Sorry, you need to enable JavaScript to visit this website.

المنتدى العالمي المعني بالأمن الغذائي والتغذية

Re: Remédier à la pénurie d'eau dans l'agriculture: en quoi les pratiques indigènes ou traditionnelles peuvent-elles aider ?

Abdou-Raman Mamoudou
Abdou-Raman MamoudouUniversité de MarouaCameroon

ENGLISH TRANSLATION BELOW

Dans un contexte de changement climatique de plus en plus accru, l'agriculture exige des quantités importantes d'eau. Dans les zones sahélienns  notamment dans le septentrion camerounais (bassin du lac-tchad), la ressource en eau constitue une denrée rare et stratégique qui  détermine la consistance de la production agricole. La raréfaction de cette ressource dans le sahel camerounais pousse de nombreux agriculteurs à délaisser leurs activités agricoles au détriment du commerce ou l'élevage bovin. Nonobstant ces réalités notées, il existe des pratiques de résilience élaborées par les populations afin d'atténuer la pénurie de la ressource en eau du faite du phénomène des changements climatiques.

On note entre autre techniques ;

- La conservation des eaux de pluie à travers des mares d'eau ( qu'on appelle OKOLORÉ dans la langue Locle qui est le Fulfuldé c'est à dire la langue peulhe). Cette eau conservée au niveau même des exploitations permet de mieux irriguer les champs;

- Le développement des puits-forages permettant de tirer l'eau du sous-sol pour l'irrigation des exploitations agricoles ;

- l'intensification de l'éradication des arbres trop gourmantes en eau (l'arbre eucalyptus) autour des périmètres agricols;

- La migration vers des cultures ne demandant pas trop d'eau à l'instar du coton, la patate, le mil, le maïs...

Cette liste des pratiques endogènes n'est pas exhaustive, mais il est claire que le stress hydrique induit d'énormes mutations au niveau des populations locales sur le plan agricol. De plus, cette pénurie en eau est source de conflits entre les agriculteurs eux-mêmes et puis entre les éleveurs et agriculteurs.

Cordialement,

Abdou-Raman Mamoudou

Ingénieur en sciences sociales pour le développement et Étudiant en Master Économie Appliquée, spécialité Stratégie Industrielle et Économie Agricole

Université de Maroua Cameroun

In a context of ever increasing climate change, agriculture demands important volumes of water. In the Sahelian regions, in particular in the North of Cameroon (Lake Tchad basin) the water resource is a rare and strategic commodity which determines the consistency of agricultural production. The increasing scarcity of this resource in the Cameroonean Sahel drives many farmers to abandon their farming activities to the detriment of business and cattle raising. Despite the above realities, there are methods of adaptation developed by the population so as to reduce the effect of the lack of water resources produced by the phenomenon of climate change.

Among other techniques we note:

- Conservation of rain water in water ponds (called OKOLORÉ in the Locle language which is the Fulfuldé that is the language of the Fulani people). This water preserved near the farming plots allows for better irrigation of the fields;

- Development of wells enables underground water to be drawn on for the irrigation of farming plots;

- Intensification of elimination of trees that need a lot of water (like eucalyptus) near the farming areas;

- Switching to crops that do not demand too much water, like cotton, sweet potato, millet, corn, etc.

list of home-grown practices is not exhaustive, but it is clear the emphasis on water produces many changes in the local populations’ farming. Furthermore, this water scarcity causes many conflicts among the farmers themselves and between the herders and farmers.

Best regards,

Abdou-Raman Mamoudou