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Situation alimentaire mondiale

Bulletin de la FAO sur l'offre et la demande de céréales

Le Bulletin sur l’offre et la demande de céréales a pour objet de communiquer des prévisions actualisées sur le marché mondial des céréales. Il est complété par une évaluation détaillée de la production ainsi que des conditions de l'offre et de la demande de céréales par pays et par région, publiée dans le bulletin trimestriel Perspectives de récoltes et situation alimentaire. Des analyses plus approfondies des marchés mondiaux des céréales ainsi que d'autres denrées alimentaires de base sont publiées deux fois par an dans les Perspectives de l'alimentation.

Dates de sortie mensuelle pour 2018 : 1 février, 1 mars, 5 avril, 3 mai, 7 juin, 5 juillet, 6 septembre, 4 octobre, 1 novembre, 6 décembre.

Les prévisions concernant la production et les stocks de céréales ont été revues à la hausse, mais les perspectives pour 2018-2019 indiquent toujours un resserrement des disponibilités par rapport à 2017-2018

Date de publication: 01/11/2018

D’après les dernières prévisions de la FAO, la production mondiale de céréales en 2018 devrait s’établir à 2,601 milliards de tonnes, soit une hausse de près de 10 millions de tonnes par rapport aux prévisions du mois dernier, mais encore 57 millions de tonnes (2,1 pour cent) de moins que le niveau record de 2017. Cette variation mensuelle s’explique principalement par les révisions à la hausse de la production de blé au Canada et en Chine, qui font plus que compenser les révisions à la baisse en Australie et dans l’Union européenne.

Il est désormais prévu que la production mondiale de blé en 2018 devrait approcher les 728 millions de tonnes, en baisse de 4,3 pour cent par rapport à 2017. Pour l’année prochaine, les semailles de blé d’hiver se déroulent actuellement dans l’hémisphère Nord. Des prix qui sont rémunérateurs dans l’ensemble devraient favoriser une augmentation des surfaces emblavées dans l’Union européenne, aux États Unis et en Inde, mais des craintes liées à la météorologie pourraient compliquer les ensemencements dans certaines régions de la Chine et du Pakistan.

En 2018, la production mondiale de céréales secondaires devrait s’établir à 1,360 milliard de tonnes, en baisse de 2,2 pour cent par rapport à 2017 mais en légère hausse par rapport à octobre, principalement en raison d’une révision à la hausse des perspectives concernant le maïs, ainsi que l’orge, qui devrait toutefois se maintenir à son niveau le plus bas depuis six ans. En ce qui concerne la récolte de 2019, les semailles de céréales secondaires ont lieu actuellement dans les pays de l’hémisphère Sud. Les premières estimations indiquent que les surfaces consacrées au maïs ont augmenté en Amérique du Sud, à la faveur d’une forte demande à l’exportation, ainsi qu’en Afrique du Sud, en raison de prix plus élevés et des pratiques de rotation des cultures; toutefois, des craintes liées à un éventuel phénomène El Niño tirent les prévisions vers le bas.

Les prévisions de la FAO concernant la production de riz n’ont été que légèrement ajustées par rapport à celles d’octobre. La production mondiale de riz en 2018 devrait donc, comme cela était prévu, battre de 1,3 pour cent le niveau record de 2017 et atteindre 513 millions de tonnes. Cette hausse est imputable à une augmentation des surfaces cultivées, qui s’explique par des prix plus rémunérateurs, et à une diminution des pertes causées par des conditions météorologiques défavorables, en particulier en Asie.

Les prévisions concernant l’utilisation mondiale de céréales pour 2018-2019 ont été relevées de 0,2 pour cent et portées à 2,653 milliards de tonnes, soit une hausse de 39 millions de tonnes (1,5 pour cent) par rapport aux estimations pour 2017-2018. Cette révision à la hausse, aussi bien par rapport à la campagne précédente que par rapport au mois dernier, s’explique principalement par une augmentation de l’utilisation du maïs dans l’alimentation animale et à des fins industrielles. De fait, l’utilisation mondiale de céréales secondaires devrait atteindre un niveau record en 2018-2019, en raison d’une forte demande pour l’alimentation animale et à des fins industrielles, en particulier en Chine et aux États Unis. L’utilisation totale de blé devrait progresser légèrement en 2018-2019: on assistera à un ralentissement de la croissance mondiale de l’utilisation de blé dans l’alimentation animale, en raison d’une offre abondante et d’alternatives à prix moindre, mais l’utilisation du blé destiné à la consommation alimentaire devrait augmenter de 1 pour cent, avec une moyenne par habitant qui restera relativement stable. L’utilisation mondiale de riz en 2018‑2019 devrait comme prévu s’établir à un niveau historique, en hausse de 1,1 pour cent en glissement annuel, l’ensemble de cette augmentation s’expliquant par une hausse de l’utilisation alimentaire, qui progresse légèrement plus vite que la population mondiale.

Les prévisions concernant les échanges mondiaux de céréales ont été légèrement revues à la baisse par rapport au mois dernier et s’établissent désormais à 416 millions de tonnes, soit 4,5 millions de tonnes (1,1 pour cent) de moins que le niveau record de 2017-2018. Cette révision à la baisse s’explique principalement par un recul des échanges de blé plus marqués que prévu. Partant, il est vrai, des niveaux records atteints lors des deux dernières campagnes, les échanges mondiaux de blé devraient se contracter en 2018-2019 pour s’établir à 173 millions de tonnes, soit une baisse de 3,4 millions de tonnes par rapport à 2017-2018 et un recul de près de 1 million de tonnes par rapport aux prévisions d’octobre. Ce recul d’un mois sur l’autre s’explique par une révision à la baisse des importations de plusieurs pays, notamment l’Inde, l’Indonésie et l’Afrique du Sud. Comme prévu, les échanges mondiaux de céréales secondaires en 2018-2019 devraient rester proches du niveau record de 2017‑2018, soit environ 195 millions de tonnes, sous l’effet d’une hausse prévue des échanges de maïs, qui devrait compenser une baisse des échanges de sorgho. Les échanges mondiaux de riz en 2019 devraient reculer de 1,3 pour cent et s’établir à 47,3 millions de tonnes, car les achats réalisés en Afrique et au Proche-Orient ne devraient que partiellement compenser le fléchissement de la demande de quelques acheteurs d’Extrême-Orient.

Les prévisions concernant les stocks mondiaux de céréales à la clôture des campagnes de 2019 ont été relevées de 10,6 millions de tonnes (1,4 pour cent) par rapport à octobre et atteignent désormais près de 762 millions de tonnes, mais restent encore largement en baisse – de 53 millions de tonnes (6,5 pour cent) – par rapport à leur niveau d’ouverture record. Les dernières révisions traduisent une hausse des prévisions concernant le blé et l’orge (surtout en Chine), qui fait plus que compenser la baisse des prévisions pour le maïs et le sorgho. Les prévisions concernant les stocks mondiaux de blé ont été relevées de 9 millions de tonnes par rapport à l’estimation précédente, mais les stocks totaux de blé devraient tout de même diminuer d’au moins 12 millions de tonnes (4,5 pour cent) par rapport à leur niveau d’ouverture record et s’établir à 264 millions de tonnes. La baisse des stocks de blé en glissement annuel devrait surtout concerner les principaux exportateurs. Ainsi, chez les principaux exportateurs de blé, le rapport stocks de clôture/disparition totale (utilisation nationale plus exportations) – un indicateur des disponibilités sur les marchés mondiaux – devrait tomber à son plus bas niveau depuis cinq ans, pour s’établir à 16,3 pour cent. Le volume total des stocks de céréales secondaires devrait également reculer en 2018-2019, accusant ainsi sa première baisse depuis 2012-2013. Le fléchissement attendu sera en grande partie imputable au maïs et devrait concerner surtout les principaux pays exportateurs ainsi que la Chine, ce pays ayant adopté une politique de diminution des stocks de maïs. En revanche, les stocks mondiaux de riz à la clôture de la campagne 2018-2019 devraient atteindre un nouveau niveau élevé de 176,6 millions de tonnes, soit une hausse de 2,6 pour cent par rapport aux niveaux d’ouverture et un niveau identique à ce qui était prévu en octobre.

Tableaux récapitulatives

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1/   Les données relatives à la production sont celles de la première année civile de la période indiquée. La production de riz est exprimée en poids de riz usiné.
2/   Somme de la production et des stocks reportés.
3/   Il s'agit des exportations au cours de la campagne commerciale allant de juillet à juin, dans le  cas du blé et des céréales secondaires, et de la campagne commerciale allant de janvier à décembre pour le riz (deuxième année de la période indiquée).
4/   Ce chiffre ne correspond pas forcément à la différence exacte entre l'offre et l'utilisation, compte tenu que les campagnes commerciales sont différentes selon les pays.
5/   Les principaux exportateurs de céréales sont l'Argentine, l'Australie, le Canada, les États-Unis et l'Union européenne; les principaux exportateurs de riz sont les États-Unis, l'Inde, le Pakistan, la Thaïlande et le Viet Nam. L'écoulement désigne l'utilisation sur le marché intérieur plus les exportations relatives à une campagne donnée.