ElevageLes biotechnologies pour la production et la santé animales La croissance démographique, l'augmentation des revenus et l'urbanisation favorisent une augmentation massive de la demande d'aliments d'origine animale dans les pays en développement, qui a donné lieu à la " révolution de l'élevage ". Dans le passé, les pays en développement ont fait face aux augmentations de la demande, principalement en accroissant leur cheptel. Toutefois, avec la diminution des étendues de terres disponibles pour l'agriculture, les pays en développement sont à présents contraints d'intensifier la production animale, et la croissance du secteur de l'élevage repose principalement sur les animaux monogastriques, (porcs et certaines volailles). Au cours des siècles passés, le développement du secteur de l'élevage a reposé sur des innovations biologiques, chimiques et mécaniques qui ont limité l'impact des maladies animales, élevé les rendements et réduit les besoins en main d'œuvre. Aujourd'hui, les biotechnologies agricoles sont une nouvelle source d'innovations qui ont le pouvoir de modifier la physionomie de l'agriculture aussi radicalement que les progrès précédemment réalisés dans l'un de ces domaines. L'intensification de la production animale risque de réduire indirectement la diversité génétique, en supplantant les races non améliorées et leurs diversité inhérente, si les éleveurs adoptent des variétés animales génétiquement uniformes. Certaines biotechnologies, comme la congélation du sperme et des embryons, associées à l'insémination artificielle et au transfert d'embryons, ainsi que le clonage somatique sont des outils importants qui sont ou peuvent être utilisés pour préserver la biodiversité animale. Il est peu probable que les animaux génétiquement modifiés jouent un rôle majeur dans les pays en développement, dans un avenir proche. C'est l'emploi d'intrants produits par la bio-ingéniérie, tout au long de la chaîne de production alimentaire, depuis l'alimentation des animaux jusqu'à la transformation du produit, qui offre le plus de possibilités à court terme pour l'application des biotechnologies dans le secteur de l'élevage, dans les pays en développement. A court et moyen terme (5 à 10 ans), les effets les plus notables des biotechnologies sur la production animale dans ces pays devraient dériver de l'amélioration de la qualité des aliments du bétail, due à l'augmentation de leur teneur en éléments nutritifs, et de la plus grande digestibilité des aliments de qualité inférieure, mais aussi des progrès réalisés dans le contrôle des maladies. Avec l'intensification de la production animale et l'augmentation des densités d'animaux dans les zones écologiques plus chaudes et plus humides, les maladies animales ne pourront qu'être un obstacle plus grand au renforcement de la productivité de l'élevage. L'utilisation des biotechnologies de l'ADN dans le secteur de la santé animale, sous la forme de vaccins plus efficaces et moins chers, combinés avec des outils de diagnostic plus efficaces, pourraient contribuer de façon significative à une amélioration du contrôle des maladies animales et, par voie de conséquence, stimuler la production alimentaire intérieure et la participation au commerce des produits animaux. Les biotechnologies offrent aussi des possibilités considérables pour améliorer la transformation agro-industrielle, en particulier par l'adoption de procédés plus respectueux de l'environnement ou consommant moins d'énergie. La majorité de ces technologies resteront probablement inaccessibles aux éleveurs traditionnels, mais, les secteurs commercial et industriel naissants de nombreux pays en développement y auront largement recours. La plus grande partie des activités de recherche - développement sur les biotechnologies (>80%) sont conduites par de grosses compagnies privées à des fins commerciales et conçues en fonction des besoins des marchés des pays développés. Elles sont donc généralement peu adaptées aux conditions des petits agriculteurs des régions tropicales, ce qui risque d'accroître la disparité de revenu et de richesse à l'intérieur des pays (gros agriculteurs /petits agriculteurs) et entre les différents pays /(pays en développement/développé). Etant donné que les considérations commerciales ne reflètent pas nécessairement les préoccupations et les besoins sociaux, la recherche conduite par le secteur public et les organisations internationales a encore un rôle essentiel à jouer. Documents pertinents :
Suggestions? biotech-website@fao.org |
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