©FAO/Giulio Napolitano

Le mandat de la FAO

Atteindre la sécurité alimentaire pour tous est au coeur des efforts de la FAO - veiller à ce que les êtres humains aient un accès régulier à une nourriture de bonne qualité qui leur permette de mener une vie saine et active.

Le mandat de la FAO consiste à améliorer les niveaux de nutrition, la productivité agricole et la qualité de vie des populations rurales et contribuer à l’essor de l’économie mondiale.

Les femmes, clé de la sécurité alimentaire 
La FAO au travail 2010-2011

La brochure "La FAO au travail" se penche cette année sur le bond que ferait la production vivrière si seulement les agricultrices avaient le même accès que les hommes aux ressources productives, comme la terre et le crédit – et qui permettrait de nourrir 100 à 150 millions de personnes. La publication examine en outre l'évolution du programme de terrain de la FAO d'1,5 milliard de dollars en soulignant les principaux événements et réalisations de la période.

Téléchargez la version PDF du rapport complet :

العربية | 中文 | english | français | italiano | русский | español

Les quatre grands domaines d'activité de la FAO :

Mettre l'information à la portée de tous. La FAO sert de réseau de connaissances. Elle met à profit les compétences techniques de notre personnel - agronomes, forestiers, spécialistes des pêches et de l'élevage, nutritionnistes, experts en sciences sociales, économistes, statisticiens, etc. - afin de recueillir, analyser et diffuser les données utiles au développement. Son site Internet est visité un million de fois par mois, que ce soit pour consulter un document technique ou pour s'informer sur notre travail avec les agriculteurs. Elle publie, en outre, des centaines de bulletins d'information, de rapports et d'ouvrages, distribue des revues, crée de multiples cédéroms et accueille des dizaines de forums électroniques.

Partager l'expertise en matière de politiques. La FAO met au service des ses pays membres des années d'expérience dans l'élaboration de politiques agricoles, le soutien à la planification, la mise au point de lois efficaces et la création de stratégies nationales visant à atteindre les buts de développement rural et de réduction de la faim.

Servir de lieu de rencontre pour les Etats. Tous les jours, des dizaines de responsables et d'experts du monde entier se réunissent au siège ou dans nos bureaux de terrain pour établir des accords sur les grandes questions d'alimentation et d'agriculture. En tant qu'instance neutre, la FAO offre une tribune où les nations riches et pauvres peuvent se retrouver pour approfondir des thèmes d'intérêt commun.

Porter les connaissances sur le terrain. Son vaste éventail de connaissances est constamment éprouvé dans des milliers de projets de terrain dans le monde entier. La FAO mobilise et gère des millions de dollars provenant des pays industrialisés, des banques de développement et d'autres sources pour garantir que les projets atteignent leurs buts. Elle fournit les connaissances techniques et offre, dans certains cas, elle-même des financements. Dans les situations de crise, nous travaillons en parfait accord avec le Programme alimentaire mondial et d'autres organismes humanitaires pour protéger les moyens d'existence ruraux et aider les agriculteurs à se reconstruire une vie.

Structure et financement

Membres 
La FAO est une organisation intergouvernementale qui compte 191 Etats membres, deux membres associés et une organisation membre, l’Union européenne.

Gouvernance
Tous les deux ans, les représentants des États membres se réunissent lors de la Conférence de la FAO pour examiner les questions de gouvernance mondiale et les cadres internationaux, ainsi que pour évaluer les travaux accomplis et approuver le budget de l’exercice suivant. La Conférence élit les membres du Conseil à des mandats de trois ans par rotation pour guider les activités du programme et du budget. Elle élit également un Directeur général pour un mandat de quatre ans renouvelable une seule fois. Le Directeur général en poste, le Sénégalais Jacques Diouf, achève son troisième mandat le 31 décembre 2011. Son successeur, M. José Graziano da Silva, prendra ses fonctions le 1er janvier 2012 (jusqu’au 31 juillet 2015).

Départements
La FAO est constituée de sept départements: Agriculture et protection des consommateurs; Développement économique et social; Pêches et aquaculture; Forêts; Services internes, ressources humaines et finances; Gestion des ressources naturelles et de l’environnement; et Coopération technique.

Bureaux
Outre son siège à Rome, la FAO est présente dans plus de 130 pays. Le réseau des bureaux décentralisés compte 5 bureaux régionaux, 11 bureaux sous-régionaux, deux  équipes interdisciplinaires et 74 bureaux nationaux (à l’exclusion de ceux hébergés par les bureaux régionaux et sous-régionaux), 8 bureaux dotés de personnel technique détaché et de Représentants de la FAO, et 36 bureaux couverts par un représentant ayant une accréditation multiple. L’Organisation maintient par ailleurs cinq bureaux de liaison et quatre bureaux d’information dans les pays développés.

Personnel
Au 1er avril 2011, la FAO employait 1 835 membres du cadre organique (y compris les cadres associés et les fonctionnaires recrutés au niveau national) et 1 856 membres des services généraux, dont 53 pour cent environ travaillent au siège à Rome, et le reste est détaché dans les bureaux du monde entier. Ces chiffres se réfèrent uniquement aux fonctionnaires titulaires d'un contrat à durée déterminée ou à caractère continu.

Au cours des quinze dernières années, la part des femmes appartenant au cadre organique a plus que doublé, passant de 16 à 34 pour cent.

Programmes et projets
En 2010, le montant des programmes et projets mis en œuvre par la FAO s’est élevé à 903 millions de dollars EU, dont 4 pour cent environ financés par les contributions obligatoires via le Programme de coopération technique (PCT) et le Programme spécial pour la sécurité alimentaire (PSSA), et 96 pour cent par les contributions volontaires, par le biais du Programme de coopération FAO/Gouvernements, à hauteur de 44 pour cent, du Fonds fiduciaire unilatéral (UTF) à hauteur de 6 pour cent, et d’autres formes de fonds fiduciaires (46 pour cent), qui incluent les Programmes conjoints des Nations Unies.       

Financements et dépenses
Le programme de travail de la FAO est financé par les contributions obligatoires et volontaires. Les contributions obligatoires sont les quotes-parts des Etats membres fixées par la Conférence biennale de la FAO. Le budget ordinaire de la FAO pour l’exercice 2010-2011 s’élève à 1 milliard de dollars. Les contributions volontaires des membres et d’autres partenaires devraient dépasser 1,2 milliards de dollars en 2010-11 et soutiennent l’assistance technique et l’aide d’urgence (y compris la réhabilitation) aux gouvernements, ainsi que l’appui direct aux activités de base de la FAO.

La réforme de la FAO progresse

Un vaste programme de réforme organisationnelle et de changement de culture a démarré en 2008. La restructuration du Siège et la décentralisation des décisions ont débouché sur une structure plus réactive et moins stratifiée et ont permis d'abaisser les coûts. La modernisation et l'harmonisation des processus administratifs et opérationnels sont en cours. L'amélioration du travail d'équipe interne et la mise en place de partenariats externes plus étroits, outre l'optimisation des technologies de l'information et une plus grande autonomie des bureaux décentralisés de la FAO permettent à l'Organisation d'intervenir rapidement là où les besoins sont les plus pressants. La FAO étant avant tout une organisation fondée sur les connaissances, investir dans les ressources humaines est une priorité absolue. Le renforcement des capacités, notamment un programme d'encadrement, la rotation du personnel et un nouveau programme de jeunes cadres, a été mis en place. La gestion des performances individuelles, le recrutement d'un spécialiste des questions d'éthique et un bureau indépendant de l'évaluation sont destinés à améliorer les résultats grâce à l'apprentissage et au renforcement de la supervision. 

Bref historique

2011
Dans le cadre d’une victoire historique de la science vétérinaire, la FAO et l’OIE ont annoncé que grâce à des décennies de coopération internationale, la peste bovine, maladie mortelle du bétail, a été éradiquée à l’état sauvage. En juillet, la FAO a proclamé l’état de famine dans deux régions de la Somalie et lancé un appel pour 120 millions de dollars E.U. pour faire face à la sécheresse dans toute la Corne de l’Afrique. Les Etats membres de la FAO ont élu le Brésilien José Graziano da Silva au poste de Directeur général à compter de janvier 2012.

2010
Lorsque les pires inondations qu’ait jamais connues le Pakistan ont dévasté les stocks de semences et le cheptel, la FAO est intervenue sans délai en distribuant des semences de blé à un demi-million de familles agricoles à temps pour la campagne de semis, et en fournissant à 235 000 autres ménages des aliments, des médicaments et des abris pour leurs animaux.

2010
Une vaste campagne de sensibilisation baptisée «1billionhungry» a été lancée en mai, touchant des millions de personnes dans le monde entier grâce à des événements en direct et des spots diffusés à la télévision, sur Internet, dans les réseaux sociaux et par le biais de placards publicitaires.  La  pétition contre la faim a recueilli plus de 3 millions de signatures dès les six premiers mois.

2009
Alors que le nombre d'êtres humains affamés franchit la barre du milliard, la FAO organise un Sommet mondial sur la sécurité alimentaire du 16 au 18 novembre afin d'imprimer un nouvel élan d'urgence à la lutte contre la faim. Soixante Chefs d'Etat et de Gouvernement et 192 ministres adoptent à l'unanimité une déclaration réitérant leur engagement à éradiquer au plus tôt la faim dans le monde.

2008

La FAO organise une conférence de haut niveau du 3 au 5 juin sur l’impact du changement climatique et du boom des biocarburants sur la sécurité alimentaire et les prix des aliments, à laquelle participent 43 chefs d’État et 100 ministres de gouvernement. La conférence adopte une résolution visant à accroître l’assistance et les investissements dans l’agriculture du monde en développement.

 

dernière mise à jour:  mercredi 1 février 2012