Appui à l’investissement
Renforcer les liens entre politiques et investissement
Depuis 1964, la FAO a contribué à mobiliser plus de 120 milliards de dollars au profit de l’investissement agricole. Pour y parvenir, elle a noué des partenariats avec des gouvernements et plus de 30 institutions financières et banques.
L’appui que dispense la FAO aux pouvoirs publics nationaux dans le but d’augmenter l’investissement prend diverses formes : conseils techniques, analyses économiques, dialogue public–privé et renforcement de capacités. Son action s’axe sur l’agriculture durable, le développement rural, la sécurité alimentaire et l’amélioration de la nutrition.
Par l’intermédiaire du Comité de la sécurité alimentaire mondiale, la FAO a élaboré des directives internationales visant à assurer que les investissements étrangers et nationaux importants profitent aux communautés locales et respectent les droits fonciers. L’Organisation insiste sur l’importance de l’investissement par les petits producteurs et plaide en faveur de la protection sociale, de l’amélioration des infrastructures rurales et de l’élaboration de mesures d’incitation à l’investissement.
Messages clés
Les cadres politiques relatifs à l’agriculture et au développement rural doivent attirer l’investissement pour concrétiser les objectifs des politiques.
Outre celui de l’agriculture, les ministères concernés sont ceux de la planification économique, du commerce, de l’éducation, des affaires sociales, de la santé, de l’énergie, l’électrification rurale, du transport et de l’environnement.
Afin de soutenir ces parties prenantes, les politiques des États et des donateurs doivent lever les obstacles à l’épargne et à l’investissement, faciliter l’accès à la technologie, aux marchés et aux services financiers, renforcer l’équité des régimes fonciers, améliorer les infrastructures rurales et les services publics et atténuer la vulnérabilité aux risques.
Les décideurs et les investisseurs doivent adopter les orientations et les bonnes pratiques énoncées dans les Principes du CSA pour un investissement responsable dans l’agriculture et les systèmes alimentaires ainsi que les Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers.
Le Programme d’action d’Addis-Abeba de juillet 2015 convenu lors de la Conférence sur le financement du développement fournit le cadre financier qui permettra d’atteindre ces objectifs. Les organisations ayant leur siège à Rome (FAO, IFAD et PAM) estiment que la poursuite du financement de l’investissement dans la protection sociale et dans des activités productives en faveur des pauvres nécessitera 265 milliards de dollars supplémentaires par an entre 2016 et 2030 (c’est-à-dire 0,3 % du revenu mondial moyen projeté pour cette période).