L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) s’emploie à éradiquer la faim, à améliorer la sécurité alimentaire et à promouvoir l’agriculture durable pour des millions de personnes de par le monde qui vivent dans des contextes d’urgence ou de développement. Dans ces situations, les inégalités de genre et les rapports de force déséquilibrés sont souvent propices à une augmentation des risques d’exploitation et d’abus sexuels, en particulier pour les femmes, les enfants et d’autres populations vulnérables.
À l’image des autres organisations du système des Nations Unies, la FAO applique une politique de tolérance zéro concernant les actes d’exploitation et d’abus sexuels commis par les membres de son personnel ou par les employés d’entités travaillant en partenariat avec l’Organisation ainsi qu’en cas d’inaction de leur part face à de tels actes. L’ensemble du personnel et des partenaires de la FAO sont tenus de respecter les droits et la dignité des bénéficiaires des programmes et des membres des communautés d’accueil.
Qu’entend-on par «exploitation et abus sexuels»?
L’expression «exploitation et abus sexuels» désigne une grave atteinte aux droits, à la dignité et au bien-être des personnes et des communautés auprès desquelles la FAO intervient.
L’exploitation sexuelle s’entend du fait d’abuser ou de tenter d’abuser d’un état de vulnérabilité, d’un rapport de force inégal ou de rapports de confiance à des fins sexuelles, y compris en vue d’en tirer un avantage pécuniaire, social ou politique.
L’abus sexuel désigne toute atteinte sexuelle commise avec force, sous la contrainte ou à la faveur d’un rapport inégal, ou la menace d’une telle atteinte.
*Tous les membres du personnel de la FAO sont dans l’obligation de signaler toute crainte ou suspicion concernant des actes d’exploitation et d’abus sexuels au Bureau de l’Inspecteur général de la FAO (OIG) par l’intermédiaire du service de signalement de la FAO ou directement auprès d’OIG. Les plaintes reçues sont traitées de manière confidentielle.
Les six principes fondamentaux du Comité permanent interorganisations
Tous les membres du personnel de la FAO sont tenus de respecter les six principes fondamentaux du Comité permanent interorganisations relatifs à la prévention et à l’intervention en matière d’exploitation et d’abus sexuels. Ces principes peuvent être résumés comme suit:
- L’exploitation et les abus sexuels constituent des fautes graves justifiant le renvoi.
- Toute activité sexuelle avec un enfant (personne âgée de moins de 18 ans) est interdite quel que soit l’âge du consentement établi localement. Une méprise quant à l’âge de l’enfant ne peut être invoquée comme défense.
- Il est interdit de solliciter des faveurs sexuelles en échange d’une somme d’argent, d’un emploi, de biens ou de services, y compris de recourir à des services de prostitution.
- Toute relation sexuelle d’un membre du personnel avec des bénéficiaires impliquant un usage abusif de sa position est interdite.
- Tout membre du personnel qui soupçonne un collègue ou un employé d’un partenaire de se livrer à des actes d’exploitation ou d’abus sexuels doit faire part de ses soupçons par l’intermédiaire des mécanismes établis.
- Il est du devoir de tous les membres du personnel, et en particulier des cadres, d’instaurer et de préserver un environnement propre à empêcher l’exploitation et les abus sexuels.
Que fait la FAO pour prévenir et combattre l’exploitation et les abus sexuels?
La FAO s’emploie à promouvoir l’adoption à l’échelle de l’Organisation d’une approche globale en matière de protection contre l’exploitation et les abus sexuels (PEAS) afin de protéger les bénéficiaires de ses programmes et les communautés d’accueil.
Renforcement des capacités
La FAO organise des séances d’information, des formations obligatoires et des cours de rafraîchissement des connaissances sur la protection contre l’exploitation et les abus sexuels à l’intention de l’ensemble de son personnel pour qu’il soit mieux renseigné et plus compétent en la matière. Des activités de ce type sont également menées dans les pays par les coordonnateurs chargés de la PEAS dans chacun des bureaux de la FAO.
Prise en compte de la protection contre l’exploitation et les abus sexuels dans les activités de la FAO
La FAO dispose d’un réseau de plus de 200 coordonnateurs chargés de la protection contre l’exploitation et les abus sexuels qui interviennent dans ses bureaux régionaux et ses bureaux de pays pour faciliter l’intégration de ces questions dans les activités et les programmes qui sont mis en œuvre au niveau national.
Approche centrée sur les victimes
La FAO s’engage à donner une place centrale aux victimes d’exploitation et d’abus sexuels. Pour ce faire, elle s’attache à défendre et à placer au cœur des préoccupations les droits, la dignité, les souhaits et le bien-être des victimes et veille à ce que ces dernières soient orientées vers des services d’aide spécialisés au niveau local.
Collaboration avec les principaux acteurs
La FAO contribue aux efforts de protection contre l’exploitation et les abus sexuels à tous les niveaux, notamment en association avec les donateurs, les États membres, les autres organismes des Nations Unies et le Comité permanent interorganisations, afin de renforcer la coordination et collaboration dans ce domaine. Dans le cadre de l’approche commune adoptée par le système des Nations Unies, la FAO communique les allégations d’exploitation et d’abus sexuels au Secrétariat de l’Organisation des Nations Unies. En savoir plus.
Sites connexes de la FAO
Politiques et ressources pertinentes de la FAO
Politique de la FAO en matière de PSEA
Affiche de la FAO sur la prévention de l’exploitation et des abus sexuels
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Pour toute question d’ordre général sur la protection contre l’exploitation et les abus sexuels à la FAO, veuillez nous écrire à l’adresse [email protected]