Forum : « Genre, TIC et moyens de subsistance en milieu rural » Mai, 2011
Question 3 - Lundi 23 mai
02/05/2011
Quelles solutions pratiques proposer ? Quelles nouvelles actions à mettre en œuvre ?
Bonjour à tous,
Je voudrais rappeler que sur ce forum une personne a relevé une condition importante pour que les femmes rurales, et toute autre personne d’ailleurs, s’intéressent aux TIC. La personne disait grosso modo ceci « quand il n’y a pas d’intérêt, il n’y a pas d’action non plus ».C’est à dire que si l’utilisation des TIC ne répond à aucun de leurs besoins, les femmes rurales ne s’y intéressent pas. C’est donc dire que dans la proposition de solutions, il faut rester réaliste et concret.
Je prends l’exemple des femmes transformatrices de poisson au Sénégal. Pour trouver le poisson à transformer (leur matière première), elles sont, à chacun instant, collées à leurs téléphones portables pour connaître l’arrivée des pêcheurs, d’autres points de ravitaillement et les prix. Il en est de même pour la vente des produits transformés. Elles appellent leurs clients pour leur signaler les stocks disponibles, les prix et pour recevoir des commandes venant parfois des pays lointains.
Un tel système peut être amélioré pour le rendre moins coûteux si les femmes pouvaient communiquer par internet. Par exemple, les appels "skype" sont nettement moins chers.
Avec l’appui technique et financier du CTA, l’Association Ouest Africaine pour le Développement de la Pêche Artisanale (ADEPA) a développé son site web (www.adepa-wadaf) pour en faire un site interactif. Une rubrique « opportunités de marchés » y est prévu dans « espace privé » pour permettre aux femmes de mettre en ligne leurs produits. Nous comptons le leur apprendre (nous cherchons des moyens pour le faire). Pendant la formation, il suffira de leur attribuer un mot de passe pour accéder à l’espace privé du site et de placer leurs demandes/offres à partir de chez-elles (cybercafés, maisons de pêcheurs, etc.). Il leur suffirait alors de signaler à leurs clients l’existence de ces informations sur ce site.
Evidement ceci ne peut se faire qu'avec celles et ceux qui peuvent accéder sur internet. Malheureusement, ils ne sont pas nombreux!
Partant de ce principe selon lequel, il n'y pas d'actions quand il n'y pas d'intérêts, l'un des principaux défis sera donc de sensibiliser les femmes sur les opportunités qu'elles peuvent s'offrir avec les Tic selon leurs catégories socio-professionnelles. Beaucoup de femmes ignorent encore ce que les Tic peuvent leur apporter et comment elles peuvent contribuer à la réussite de leurs activités. Plusieurs applicatins des Tic restent aussi méconnues ou peu utilisées par les femmes rurales. La mise à la disposition de ces dernières des agents d'accompagnement et de renforcement de leurs capacités à l'utilisation des Tic pourra permettre de lever ces contraintes. Cela pourra passer par des changements techniques dans les structures publiques chargées de la promotion du développement rural et/ou agricole. Tranditionnellement les centres publics en charge du développement agricole sont composées des techniciens spécialisés dans divers domaines relatifs à la l'agriculture tels la production végétale, la production animale, la commercialisation, ... Mais les conditions actuelles nécessitent que des agents de vulgarisation formés à la tâche et chargés de la promotion des Tic soient intégrés dans ces structures. Cela permettre de lever certaines contraintes techniques et de favoriser l'utilisation des Tic par les femmes au profit du développement agricole, étant donné qu'elles constituent la cheville ouvrière de nos campagnes
Bonjour monsieur BAKUNDAKWITA -
Merci pour votre intervention. Comme vous avez justement rappelé que lorsqu'il n'y a pas d'intérêt, il n'y a pas d'action, je suppose que vous avez fait ou comptez faire une réelle étude de marché /enquête pour voir : si les femmes transformatrices ciblées sont prêtes à vendre leur produits sur l'espace que vous pourriez créer sur votre site; combien pourrait leur coûter ce service que vous offrirez; sont-elles prêtes à payer ce montant; comment contourner l'obstacle de celles qui ne pourront pas accéder à l'internet afin d'avoir une masse critique d'offre qui rende l'opération utile et "viable". Etc.
L'idée sur laquelle je souhaitais ici revenir en profitant de votre exemple c'est la nécessité de faire des pré-enquêtes ou autre étude de faisaibilité avant la mise en oeuvre des projets TIC ciblant le genre, afin de s'assurer et garantir autant que possible leur pertinente et durabilité (dans tous les sens de ce terme).
Bonne continuation donc
Ken Lohento
Bonjour M. Lohento,
Merci de réagir sur ma modeste intervention. Avec vos questions vous soulevez une préoccupation de taille qui doit retenir notre attention.
En proposant aux femmes mareyeuses et transformatrices de poisson d’utiliser le site web de l’ADEPA pour présenter leurs offres et leurs demandes, nous voulons « alléger », un tant soit peu, leurs charges de téléphonie mobile. Elles restent à longueur de journées l’oreille collée à leurs téléphones portables. Nous travaillons avec elles et nous savons combien cela leur coûte. Une communication à moindre coût serait pour elle un soulagement.
L’accès sur internet pose un réel problème mais on compte, au Sénégal, un bon nombre d’organisations professionnelles disposant d’ordinateurs connectés sur internent (ADEPA a équipé de ce matériel 3 organisations de femmes au Sénégal).
L’ADEPA ne compte pas faire payer aux femmes l’utilisation de son site web. Notre abonnement n’augmentera pas si nous leur rendons ce service. Mais, comme je l’ai dit dans mon premier poster, nous sommes loin de le faire. Nous devons d’abord apprendre aux femmes l’utilisation de ce nouvel outil de communication. Pour le moment, nous en manquons les moyens.
Nous pensons aussi que la réduction considérable des coûts de communication que peut entraîner un tel système peut amener les femmes ne disposant pas d’outils informatiques mais proches des villes, à recourir aux cybercafés.
Utopie et rêve, me direz-vous. J’en conviens mais justement il faut faire grands nos rêves pour ne pas les perdre de vue quand nous les poursuivons !
Très bonne journée.
Re-bonjour Monsieur Bakundakwita
Je n'oserais jamais dire que votre idée est une utopie. Ces types de systèmes d'information de marché ont bien été mises en place dans d'autres cas; en outre, comme l'affirmait Dale Carnégie, la plupart des meilleures réalisations de ce monde viennent de ce qui apparaissait au départ comme impossible. J'essayais juste d'imaginer quelques bonnes conditions de concrétisation et de durabilité de l'initiative, en ligne avec les solutions qu'on cherche dans le cadre de ce débat. Je souhaite que vous puissiez avoir l'appui escompté. En attendant, continuez à bien documenter la faisabilité de votre projet, cela facilitera la recherche de financement. Et merci pour votre réponse, Cordialement
Ken Lohento
M. Lohento, Bonjour;
Permettez-moi d'intervenir dans cette discussion, que je trouve d'ailleurs intéressante et riche. cela étant dit, on peut pas agir et intervenir dans un cas tout en adoptant une manière de faire, je dirais "général". l'étude de faisabilité s'avère impérativement nécessaire, moi je l'appellerai plutot "etude de l'existant.
je m'explique, on a travaillé avec des associations d'appilculture au Maroc (région de Midelt) et les femmes produisent d'un excellent miel, sauf qu'ils n'ont pas un savoir faire entreprenarial, je dirai même marketing pour vendre leurs produits et étendre leur marché. finalement ce qu'on a fait, c'est qu'on a effectué un diagonstic total de l'existant, y compris la variable sociologique, financière, et technique...etc et on a pu récolté pas mal d'informations afin que ces femmes puissent mettre en valeur leurs produits en utilisant la nouvelle technologie (téléphone, internet, mail...etc).
ce n'est pas du tout impossible, la clé s'est au niveau des variables sociologiques et étniques, même éducatives souvent..qui peuvent influencer de prèt ou de loin leurs appropriation de la technologie comme un outil de travail efficace, et non pas une charge supplémentaire!!
je résume, en partant d'un état de lieu détaillé on pourrait facilement déduir quelle approche appropriée pour ce projet CIT, selon le contexte et selon les variables prise en considération...
Merci
--- On Wed, 5/25/11, [email protected] <[email protected]> wrote:
From: [email protected] <[email protected]>
Subject: Re: [e-Agriculture] Question 3 - Lundi 23 mai
To: [email protected]
Date: Wednesday, May 25, 2011, 4:00 AM
** Pour répondre à ce message, écrivez au-dessus de cette ligne **
Cher/Chère BOUE YODE GASTON,
• Nouveau commentaire dans: Forum topic
• Posté par: Charles BAKUNDAKWITA
• Sujet: Question 3: Solutions.
• Publié le: 02/05/2011 - 12:23
Bonjour M. Lohento,
Merci de réagir sur ma modeste intervention. Avec vos questions vous soulevez une préoccupation de taille qui doit retenir notre attention.
En proposant aux femmes mareyeuses et transformatrices de poisson d’utiliser le site web de l’ADEPA pour présenter leurs offres et leurs demandes, nous voulons « alléger », un tant soit peu, leurs charges de téléphonie mobile. Elles restent à longueur de journées l’oreille collée à leurs téléphones portables. Nous travaillons avec elles et nous savons combien cela leur coûte. Une communication à moindre coût serait pour elle un soulagement.
L’accès sur internet pose un réel problème mais on compte, au Sénégal, un bon nombre d’organisations professionnelles disposant d’ordinateurs connectés sur internent (ADEPA a équipé de ce matériel 3 organisations de femmes au Sénégal).
L’ADEPA ne compte pas faire payer aux femmes l’utilisation de son site web. Notre abonnement n’augmentera pas si nous leur rendons ce service. Mais, comme je l’ai dit dans mon premier poster, nous sommes loin de le faire. Nous devons d’abord apprendre aux femmes l’utilisation de ce nouvel outil de communication. Pour le moment, nous en manquons les moyens.
Nous pensons aussi que la réduction considérable des coûts de communication que peut entraîner un tel système peut amener les femmes ne disposant pas d’outils informatiques mais proches des villes, à recourir aux cybercafés.
Utopie et rêve, me direz-vous. J’en conviens mais justement il faut faire grands nos rêves pour ne pas les perdre de vue quand nous les poursuivons !
Très bonne journée.
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C'est vraiment nécessaire de réaliser des études diagnostiques en vue d’évaluer l’intérêt des femmes rurales aux TIC, leurs besoins et la pertinence de monter des projets dans ce domaine. Il est de principe qu’avant de proposer des solutions à la résolution d’un problème, de savoir sous quels angles le problème se pose, quelle est sa dimension et son importance pour les populations cibles. L’inexistence des réponses précises à ces différentes questions explique le manque de projets pertinents dans le domaine des TIC et leur utilisation pour le développement agricole. Mais la société civile à elle seule, manque des moyens et des compétences pour réaliser le diagnostic, surtout que les études de faisabilité sont réalisées avant le financement du projet et deviennent de la peine et des ressources perdues si le projet n'est pas financé. Elle (société civile) devra être accompagnée en réalité par la Recherche qui pour l'instant manque d'initiatives dans le domaine des TIC et leur utilisation en milieu rural.
Ainsi, une approche plus efficiente sera de mettre à contribution les jeunes étudiants en fin de formation en license ou master pour mieux documenter ses aspects du problème. Dans ce cadre, la mise en place des programmes de bourses et de stages en faveur des jeunes étudiants sera d’une grande utilité. Les avantages d’une telle approche sont multiples. Du côté des jeunes, elle permettra d’une part de susciter leur intérêt aux problématiques des TIC et leur utilisation par les femmes pour le développement rural et agricole, et d’autre part, de renforcer leurs capacités dans ces domaines et favoriser leur grande implication dans les programmes du développement agricole et rural.
Du côté des acteurs de la société civile, la mise contribution des jeunes étudiants permettra de réduire les charges de consultation pour des études de faisabilité et d’avoir une diversité de points de vue découlant des études réalisés qui seront dans des contextes assez différents avec des outils et approches aussi différents. En effet, la mise en place des programmes de bourses devra permettre de réunir les étudiants de diverses formations (économie, sociologie, agronomie, TIC, …) et provenant des horizons différents autour du sujet. Les partenaires techniques pourront également profiter des connaissances qui seront générées pour mieux orienter leurs interventions et soutiens en faveur des TIC et des femmes rurales.
Rivaldo Kpadonou
Bonjour ken,
je voudrais réagir sur les solutions que vous proposer à savoir mener des enquêtes et des études de faisabilité. je suis parfaitement d'accord avec cette solution. Je dirai que c'est une solution de court terme qui est nécessaire et qui permet de dégager les facteurs contraingnants et favorables à la vulgarisation et à l'utilisation des TIC par les femmes en milieu rural. J'ajouterai une autre solution qui concerne l'utilisation des téléphones portables qui de nos jours semblent être le moyen de communication les plus utilisé en milieu rural mais qui est hors de portée de nombreuses femmes. Faciliter l'acquition des ces téléphones à travers une réduction du coût d'acquisition et de communication est une politique salutaire pour les femmes et aussi pour les hommes.
Merci a Charles qui vient d'inaugurer la troisieme semaine.
Je voudrais a ce propos rappeller a tout le monde que bien que toute contribution soit la bienvenue, ce serait plus avantageux si vous vouliez bien vous contrer sur la question de cette troisieme semaine qui est bien precise et bien ciblee et qui bien sur fait suite aux deux precedentes.
Merci a vous tous et au plaisir de vous lire
Laurence -Facilitatrice
Je voulais bien entendu dire "concenter" et non pas "contrer " dans mon message precedent mais vous aurez corriger de vous meme !
Mille excuses et merci
Laurence
Merci à e-agriculture d'avoir initier un tel forum, une expérience de bonnes pratiques entre autre. Quelques solutions et actions:
- Retenir qu'on ne peut émanciper les femmes rurales sans leur adhésion, parce que ces dernières doivent concilier leurs activités familiales et socio économiques sans aide comme peuvent le bénéficier leurs paires du milieu urbain avec les filles de maisons. Voyez ces femmes courageuses avec leurs bébés au dos braver toutes les difficultés pour subvenir aux besoins de la famille. Par ailleurs elles se sacrifient plus pour les intérêts de la famille que les femmes urbaines , disons qu'elles sont plus attachées à leurs maris par sécurité économique; les hommes dans ce milieu détiennent non seulement le pouvoir économique mais leur imposent plus facilement des concubines comme nécessité de main d'oeuvre.
- conduire des enquêtes et sondages d'opinions intégrant bien entendu la notion de genre avant la mise en oeuvre de tout projet en milieu rural.
- Former les femmes aux nouvelles techniques et surtout former les leadears d'opinion pour inciter le grand nombre à se former ( la formation des formatrices).
- Organiser des jeux et prix de compétition pour récompenser les meilleures utilisatrices des TICs et remises de diplômes , ceci à la faveur des partenariats PPP( sponsors issus de la téléphonie, parrainage des Conseils Généraux ou Mairies ).
- Lancer des opérations "soutien à l'éducation de la petite fille, femme de demain" comme motivation des mères à s'inscrire aux ateliers de formation et de mise à niveau des TICs.Merci et nous attendons les fruits de toutes ces belles contributions nourries à ce forum. Les tiroirs ne seront pas fermées...
Quelles solutions pratiques proposer ? Quelles nouvelles actions à mettre en œuvre ?
Je propose ce qui suit:
- Initier des projets pilotes de développement des TIC dans les zones rurales:J'ai noté dans la synthèse trois projets pilotes: Projet RESACIFROAT (Financement CTA); Projet PAFPA (Financement Banque Mondiale) ; et le Projet (Financé par le PARF d’APC) qui démontrent qu'il est facile de surmonter les obstacles répertoriés au cours de la discussion pour faciliter l'appropriation des TIC par les populations rurales. De tels projets piolotes doivent continuer d'être financés. des appels à propositiond e projets doivent être lancés pour les financer. le CTA, la Banque Mondiale et d'autres bailleurs peuvent soutenir de tels projets.
- Appuyer les initiatives existantes: Au niveau du Cameroun, le gouvernement a implanté dans les zones rurales des télécentres communautaires dont la plupart ont cessé de fonctionner juste quelques mois après leur lancement. Le CTA pourrait initier un projet dans le but d'évaluer l'état des télécentres communautaires, pour en connaître le situation réelle sur le terrain. Un consultant pourrait être engagé pour réaliser cette étude en collaboration avec le Ministère des Postes et Télécommunication (NB: un consultant indépendant, pour une meilleure objecticité de l'étude et une meilleure traçabilité des actions d'appui). Ensuite, un projet de renforcement et de pérennisation de ces centres assorti d'un plan de formation des couches les plus vulnérables à leur utilsiation pourrait être mis sur pied. C'est un gros projet national, en fait, mais il est faisable.
- Développer une masse critique sur l'usage des TIC: le CTA pourrait former des formateurs par pays, des leaders dotés de l'expertise adéquate pour former à leur tout les populations rurales au plan national. La plupart du temps, ce sont les consultants étrangers qui viennent en Afrique former les gens à l'usage des TIC. C'est une faiblesse structurelle qu'on doit essayer de corriger, dans la mesure où le suivi n'est pas facile et personne sur le plan local n'est outillé pour assurer la continuité. Notons que savoir utiliser un outil et former les gens à son utilisation dont deux choses différentes. Donc il est important d'avoir sur le plan local des formateurs armés et outillés sur ce domaine. Cette masse critique permettra de révolutionner l'usage des TIC pour le développement. Disposer de deux ou trois experts nationaux dans le domaine pourrait s'avérer très utile pour assurer la mise en oeuvre des plans de développement des TIC
- Au niveau de chaque pays, on devrait identifier les structures bien équipées en infrastructures de communication et qui pourraient servir de base pour les formations pratiques offertes aux popualtions rurales
- Implication des collectivités locales dans la gestion et la promotion des TIC. Les collectivités locales doivent être impliquées dans la gestion des télécentres communautaires. Ceci devrait dans une certaine mesure faciliter leur pérennisation.
- Le renforcement des politiques nationales de développement des TIC. Certains pays comme le Cameroun disposent d'un plan national de développement des TIC, et d'un Centre national de développement des TIC. De tels pays ont tout simplement besoin d'un appui pour attendre des objectifs à court et à long terme. Le seul obstacle qui se pose souvent c'est les procédures administratives et la gouvernance qui ne favorisent pas la bonne exécution des projets nationaux.
Je laisse l'opportunité aux autres de proposer d'autres solutions
Merci
TETANG TCHINDA Josué
Responsable INFOCOM
CARBAP-Njombé
Cameroun
Quelles solutions pratiques proposer ? Quelles nouvelles actions à mettre en œuvre ?
Après les diagnostics très détaillés des problèmes, défis et contraintes que nous avons fait pendant les deux premières semaines, les questions de cette dernière semaine sont vraiment concrètes et bien ciblées : Les solutions ! Nous y voila !
Donc Josué et l’ONG repères ont ouvert le feu : nous attendons la suite avec impatience.
Merci a tous et bonne journée
Laurence – Facilitatrice
bonjour,
Faisant miennes, les propositions des uns et des autres, j'aimerais juste relever le fait que l'efficacité de différentes solutions, passe par une évaluation concrète des besoins sur terrain pour éviter que les TIC deviennent dans certains cas, des greffons sur des corps étrangers; de plus, tout ceci devrait se faire dans le cadre d'une politique publique TIC, voulue par l'Etat qui devra se donner les moyens de sa politique.
Une fois, ces politiques adoptées, une harmonisation des actions tant sur le plan national que regional, permettra l'échange d'expériences comme c'était le cas en 2009, lors de la 13ème reunion du comité intergouvernemental des experts.
http://www.uneca.org/ice/content/ICE-harmonisation_ict-fr.pdf
bonne journée.
Je crois qu'aujourd'hui tous les rapports tendent à montrer que dans le secteur agricole en Afrique, c'est la femme qui représente la substantifique moelle de la main d'oeuvre. Mais comme on a pu le remarquer Koffi Annan à travers l'Alliance pour une révolution verte en Afrique, celle-ci ne reçoit pas assez de financement. Pour ce qui est donc des TIC, il est important qu'il y ait un investissement cohérent et planifié. C'est pourquoi nous pensons que dans la part des budget sexospécifique que les Etats doivent consacrés au développement du Genre, une partie doit être à notre avis prévue pour les TIC. Et les télécentres communautaires devront être utilisés pour mieux imprégner la femme dans cette logique.
Nous pensons aussi qu'il est impérieux qu'il ait une réelle éductation à des TIC utilitaire pour la société africaine. Pour beaucoup c'est encore comme un outil un peu étranger à l'environnement et surtout dans les zones rurales. Et cette éductaion doit être faite à notre avis par des personnes qui vivebt dans le même environnement que les femmes vivant dans ces zones rurales.
comme solutions pratiques en côte d'ivoire, il faut:
- que l'ATCI (agence télécommunication en Côte d'Ivoire) qui est l'Autorité de régularisation dans les télécoms ouvre l'espace,
- que l'Etat prenne en compte dans son budget une ligne de budget et avoir aussi une politique de vulgarisation des tics dans la communauté rurale ainsi que dans le développement rural,
- réduire des coûts d'acquisition des téléphones portables dans les zones rurales et surtout aux femmes en rendant ainsi accessible à tyoutes les couches socio-professionnelles
- créer un cadre d'échanges pour la politique de vulgarisation des tics
- céer des sites pour les différents secteurs d'activités ,
- permettre une participation même minimum pour l'entretien des sites et autres politiques adaptées à leurs activités
Les femmes sont loin derriere les hommes en milieu rural en matière d'accès au TIC tel que la téléphonie mobile et pour cause principale leur manque d'éducation et de moyens. Les femmes rurales sont moins attirées par les téléphones portables car elles ont souvent du mal à les utiliser du fait de leur analphabétisme. Pour réduire ce gap lié au genre et promouvoir une bonne utilisation et valorisaton des TIC, il faut vraiment miser sur l'éducation et l'alphabétisation des femmes pour qu'elles sachent lire et envoyer des messages elles-memes et manipuler les appareils électroniques. La promotion des activités économiques des femmes rurales leur permettant de mieux gagner leur vie et de se payer "le lux" d'accéder aux TIC en est une autre solution.
Merci a tous ! Je trouve que ce que nous revele Oumy a propos de "la case des tout petits" est vraiment passionnant : si l'on considere la facilite qu'on les enfants a absorber le savoir comme une eponge, on se dit que c'est une vraiment une tres bonne idee ...et comme toute bonne idee, on se demande pourquoi on n'y a pas pense plus tot....
J'ai aussi releve une certaine convergence et donc un accord entre ce que dit Ken a propos de la necessite des pre-enquetes et ce que dit Josue (je crois que c'est lui) a propos de l'evaluation necessaire des besoins avant que le projet ne commence "pour éviter que les TIC deviennent des greffons sur des corps étrangers" comme il dit si bien.
Nous avions d'ailleurs deja signale ceci d'ailleurs la semaine derniere.
Il y a des commentaires supplementaires ...sur ca ou sur autre chose car les propositions de solutions (qui est le sujet de cette semaine) sont encore un peu timides a se manifester ....
Nous attendons donc vos contributions- Laurence - Facilitatrice
Les femmes rurales s’organisent de plus en plus en groupements au sein desquelles nous avons des femmes rurales leaders instruites ou alphabétisées capable d’assurer le lien avec la base. Il faut des programmes spécifiques au profit de ces femmes pour les renforcer techniquement sur l’usage et les enjeux de ces outils dans le succès de leur combat. Ces femmes pourront donc assurer l’assistance aux autres qui verront désormais l’apport de l’usage de ces TIC dans l’amélioration de leur condition.
... qui comme il l'a prouve deja dans ce forum, sait de quoi il parle.
Je note en particulier ce qu'il dit a propos du faible usage des TIC par les femmes qui n'est qu'un aspect du probleme... Come il le dit si bien "Créer les conditions de l’exploitation des TIC adéquat est le principal défi" .
Des commentaires ?
Au plaisir de vous lire
Laurence - Facilitatrice
Chers tous
Je vous mets ci-dessous sept recommandations pour faire face aux défis que rencontrent les femmes dans l'utilisation des TIC en milieu rural, suggérées par le programme GenARDIS (Ce programme est mis en oeuvre par l'association APC avec notamment l'appui du CRDI et du CTA depuis sa mise en oeuvre en 2002. L'initiative avait émergé suite à une réunion du CTA sur "Genre et TIC" il y a près de 10 ans.)
Les recommandations ont été publiées dans le livre "Genardis 2002 - 2010 : Des petites subventions qui transforment la vie des femmes en agriculture, Octobre 2010, que vous pouvez télécharger ici http://www.apc.org/en/system/files/Genardis_FR.pdf). D'ailleurs, dans cette publication, différents petits projets sur le genre et les TIC ont été décrits avec un aperçu sur leurs résultats.
Comme vous le remarquerez, les recommandations ne ciblent pas directement le genre, mais elles déterminent l'efficacité de tout autre type de solutions à la problématique "Genre et TIC" et au de – Voir les recommandations ci-dessous.
Cordialement. Ken Lohento
---
« Sept recommandations pour assurer un accès équitable aux TIC par les femmes rurales » (extraits)
1. Améliorer et étendre les infrastructures rurales en privilégiant les installations d’accès publiques communes, et en particulier les technologies sans fil et les sources d’électricité nécessaires.
2. Investir dans l’accès communautaire (p.ex. les télécentres) dans les régions rurales. La logique de l’accès communautaire est évidente d’un point de vue économique et social.
3. Préparer et mettre en œuvre une campagne d’éducation sur l’égalité de genre et les droits des femmes dans le contexte des TIC pour le développement.
4. Promouvoir et soutenir le développement des contenus locaux dans les langues locales. Il faut avoir des contenus locaux et adaptés pour créer la demande et un marché pour les services et les applications de TIC.
5. Soutenir les programmes d’alphabétisation des adultes dans les régions rurales.
6. Promouvoir et faciliter la création de partenariats publics-privés pour la réalisation de projets ruraux, à la fois dans un but financier et pour le soutien opérationnel et à la mise en oeuvre.
7. Développer un programme par lequel les parlementaires et les institutions de l’État sponsorisent des projets ruraux de TIC pour faire connaître leurs réussites et obtenir un soutien politique.
(Lire l'intégralité ici http://genardis.apcwomen.org/en/node/156/)
Bonsoir à tous,
De mon point de vue, on ne pourrait parler de solutions miracles mettant un terme au problème, qu’à condition que certains pré requis soient pris en compte. En effet le problème ayant une particularité pour chaque pays où je dirai chaque tribu. Certains ont précisé que la difficulté d'accès était due aux règles sociales (la position de la femme au sein du foyer) d'autres des problèmes dus à l’accès (problème d'électricité et de disponibilité d'une connexion permanente) et à l'utilisation (analphabétisme). Vous constateriez que les problèmes sont bien spécifiques aux régions comme je disais précédemment. Ainsi, pour parler de solutions à un problème, faudrait bien le comprendre et le circonscrire. On pourrait cependant:
- Premièrement pour la mise sur pied des projets dans ce secteur, qu'une étude préalable puisse être faite pour comprendre le nœud du problème de l'accès et de l'utilisation des TIC par les Femmes dans la zone ciblée. Ainsi les projets pourraient être élaborés pour répondre au problème réel et non à un problème qu'on aurait lu sur internet ou qui se retrouvent dans plusieurs autre pays (cause de l'échec de beaucoup de projets).
- Deuxièmement procéder à la sensibilisation sur toutes ces formes, comme l'a si bien précisé Tounde, je cite:" Partant de ce principe selon lequel, il n'y pas d'actions quand il n'y pas d'intérêts, l'un des principaux défis sera donc de sensibiliser les femmes sur les opportunités qu'elles peuvent s'offrir avec les Tic selon leurs catégories socioprofessionnelles. Beaucoup de femmes ignorent encore ce que les Tic peuvent leur apporter et comment elles peuvent contribuer à la réussite de leurs activités. Plusieurs applications des Tic restent aussi méconnues ou peu utilisées par les femmes rurales " j’insisterai encore sur les opportunités que les TIC offrent pour les différentes catégories professionnelles ainsi que les applications innovantes méconnues du grand public.
- Troisièmement les projets déjà implémentés, faudrait ensuite assurer le suivi et l'accompagnement des bénéficiaires. Je m'explique:
Un projet tel la mise sur pied des télecentres communautaires en zone rurale ne saurait reussir que si certaines conditions sont remplies. entre autres:
* l'implémentation des services innovants et appropriés aux besoins des communautés locales notamment les femmes rurales (expl: site web pour la promotion et la vente des produits, abonnement à des bibliothèques virtuelles.....etc.)
* la mise à disposition dans les télécentres de ce que j'appellerai "les agents de relais communautaires ou ARC" qui se trouvent être très important dans ce processus dans la mesure ou ils sont des ressortissants de ces zones(autochtones) , ils ont des connaissances dans les TIC, dans l'agriculture et autres domaines propres aux zones rurales.Aussi, Ils auront pour rôle d'accompagner les communautés rurales notamment les femmes dans l'utilisation des TIC dans leurs activités rurales et la maîtrise de cet outil. J’en parle amplement dans l'article que j'ai proposé pour le projet ARDYIS du CTA plus précisément à la page 6, accessible sur : http://afriqueenor.over-blog.com. Que je vous invite à consulter.
Abordé de cette façon à mon avis, le problème de l'accès et de l'utilisation des TIC par les femmes dans les prochaines années ne sera que l'ombre d'elle même. Et peut être la tendance changerai de côté(les hommes défavorisés dans l'utilisation des TIC : plaisanterie), non ce n’est pas ce que je voulais dire. Je voulais dire que le problème d'accès défavorables des femmes ne se poserait plus parcequ'on aurait appliqué la règle qui stipule : « pour trouver le remède à une maladie, faut d'abord connaître les origines et symptômes y afférents."
Je tiens à remercier tous les intervenants de leurs contributions aussi riches et divers. J’avoue que je ressors de cet échange très bien nourri et grandi, grâce à vous tous. Merci aux organisateurs de nous avoir permis de donner notre point de vue et aussi aux facilitateurs(trices) d'avoir si bien dirigé les discussions. ce n'est par des actions similaires que nous pourrions impacter positivement notre environnement.
Merci et à bientôt dans un prochain débat.
Chers tous: Tout d'abord je m'excuse de n'avoir pu participer aux dernières questions, mais justement nous avions une mission dans le sud du Chili pour voir l'évolution d'un projet sur les TICs avec une communauté rurale et qui se trouve dans une zone indigène (mapuche) qui se caractérise par une assez grande distance d'utilisation d'ordinateurs et TIC en général-Ce projet nous a permis de promouvoir l'échange d'expériences entre les propres producteurs dans l'utilisation des TIC pour améliorer leurs procédures, spécialement entre les femmes qui participent directement de ces processus. Cet espace d’échange pour ces femmes de la communauté indigène mapuche du sud du Chili (POCOYAN) leur à permis de connaître d’autres réalités et surtout de se sentir « interprétées » dans leur rôle féminin d’appui pour l’insertion des TICs dans ces coopératives rurales. Généralement ce sont justement ces femmes qui ont le rôle de soutenir le groupe, et surtout les plus jeunes, pour l’utilisation des TICS.
Merci Francine Brossard - [email protected].c
Pour continuer sur ce thème, je voudrais préciser les résultats d'une étude que nous avons réalisé au Chili une étude pour relever l’importance des TICS suivant le profil des utilisateurs. D’après cette étude nous avons déduit certaines conclusions, entre autres, les suivantes: 1- Les femmes utilisent beaucoup plus Internet que les hommes, et de cette façon, elles ont un accès beaucoup plus ample aux différents documents publics du réseau Internet. 2- - Il ya des différences entre les sexes : l’envoi de messages de textes (SMS), sont réalisés par 66,7% des femmes et seulement 47,5% des hommes. 3- - Le niveau général des « auto-évaluations » faites par hommes et femmes, montre que les femmes se sentent, à nouveau sur ce plan, beaucoup plus faible que le sexe opposé. Et pourtant, cela ne correspond pas du tout avec les données présentées sur cette étude, qui montrent une utilisation accrue des ordinateurs et d'Internet chez les femmes bien supérieur aux hommes. Par conséquent, ceci répond plutôt à une certaine perception, profondément enraciné, et dû à des raisons culturelles, plutôt qu’à des différences objectives de compétences pour l’utilisation de TICs. Je joint un extrait de ce document préparé spécialement pour ce forum a notre coordinatrice Merci, Francine Brossard
...pour cet interessante contribution venant d'Amerique latine et qui revele le fosse qui existe souvent entre realite et perception... .en ASmerique latine ou ailleurs
Mais je voulais signaler que l'extrait du document dont parle Francine n'a pas ete joint ...
Plus que quelques jours de discussions: la derniere longueur pour nous tous donc quelques conmtributions supplementaires seraient les bienvenues
Laurence - Facilitatrice
Bonsoir à tous,
Le reflexe, au début, veut que pour résoudre un problème, on procède toujours par l’élaboration d’un nouveau projet. Et si nous inversions les choses pour partir de l’existant ? C’est un peu l’idée de Mme Ndiaye, je crois.
Il y a déjà, dans le monde rural, quelques TIC et quelques femmes qui les utilisent, certes en nombre très réduit pour les premiers comme pour les dernières. Posons-nous les deux questions suivantes : comment ce peu de TIC et ce peu de femmes qui les utilise sont arrivés ? Comment faire pour en augmenter considérablement le nombre ?
A mon avis, la réponse sera apportée par l’initiative privée. Tenez, en milieu urbain, à une certaine époque pas très éloignée, les cabines téléphoniques étaient un investissement très retable. Les gens s’y sont engouffrés jusqu’à « la démocratisation » du téléphone portable qui a sonné le glas de ce commerce juteux. Avec l’accès à domicile sur internet, les cybercafés suivront la même trajectoire !
Le monde rural peut emboîter le pas à la ville pour peu que les réseaux de téléphonie mobile et d’internet le couvriraient (c'est ici que doit intervenir la volonté poilitique des Etats), les groupes électrogènes palliant au manque d’électricité. Par exemple, si tous les projets de développement rural que nous connaissons actuellement (dotés du puissants groupes électrogènes qui ronflent à longueur de jours)installaient chacun une cabine téléphonique et un cybercafé payants, ils ne désempliraient pas ! Les privés ne tarderaient pas à les suivre.
Comme je viens de répondre à la question 1 et que dans cette réponse il y avait plusieurs solutions, qui se retrouvent dans des formes diférentes dans les réponses de certains contributeurs répondant à cette question : je vais donc redire mes solutions de façon simples :
Donner de l'envie à l'utilisation des tic : - ordinateurs portables efficaces et rusitiques - logiciels de conception simple avec ergonomie graphique explicite et compréhensible - téléphones portables puissants reliés aux zones de communication - l'électrification efficace des communautés par les énergies renouvelables (photovoltaïque, éolien, biodisel, biogaz etc) avec des matériels peu onéreux destinés aux communautés et destinés uniquement à ces communautés. Les dimensionnements seront faits par des experts et devront être modulables pour pouvoir évoluer avec l'évolution de l'utilisation des tic par les membres de chaque communauté au fur et à mesure de l'utilisation plus importante de matériels. - mise en place de zones disponibles evolutives où les échanges internet, IP et autre moyen de communication pourront être utilisés par la communauté.
Voilà plusieurs solutions qui ont aussi été signalées par d'autres personnes sur ce forum
Bonsoir à tous,
De mon point de vue, on ne pourrait parler de solutions miracles mettant un terme au problème, qu'à condition que certains pré requis soient pris en compte. En effet le problème ayant une particularité pour chaque pays ou je dirais pour chaque region. Cetains intervenants ont precisé que la difficulté d'accès des femmes était due aux règles sociales (position de la femme au sein du foyer) d'autres des problèmes dus à l'accès physique(problème d'electricité et de disponibilité d'une connexion permanente) et à l'utilisation (analphabétisme). Vous constateriez que les problèmes sont bien spécifiques aux régions comme je disais précédemment. Ainsi, pour parler de solutions à un problème , faudrait bien le comprendre et le circonscrire. On pourrait alors s'y prendre ainsi qu'il suit:
- Premièrement pour la mise sur des projets , qu'une étude préalable puisse être faite pour comprendre le noeud du problème de l'accès et de l'utilisation des TIC par les femmes dans la zone ciblée. Ainsi les projets pourraient être élaborés pour répondre au problème réel et non à un problème qu'on aurait lu sur internet ou qui se retrouuvent dans plusieurs autres pays (cause de l'echec de beaucoup de projets).
- Deuxièmement procéder à la sensibilisation sur toutes ces formes, comme l'a si bien précisé Tounde, je cite " Partant de ce principe selon lequel , il n'y pas d'actions quand il n'y pas d'interêts, l'un des principaux défis sera donc de sensibiliser les femmes sur les opprotunités qu'elles peuvent s'offrir avec les TIC selon leurs catégories socioprofessionnelles. Beaucoup de femmes ignorent encore ce que les TIC peuvent leur apporter et comment elles peuvent contribuer à la reussite de leurs activités. Plusieurs applications des TIC ofrent pour les différentes catégories professionnelles ainsi que les applications innovantes méconnues du grand public.
(suite)
- Troisièmement les projets déjà implementés, faudrait assurer le deuxième volet qu'est le suivi et l'accompagnement des bénéficiaires . Je m'explique:
Un projet tel la mise sur pied des télecentres communautaires en zone rurale ne saurait réussir que si certains conditios sont remplies. Entre autres:
* l'implementation des services innovants et appropriés aux besoins des communautés locales notamment les femmes rurales (expl: site web pour la promotion et la vente des produits, abonnement à des biblithèques virtuelles .etc).
* la mise à disposition dans les télécentres de ce que j'appellerai "les agents de relais communautaires ou ARC " qui se trouvent avoir une place essentiel dans ce processus dans la mésure ou ils sont des ressortissants de ces zones (autochtones), ils ont des connaissances dans les TIC, dans l'agriculture et d'autres domaines propres aux zones rurales. Ils auront pour rôle d'accompagner les femmes dans l'appropriation, et l'utilisation des TIC dans leurs activités. j'en parle amplement dans l'article que j'ai proposé pour le projet ARDYIS du CTA accessible sur: http://afriqueenor.over-blog.com .
Abordé de cette façon à mon avis, le problème de l'accès et de l'utilisation des TIC par les femmes dans les prochaines années ne sera que l'ombre de lui même. Et là le problème ne se poserait plus parcequ'on aura appliqué la règle du maladie et du médicament qui stipule: " pour trouver le remède à une maladie , faut d'abord connaîtres les origines et les symptômes y afférents".
Puisque nous sommes à la dernière semaine de discussion, Je tenais à remercier tous les intervenants de leurs contributions aussi riche et divers. j'avoue que je ressors de cet echange très bien nourri et grandi en même temps, grâce à vous tous. Merci aux organisateurs de nous avoir permis de donner notre point de vue, ainsi qu'aux facilitateurs(trices) d'avoir si bien dirigé les discussions. Ce n'est que par des actions similaires que nous pourrions impacter positivement notre environnement.
Merci et à bientôt dans un prochian débat s'il plaît à Dieu.
Gabriel Dacko
... son interessante contribution et je me rejouis du fait qu'il ressort "bien nourri" de ces discussions.
De nombreuses solutions on ete proposees que je me ferais un plaisir de resumer dans mon rapport de sysnthese de la semaine 3, qui sera suivi lui meme du rapport general.
Il n'est cependant pas trop tard si vous avez encore des commentaires ou des idees a ajouter. Donc n'hesitez pas !
Merci a tous et au plaisir
Laurence - Facilitatrice