Genre
Présentation du projet
La Tunisie est l'un des pays méditerranéens les plus exposés au changement climatique. Les principaux risques auxquels le pays est susceptible d'être confronté sont l'augmentation des températures, la réduction des précipitations, l'élévation du niveau de la mer et la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes (inondations et sécheresses). Le pays est confronté à des défis accrus dans le secteur agricole, avec pour conséquence la perte des moyens de subsistance et l'augmentation de l'insécurité alimentaire. La structure agraire en Tunisie est principalement dominée par la petite agriculture, avec de nombreuses petites exploitations familiales qui produisent une grande partie des denrées alimentaires du pays. Selon les chiffres du ministère de l'Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, 35 p100 des femmes tunisiennes vivent en milieu rural et elles représentent environ 70 p100 de la main-d'œuvre agricole. Il convient de noter que la femme dans le milieu rural fait souvent face à des inégalités dans l'accès aux ressources telles que la terre, le crédit, l'éducation et les opportunités économiques. Malgré les progrès réalisés dans l'autonomisation des femmes en milieu rural, des disparités persistent, ce qui limite leur participation effective au développement agricole et économique.
L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), conjointement avec le Programme Alimentaire Mondial (PAM), l’organisation des Nations unies pour l'égalité des sexes et l'autonomisation des femme (ONU-Femmes), et le Fond International de Développement Agricole (FIDA), dans le cadre du projet conjoint « Accélérer le progrès vers l'autonomisation économique des femmes dans le milieu rural » (JP-RWEE Phase II) œuvrent ensemble pour mettre en place des actions d’appui à l’autonomisation économique de la femme rurale dans le secteur agricole en Tunisie.
Le projet JP-RWEE vient répondre aux besoins des femmes dans le milieu rural de deux régions : Jendouba et de Kairouan où les zones d’intervention ont été identifiées en concertation avec la partie nationale. La FAO, dans ce projet conjoint, assure un appui direct et indirect aux organisations professionnelles de cinq délégations de chaque gouvernorat.













