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3. PARAMETRES FORESTIERS

Les données sur les paramètres forestiers sont celles résultant également des travaux d’inventaire de reconnaissance du massif forestier du Sud-Ouest fournis dans le cadre du PARN. Ce travail a nécessité l’implantation de 5.525 parcelles échantillons de 0,5 hectares réparties dans 147 unités primaires.

L’établissement de 31 tarifs de cubage a permis de mettre au point d’autres tarifs de cubage à partir desquels toutes les estimations sont dérivées.

Les essences ont été regroupées en quatre (4) catégories ; les deux premières concernent les essences exploitables en République Centrafricaine.

Première Catégorie : Principales 1 : Ce sont des essences de très haute valeur technologique et très prisées sur le marché. Elles sont les plus exploitées et sont au nombre de 25.

Deuxième Catégorie : Principales 2 : Elle comprend les essences de bonne valeur technologique et sont aussi exploitées. Elles sont au nombre de 38.

Troisième Catégorie : Secondaires : Cette catégorie est constituée d’essences reconnues pour avoir été identifiées. Leurs valeurs technologiques sont connues, mais elles ne font l’objet d’aucune exploitation. Elles sont au nombre de 24.

Quatrième Catégorie : Autres : Elle est constituée de quelques essences botaniquement connues. Elles ne font l’objet d’aucune exploitation.

Ainsi, nous présenteront dans cette partie le nombre de tiges sur pied, le volume sur pied, le volume sur pied commercial, pour les catégories ci-dessus indiquées, pour certaines essences (commerciales) et par UA. Nous évoquerons également la précision des résultats, les coupes et les prélèvements de bois.

3.1. Densité

3.1.1. Nombre d’arbres sur pied

A l'exception de l’UA IV dont le cahier d’inventaire n’a pas été retrouvé lors de l’étude, les résultats de l’inventaire indiquent que le nombre de tiges (d’arbre) de 10 cm et plus de diamètre,

 

Tableau 5 : Effectifs des tiges sur pied (en milliers)

 

ESSENCE

 

Unités

PRINCIPALES 1

PRINCIPALES 2

SECONDAIRES

AUTRES

TOTAL

Aménagement

         

I

53.147

66.658

98.956

306.348

525.136

II

29.646

86.789

100.044

228.178

444.859

III

28.538

58.656

68.684

223.840

379.718

IV

N.D.

N.D.

N.D.

N.D.

403369

V

22.657

67.763

120.762

214.006

425.188

VI

21.938

36.634

55.016

134.979

248.567

VII

34.046

83.889

74.209

207.002

399.146

TOTAL

190.201

400.384

517.671

1.314.353

2.422.614

Effectif relatif %

8

17

21

54

100

Source : PARN, 1994

pour les 6 autres UA est de 2.422.614.000 soit environ 2.825.983.000 tiges pour l’ensemble des 7 unités d’aménagement en attribuant une moyenne de 403.369.000 tiges pour l’UA IV. Les essences des catégories 3 et 4 représentent à elles seules 65% de ce total (tableau ci-dessous).

3.1.2. Volume sur pied

La compilation des données pour les six UA, à l’exception de l’UA IV, donne 1.458.884.000 m3. On peut estimer le volume sur pied de toutes les essences considérées et de l’ensemble des UA du massif à environ 1.700.000.000 m3, en attribuant une moyenne de 243.147.000 m3 à l’UA IV. En effet, l’OAB (Organisation Africaine des Bois) estime le volume sur pied des forêts productives de la RCA à 1.930.000.000 m3. Ce qui semble raisonnable lorsqu’on compare les deux chiffres. Les résultats sont présentés dans le tableau ci-après.

Tableau 6 : Volumes sur pied (en millier de m3)

 

ESSENCE

 

Unités

PRINCIPALES 1

PRINCIPALES 2

SECONDAIRES

AUTRES

TOTAL

Aménagement

         

I

50.627

100.356

95.211

125.830

375.024

II

41.954

63.012

74.835

86.839

266.640

III

29.361

77.100

48.000

84.005

238.466

IV

N.D

N.D

N.D

N.D

243.147

V

30.011

34.754

71.601

63.012

199.378

VI

15.025

39.901

33.701

43.084

131.711

VII

27.934

100.732

51.694

67.305

247.665

TOTAL

194.912

415.855

378.042

470.075

1.458.884

Volume relatif %

13

29

26

32

 

Source : PARN, 1994

Les catégories 1 et 2 auxquelles appartiennent les essences principales représentent respectivement 13% et 29% du volume total, seulement.

L’U.A I située dans la zone du bassin versant de la Mambéré apparaît, comme indique le tableau, la zone la plus riche. C’est le secteur des forêts primaires encore inexploitées.

3.1.3. Précision des résultats

La précision sur les volumes des essences de catégories 1,2 et 3 varie de 3% pour l’UA I à 6% pour les UA III et UA VI. Ce qui est conforme à la précision recherchée. La précision des volumes des essences des catégories 1 et 2 et de qualité 1 et 2 varie entre 6% pour l’UA I et 14% pour l’UA VI. Cette variation du volume est le reflet de l’état du couvert forestier. La forêt de l’UA I présente une grande homogénéité et le couvert est uniforme ; il s’agit d’une forêt primaire très peu perturbée. Par contre, l’UA VI montre un couvert perturbé d’où une plus grande variabilité des volumes. En effet, c’est dans ce secteur que commença l’exploitation forestière en République Centrafricaine. Par conséquent, il a fait l’objet de prélèvements successifs du fait, également de son accessibilité et sa richesse.

Les volumes des catégories 1,2,3, qualité 1 et 2 varient entre 33,66+ 6% m3/ha pour l’UA I, et 20,58 + 9% m3/ha pour les autres UA. C’est dans les volumes des essences de la première catégorie qu’on retrouve la plus grande variation : 11.83+6% m3/ha pour l’UA II à 2,94+6% m3/ha pour l’UAV II.

3.1.4. Volume sur pied commercial

Cette partie traite des principales essences exploitées en Centrafrique. Des 300 essences recensées dans le massif forestier, le Sapelli et l’Ayous, à eux seuls, contribuent à plus de 80% du volume exploité. Une quinzaine d’autres sont exploitées mais à raison de quelques dizaines ou centaines de tiges annuellement.

 

Tableau 7 : Essences de catégorie 1

NOM PILOTE

NOM LATIN

DME

V.E.T. (m3)

V.E.

Qualité 1&2

%

Acajou à gdes folioles

Khaya grandifolia

80

193000

43000

0,1

Acajou blanc

Khaya anthotheca

80

507000

169000

0,3

Azobé

Lophira alata

70

1780000

253000

0,5

Bété

Mansonia altissima

40

5557000

3800000

7,6

Bossé clair

Guarea cedrata

70

608000

393000

0,8

Bossé foncé

Guarea laurentii

70

330000

73000

0,1

Bossé rouge

Guibourtia demeusei

60

2126000

278000

0,6

Dibétou

Lovoa trichilioides

80

2326000

1034000

2,1

Doussié

Afzelia bella

80

230000

43000

0,1

Doussié rouge

Afzelia bipindensis

80

440000

73000

0,1

Ebène

Diospyros crassiflora

40

1166000

106000

0,2

Iroko

Chlorophora excelsa

70

3657000

2226000

4,4

Kosipo

Entandrophragma candollei

80

3912000

3143000

6,3

Kotibé

Nesogordonia kabingaensis

70

665000

216000

0,4

Kotibé parallèle

Nesogordonia papavenifera

70

489000

217000

0,4

Mukulungu

Autranella congolensis

80

8231000

6981000

13,9

Padouk blanc

Pierocarpus mildbraedii

60

23000

13000

0,0

Padouk rouge

Pterocarpus soyauxii

60

8385000

3642000

7,3

Sapelli

Entandrophragma cylindricum

80

23554000

19024000

38,0

Sipo

Entandrophragma utile

80

1927000

1603000

3,2

Tali

Erythrophleum ivorense

80

3255000

591000

1,2

Tali yaoundé

Erythrophleum suavedens

80

1235000

199000

0,4

Tchitola

Oxystigme oxyphylium

80

5702000

4410000

8,8

Tiama

Entandrophragma angolense

80

2413000

1436000

2,9

Tola

Gossweiilerodendron balsamifen

50

164000

129000

0,3

TOTAL

78875000

50095000

 

Source : PARN, 1994

Bien que le Sapelli présente une occurrence plus importante dans le massif, son exploitation est légèrement supérieure à la possibilité de coupe. C’est sur elle que repose l’exploitation forestière en République Centrafricaine.

Etant donné que les essences exploitées sont classées dans les catégories 1 et 2, ce chapitre présentera d’abord la situation dans les deux catégories précitées, et ensuite, fera ressortir les caractéristiques des quatre essences les plus exploitées dans le pays.

Ce tableau présente la situation des volumes des essences commerciales de catégorie 1. Ces volumes représentent une estimation des essences exploitables, c’est à dire celles qui ont atteint le DME requis par le Code Forestier Centrafricain. Le volume exploitable total est estimé à 78.875.000 m3.

Le volume exploitable de qualité 1 et 2 est de 50.095.000 m3 soit 63% du volume total.

Le SAPELLI représente à lui seul 38% de ce volume ; ensuite vient le MUKULUNGU avec 13,8%. Tandis que le TCHITOLA et le BOSSE CLAIR représentent respectivement 8.8% et 7.6%.

Tableau 8 : Essences de catégorie 2

NOM PILOTE

NOM LATIN

DME

V.E.T. (m3)

V.E.

Qualité 1&2

%

Aiélé

Canarium schweinfurthii

60

1417000

410000

0,5

Angueuk

Ongokea gore

50

3714000

2182000

2,8

Aningré

Aningeria altissima

70

2262000

598000

0,8

Avodiré

Tureanthus africanus

50

28000

16000

0,0

Ayous

Triplochyton scleroxylon

100

50481000

20964000

27,0

Bakoko

Hannoa klaineana

50

523000

167000

0,2

Bodioa

Anopyxis klaineana

50

2017000

1246000

1,6

Bongo

Fagara lemairei

50

363000

47000

0,1

Dabema

Piptadeniastrum africanum

80

5237000

455000

0,6

Ebiara

Berlinia grandifiora

50

1101000

19000

0,0

Etimoé

Copaifera mildbraedii

50

3877000

2971000

3,8

Eyong

Eribloma oblongum

60

3630000

1795000

2,3

Eyoum

Diallum guineense

50

705000

100000

0,1

Fraké

Terminalia superba

60

34159000

26703000

34,4

Kékélé

Holoptelea brandis

50

1464000

369000

0,5

Kibakoko

Anthonatha macrophyla

50

107000

6000

0,0

Koto

Pterygota macrocarpum

50

3362000

348000

0,4

Limbali

Gilbertiodendron dewevrei

60

7714000

1550000

2,0

Longhi

Gambeya africana

50

1807000

794000

1,0

Lotofa

Sterculia rhinopetala

50

-

-

0,0

Mambodé

Detanium macrocarpum

50

1442000

713000

0,9

Mambondo

Crudia gabonense

50

17000

10000

0,0

Muana

Hylodendron gabonense

50

17000

-

0,0

Ngoula

Pachylasma tessmannii

50

1500000

509000

0,7

Niové

Staudtia Kamenunensis

50

5031000

2504000

3,2

Oboto

Mammea africana

60

1807000

968000

1,2

Ossol

Symphonia globulifera

50

59000

8000

0,0

Ohia

Celtis mildbreaedii

50

14554000

7434000

9,6

Ohia parallèle

Celtis zenkeri

50

9228000

2679000

3,4

Osanga

Pteleopsis hylodendron

50

3000

3000

0,0

Padoouk de rivière

Pterocarpus santalinoides

60

14000

-

0,0

Pao rosa

Swartzia fistuloides

50

174000

31000

0,0

Sougué à gdes feuilles

Parinari excelsa

50

817000

351000

0,5

Sougué à ptes feuilles

Parinari kerstingii

50

-

-

0,0

Vesambala

Oldfieldia africa

50

392000

216000

0,3

Wamba

Tessmannia africa

50

1983000

1176000

1,5

Wamba foncé

Tessmannia lescrauwaztii

50

333000

187000

0,2

Zingana

Microberlinia brazzavillensis

50

333000

187000

0,2

TOTAL

161681000

77716000

 

Ce tableau indique un volume exploitable total de 161.681.000 m3. Le volume exploitable de qualité 1 et 2 est de 77.716.000 m3 soit 48% du volume total. Le FRAKE et l’AYOUS représentent respectivement 34.4% et 27%. L’OHIA en proportion réduite vient en 3è position avec 9.6% ; les autres étant en dessous de 5%.

Par ailleurs, un inventaire d’exploitation et d’aménagement réalisé dans le cadre d’un plan d’aménagement du PEA n°109 attribué à la Société Forestière IFB dont les résultats ci-après (Tableau 9). La zone inventoriée couvre environ 180.000 ha. Elle est subdivisée en trois Unité Forestières de Production ; ce qui correspond au découpage préliminaire des zones 1, 2, et 3.

Tableau 9 : Volumes exploitables dans la forêt de NGOTTO - MBAERE - BODINGUE

(en millier de m3)

 

ZONE 1

ZONE 2

ZONE 3

TOTAL

ESSENCE

VOLUME

V/ha m3/ha

VOLUME

V/ha

VOLUME

V /ha

VOLUME

SAPELLI

429,8

15,1

215,7

5,1

375,2

4,8

1020,7

DIBETOU

186,3

6,5

108,7

2,5

295,1

3,7

590,1

KOSSIPO

53,5

1,9

121,1

2,9

146,3

1,9

320,9

PADOUK

79,4

2,8

57,8

1,4

183,6

2,3

311,8

AZOBE

73,5

2,6

35,3

0,8

102,5

1,3

211,3

TIAMA

39,8

1,4

71,2

1,7

72,0

0,9

183,0

IROKO

35,8

1,3

19,3

0,5

22,0

0,3

77,1

SIPO

21,9

0,8

24,5

0,6

29,0

0,4

75,4

EBENE

15,4

0,5

16,0

0,4

15,5

0,2

46,9

BOSSE CLAIRE

4,4

0,2

20,7

0,5

7,6

0,1

32,7

BOSSE FONCE

10,8

0,4

0

0

1,5

0

12,3

DOUSSIE

3,0

0,1

0,8

0,0

5,3

0,1

9,1

MILIACEES

731,3

25,6

641,2

12,7

917,6

11,6

2190,1

ESSENCES COMMERCIALISEES

953,7

33,4

705,3

16,5

1258,3

15,9

2917,3

ESSENCES Commercialisables

126,7

4,4

377,3

8,8

153,1

1,9

657,1

ESSENCES DE VALEUR COMM.

666,3

23,3

997,5

23,3

1342,0

17,0

3005,8

TOUTES ESSENCES

4247,3

148,8

5672,3

132,8

5809,8

86,2

16729,4

Source : ECOFAC, 1997

Le volume des arbres exploitables de cette forêt atteint 16.729.400 m3. Ce massif forestier qui présente une grande richesse en méliacées et surtout en sapelli fait l’objet d’une grande convoitise des exploitants forestiers. Les méliacées, une famille d’essences très nobles, comptent à elles seules 2.190.100 m3 dont 1.020.700 m3 revient au sapelli. Cela confirme l’importance et la prépondérance de cette essence telles que mentionnées ci-dessus (tableau 7 et 8).

Dans les deux cas, la densité varie entre 5 à 15 m3.

3.1.4.1. Caractéristiques des 4 principales essences exploitées.

Les principales essences actuellement commercialisées sont présentées ci-dessous. Les caractéristiques dendrologiques et technologiques de chacune sont décrites ainsi que leurs répartitions géographiques et les états d’exploitation actuelle et potentielle. Chaque description est accompagnée d’une figure résumant les principales caractéristiques dendrométriques. Il est important de noter que les volumes (représentés par une courbe) sont cumulatifs décroissants.

Ainsi, le volume indiqué à une classe de diamètre donnée représente le volume total pour les tiges de diamètre supérieur ou égal à la classe indiquée. Par exemple, pour le SAPELLI, le graphique indique qu’on espère retrouver 7,5 m3/ha de SAPELLI dans les classes de diamètre supérieur ou égal à 80cm. L’interprétation de ce graphique est utile par exemple pour l’examen rapide de l’impact d’une modification du diamètre minimum d’exploitation (DME) sur les volumes disponibles. Dans l’exemple présent, le changement de DME de 80 à 100cm fait varier les volumes en SAPELLI de 7.5 m3/ha. Le volume net pour la classe de diamètre considérée est indiquée au-dessus de l’indicateur de la classe de diamètre. Les effectifs sont représentés en nombre espéré par classe de diamètre.

Un histogramme indique la distribution des volumes en fonction de la classe de qualité des tiges. Un autre histogramme résume la distribution des effectifs et des volumes par catégorie de diamètre.

Une figure donne la partition entre les tiges (>30cm) et les gaulis (<30cm). Celle-ci aide à connaître la qualité de la régénération susceptible de constituer les effectifs avenirs. L’interprétation de cette figure est étroitement liée à la phénologie de l’espèce et aussi au stade de développement des peuplements.

Un dernier histogramme présente la distribution des volumes exploitables (qualité 1 et 2) par strate et unité d’aménagement. Enfin, un petit tableau résume de façon juste succincte les possibilités forestières de l’essence. Cette description sommaire donne une idée juste et rapide de leurs potentialités.

Les essences étudiées par ordre d’importance des volumes exploités sont les suivants :

-le Sapelli

-l’Ayous

-le Sipo

-l’Aniégré.

Elles sont présentées par des fiches individuelles à l’annexe 1.

3.2. Estimations de la Biomasse ligneuse

Dans le cadre de l’évaluation de la biomasse forestiè ;re des pays tropicaux, la FAO (1990) définie la biomasse comme étant la quantité totale de matière organique aérienne présente dans les arbres exprimée soit en tonnes par hectare (t/ha) dans le cas d’une densité de la biomasse, soit tout simplement en tonne pour l’estimation totale de la biomasse à un niveau régional ou national.

Une fois de plus, les estimations sur la biomasse en République Centrafricaine ne porteront que sur la partie sud - ouest qui a connu l’inventaire de reconnaissance.

L’équation de l’estimation de la densité de la biomasse (BD) est ainsi énoncée :

B.D. (t/ha) = VOB * WD * BEF

D’où,

VOB = volume sur écorce de tous les arbres ayant au moins 10cm

de diamètre.

WB = densité moyenne du bois (t/m3) valeurs tirées du document

de référence est de 0,56 pour la moyenne des arbres

tropicaux.

BEF = Facteur d’expansion de la biomasse qui est de 1,74.

En nous appuyant sur les données du PARN, on peut estimer la biomasse à partir de l’équation ci-dessus. Le tableau 10 présente les étapes de calcul et les résultats.

Tableau 10 : Densités de Biomasse

   

UNITES D’AMENAGEMENT

 
 

Paramètres

UAI

UAII

UAIII

UAIV

UAV

UAVI

UAVII

MOY.

A

Volume (VOB)

(1000m3)

375024

266640

238466

N.D.

199378

131711

247665

 

B

Densité de Biomasse

(t/m3)

0,56

0,56

0,56

0,56

0,56

0,56

0,56

 

C =

A x B

Biomasse sur pied (1000t)

210013

149318

133541

N.D.

194274

128339

241324

 

D

BEF

1,76

1,76

1,76

1,76

1,76

1,76

1,76

 

E =

C x D

Biomasse totale (1000 t)

365423

259813

232361

N.D.

194274

128339

241324

 

F

Superficie

(ha)

553870

600286

453833

751197

531407

309558

584627

 

G =

E/F

Densité Biomasse (t/ha)

660

433

512

N.D.

366

414

413

466

On estime la densité de biomasse à 466 tonnes par hectare dans le massif forestier du Sud - Ouest de la République Centrafricaine.

3.3. Coupes et Prélèvements

 

Tableau 9 : EVOLUTION COMPARATIVE DES PRODUCTIONS (m3) PERIODE 1990 - 1998

ANNEES

PRODUCTIONS GRUMES

1990

177.052

1991

114.081

1992

217.189

1993

167.752

1994

231.409

1995

243.859

1996

305.404

1997

461.046

1998

529.654

TOTAL

2.447.506

Source : Service des Statistiques du MEEFCP.

3.3.1. Les Coupes

Selon la définition contenue dans le document de référence, les coupes concernent les défrichements à des fins agricoles et de production de bois de feu. Une étude menée dans le cadre de l’évaluation de l’offre énergétique en République Centrafricaine a mentionné qu’une famille paysanne défriche de l’ordre de 0,5 ha/an ce qui libère entre 5 tonnes et 150 tonnes selon qu’elle se trouve en savane arbustive pauvre ou en forêt dense, respectivement : soit 10 à 300 t/ha/an.

3.3.2. Prélèvements de bois d'œuvre

Les données sur les prélèvements de bois d’œuvre sont recueillies auprès du Service de Statistiques du Ministère de l’Environnement, des Eaux, Forêts, Chasses et Pêches (MEEFCP) et apparaissent dans le tableau ci-dessus.

3.3.3. Prélèvements de bois de services

Les populations centrafricaines continuent de faire un important usage de bois comme matériaux de construction, et pour la fabrication d’outils, objets (pirogues, mortiers,...). Cependant aucune donnée statistique n’est disponible sur le volume des prélèvements.

 

 

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