Tanzanie
DC_Tanzanie
- 61,5 millions d’habitants
Population humaine - 94,9 millions d’habitants
Population animale - 40pourcent de poulets, 30pourcent de bovins, 20pourcent de chèvres et 10pourcent d'autres espèces
Composition du cheptel - 25,9 pour cent
Agriculture, sylviculture et pêche, valeur ajoutée (pourcent du PIB)
Aperçu
En tant que l'un des secteurs économiques les plus importants de Tanzanie, l’élevage laitier contribue à la subsistance de plus de 2,3 millions d'agriculteurs et d'éleveurs dans le pays. La variation saisonnière influence fortement la productivité des vaches laitières, laquelle est aggravée par la disponibilité limitée des aliments, les maladies et les faibles taux de reproduction des animaux. Pendant les saisons sèches et humides, les rendements laitiers dans les systèmes traditionnels sont d'environ un litre par vache et par jour et varient de 6 à 12 litres par vache et par jour dans les systèmes améliorés. Le lait représente plus de 50pourcent du revenu agricole dans les systèmes traditionnels de la Tanzanie, tandis que les ventes de viande représentent 48pourcent du revenu agricole total.
Émissions de gaz à effet de serre de référence
En 2014, le secteur laitier de la Tanzanie était responsable d'environ 27,8 millions de tonnes d'équivalent dioxyde de carbone (éq. CO2) d'émissions de gaz à effet de serre, le méthane entérique représentant environ 95pourcent du total des émissions. Au niveau national, l'intensité des émissions du lait était en moyenne de 19 kg d'éq. CO2 par kilogramme de lait corrigé en matières grasses et en protéines (FPCM). Émissions moyennes atteintes :
- 28 kg d’éq. CO2/kg de FPCM pour les systèmes traditionnels
- 2 kg d’éq. CO2/kg de FPCM dans les systèmes améliorés
Interventions d'atténuation
La combinaison d'interventions techniques, telles que la création de jardins fourragers intensifs, l'utilisation des résidus de culture, l'amélioration des races laitières et la lutte contre la fièvre de la côte orientale, permettrait d'augmenter la production laitière et de réduire l'intensité des émissions, tant dans les systèmes améliorés que dans les systèmes traditionnels. L'étude suggère que, prises individuellement, ces interventions ont le potentiel d'augmenter la production laitière de la Tanzanie de 4 à 56pourcent dans les systèmes traditionnels, et de 5 à 38pourcent dans les systèmes améliorés. En termes de réduction des émissions, ces interventions ont le potentiel de diminuer l'intensité des émissions de méthane entérique jusqu'à 35pourcent dans les systèmes traditionnels et jusqu'à 21pourcent dans les systèmes améliorés. En outre, certaines de ces options d'atténuation peuvent maintenir et améliorer les paramètres des troupeaux, les ressources alimentaires et l'approvisionnement en eau pendant et après les chocs climatiques. L'amélioration de la production laitière peut également contribuer à 85pourcent des revenus de l'exploitation et renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages.