Bulletin de la FAO sur l'offre et la demande de céréales
Le Bulletin sur l’offre et la demande de céréales a pour objet de communiquer des prévisions actualisées sur le marché mondial des céréales. Il est complété par une évaluation détaillée de la production ainsi que des conditions de l'offre et de la demande de céréales par pays et par région, publiée dans le bulletin trimestriel Perspectives de récoltes et situation alimentaire. Des analyses plus approfondies des marchés mondiaux des céréales ainsi que d'autres denrées alimentaires de base sont publiées deux fois par an dans les Perspectives de l'alimentation.
Dates de sortie mensuelle pour 2026: 6 février, 6 mars, 3 avril, 8 mai, 5 juin, 3 juillet, 4 septembre, 2 octobre, 6 novembre, 4 décembre.
Les prévisions concernant la production céréalière restent globalement identiques et les perspectives en matière d’échanges ont été revues à la baisse en raison des perturbations en mer Noire
DATE de pARUTIOn: 02/10/2026

Les dernières prévisions de la FAO concernant la production mondiale de céréales en 2026 sont restées globalement identiques ce mois-ci et s’établissent à 2 979 millions de tonnes. À ce niveau, la production mondiale reculerait de 2,1 pour cent par rapport au niveau record de l’année précédente, mais il s’agirait tout de même de la deuxième récolte la plus importante jamais enregistrée. Les perspectives globales ont peu évolué depuis septembre, mais des révisions ont été apportées au niveau des récoltes, notamment en ce qui concerne la production de blé, dont l’amélioration des perspectives a largement compensé une révision à la baisse des prévisions portant sur les céréales secondaires.
La production mondiale de blé a été relevée de 3,2 millions de tonnes et l’on estime à présent qu’elle devrait atteindre 813,9 millions de tonnes en 2026. Malgré cette révision à la hausse, la production mondiale devrait encore diminuer de 3,3 pour cent par rapport à l’année précédente. La révision est due à l’amélioration des conditions de culture en Australie, où des conditions météorologiques meilleures que prévu en juillet et en août ont tiré les prévisions de rendement vers le haut. Malgré cela, les rendements australiens de blé devraient rester en dessous de la moyenne et il est d’ailleurs de plus en plus probable que la pluviométrie soit inférieure à la moyenne à la fin de la campagne, ce qui continue de poser un risque de dégradation des résultats finaux.
La production mondiale de céréales secondaires a été abaissée de 3,3 millions de tonnes ce mois-ci et est à présent estimée à 1 612 millions de tonnes, ce qui représente une baisse de 1,3 pour cent en glissement annuel. Cette diminution s’explique en grande partie par un recul des prévisions concernant la production mondiale de maïs, lequel est dû au temps sec et chaud dans l’Union européenne et aux États-Unis d’Amérique, qui a réduit le potentiel de rendement. En revanche, l’amélioration de la pluviométrie en Australie a renforcé les perspectives concernant l’orge, ce qui a en partie compensé la révision à la baisse apportée à la production mondiale de maïs.
En ce qui concerne le riz, des semis plus importants que prévu ont donné lieu à un relèvement des prévisions de production pour le Japon et le Népal depuis septembre. Toutefois, cet ajustement a été contrebalancé par un affaiblissement des perspectives de production en Inde, où, outre le fléchissement des semis de la culture principale, la diminution et la mauvaise répartition des pluies de mousson ont amoindri les disponibilités en eau pour l’irrigation dans les États producteurs du sud, qui représentent une part importante de la production hors saison. Compte tenu de ces révisions, on estime à présent que la production mondiale de riz devrait s’établir à 552,5 millions de tonnes (en équivalent riz usiné) en 2026‑2027, soit 0,7 million de tonnes de moins que ce qu’indiquaient les prévisions de septembre et 2,4 pour cent de moins que le résultat record de 2025‑2026. Selon les prévisions, une grande partie de la réduction prévue de la production annuelle devrait être imputable à l’Asie, bien que l’on prévoie une diminution des récoltes dans toutes les régions, à l’exception de l’Afrique.
L’utilisation mondiale de céréales en 2026‑2027 devrait atteindre 2 966 millions de tonnes, soit 4,1 millions de tonnes (0,1 pour cent) de plus qu’en 2025‑2026. Un accroissement de l’utilisation de céréales secondaires et de riz devrait plus que compenser une baisse de l’utilisation de blé, dont la récolte exceptionnellement abondante de 2025 avait fait reculer les prix, ce qui avait fait gonfler la demande du secteur de l’alimentation animale et de l’industrie en 2025‑2026. Les prévisions concernant l’utilisation totale de céréales sont quasiment identiques ce mois-ci, mais l’utilisation de maïs a été revue à la baisse de 4,6 millions de tonnes (0,4 pour cent) en raison d’une diminution de l’utilisation fourragère prévue chez les principaux importateurs, notamment l’Égypte et l’Union européenne, ainsi qu’aux États-Unis d’Amérique, à la suite d’un affaiblissement des perspectives de récolte. Ce recul de l’utilisation de maïs prévue compense une révision à la hausse, dans les mêmes proportions, des utilisations cumulées d’orge, de sorgho et de blé, là aussi principalement à des fins d’alimentation animale. L’utilisation mondiale de riz devrait s’établir à 559,1 millions de tonnes en 2026‑2027, soit un niveau globalement inchangé par rapport aux projections de septembre et une croissance de 0,7 pour cent en glissement annuel due à une augmentation des utilisations alimentaires.
Les prévisions concernant les stocks mondiaux de céréales à la clôture des campagnes de 2027 ont été relevées de 2,8 millions de tonnes (0,3 pour cent) ce mois-ci et portées à 950,0 millions de tonnes, ce qui signifie que les stocks mondiaux resteraient globalement stables par rapport à leurs niveaux d’ouverture. Un gonflement des stocks de blé et, dans une moindre mesure, d’orge, devrait plus que compenser une diminution des réserves de riz et de sorgho. Les reports de blé de plusieurs exportateurs majeurs ont été révisés à la hausse, notamment en ce qui concerne l’Australie, où les disponibilités devraient être plus importantes qu’anticipé, et la Fédération de Russie et l’Ukraine, où les exportations devraient être plus faibles que prévu. Les stocks de céréales secondaires ont été revus à la baisse, en grande partie parce que la Chine devrait puiser dans ses réserves de sorgho à des fins d’alimentation animale. Ainsi, le rapport stocks/utilisation de céréales dans le monde à la fin des campagnes de 2026‑2027 a été légèrement relevé pour atteindre 31,7 pour cent, un niveau toujours en baisse par rapport à celui de la campagne précédente, à savoir 32,0 pour cent. Les prévisions de la FAO concernant les stocks mondiaux de riz à la fin des campagnes de commercialisation de 2026‑2027 ont été rehaussées de 1,8 million de tonnes et portées à 216,9 millions de tonnes, principalement en raison d’un ajustement apporté aux stocks de l’Inde, même si les prévisions ont également été relevées pour plusieurs autres pays, notamment le Japon. Les prévisions révisées laissent présager un recul de 3,2 pour cent des réserves mondiales de riz en 2026‑2027, mais celles-ci devraient se maintenir à leur deuxième niveau le plus élevé jamais enregistré, car on prévoit toujours d’importants reports dans des pays tels que la Chine, l’Inde et l’Indonésie.
Les prévisions de la FAO concernant les échanges mondiaux de céréales en 2026‑2027 (juillet‑juin) s’établissent à 505,8 millions de tonnes, soit un recul de 18,3 millions de tonnes (3,5 pour cent) par rapport à la campagne précédente. Une diminution des expéditions de blé et d’orge devrait plus que compenser un accroissement des échanges de maïs et de riz. Par rapport aux prévisions de septembre, les échanges mondiaux de céréales ont été réduits de 3,5 millions de tonnes (0,7 pour cent), car les exportations de blé et de maïs ont été revues à la baisse, principalement en raison des difficultés de navigation sur les voies maritimes de la mer Noire et de l’insuffisance des capacités de transport alternatives, ce qui a largement contrebalancé un ajustement à la hausse des échanges d’orge. Les perspectives concernant les exportations de maïs en partance de l’Union européenne ont été revues à la baisse car les disponibilités en Ukraine ont diminué sous l’effet de difficultés logistiques. En revanche, l’accroissement des disponibilités exportables en Australie a tiré vers le haut les prévisions concernant les échanges d’orge, une grande partie du volume supplémentaire prévu devant être expédié en Chine. Sur le marché du blé, l’amélioration des perspectives concernant les exportations du Kazakhstan a été plus que compensée par une révision à la baisse des projections ayant trait aux expéditions en partance de Fédération de Russie et d’Ukraine. Les échanges internationaux de riz devraient fléchir de 2,2 pour cent en 2026 (janvier-décembre), avant de rebondir de 1,7 pour cent en 2027 et atteindre 61,2 millions de tonnes. En 2027, la demande d’importations devrait repartir dans la plupart des régions, mais une offre locale toujours aussi abondante pourrait faire diminuer les achats dans l’Extrême-Orient asiatique pour la troisième année de suite.
Tableaux récapitulatives


