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Foro Global sobre Seguridad Alimentaria y Nutrición • Foro FSN

Re: Online consultations for a knowledge sharing platform on resilience

Dramane Coulibaly
Dramane CoulibalyCILSSBurkina Faso

[English version below]

De la formulation d’un Cadre d’approche harmonisé de mesure de la résilience

Depuis fin 2012, l’Union Européenne et les trois OIG de la région Sahel et Afrique de l’Ouest (CEDEAO, UEMOA et CILSS) se sont engagés dans un partenariat international appelé Alliance Global pour la Résilience (AGIR) avec pour ambition de renforcer la résilience des populations. Il s’agit de créer les conditions d’adaptation aux mutations dues au changement du contexte climatique, environnemental et socio-économique.

Avec cette montée en puissance de la problématique de la résilience, le besoin de proposer à la région un mécanisme harmonisé de mesure de la résilience est devenu pour le CILSS (bras technique de la CEDEAO) une nécessité impérieuse. En effet créer des liens forts entre les efforts humanitaires et de développement nécessite la mise en œuvre des programmes structurants à long terme pour lesquels une bonne compréhension du dynamisme et de la dimension de la résilience est fondamentale pour renforcer les capacités des systèmes à tous les niveaux.

La 29e réunion annuelle du Réseau de Prévention des Crises Alimentaires (RPCA) dont le thème central a porté sur les « Indicateurs et outils méthodologiques de mesure de la résilience » a recommandé la formulation d’un « Cadre d’approche harmonisé de mesure de la résilience » sous le leadership des organisations régionales (CEDEAO, UEMOA et CILSS).

En effet, la grande diversité des indicateurs et des méthodologies en développement et le souci d’éviter la cacophonie ont amené le RPCA a recommandé, à l’image du Cadre d’analyse de la vulnérabilité courante (CH), la convergence des approches vers un outil unique, reconnu par tous comme seul cadre de référence en matière d’évaluation de la résilience.

L’étroite collaboration CILSS/FAO instaurée depuis 2013, sur la base de RIMA, pour faire de cette préoccupation des autorités et acteurs de la région une réalité inspire de ma part les leçons et dispositions particulières à prendre pour créer les conditions idoines de réussite d’un exercice du genre :

-        Etablir une frontière lisible entre le technique et le politique. Quand est ce que l’institution technique en charge de l’élaboration de l’outil devrait-elle impliquer les institutions politiques de décision. A défaut d’un règlement intérieur ou d’un code de bonne conduite gérant les relations entre le technique et le politique l’exercice de conception de l’outil pourrait être mis en retard.

-        Bien définir le rôle de l’appui-conseil dans le cadre de la construction de la Plateforme Technique. Il faut que toutes les parties en face comprennent que l’action de l’appui-conseil, comme c’est présentement le cas de la FAO auprès du CILSS, s’explique uniquement par sa volonté entre autres (i) de travailler avec les institutions régionales et nationales, (ii) d’éviter la cacophonie dans l’analyse et l’évaluation de la résilience dans la zone en question, (iii) de renforcer les capacités des acteurs régionaux et nationaux.

-        Se mettre d’accord sur la nécessité de mettre en place une Plate-forme technique sur l’analyse et la mesure de la résilience (PT-AMR). Un dispositif du genre est indispensable si on veut impulser une dynamique inclusive et participative. La plateforme a pour mandat entre autres (i) de conduire le processus de construction de l’outil de mesure, (ii) de coordonner l’ensemble des activités lubrifiant le processus de décision sur les investissements à savoir l’analyse et la mesure de la résilience, le dialogue politique, le développement des capacités, la recherche. Elle est dotée d’organes de pilotage impliquant tous les acteurs concernés et de documents constitutifs précisant son mode opératoire ;

-        Définir ensemble la démarche à suivre pour avoir un outil consensuel, démarche qui devra être participative et inclusive. Des boucles de concertations devront ponctuer le processus pour se mettre d’accord sur les sous-produits constituant des « bulding blocks » ;

-        Inventorier les méthodologies et approches existantes et leur état de mise en œuvre. Cet inventaire permettra de se mettre d’accord sur une d’entre elles qui servira de fondation. Cet outil de base sera bonifié par les composantes non prises en compte des autres initiatives mais, tout de même utiles dans l’exercice d’évaluation et de mesure de la résilience ;

-        Créer les conditions de pérennisation de l’exercice d’analyse et de mesure de la résilience. Les activités d’analyse et de mesure de la résilience au niveau régional et dans les pays devront s’inscrire dans la durabilité pour pouvoir (i) montrer les effets et impacts des investissements effectués, (ii) orienter les décideurs et appuyer la planification et la programmation de leurs interventions futures. Entre autres, trois conditions préalables devront être réunies à savoir l’appropriation de l’outil par les pays et les institutions régionales concernées, la capitalisation de la dynamique de mesure de la résilience dans la formation diplômante au sein des institutions de formation de la région, notamment en mettant en place un « Master Résilience » et mise en place d’une stratégie de financement durable de l’exercice.

Dramane Coulibaly, Conseiller Principal - Analyse et Mesure de la Résilience de la FAO auprès du CILSS - Ouagadougou (Burkina Faso)

On the formulation of a structured harmonized approach to the measurement of resilience.

Since the end of 2012, the European Union and the three International Organizations for the Sahel and West Africa region (ECOWAS, WAEMU and CILSS) have engaged in an international partnership called Global Alliance for Resilience (AGIR) with the purpose of reinforcing the resilience of the population. It involves the creation of the conditions for adaptation to the mutations arising from the changes in the climatic, environmental and socio-economic context.

With this increased importance of the resilience question, the need to propose to the region a harmonized mechanism for measuring resilience has become for CILSS (technical arm of ECOWAS) a compelling need. In fact, to create strong links between humanitarian and development efforts requires the implementation of long term structuring programs, for which a good understanding of the dynamism and dimension of resilience is essential to reinforce the capabilities of systems at all levels.

The 29th annual Meeting of the Food Crisis Prevention Network (RPCA) of which the main theme was about the indicators and methodological tools to measure resilience, recommended the formulation of a structured harmonized approach for measuring resilience, under the leadership of regional organizations (ECOWAS, WAEMU and CILSS).

In fact, the great diversity of indicators and methodologies being developed and the concern to avoid cacophony brought the RPCA to recommend, just like the framework to analyze present vulnerability (CH), the convergence of approaches towards a single tool, recognized by all as the only reference framework in terms of assessing resilience.

The close collaboration between CILSS/FAO that has existed since 2013, on the basis of RIMA [Resilience Index Measurement and Analysis], in order to make the preocupation of the authorities' and actors in the region a reality, suggests to me the lessons and particular dispositions to be taken in order to create the ideal conditions for success in an exercise of this type:

-        Establish a clear boundary between technical aspects and policy. When is it that the technicians in charge of constructing the tool should involve the politicians who are taking decisions? Without an internal regulation or a code of good conduct that manages the relationship between the technical and the political, the exercise of developing the tool could be delayed.

-        Define clearly the support-advisory role in the organization of building the Technical Platform. It is necessary that all the sections taking part understand that support-advisory action, as is at present the case of FAO with CILSS, is explained only by their desire, among others, to: (i) work with regional and national institutions, (ii) avoid cacophony in the analysis and assessment of resilience in the area in question, (iii) reinforce the skills of regional and national actors.

-        Agree on the need to implement a Technical Platform for the analysis and assessment of resilience (PT-AMR). A system of this type is indispensable if one wishes to push ahead with an inclusive and participative dynamic.  The platform has as a mandate, among others, (i) to conduct the process of building the measuring tool, (ii) to coordinate the ensemble of activities easing the process of investment decision, that is to say, analyzing and measuring resilience, political dialoque, development of capabilities, research. This platform is equipped with steering mechanisms involving all the actors concerned and with a documented constitution wherein its modus operandi is defined;

-        Define together the actions to be taken to have a consensual tool, a course of action that should be participative and inclusive. Spot Agreement reviews should occur throughout the process to agree on the by-products that constitute building blocks;

-        Make an inventory of existing methodologies and approaches and their state of implementation. This inventory will produce an agreement as to which one of them will serve as a basis. This basic tool will be enriched by components of other initiatives not taken into account but, even so, useful in the exercise of assessment and measuring of resilience;

-        Create conditions for the perennial   exercise of analysis and measuring resilience. The activities of analysis and measuring resilience at regional and country level should be perpetuated in the long term to: (i) show the effects and impacts of investments made, (ii) give guidance to the decision makers and support planning and programming for their future interventions. Among others, three prerequisite conditions should be met, that is, the adoption of the tool by the regional countries and institutions concerned, the emphasizing of the dynamic of measuring resilience in degree courses in the educational institutions in the region, in particular the implementation of a Master in Resilience, and the implementation of a lasting financial strategy for the exercise.

Dramane Coulibaly, Conseiller Principal - Analyse et Mesure de la Résilience [Main Advisor for Analysis and Measuring Resilience] for FAO with CILSS - Ouagadougou (Burkina Faso)