En 1994, la FAO a reçu une demande d'assistance des Services vétérinaires et d'élevage (AHVS) du Gouvernement du Sikkim pour développer l'élevage caprin et lancer un programme d'amélioration par croisement. Cette même année, la FAO a pris des mesures pour envoyer au Sikkim un expert international, spécialiste de l'élevage caprin, afin d'examiner les possibilités de projet avec la contrepartie gouvernementale.
Un PCT d'une durée de deux ans, conçu comme projet pilote, fut ensuite initié. C'était le premier projet de développement subventionné par des fonds étrangers au Sikkim, hormis un projet dans le domaine laitier, financé par la Suisse, qui avait démarré l'année précédente dans la partie occidentale de l'Etat 1, (voir l'annexe 3 pour le profil du projet).
Bien que le projet n'ait pas été initialement conçu par le AHVS comme un projet "féminin", une attention particulière à la participation et à la problématique hommes/femmes a été portée dès les premières étapes de planification du projet. Il a été alors constaté que les femmes s'occupent quotidiennement de la plupart des opérations pour l'élevage des chèvres mais aussi pour celui de la volaille. Le Service des Femmes dans le développement (SDWW) du siège de la FAO a insisté, lors de la formulation, pour que "la problématique relative au genre" soit partie intégrante du projet. La FAO a donc proposé d'élargir le projet, initialement prévu dans le domaine de l'élevage caprin, à l'élevage avicole et d'inclure explicitement la problématique hommes/femmes. En outre, le projet s'est étendu à l'agroforesterie, la conservation des eaux et des sols et aux sources et cultures fourragères. Ces changements sont en partie dus aux inquiétudes des techniciens de la FAO et des consultants relatives aux questions de protection et de durabilité des ressources. Egalement, les recherches ultérieures des DRP ont confirmé que le succès définitif du projet était étroitement lié à la prise en compte des responsabilités des hommes et des femmes ainsi qu'à celle des contraintes qui pèsent sur les ressources naturelles.