières. Les deux premiers aspects se retrouvent au niveau des deux objectifs. Par contre, l'aspect d'amélioration financière n'est envisagé qu'au niveau de l'objectif 2. Pour respecter la logique et contribuer à mettre en place un cadre et les conditions nécessaires à l'amélioration des capacités de prise en charge des actions de développement par les populations, ce résultat devrait également comporter une activité permettant de définir les mécanismes d'intéressement économique des populations.
En ce qui concerne l'objectif n° 2, qui doit aboutir à l'élaboration d'un programme cohérent de développement agro-sylvo-pastoral visant la préservation d'un milieu stable et productif du terroir villageois, les remarques concernent essentiellement le résultat n° 1.
1.2. Objectif immédiat n° 2
Les résultats de cet objectif doivent concourir à l'élaboration d'un programme cohérent de développement agro-sylvo-pastoral visant la préservation d'un milieu stable et productif au niveau du terroir. Or, la mission constate qu'aucune activité ne permet d'atteindre cet objectif.
La mission propose que le résultat 2.1. visant l'élaboration de modèles d'aménagement intégré élaborés sur base participative devienne les résultat 1.4 et que son contenu soit modifié, en effet, ce résultat doit être compris comme une synthèse méthodologique, qui serve de guide pour l'élaboration de plans d'aménagement et de gestion des terroirs en fonction des spécificités du milieu et des zones. Ces modèles devraient par ailleurs être établis sur la base des expériences des divers plans d'aménagement qui sont en cours d'élaboration avec la participation des populations (résultats n° 2 et 3) et non précéder ces résultats.
Les anciennes activités qui sont contenues dans ce résultat s'intègre parfaitement aux résultats n° 2 et 3: l'activité 1 s'intègre aux résultats 2 et 3; les activités 2 et 4 sont déjà réalisée au niveau de l'objectif 1; les activités 3 et 5 s'intègrent au résultat 3 (élaboration de plans d'aménagement au niveau des terroirs).
La mission insiste toutefois sur l'importance de ce résultat pour atteindre l'objectif d'élaboration d'un programme cohérent de développement agro-sylvo-pastoral des terroirs. La mission propose de reformuler les activités de ce résultat comme suit:
Activité n° 1. Synthèse méthodologique pour l'élaboration de plans d'aménagement et de gestion des forêts classées et des terroirs riverains sur base participative et spécifiant les différentes étapesActivité n° 2. Elaboration de modèles d'aménagement tenant compte des spécificités du milieu physique et socio-économique de chaque zone
Activité n° 3. Elaboration d'un programme cohérent d'aménagement et de développement agro-sylvo-pastoral des terroirs sur base participative et tenant compte des besoins actuels et futurs des populations
Activité n° 4. Organisation d'un atelier de validation des résultats
Afin de recentrer les activités de la phase PROGONA, qui avait étendu sa zone d'intervention à l'ensemble des forêts classées de la région de Saint-Louis, la zone du projet a été circonscrite à 9 sites, dont 1 à Dagana, 5 à Podor et 3 à Matam (voir carte de situation en annexe). Cette limitation a priori de la zone d'intervention se justifie par la nécessité d'élaborer des plans d'aménagement et de gestion des terroirs qui coïncident avec les conditions du milieu physique et qui permettent la mise en place d'un cadre effectif de partenariat avec les populations.
Les critères de choix de ces sites, pertinents, sont les suivants: présence d'une ou plusieurs forêts (forêt classée, forêt villageoise), représentativité du point de vue conditions du milieu physique et des caractéristiques socio-économiques du Walo, motivation des populations, proximité de centres urbains (exerçant une certaine pression sur les formations naturelles).
Par contre, la mission note que l'étendue de la zone d'intervention et surtout sa dispersion géographique (plusieurs centaines de Km) rendent difficiles les missions de coordination et d'appui technique de la part de la Direction du projet et des divisions techniques situées à Saint-Louis, et plus particulièrement pour les sites de Matam.
La stratégie de mise en oeuvre du projet s'articule autour de trois axes principaux, à savoir la méthodologie d'approche terroir; la recherche de synergie entre les différents partenaires; la participation et implication des populations.
3.1. Méthodologie d'approche terroir
La méthodologie d'approche terroir est fondée sur la nécessité de concilier restauration des écosystèmes naturels et prise en compte des besoins des populations, notamment en matière de production agricole et pastorale, et ce dans un contexte de forte pression foncière.
Cette méthodologie se fonde sur l'implication étroite des populations riveraines des forêts identifiées, non seulement pour l'élaboration et la mise en oeuvre de plans d'aménagement et de gestion de ces forêts, mais également de plans d'aménagement et de gestion de leurs terroirs. Cette approche, de l'avis de la mission, apparaît effectivement comme la plus appropriée pour assurer un développement agro-sylvo-pastoral sur base participative.
Toutefois, la mise en oeuvre de l'approche terroir est très complexe: elle requiert entre autres la prise en compte de l'ensemble des composantes du terroir (approche multisectorielle), de l'ensemble des besoins des populations (approche participative), la prise en compte de la dimension spatiale (plan d'aménagement). D'une manière générale, la mission a pu constater que l'approche terroir (concepts et étapes) n'est que très partiellement maîtrisée par l'équipe du projet. Un appui aux agents et animatrices apparaît nécessaire et urgent pour leur permettre de prendre en compte:
- la dimension spatiale et intégrée du terroir;- la cohérence des actions entre elles;
- la double prise en compte des besoins des populations en matière de production agricole, pastorale et forestière et des actions de restauration du milieu naturel;
- la nécessité d'organiser les populations en fonction des actions programmées et pour une meilleure coordination au niveau du terroir;
- la recherche de moyens financiers complémentaires et la mise en oeuvre de micro-réalisations génératrices de revenus.
La prise en compte de ces différents aspects - ajoutée au fait que les populations décident des actions à entreprendre par et pour elles -, rend en effet très difficiles le tâches d'encadrement et de suivi-conseil des animatrices et agents.
Par ailleurs, si le document de projet donne des indications sur le type d'actions à entreprendre selon que l'on se trouve en zone forestière boisée, dénudée ou dans les terroirs villageois, aucune indication n'est donnée quant à l'élaboration des plans d'aménagement et de gestion. L'absence d'un guide permettant aux équipes de terrain de savoir à quelles étapes elles sont constitue une des grosses lacunes du projet.
3.2. Recherche de synergie entre les partenaires
Le deuxième axe porteur de la démarche du projet se base sur la complémentarité des intervenants en milieu rural et la recherche de collaboration avec les différents partenaires. Pour ce faire, le projet a suscité la mise en place d'une véritable dynamique au travers de l'appui à la création ou au fonctionnement de cadres de concertation aux différents niveaux (région, département, arrondissement).
Sur le terrain, ce partenariat s'est concrétisé notamment par le financement et le suivi par d'autres intervenants de certaines micro-réalisations identifiées dans les villages encadrés par le projet (moulins à mil, alphabétisation,...), l'élaboration conjointe d'actions d'aménagement, etc. des protocoles de collaboration ont été signés entre le projet et plusieurs projets et structures, comme le FED/PMR, la SAED.
3.3. Participation et implication des populations
La participation des populations à l'ensemble des activités menées avec l'appui du projet constitue un axe privilégié de la stratégie d'intervention du projet. L'approche participative, timidement initiée lors de la phase PROGONA, est fortement développée par le PROWALO. Pour ce faire, le projet a développé de nombreux outils de participation, sensibilisation et communication, qui sont maîtrisés par l'ensemble des équipes (agents du projet et animatrices), mais également par les agents forestiers et les populations.
Dans le cadre de la mise en oeuvre de l'approche participative, la mission attire l'attention du projet sur la nécessité de définir un cadre légal et les règles de fonctionnement pour les comités de gestion des terroirs villageois mis en place, qui soient connues de tous. Par ailleurs, en ce qui concerne l'amélioration des capacités financières de prise en charge des micro-réalisations ou des actions d'aménagement, le projet devrait s'attacher à définir les modalités d'intéressement économique des populations et/ou de co-financement pour leur mise en oeuvre en fonction des capacités réelles des populations et groupements.
Les principaux bénéficiaires du projet peuvent être sériés en 3 catégories: le service forestier régional, les populations des villages ciblés, les autres intervenants, et plus particulièrement les membres des cadres de concertation, y compris les élus locaux et autorités administratives.
4.1. Service forestier régional
L'IREF de Saint-Louis et ses services décentralisés bénéficient d'un appui conséquent du projet, tant en moyens logistiques (réfection de bâtiments, équipements, fonctionnement), qu'au niveau de la formation de ses agents, notamment à l'approche participative, outils de communication et diverses techniques de restauration.
4.2. Populations
Les populations sont les bénéficiaires privilégiés du projet, en ce sens que l'élaboration des plans d'aménagement et de gestion sont conçus par et pour elles et doivent être mis en oeuvre par elles, en partenariat avec le service forestier et les différents intervenants. Le projet a développé pour ce faire un important volet de communication pour la sensibilisation/information et la formation des populations dans les divers domaines.
Si les populations maîtrisent bien d'une manière générale les techniques de pépinières, plantations, semis direct, foyers améliorés,..., le projet s'est toutefois trouvé confronté pour la formation en techniques de gestion et de suivi à un taux élevé d'analphabétisme.
Les groupements féminins constituent un groupe cible pour le projet, qui a engagé à cet effet des animatrices, chargées essentiellement de leur encadrement. Toutefois, les activités développées, en dehors des foyers améliorés (cours de teinture, couture, fabrication de savon,...) sont peu en rapport avec les activités de restauration pour lesquelles les femmes s'investissent pourtant beaucoup. En effet, leur participation est active (mais pas toujours reconnue à sa juste valeur) dans les activités de pépinières et de plantations de brise-vent, dans la confection de foyers améliorés, les récoltes de fourrages dans les mises en défens, la récolte des fruits (Balanites, Zyziphus,...) et leur commercialisation, etc.
D'une manière générale, les groupements féminins apparaissent les plus dynamiques, mais ils disposent généralement de très peu de moyens pour développer des activités agro-forestières (jardins polyvalents). Il existe à ce niveau une forte demande d'encadrement que le projet devrait mieux prendre en compte pour asseoir son action dans les villages. Par ailleurs, pour respecter son objectif d'allégement des travaux féminins, le projet devrait être à même d'appuyer mieux les GPF dans l'acquisition de moulins à mil, décortiqueuses,..., qui ont le double avantage d'alléger les temps de travaux et d'améliorer les revenus. Actuellement, cet appui ne se fait qu'au travers des MRL financées par le FED/PMR et est largement insuffisant.
Les groupements de jeunes sont peu encadrés par le projet. Parmi ceux-ci, on trouve un nombre croissant de jeunes sans emploi (et souvent scolarisés) qui ne demandent qu'à s'investir dans la restauration de leurs terroirs. Ces groupements devraient être mieux ciblés et encadrés par le projet.
4.3. Membres des cadres de concertation
Les membres des cadres de concertation bénéficient de l'appui du projet pour une mise à niveau des connaissances, notamment en matière d'approche participative. Par le développement du partenariat et l'approche multisectorielle adoptée par le projet, ils sont impliqués de manière de plus en plus étroite à la mise en oeuvre et au suivi des activités menées par le projet. Indirectement, par les tournées communes sur le terrain, les agents des structures pérennes du développement rural voient leur capacité d'intervention s'améliorer également.
Les élus locaux et les autorités administratives, membres des cadres de concertation, sont également sensibilisés et impliqués dans les activités du projet. Toutefois, avec l'entrée en vigueur de la loi sur la régionalisation et suite aux élections municipales, on peut s'attendre à plusieurs changements importants. Cette situation nécessitera certainement des remises à niveau des nouveaux membres.