Situation alimentaire mondiale

Indice FAO des prix des produits alimentaires

L'indice FAO des prix des produits alimentaires mesure la variation mensuelle des cours internationaux d'un panier de denrées alimentaires. Il est établi à partir de la moyenne des indices de prix de cinq catégories de produits, pondérés en fonction de la part moyenne à l'exportation de chacune des catégories pour la période 2002-2004. Pour plus d'informations (dans toutes les langues), veuillez consulter le dossier spécial publié dans l’édition de novembre 2013 des Perspectives de l’alimentation. Une version plus développée de l'article, contenant plus de détails techniques est disponible uniquement en anglais.

Dates de sortie mensuelle pour 2020: 9 janvier, 6 février, 5 mars, 2 avril, 7 mai, 4 juin, 2 juillet, 6 août, 3 septembre, 8 octobre, 5 novembre, 3 décembre.

En décembre, l’indice FAO des prix des produits alimentaires a atteint sa valeur la plus haute depuis cinq ans

Date de parution: 09/01/2020

» L’indice FAO des prix des produits alimentaires* s’est établi en moyenne à 181,7 points en décembre 2019, soit 4,4 points (2,5 pour cent) de plus qu’en novembre, enregistrant ainsi son troisième mois consécutif de hausse. Une forte reprise sur les marchés des huiles végétales, du sucre et du lait a porté l’indice à son niveau le plus haut depuis décembre 2014. Toutefois, sur l’ensemble de l’année 2019, l’indice FAO des prix des produits alimentaires a atteint en moyenne 171,5 points, soit seulement 3 points de plus (1,8 pour cent) qu’en 2018, et se situe encore bien en deçà (58 points ou 25 pour cent) du pic à 230 points observé en 2011.

» L’indice FAO des prix des céréales a affiché une valeur moyenne de près de 164,3 points en décembre, soit un gain de 2,2 points (1,4 pour cent) par rapport à novembre. Cette progression est imputable en grande partie à la hausse des cours internationaux du blé, en raison d’une accélération de la demande à l’importation émanant de la Chine et de problèmes logistiques en France, liés à des manifestations prolongées et à des préoccupations quant aux conditions de production dans plusieurs régions importantes. Sur les marchés des céréales secondaires, la plupart des cours sont demeurés stables par rapport au mois précédent. Seul le maïs a connu une légère hausse sous l’effet de la pression due à la fin des moissons et au ralentissement de l’activité commerciale. L’indice FAO des prix de tous les types de riz a peu évolué en décembre car la baisse saisonnière des cours du riz parfumé a compensé la hausse de ceux de la variété Indica, pour laquelle des difficultés d’approvisionnement ont soutenu les prix dans une certaine mesure. Du fait des bonnes conditions globales d’approvisionnement, l’indice FAO des prix des céréales a atteint en moyenne 164,4 points en 2019, ce qui représente une baisse minime (0,9 point) par rapport à sa moyenne annuelle de 2018.

» L’indice FAO des prix des huiles végétales s’est établi en moyenne à 164,7 points en décembre, gagnant 14,1 points (9,4 pour cent) par rapport à novembre et atteignant son niveau le plus élevé depuis 25 mois. Cette reprise résulte principalement de l’affermissement des prix de l’huile de palme et de l’augmentation des cours des huiles de soja, de tournesol et de colza. Les cours internationaux de l’huile de palme ont progressé pour le cinquième mois consécutif, portés par une forte demande émanant en particulier du secteur de l’agrogazole, qui s’inscrit par ailleurs dans une perspective de resserrement de l’offre. Outre l’effet positif de la hausse des cours de l’huile de palme, les prix des huiles de soja, de tournesol et de colza ont été influencés, respectivement, par la réduction des volumes de broyage dans la plupart des pays producteurs, une forte demande mondiale à l’importation et des préoccupations quant à un resserrement de l’offre à l’échelle mondiale. En dépit du net rebond des cours depuis novembre, l’indice FAO des prix des huiles végétales a affiché, pour l’ensemble de l’année 2019, une valeur moyenne de 135,2 points, ce qui représente la moyenne annuelle la plus faible depuis 2006 et un recul de 8,9 points par rapport à 2018.

» L’indice FAO des prix des produits laitiers s’est établi en moyenne à 198,9 points en décembre, soit 6,3 points (3,3 pour cent) de plus qu’en novembre. Ce sont les cours du fromage qui ont le plus augmenté, faisant un bond de près de 8 pour cent après trois mois de baisse continue, en raison d’une forte demande mondiale à l’importation sur fond de resserrement des disponibilités exportables dans l’Union européenne et en Océanie. Après leur forte hausse en novembre, les cours du lait écrémé en poudre ont poursuivi leur progression en décembre, soutenus par une offre limitée sur le marché au comptant, surtout en provenance de l’Union européenne. À l’inverse, la faible demande mondiale a entraîné une baisse des prix du beurre et du lait entier en poudre. Sur l’ensemble de l’année 2019, l’indice FAO des prix des produits laitiers a atteint en moyenne près de 199 points, soit une hausse de 5,8 points (3,0 pour cent) par rapport à 2018; ce sont les prix du lait écrémé en poudre qui ont enregistré la plus forte augmentation annuelle, suivis de ceux du fromage et du lait entier en poudre, tandis que les cours du beurre se sont établis à des valeurs moyennes en retrait.

» L’indice FAO des prix de la viande* était en moyenne de 191,6 points en décembre. Il est resté pour l’essentiel inchangé par rapport à sa valeur révisée de novembre. Il se situait ainsi 29 points (18 pour cent) au-dessus de son niveau enregistré en 2018 à la même période, mais encore bien en dessous (20,0 points) de son niveau record d’août 2014. En décembre, les cours de la viande porcine ont augmenté car les marchés mondiaux ont continué à se resserrer: certains grands producteurs, en particulier l’Union européenne et le Brésil, peinaient à satisfaire la forte demande intérieure à l’approche des fêtes et la demande à l’importation demeurait importante en Asie. Les cours de la viande ovine ont connu leur neuvième mois consécutif de hausse sous l’effet conjugué d’une forte demande à l’importation et de disponibilités à l’exportation limitées en Océanie; ceux de la viande de volaille ont légèrement progressé en raison du resserrement de l’offre, en particulier en provenance du Brésil. En revanche, les cours de la viande bovine ont reculé en raison de la réduction des achats de la Chine, principal moteur de la demande depuis plusieurs mois. Globalement, l’indice FAO des prix de la viande a affiché une valeur moyenne de 175,8 points en 2019, soit 9,5 points (5,7 pour cent) de plus qu’en 2018. Parmi les différentes catégories de viande, la viande porcine est celle qui a enregistré la plus forte augmentation annuelle des cours, suivie de la viande bovine et de la viande de volaille, tandis que les prix de la viande ovine se sont établis en moyenne en deçà de leur niveau de 2018.

» L’indice FAO des prix du sucre a atteint en moyenne à 190,3 points en décembre, soit 8,7 points (4,8 pour cent) de plus qu’en novembre. Il s’agit de la troisième hausse mensuelle consécutive. Cette remontée des cours internationaux du sucre s’explique par la progression des cours du pétrole brut, qui a incité les usines sucrières brésiliennes à consacrer davantage de canne à sucre à la production d’éthanol, au détriment de la production de sucre, ce qui s’est traduit par un recul des quantités de sucre disponibles sur le marché mondial. Néanmoins, la faiblesse persistante du réal brésilien par rapport au dollar des États-Unis d’Amérique et l’amélioration des perspectives concernant les récoltes en Inde ont empêché les prix de grimper davantage. Globalement, les cours du sucre étaient en 2019 supérieurs de 1,6 pour cent à ceux de 2018, dans un contexte marqué par le retour à un certain équilibre entre l’offre et la demande.

* À la différence des autres catégories de produits, la plupart des prix utilisés pour calculer l'Indice FAO des prix de la viande ne sont pas disponibles au moment où l'Indice général est calculé et publié; c'est pourquoi la valeur de l'Indice des prix de la viande concernant les mois les plus récents est obtenue en panachant des projections chiffrées et des prix avérés. Ceci peut parfois donner lieu à des révisions non négligeables de la valeur finale de cet Indice, lesquelles peuvent, par suite, impliquer une modification de la valeur de l'Indice FAO des prix des aliments.

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