Question 2 - lundi 16 mai

Identification et discussions des succès et échecs dans le cadre de l’utilisation des TIC par les femmes en milieu rural  – Quels sont les facteurs qui ralentissent l’utilisation effective  des TIC par les femmes rurales ?

Subido por steve labata assyn el Lun, 16/05/2011 - 10:39

Bonjour,

A mon entedement, les facteurs de ralentissement sont:

- la fracture numérique persistente entre villes et campagnes;

- le manque de formation ou de renforcement de capacités;

- l'absence de politiques publiques  TIC avec dimension genre;

- le manque de contenus appropriés aux femmes.

Ma modeste contribution.

bonne journée

Subido por Laurence Lalanne-Devlin el Lun, 16/05/2011 - 15:21

...qui , comme pour la premiere semaine, est le premier a entrer dans le vif du sujet.

Nous attendons la suite et vos commentaires. Peut etre qu' il convindrait d'etre un peu plus precis et concret en ce qui concerne "le manque de contenus appropries aux femmes"

Bonne journee a tous.

Laurence - Facilitatrice

 

Subido por steve labata assyn el Mar, 17/05/2011 - 10:13

Les TIC (téléphone portable, internet, ordinateur) sont arrivées dans nos sociétés sans qu'on sache si elles devaient répondre à des attentes de nos populations; cela est d'autant plus vrai qu'on observe des usages des TIC auxquels on ne les destinait pas; des populations se sont appropriées les TIC compte tenu de leurs besoins.

J'ai participé le mois passé à une rencontre scientifique où justement ont été analysé les raisons de l'échec des technologies proposées aux habitants de la ville de Parthenay (France) alors que celle-ci était considérée comme la pionnière en matière de politiques publiques TIC; et la conclusion était que les différentes technologies proposées ne répondaient à aucune attente des populations quoi que cette ville ait déjà fait ses preuves dans le domaine des TIC;

Je veux tout simplement dire que l'un des défis à relever par la société africaine de l'information, c'est notamment le contenu africain et une fois cela fait, il sera question d'adapter ce contenu aux différentes catégories sociales (jeunes, femmes rurales, femmes urbaines, etc.); Ainsi, pour que les TIC soient un succès en milieu rural, il faudra qu'elles répondent aux attentes des femmes rurales en leur apportant l'information utile pour leur quotidien.

Exemple :

- la façon dont elles doivent adapter leur mode de production aux effets et conséquences des changements climatiques;

- comment grâce au téléphone portable, elles pourront écouler leur produits sur le marché et ce à des prix intéressants;

Le portail Famafrique (http://www.famafrique.org/), créé ENDA-SYNFEV, qui malheureusement n'est plus opérationnel, démontre la volonté de vouloir apporter une information spécifique à une catégorie spécifique que sont les femmes africaines.

En un mot comme en cent, l'usage ainsi que le contenu des TIC doivent répondre aux attentes des femmes rurales.

Merci et bonne journée.

 

 

Subido por Josue TETANG TCHINDA el Lun, 16/05/2011 - 15:30
Je suis d'accord sur les quatre facteurs cités par Magic. J'ajoute que ces facteurs se manifestent à des degrés divers. Dans certains pays de l’Afrique Centrale, les choses évoluent assez lentement. Par contre d’autres comme le Cameroun connaissent une petite avancée même si elle évolue lentement. J’ajoute aux facteurs cités plus haut d'autres facteurs suivants : - l’illettrisme. Le taux d’alphabétisation des femmes dans les zones rurales (campagnes) en Afrique Centrale reste assez faible. Or, utiliser les TIC implique être capable de lire pour mieux appréhender la chose et bien manipuler un appareil donné. - Le manque de motivation et de sensibilisation: Une femme ne s’engagera à utiliser effectivement et régulièrement une technologie que dans la mesure où elle est 1) consciente de son existence, 2) consciente que cela pourra lui apporter quelque chose. Or la plupart des femmes ne sont même pas conscientes du rapport bénéfique de ces outils. En plus de former les femmes, il faut aussi les sensibiliser. Il faut donc mettre sur pied toute une politique - Le faible pouvoir d’achat des femmes : utiliser certains outils implique dépenser de l’argent. Or les femmes rurales se démènent chaque avec des ressources financières limitées. Certaines trouvent donc difficile de mettre à côté de l’argent pour financer les TIC. Pour preuve, la plupart des téléphones que la plupart de ces femmes utilisent sont offerts par des membres de famille. Les achats personnels sont en nombre très réduit. Je pourrai apporter d’autres contributions dans le fil de la discussion, d’ici vendredi. Question 2: Identification et discussions des succès et échecs dans le cadre de l’utilisation des TIC par les femmes en milieu rural – Quels sont les facteurs qui ralentissent l’utilisation effective des TIC par les femmes rurales ?
Subido por Josue TETANG TCHINDA el Lun, 16/05/2011 - 15:30
Je suis d'accord sur les quatre facteurs cités par Magic. J'ajoute que ces facteurs se manifestent à des degrés divers. Dans certains pays de l’Afrique Centrale, les choses évoluent assez lentement. Par contre d’autres comme le Cameroun connaissent une petite avancée même si elle évolue lentement. J’ajoute aux facteurs cités plus haut d'autres facteurs suivants : - l’illettrisme. Le taux d’alphabétisation des femmes dans les zones rurales (campagnes) en Afrique Centrale reste assez faible. Or, utiliser les TIC implique être capable de lire pour mieux appréhender la chose et bien manipuler un appareil donné. - Le manque de motivation et de sensibilisation: Une femme ne s’engagera à utiliser effectivement et régulièrement une technologie que dans la mesure où elle est 1) consciente de son existence, 2) consciente que cela pourra lui apporter quelque chose. Or la plupart des femmes ne sont même pas conscientes du rapport bénéfique de ces outils. En plus de former les femmes, il faut aussi les sensibiliser. Il faut donc mettre sur pied toute une politique - Le faible pouvoir d’achat des femmes : utiliser certains outils implique dépenser de l’argent. Or les femmes rurales se démènent chaque avec des ressources financières limitées. Certaines trouvent donc difficile de mettre à côté de l’argent pour financer les TIC. Pour preuve, la plupart des téléphones que la plupart de ces femmes utilisent sont offerts par des membres de famille. Les achats personnels sont en nombre très réduit. Je pourrai apporter d’autres contributions dans le fil de la discussion, d’ici vendredi. TETANG TCHINDA Josué Responsable INFOCOM CARBAP-Njombé Cameroun Question 2: Identification et discussions des succès et échecs dans le cadre de l’utilisation des TIC par les femmes en milieu rural – Quels sont les facteurs qui ralentissent l’utilisation effective des TIC par les femmes rurales ?
Subido por YODE GASTON BOUE el Lun, 16/05/2011 - 22:15

bonjour,

selon les observations faites sur le terrain, plusieurs facteurs ralentissent l'utilisation des tics par les femmes rurales:

ce sont:

- le niveau d'instruction des femmes (plus de 60% sont analphabètes) dans notre pays;

- le manque de moyens financiers ou surfaces financières très faibles;

- manque ou absence de volotonté politique

- le niveau de développement dans les zones d'habitation des femmes

 

Subido por Rosalie OUOBA el Lun, 16/05/2011 - 17:54

Bonjour, je regrette de prendre le train en marche, mais je voudrais porter notre experience sur la table des échanges. En effet, nous avons initié un programme de renforcement des capacités d'échanges et de communication des femmes rurales , avec l'appui du CTA à travers le processus suivant:

1.L'équipement de chaque pays par un ensemble complet d'ordinateur, connection internet pendant 9 mois,

2.Formation in itiale , formation plus pointue et recyclage après 9 mois.

Il s'agissait de renforcer les capacités d'échanges et de visibilité d'un réseau de femmes rurales de 7 pays d'Afrique de l'Ouest.

Ce programme était riche d'enseignements pour nous tant en termes de succès que de limites. Nous pensons que nous ne pouvons pas parler d'échecs, mais de limites;

En termes de succès: Les femmes rurales ont montré qu'elles étaient capables malgré toutes les difficultés, d'apprendre, car celles qui savent au moins lire et "écrire", ont tenu à s'impliquer. Il a fallu l'ingéniosité d'une association qui a choisi d'aider les personnes du monde rural à apprendre à faire de l'internet un outil qui leur permet  de dialoguer entre elles et avec le monde exterieur avec beaucoup de facilités. Toutes celles qui ont participé aux formations parlent sur internet, elles vont chercher des informations, elles présentent leurs structures,...elles complètent plus facilement les échanges à travers le téléphone qui est devenu en même temps l'outil de prédilection.

Ces formations et la possibilité offerte par internet a décidé de nombreuses femmes à aller au delà de l'alphabétisation et à apprendre le français fondamental

En termes de limites:La connexion coûte très cher et elle n'est pas pas fiable dans nombre de localités en milieu rural, de telle sorte que les femmes restent parfois même tout un mois sans connexion, donc sans possibilités de s'informer...

Donc, en termes de facteurs de ralentissement, il y'a d'abord la disponibilité de la connection, les moyens financiers et la capacité faible pour la plupart des femmes d'accès aux informations...

Néanmoins, notre réseau, le RESACIFROAT, cherche à transcender toutes ces difficultés avec les femmes rurales pour leur permettre d'échanger au delà des frontières géographiques,linguistiques , techniques et économiques pour s'exprimer, se renforcer mutuellement et renforcer la confiance en elles mêmes.

Rosalie OUOBA

RESACIFROAT

Subido por YODE GASTON BOUE el Lun, 16/05/2011 - 22:43

Bonjour,

En termes de succès: Les femmes rurales , regroupées au sein des coopératives du vivrier ont montré qu'elles sont  capables de surtmonter toutes les difficultés, d'apprendre. par les méthode GERME et par ma méthode andragogique elles apprennent à mettre en application tous les enseignements qu'elles recevaient.

cela s'est fait à travers le projet PAFPA, un projet de la Banque Mondiale.

mais le manque de connection sur le territoire ivoirien est en ce moment un facteur limitant.

Subido por Laurence Lalanne-Devlin el Lun, 16/05/2011 - 23:22

Bonjour Gaston. Merci pour cette contribution mais nous aimerions certainement en savoir plus:

D'abord qu'est ce que sont les methodes "Germe" et puis il serait sans doute interessant de connaitre les tenants et les aboutissants du projet PAFPA que vous mentionnez. Cela enrichira surement le debat.  

Merci a l'avance

Bien a vous

Laurence - Facilitatrice

Subido por YODE GASTON BOUE el Mar, 17/05/2011 - 09:16

la méthode GERME a été mis en place dans notre pays par le Bureau International de Trabail (BIT). c'est une manière ou un processus de formation qu'il faille donner afin de permettre aux apprenants de Mieux Gérer leur micro projet. c'est souvent des modules de gestions d'entreprise mais les spcialistes les ont étendus comme c'est une méthode transversale à d'autre module de formation.

concernant le PAFPA, qui est Projet d'Appui à la Formation de la Population Active, est un projet qui permet à la Côte d'Ivoire de formaliser tous les Groupements à Vocation Coopérative (GVC) vu que leur mode de gestion diffère. est plus il permet de donner tous les moyens de gestion aux bénéficiaires jusqu'à permettre la mise en place de projet pilote (financement de la phase pilote de tous les projets que les bénéfiaiciaires ont). ce projet est plus facilement accordé aux groupement de femmes qu'à ceux des hommes. car la Côte d'Ivoire a fait l'amer expérience des fonds sociaux. il est financé par la Banque Mondiale avec une contribution de l'Etat de Côte d'Ivoire.

 

Subido por Laurence Lalanne-Devlin el Mar, 17/05/2011 - 09:48

Merci beaucoup pour ces precisions supplementaires qui nourrissent judicieusement les discussions.

Nous attendons vos contributions a la question de la semaine 2. Il serait interessant par exemple d'avoir des exemples de projets qui ont bien marche, autrement dit comment dans le detail la dimension genre a ete bien prise en compte mais aussi peut etre des exemples "negatifs" ou la dimension genre n'ayant PAS ete pris en compte, le projet a echoue ou n' a pas atteint ses buts: comme nous savons tous, il est aussi interessant de savoir ce qu'il faut faire mais aussi ce qu'il ne faut pas faire. 

On entend ou on lit souvent que "la dimension genre n' pas ete prise en compte" mais concretement et precisement, qu'est ce que cela veut dire ?  Des exemples de terrain serait interessant a lire.

Merci a tous et bonne journee

Laurence - Facilitatrice

 

 

 

Subido por Yannick De Mol el Jue, 19/05/2011 - 00:27

Bonsoir,

Il me semble que pour prendre le genre en compte dans tout projet, il est indispensable (et pourtant souvent oublié, ce qui pose des problèmes par la suite) de faire un diagnostic genre, c'est à dire comprendre le contexte dans lequel le projet sera mis en place en terme de rapports entre hommes et femmes. Il faudra ensuite, à chaque étape, se poser des questions sur l'influence de l'action en termes de genre. La question est complexe. Je renvoie au guide 'Communiquer le genre pour le développement rural' dans lequel nous envisageons, étape par étape, quelles questions se poser dans le cadre d'une action de communication. http://www.fao.org/dimitra/publications-dimitra/publications/fr

 

Bien à vous,

 

 

Subido por Laurence Lalanne-Devlin el Lun, 16/05/2011 - 23:18

Bonjour Rosalie. Sans doute serait il interessant d'avoir plus de details sur votre reseau, le resacifroat: qui en fait partie, le nombre de membres, quels sont les buts specifiques etc .. et dans quel pays etes vous basee?

 

D'autre part quand vous parlez de "l'ingéniosité d'une association" quoi voulez vous dire ? Commetn s'est elle manifestee? Ces details sont importants pour apprendre les uns des autres .

Merci

Laurence - Facilitatrice

Subido por Rosalie OUOBA el Mar, 17/05/2011 - 19:00
Bonjour Laurence, Notre réseau, est un réseau né de la volonté de plusieurs personnes expertes et ayant une grande expérience dans le domaine de l'appui et l'accompagnement des femmes rurales organisées en associations pour promouvoir une meilleure situation pour les femmes rurales, lutter pour leurs droits, lutter contre la pauvreté et contre le manque d'informations.Nous intervenons dans sept pays, avec les femmes rurales organisées au sein d'une union couvrant ces sept pays. Au niveau de chaque pays, elles sont organisées au sein de structures locales, nationale,membres de la structure régionale.Un des grands problèmes de cette union de femmes rurales était la difficulté de se tenir régulièrement informées, la difficulté d'échanger les expériences sans avoir à se rencontrer physiquement.Les pays suivants sont membres: Bénin,Burkina Faso,Côte d'Ivoire,Mali,Niger,Tchad et Togo.Par pays, en moyenne, 30 asociations, fédérations sont membres; un des défis de l'union, est d'arriver à connaître le nombre exact de ses membres. Depuis que chaque association nationale a obtenu une connexion, elle s'est trouvée un lieu physique où on pouvait la trouver,au moins certains membres du bureau. La formation des femmes en informatique a été assurée par l'association yam poukry qui veut dire en français, "ouverture de l'esprit", je crois. Cette association a une expérience en matière de formation dans ce domaine,notamment avec des personnes qui découvrent l'ordinateur et qui ont des difficultés à lire et écrire. Au début de la formation, les femmes n'ayant pas confiance en elles mêmes avaient peur de toucher aux appareils, mais au bout de la journée, il a été difficile d'arrêter la séance pour revenir le lendemain, tellement elles étaient accrochées et voulaient tout savoir le même jour. J'apprécie beaucoup ces échanges et je ferai en sorte que les éléments parviennent aux femmes. Malheureusement, elles ne réagissent pas souvent assez vite pour participer à ces débats, sinon, nous aurions pu au fur et à mesure les impliquer dans les discussions. Merci à toutes et tous! Rosalie OUOBA ________________________________ De : "info@e-agricultur
Subido por Rosalie OUOBA el Lun, 20/05/2013 - 19:11
Bonjour Laurence,Notre réseau, est un réseau né de la volonté de plusieurs personnes expertes et ayant une grande expérience dans le domaine de l'appui et l'accompagnement des femmes rurales organisées en associations pour promouvoir une meilleure situation pour les femmes rurales, lutter pour leurs droits, lutter contre la pauvreté et contre le manque d'informations.Nous intervenons dans sept pays, avec les femmes rurales organisées au sein d'une union couvrant ces sept pays. Au niveau de chaque pays, elles sont organisées au sein de structures locales, nationale,membres de la structure régionale.Un des grands problèmes de cette union de femmes rurales était la difficulté de se tenir régulièrement informées, la difficulté d'échanger les expériences sans avoir à se rencontrer physiquement.Les pays suivants sont membres: Bénin,Burkina Faso,Côte d'Ivoire,Mali,Niger,Tchad et Togo.Par pays, en moyenne, 30 asociations, fédérations sont membres; un des défis de l'union, est d'arriver à connaître le nombre exact de ses membres. Depuis que chaque association nationale a obtenu une connexion, elle s'est trouvée un lieu physique où on pouvait la trouver,au moins certains membres du bureau.
La formation des femmes en informatique a été assurée par l'association yam poukry qui veut dire en français, "ouverture de l'esprit", je crois. Cette association a une expérience en matière de formation dans ce domaine,notamment avec des personnes qui découvrent l'ordinateur et qui ont des difficultés à lire et écrire.
Au début de la formation, les femmes n'ayant pas confiance en elles mêmes avaient peur de toucher aux appareils, mais au bout de la journée, il a été difficile d'arrêter la séance pour revenir le lendemain, tellement elles étaient accrochées et voulaient tout savoir le même jour.
J'apprécie beaucoup ces échanges et je ferai en sorte que les éléments parviennent aux femmes. Malheureusement, elles ne réagissent pas souvent assez vite pour participer à ces débats, sinon, nous aurions pu au fur et à mesure les impliquer dans les discussions.
Merci à toutes et tous!
Rosalie OUOBA

De : "[email protected]" <[email protected]>
À : OUOBA <[email protected]>
Envoyé le : Lun 16 mai 2011, 21h 30min 11s
Objet : Re: [e-Agriculture] Question 2 - lundi 16 mai

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• Posté par: laurencelalanne
• Sujet: Reponse a Rosalie
• Publié le: 02/05/2011 - 12:22

Bonjour Rosalie. Sans doute serait il interessant d'avoir plus de details sur 
votre reseau, le resacifroat: qui en fait partie, le nombre de membres, quels 
sont les buts specifiques etc .. et dans quel pays etes vous basee?

 

D'autre part quand vous parlez de "l'ingéniosité d'une association" quoi 
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Subido por YODE GASTON BOUE el Mar, 17/05/2011 - 09:23

l'identification des succès se fait par l'impact mesurable de l'utilisation des tic dans les activités et du niveau de développement constaté.

depuis que les femmes utilisent les téléphones portables, de même que la radio, l'internet (souvent les messages sont laissés dans la boîte de certaines personnes déjà ciblées par les groupements afin de leur faire les commissions), l'on arrive à se retrouver facilement, à connaître les zones où l'on peut trouver les rpoduits et avoir les informations économiques (micro) en temps ''réel''.

cela nous permet aussi de suivre les tracasseries routières et de réagir efficacement.

Subido por Ramata Thioune el Mar, 17/05/2011 - 19:28

Bonjour,

comme  l'ont bien mentionné la plupart des participants, les facteurs économiques, sociaux et culturels peuvent être des freins et/ou des facteurs stimulant l'utilisation des TIC par les femmes rurales.

J'avais donné la semaine dernière l'exemple de l'utilisation de certaines formes d'organisation sociale qui permettent l'accès des femmes aux TIC.   Un groupe de femmes qui, utilisant le mode communautaire d'organisation et de partage, arrive à surmonter un certain nombre d'obstacles quant l'utilisation du téléphone portable.

Cependant, les cas de succès demeurent anecdotics. En effet,  si quelques femmes sortent du lot, la large majorité est encore exclue ou est à la marge quant à la participation effective à la société de l'information. Des facteurs tels que l'analphabetisme et le faible niveau d'éducation, le faible niveau de revenus durables et soutenus, le manque d'opportunités de formation et d'affaires, les barrieres culturelles et sociales, etc, constituent des contraintes objectives à l'utilisation des TIC par la grande masse des femmes. 

Par ailleurs, il est important de désagréger quant on fait référence aux TIC: de quelles TIC parle-t-on. Si le téléphone portable semble poser moins de problème (du fait du développement d'une logique commerciale - non parce que les Etats ont développé des politiques appropriées) , l'Internet est plus problématique. Et sérieusement si l'on parle de la société de l'information, c'est grâce à l'internet qui demeure encore largement inaccessible dans la grance majorité de nos pays en développement. Ceci est vrai surtout dans les zones rurales où à cause des manques d'infrastructures appropriées, du fait de politiques et de systèmes de régulation non effectifs, de manque de vision en matière d'équité et de développement inclusif, une grande partie des citoyen-nes de la société de l'information sont exclu-es, ce qui pose alors le problème fondamental de la démocratie dans nos pays!

 

Subido por Ken Lohento el Mar, 17/05/2011 - 19:57

 

Bonjour   En dehors des facteurs d’échecs identifiés par « Magic » et Gaston dans leurs interventions, je voudrais rappeler un autre qui avait été évoqué la semaine passée, qui est la culture patriarcale de la plupart des sociétés africaines en particulier (pour donner cet exemple). Cela fait par exemple que les opportunités technologies ou économiques sont d’abord suggérées spontanément aux hommes, surtout en milieu rural. En outre, si des infrastructures collectives TIC sont déployées dans un environnement dans lequel les femmes ne se sentent pas confortables (comme un cycercentre où la consultation de sites pornographiques s’expose publiquement), ces dernières ne vont pas les fréquenter.    Concernant les succès et échecs aussi : J’aimerais souligner un point qui n’est pas propre qu’aux projets/actions traitant du genre. Les succès tout comme les échecs sont peu documentés dans les projets de développement.  La documentation des succès se limite souvent à la narration d’anecdotes ou de synthèses peu précises, qu’on retrouve dans les rapports faits aux bailleurs de fonds ou dans les articles promotionnels. Ces synthèses ou anecdotes, bien que peu précis, sont souvent présentés comme des cas généraux.  Je crois qu’on a besoin davantage d’étudier les projets qui sont mis en œuvre, études menées si nécessaire par des personnes non impliquées dans le projet en question, afin d’avoir le recul et l’impartialité nécessaire. Les étudiants devraient par exemple être davantage motivés et sensibilisés à étudier les projets mis en œuvre dans le cadre de leurs mémoires. L’ensemble des processus mis en œuvre dans le cadre de l’action, les rôles des différentes personnes/institution ayant apporté un appui ou un autre, les conditions de ces contributions, doivent être mis en lumière. Ceci est nécessaire pour qu’on puisse vraiment mieux comprendre dans quelle mesure un succès peut être répliqué/adapté dans un autre contexte.    Enfin, les échecs devraient être également moins systématiquement condamnés. Ces "condamnations" systématiques, induisant parfois l’arrêt du financement par un partenaire, amène les porteurs de projets à ne pas parler de/valoriser leurs « échecs » (autant que possible). Ce concept devrait être relativisé lorsqu’on parle de projet de développement communautaire; et être considéré au cas par cas. Parfois un projet peut « échouer », mais peut avoir produit du renforcement de capacités locales, qui peut être utile à d’autres projets.  Peut-être qu’il convient mieux d’utiliser plus systématiquement le terme de « défis »/ « challenges »   Cela étant dit, il serait très utile qu’on partage d’avantage les informations sur ce que nous connaissons de succès ou de "challenges" pour ces types de projets.   Je m’arrête là pour l’instant.    Cordialement, Ken Lohento

 

 

Subido por Laurence Lalanne-Devlin el Mié, 18/05/2011 - 17:49

Je veux relever deux points extremement importants dont Ken fait etat et demander vos commentaires : 

1) Le caractere "anecdotique" (autrement dit descriptif) des succes et des echecs, dit Ken, autrement dit aucune analyse approfondie des facteurs favorisants, des causes reelles, des effets de ricochets de certaines actions etc ...On parle des resultats sans analyser en detail le processus qui a permis d'y aboutir, or c'est ca qui est le plus important! Je sais cela par experience( j'ai cree et dirige une ONG au Benin) et nous avons eu cette bataille avec notre equipe de suivi ... mais les choses changent lentement.  

 2) Les cas d'echec devraient être également moins systématiquement condamnés ! Bravo ken! C'est par les erreurs qu'on apprend et qu'on progresse mais les bailleurs de fonds veulent que tout aille bien tout de suite ...    A bientot de vous lire Bien a vous Laurence
Subido por Sophie Treinen el Lun, 20/05/2013 - 19:11
Merci. Ken pour cette intervention.
Quand on analyse les problèmes, les barrieres qui entravent l'acces aux TIC, il faut prendre en consideration les competences, les roles et les taches attribuees aux hommes, aux femmes, aux jeunes ou aux plus age(e)s.

Ainsi on peut se rendre compte que l'analphabetisme peut etre un frein a tout age et pour les deux sexes. Pour contrer ce problème on peut mettre sur pied avec un partenaire des sessions d'alphabetisation qui prendront comme moteur les difficultes rencontrees dans la vie quotidienne comme l'utilisation d'un telephone cellulaire, on encore la comptabilite pour le prêt du telephone cellulaire d'un groupe.

Les roles.
En milieu rural la charge de l'eau est pesante et souvent devolue aux femmes et aux enfants. Liberer du temps et reduire la penebilite de cette tache est une decision a prendre en communaute. C'est un prealable afin de permettre au groupe qui a cette tache de pouvoir la reduire afin d'etre plus disponible a d'autres activites.

Pour que la decision soit prise par la communaute tous ses membres doivent comprendre les benefices et l'intérêt a changer. C'est la tout le travail de la communication pour le developpement.

A ce propos j'aimerais mentioner la publication de Dimitra sur Communiquer le genre pour le developpement rural. Voir dans la rubrique publications du site www.fao.org/dimitra

Sophie

De : E-Agriculture
À : Treinen, Sophie (OEKC)
Envoyé : Tue May 17 20:00:37 2011
Objet : Re: [e-Agriculture] Question 2 - lundi 16 mai

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Cher/Chère treinen,

• Nouveau commentaire dans: Forum topic
• Posté par: lohento
• Sujet: Mieux documenter les facteurs de succès et d’échec
• Publié le: 02/05/2011 - 12:22

 

Bonjour   En dehors des facteurs d’échecs identifiés par « Magic » et Gaston dans leurs interventions, je voudrais rappeler un autre qui avait été évoqué la semaine passée, qui est la culture patriarcale de la plupart des sociétés africaines en particulier (pour donner cet exemple). Cela fait par exemple que les opportunités technologies ou économiques sont d’abord suggérées spontanément aux hommes, surtout en milieu rural. En outre, si des infrastructures collectives TIC sont déployées dans un environnement dans lequel les femmes ne se sentent pas confortables (comme un cycercentre où la consultation de sites pornographiques s’expose publiquement), ces dernières ne vont pas les fréquenter.    Concernant les succès et échecs aussi : J’aimerais souligner un point qui n’est pas propre qu’aux projets/actions traitant du genre. Les succès tout comme les échecs sont peu documentés dans les projets de développement.  La documentation des succès se limite souvent à la narration d’anecdotes ou de synthèses peu précises, qu’on retrouve dans les rapports faits aux bailleurs de fonds ou dans les articles promotionnels. Ces synthèses ou anecdotes, bien que peu précis, sont souvent présentés comme des cas généraux.  Je crois qu’on a besoin davantage d’étudier les projets qui sont mis en œuvre, études menées si nécessaire par des personnes non impliquées dans le projet en question, afin d’avoir le recul et l’impartialité nécessaire. Les étudiants devraient par exemple être davantage motivés et sensibilisés à étudier les projets mis en œuvre dans le cadre de leurs mémoires. L’ensemble des process   Enfin, les échecs devraient être également moins systématiquement condamnés. Ces "condamnations" systématiques, induisant parfois l’arrêt du financement par un partenaire, amène les porteurs de projets à ne pas parler de/valoriser leurs « échecs » (autant que possible). Ce concept devrait être relativisé lorsqu’on parle de projet de développement communautaire; et être considéré au cas par cas. Parfois un projet peut « échouer », mais peut avoir produit du renforcement de capacités locales, qui peut être utile à d’autres projets.  Peut-être qu’il convient mieux d’utiliser plus systématiquement le terme de « défis »/ « challenges »   Cela étant dit, il serait très utile qu’on partage d’avantage les informations sur ce que nous connaissons de succès ou de "challenges" pour ces types de projets.   Je m’arrête là pour l’instant.    Cordialement, Ken Lohento

 

 

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Subido por YODE GASTON BOUE el Mié, 18/05/2011 - 00:21

plusieurs causes existent:

1- cause économique

les femmes rurales n'ont pas d'activités qui leur permettent d'avoir les revenus substantiels conséquentes pour se prendre en charges.

2- cause sociale

les femmes n'ont pas droit à la terre dans nos coutumes. donc elles  rencontrent toutes les difficultés pour mener leurs activités.

 

toutes les deux causes entrainent très souvent les échecs. car par manque de moyens financiers, quand les femmes reçoivent les intrants, elles vendent ces intrants qui devraient leur servir à faire leurs activités pour se nourrir et nourrir sa famille car les maris n'ont pas d'argent pour subvenir aux besoins même primaire de la famille.

Aussi, ces échecs sont dûs à l'environnement socio-politique. les terres sont la propriété des hommes. les bafonds ne peuvent être utilisés par les femmes car il est dit que le travail dans les bafonds rend stéril dans certaines coutume

Subido por Maurice DANDJINOU el Mié, 18/05/2011 - 21:59

Je suis le responsable d'une association béninoise qui a travaillé avec certaines femmes rurales du sud Bénin. En plus de nos activités de mise en coopérative et de groupement des femmes et hommes ruraux nous intervenons dans le domaine des TIC.

Nous avons voulu installer de mini centres informatiques et TIC mais nous avions été confrontés à plusieurs problèmes

- La plus part de nos villages ne sont pas électrifiés

- La majeure partie de cette population est analphabète

- Abscense d'une politique nationale d'accompagnement des associations pourla mise en place des initiatives de vulgarisation de ces actions

- Etc....

 

Nous continuons notre combat avec nos partenaires pour installer au moins trois centres à Dangbo, Akpro Missérété et à Bonou.

 

Subido por Ibrahima Niang el Jue, 19/05/2011 - 19:27

Je crois que parmi les facteurs de ralentissement  de l'utilisation des TIC par les femmes rurales , nous notons le manque de programme d'éléctrification rurale combinés aux programmes d'alphabétisation et d'éducation à l'utilisation de l'outil informatique . En Mauritanie , il faut saluer l'initiative du gret qui consiste à installer des plateformes éléctriques dans des villages reculés au sud de la Mauritanie . Une fois l'éléctrivité disponible on pourra penser aux autres projets TIC . L'ONG Banlieues Du Monde Mauritanie présente dans la zone est entrain d'nitier un projet TIC qui regroupera une vingteine de coopératives de femmes rurales dont le siége sera basé  au village de N'Diorol . 

Subido por Charles BAKUNDAKWITA el Jue, 19/05/2011 - 00:43

Bonjour à tous,

Je voudrais répondre brièvement à la question 2 : « les facteurs qui ralentissent l’utilisation effective des TIC par des femmes rurales ».

Je trouve quatres facteurs (4) responsables de ralentissement :

1.       L’analphabétisme. Nul n’ignore que le taux d’alphabétisation des femmes rurales, notamment en Afrique, est très bas.

2.       L’accès difficile aux outils modernes de communication et leur manipulation. Le monde rural est moins fourni en matériel informatique et à la connexion internet en particulier. Quand, très rarement, ces équipements sont disponibles, les femmes rurales ne peuvent y accéder et celles qui le peuvent ne savent pas les manipuler.

3.       L’absence d’électrification rurale et/ou les coupures intempestives du courant électrique. Savez-vous qu’en Afrique le problème est plus le manque d’énergie électrique que l’accès à internet (du moins dans les villes) ?

4.       Le manque de temps. Nos braves mamans des campagnes (et même des villes) sont tellement prises par les travaux champêtres et ménagers ainsi que l’éducation des enfants qu’elles ne peuvent pas se dégager pour faire autre chose.

 

Subido por Yannick De Mol el Jue, 19/05/2011 - 00:40

Bonsoir,


Voilà, je voudrais partager avec vous les contraintes d’accès à l’information et à la communication en milieu rural qu’on a identifié dans le guide « Communiquer le genre pour le développement » que j'ai évoqué précédemment.


Ces contraintes sont multiples :

•    Un tissu économique peu développé générant des mouvements migratoires au sein des populations, notamment des jeunes, garçons et filles ;
•    Des infrastructures limitées contribuant à l’isolement géographique du milieu et influant sur la capacité de couverture des médias ;
•    Des coutumes contradictoires avec les lois, des stéréotypes, des préjugés et des discriminations, notamment à l’égard des femmes et des filles ;
•    Une scolarisation restreinte, surtout chez les filles ;
•    Des institutions chargées de l’information et de la communication, éminemment masculines, aux moyens précaires tant humains, financiers que techniques, et peu en prise avec les questions rurales ;
•    Peu de stratégies d’information et de communication pour une diffusion à large échelle des connaissances techniques, économiques, sociales, politiques ;
•    Des contacts limités entre les personnes chargées de la communication et les populations rurales empêchant de relayer les besoins de ces dernières ;
•    L’indifférence à une utilisation dans une perspective de genre des méthodes et outils pour la collecte, le traitement et la diffusion de l’information ;

 

Subido por Yannick De Mol el Jue, 19/05/2011 - 00:41

…amplifiées par le fait que les populations rurales sont le plus souvent :

•    Pauvres, pratiquant l’agriculture de subsistance et affectant en premier lieu leurs ressources pour survivre : l’investissement dans l’information n’est pas une priorité ;
•    Peu ou pas alphabétisées : les modes de communication, notamment pour la formation, sont davantage pensés et traités par rapport à un public lettré ;
•    Isolées géographiquement : l’accessibilité aux médias s’en ressent ;
•    Détentrices de coutumes différentes de la culture dominante : la circulation de l’information se fonde davantage sur des méthodes traditionnelles ;
•    Peu reconnues dans leurs savoirs et capacités : les contacts entre les personnes chargées de la communication et les populations rurales sont limités ;
•    Sans pouvoir, ou peu de pouvoir : les médias sollicitent très peu leur voix et ne relaient donc pas leurs besoins.

… et plus encore pour les femmes qui sont davantage :

•    Isolées au niveau social, économique, politique et géographique ;
•    Soumises aux coutumes et traditions ;
•    Ecartées des processus de scolarisation, éducation, formation ;
•    Démunies pour l’accès et le contrôle des ressources, notamment productives ;
•    Dénuées de statut, ce qui limite leur confiance en elles-mêmes et leur parole ;
•    Absentes dans les organisations représentatives des populations.

Subido por Josue TETANG TCHINDA el Jue, 19/05/2011 - 10:00
Je voudrai réagir sur les points relevés par Laurence D'après moi, le caractère "anecdotique" (autrement dit descriptif) des succès et des échecs, autrement dit, le manque d'analyse approfondie des facteurs favorisants, des causes réelles, des effets de ricochets de certaines actions etc, sont caractéristiques d'une faible politique de promotion des TIC dans les pays concernés. Il en résulte un manque de suivi au travers des études d'évaluation dont les résultats permettraient d'ajuster les politiques mises en place. Dans ce contexte, chacun évolue dans son coin et se débrouille comme il peut. D'où les données et expériences éparses tel que c'est le cas dans cette discussion. Mis à part quelques expériences pratiques résultant de projets réels exécutés sur le terrain. Merci Josué TETANG TCHINDA
Subido por Laurence Lalanne-Devlin el Jue, 19/05/2011 - 10:40

... je reagis a la contribution de Josue qui reagissait a la mienne qui moi meme reagissait a Ken ...!!! ... Je crois que beaucoup d'entre vous s'identifieront avec son cri du coeur "chacun évolue dans son coin et se débrouille comme il peut"

Nous avons tous ete confrontes a ce probleme mais quelles SOLUTIONS peut-on trouver ou tenter de trouver a ce manque de suivi si endemique .... Et si des solutions existent bel et bien, pourquoi ne sont-elles pas appliquees?   
 

Des idees ?

Bonne journee a vous tous

Laurence - Facilitatrice

Subido por Antoine Kantiza el Jue, 19/05/2011 - 14:06

Bonjour tout le monde,
Qu'il me soit permis de féliciter Laurence autant pour la force de ses arguments que pour son rôle remarquable de guide de ce blog.

A propos du sujet à l'ordre du jour, je trouve que beaucoup de choses ont été dites sur les facteurs qui ralentissent l’utilisation effective  des TIC par les femmes en milieu rural. Cependant, il y a encore de la matière, ainsi je pense que les Technologies de l'Information et de la Communication sont certes les nouvelles sources de savoir accessibles soit  à travers le réseau internet  soit à travers les téléphones mobiles et ces derniers sont de plus en plus vulgarisés dans le monde rural, seulement voilà les données pertinentes ne sont pas facilement localisables ou exploitables par les usagers autant pour les hommes que pour les femmes du milieu rural et il est dit n'est-ce pas qu'un homme averti en vaut deux.

Une femme du monde rural qui utilise les TIC pour être rentable dans ses capacités agricoles par exemple, doit être en mesure  de sélectionner et d'exploiter les informations agricoles véhiculées à travers les TIC  ainsi, elle pourrait anticiper sa prise de décision en fonction des informations pertinentes qu'elle arrive à trouver en temps record sur internet à l'instar des prévisions météorologiques sur la prochaine saison agricole. Autrement dit, une femme rurale compétitive devra avoir des compétences intellectuelles lui permettant de sélectionner les informations agricoles pertinentes visibles sur le net d'une part et ensuite avoir le temps nécessaire pour la recherche, la collecte et l'exploitation de ces informations avant de prendre une décision en fonction des données pertinentes recueillies d'autre part. Il va sans dire qu'une femme en mesure d'utiliser efficacement les TIC est une élite dans sa communauté rurale et il est vrai que ces femmes existent dans mon pays mais elles sont localisées en ville où elles utilisent leur savoir-faire pour autre chose à l'instar des activités commerciales de l'import-export .


Je pense que le défi peut être relevé dans le monde rural à travers une action d'éducation et de communication en faveur du monde rural en sensibilisant autant les hommes que les femmes à utiliser les TIC en vue de rechercher des informations pertinentes pour la prise de décisions économiques qui leur permettent d’améliorer leurs activités de développement au sein du monde rural.

Subido por Ramata Thioune el Jue, 19/05/2011 - 18:01

Bonjour,

je voudrais revenir aux "anecdotes". Le Centre de recherches pour le développement International du Canada (CRDI) a appuyé beaucoup de projets de recherche pour entre autres identifier, documenter et analyser les effets transformateurs des TIC notamment sur le développement, en particulier sur la santé, l'éducation, l'économie, les relations de genre, etc. 

La grande majorité des travaux de recherche confirment ce caractère anecdotique non seulement parce que les expériences documentées ne sont pas nombreuses (pas de masse critique de données permettant une généralisation et pour dégager des tendances fiables) mais aussi, il y a souvent des limites d'ordre méthodologique que nos braves chercheurs ont du mal à trancender. 

De mon point de vue, le problème majeur dans ce domaine est que les méthodes utilisées pour documenter les changements en termes de succès ou d'échecs ne sont pas toujours appropriées et les données existantes ne sont pas nombreuses pour en tirer des tendances fiables. Je n'ai pas la solution mais je pense qu'une ou des innovations devraient être apportées quant aux approches pour mesurer les échecs et les succès des expériences et projets de TIC; les méthodes existantes semblent ne pas s'adapter aux activités liées aux TIC! 

Par ailleurs, en plus du CRDI, beaucoup d'autres structures s'activent/ou se sont activées autour des TIC pour le développement. Mais ces structures ne se "parlent" pas, ne se concertent pas et ainsi les efforts sont dispersés et alors difficile sera le suivi. Le partage d'information ainsi que la synergie d'actions me  semblent primordiales. 

Il y a des efforts dans le sens d'échanges d'expériences et d'expertises pour documenter les changements occasionnés par les TIC (Voir : http://new.unctad.org dont les ressources sont malheureusement en anglais seulement, ce qui pose un autre problème) ! 

Subido por Ken Lohento el Jue, 19/05/2011 - 19:30
Bonsoir Je voudrais aussi revenir sur le problème de la documentation anecdotique des résultats des projets. En réalité, les organisations qui reçoivent les financements pour un projet, au-delà de la volonté de parler ou non de leurs résultats s’ils sont mitigés, n’ont pas souvent toutes les capacités internes nécessaires pour bien documenter leurs activités. C’est peut-être aussi ce que voulait signifier Josua ("chacun évolue dans son coin et se débrouille comme il peut"). Parfois elles sont beaucoup plus préoccupées par la mise en œuvre de l’activité. Même lorsque les financements incluent une évaluation, il me semble que, dans beaucoup de cas, des évaluations sérieuses, avec des méthodologies appropriées, se ne conçoivent et ne se budgétisent pas au départ. Parfois c’est juste une ligne qu’on prévoit pour répondre à la norme actuelle. D’un autre côté, je ne suis pas certain, qu’au niveau des organisations appuyant financièrement les projets, on fasse toujours bien attention à la méthodologie proposée pour l’évaluation. Parfois on se limite à un minimum pour l’évaluation afin que le budget total ne soit pas trop élevé ; parfois, de part et d’autre, on est un peu pressé de boucler le dossier. Ainsi peut avoir comme résultat la situation décrite par Ramata. Sans doute qu’il est nécessaire que bailleurs et bénéficiaires revoient un peu leurs modes d’intervention. Un partie de la solution, est de mon point de vue, qu’on devrait vraiment davantage impliquer les étudiants qui font leurs mémoires (même parfois au niveau bachelor/licence) dans l’analyse des actions réalisées par les organisations. Souvent ils n’ont pas besoin, ou pas besoin de beaucoup d’appui financier pour cela. Et ça peut être bénéfique à la fois pour tous (bailleur, étudiant, organisation bénéficiaire du financement). Cordialement Ken Lohento
Subido por Ken Lohento el Lun, 20/05/2013 - 19:11

Bonsoir

 

Je voudrais aussi revenir sur le problème de la documentation anecdotique des résultats des projets. En réalité, les organisations qui reçoivent les financements pour un projet, au-delà de la volonté de parler ou non de leurs résultats s’ils sont mitigés, n’ont pas souvent toutes les capacités internes nécessaires pour bien documenter leurs activités. C’est peut-être aussi ce que voulait signifier Josua ("chacun évolue dans son coin et se débrouille comme il peut"). Parfois elles sont beaucoup plus préoccupées par la mise en œuvre de l’activité. Même lorsque les financements incluent une évaluation, il me semble que, dans beaucoup de cas, des évaluations sérieuses, avec des méthodologies appropriées, se ne conçoivent et ne se budgétisent pas au départ.

 

Parfois c’est juste une ligne qu’on prévoit pour répondre à la norme actuelle.  D’un autre côté, je ne suis pas certain, qu’au niveau des organisations appuyant financièrement les projets, on fasse toujours bien attention à la méthodologie proposée pour l’évaluation. Parfois on se limite à un minimum pour l’évaluation afin que le budget total ne soit pas trop élevé ; parfois, de part et d’autre, on est un peu pressé de boucler le dossier.  Ainsi peut avoir comme résultat la situation décrite par Ramata. Sans doute qu’il est nécessaire que bailleurs et bénéficiaires revoient un peu leurs modes d’intervention.

 

Un partie de la solution, est de mon point de vue, qu’on devrait vraiment davantage impliquer les étudiants qui font leurs mémoires (même parfois au niveau bachelor/licence) dans l’analyse des actions réalisées par les organisations. Souvent ils n’ont pas besoin, ou pas besoin de beaucoup d’appui financier pour cela. Et ça peut être bénéfique à la fois pour tous (bailleur, étudiant, organisation bénéficiaire du financement).  

 

Cordialement

 

Ken Lohento

 

 

From: info@

Subido por Jerry Lemogo el Jue, 19/05/2011 - 11:40

 Je vais principalement me focaliser ici sur l'expérience camerounaise sur la question. Dans l'optique de désenclaver les régions rurales ou reculées au Cameroun. Le cameroun a mis sur pied "les télécentres communautaires" qui devaient permettre aux populations rurales de pouvoir s'approprier des TIC. Mais on a constaté plusieurs couacs à ce niveau. Ces télécentres sont devenus l'homme d'eux-mêmes après quelques mois de fonctionnement. Parce que à mon avis une politique cohérente n'avait pas été mise sur pied pour aller jusqu'au bout. Dans de telles circonstances, la femme, principale agricultrice ne peurt donc pas cueillir la manne  des TIC ou en profiter pleinement. Je veux aussi dire que une politique d'éducation aux TIC ou encore une politique de l'éducation à l'utilité des TIC n'est pas mise en oeuvre dans ces zones. C'est ce qu_e je peux dire pour l'instant.

Subido por Josue TETANG TCHINDA el Lun, 23/05/2011 - 15:30
Je rebondis sur la contribution de Padrecito, qui fait mention de la quasi échec des télécentres communautaires au Cameroun. Ces télécentres ont été mis sur pied sans associer les bénéficiaires. Les gens ont seulement constaté que les services du Ministère des Postes et Télécommunications venait installer les télécentres. Dans la plupart des cas, les utilisateurs n'ont même pas été sensibilisés sur le projet. Or en associant les populations rurales, des questions telles que la maintenance et la durabilité auraient été discutées. Il y a absence totale de communication entre les autorités gouvernementales qui installent ces télécentres, et la base constituée des utilisateurs. Je préconiserai la mise sur pied es comités de suivi des télécentres communautaires incluant les femmes rurales. Ce serait un bon début pour mettre sur pied les bases de la durabilité de cet outil. Un Comité national de gestion des télécentres communautaires permettrait de relier les télécentres aux différents initiatives internationales en la matière, etc. Josué TETANG TCHINDA Responsable INFOCOM CARBAP-Njombé CAMEROUN
Subido por Charles BAKUNDAKWITA el Lun, 20/05/2013 - 19:11
Re-bonjour,Une petite remarque pour l'animatrice de ce forum. On devrait peut-être actualiser la date de publication des différentes interventions. Nous sommes le 23 mai 2011. Les posters d'aujourd'hui sont datés du 02 mai! Il y a un lapsus.
Merci.

Charles BAKUNDAKWITA
Secrétaire Exécutif de l'ADEPA 54, Cité Lobatt Fall, Pikine BP 958 RP Dakar, Sénégal.
Tél. :(221) 33 854 98 13 Portable: (221) 77 726 37 40 [email protected]
Web: www.adepa-wadaf.org





--- En date de : Lun 23.5.11, [email protected] <[email protected]> a écrit :

De: [email protected] <[email protected]>
Objet: Re: [e-Agriculture] Question 2 - lundi 16 mai
À: "Charles BAKUNDAKWITA" <[email protected]>
Date: Lundi 23 mai 2011, 14h30

** Pour répondre à ce message, écrivez au-dessus de cette ligne **
Cher/Chère Charles BAKUNDAKWITA,

• Nouveau commentaire dans: Forum topic
• Posté par: yotetang
• Sujet: Re: [e-Agriculture] Question 2 - lundi 16 mai
• Publié le: 02/05/2011 - 12:22

Je rebondis sur la contribution de Padrecito, qui fait mention de la
quasi échec des télécentres communautaires au Cameroun. Ces
télécentres ont été mis sur pied sans associer les bénéficiaires. Les
gens ont seulement constaté que les services du Ministère des Postes
et Télécommunications venait installer les télécentres. Dans la
plupart des cas, les utilisateurs n'ont même pas été sensibilisés sur
le projet. Or en associant les populations rurales, des questions
telles que la maintenance et la durabilité auraient été discutées. Il
y a absence totale de communication entre les autorités
gouvernementales qui installent ces télécentres, et la base constituée
des utilisateurs. Je préconiserai la mise sur pied es comités de suivi
des télécentres communautaires incluant les femmes rurales. Ce serait
un bon début pour mettre sur pied les bases de la durabilité de cet
outil. Un Comité national de gestion des télécentres communautaires
permettrait de relier les télécentres aux différents initiatives
internationales en la matière, etc.

Josué TETANG TCHINDA
Responsable INFOCOM
CARBAP-Njombé
CAMEROUN

Lire la suite http://www.e-agriculture.org/en/forumtopics/question-2-lundi-16-mai#comm...


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Subido por Ramata Thioune el Jue, 19/05/2011 - 21:08

Je suis 100% d'accord avec toi Oumy!

Les organisations de la Société civile jouent un rôle très timide pour assurer que l'équité et l'égalité de genre soient une réalité. D'une part pour des raisons de capacité mais également parce que depuis quelques années s'installent de "nouvelles" modalités de l'aide au développement (appui budgétaire) qui laissent peu de ressources à ces organisations qui par conséquent ont une très faible marge de manoeuvre.

De plus, très peu d'organisations de la société civile s'interessent/s'investissent dans les problématiques de genre dans l'accès et l'utilisation des TIC! Qui plus est, la plupart des activités de plaidoyer pour l'équité et l'égalité de genre menées par ces organisations ne sont pas basées sur des recherches rigoureuses et fiables!

Tout ceci peut contribuer à décrédibiliser ces organisations, ô combien importantes dans des espaces démocratiques!

En outre, les organes de régulation des télécommunications, en Afrique de l'Ouest en particulier, sont très peu indépendants et ainsi pèsent très peu dans la balance pour assurer l'accès universel aux TIC avec bien sur une perspective genre.

Merci

Subido por Laurence Lalanne-Devlin el Jue, 19/05/2011 - 21:33

...et les reactions aux reactions! Bravo et continuez, surtout certains nouveaux venus qui n'etaient pas present pendant la premiere semaine donc welcome, welcome !

Je suis sure qu'il y a encore matiere a creuser davantage les sujets abordes mais je me demandais s' il serait peut etre interessant de chercher les raisons de la situation que denonce/revele Ramata a savoir que très peu d'organisations de la société civile s'interessent/s'investissent dans les problématiques de genre dans l'accès et l'utilisation des TIC!

J'avoue que c'est, pour moi en tous cas, une revelation car j'aurais plutot pense que ces organisations auraient vu le potentiel et l'importance d'un tel investissement. Donc qu'est ce qui peut expliquer cette situation et comment la modifier?

Des commentaires ou des analyses un peu approfondies de nos experts ou de quiconque parmi vous qui lisez ceci, seraient les bienvenus !

Bien cordialement a tous

Laurence

 

Subido por steve labata assyn el Vie, 20/05/2011 - 10:22

Bonjour,

La quasi absence d'investissement de la société civile dans les problématiques de genre dans l'accès et l'usage des TIC, est le résultat de la non inclusion dans les politiques publiques TIC, des principes d'égalité et déquité tenant compte de la sexospécificité.(http://www.apc.org/fr/system/files/fracturenumeriquedegenre.pdf)

En effet, je vois mal comment la société civile censée bénficier d'un environnement propice, créé par l'Etat pourrait porter son intérêt dans des problématiques qui ne constituen guère des PRIORITES dans les politiques publiques TIC.

Cependant, il vrai que les organisations de la société civile peuvent par des plaidoyers attirer l'attention des autorités sur certaines problématiques; l'idéal serait que les deux acteurs s'y intéressent pour des solutions efficaces.

Telle est ma modeste contribution.

Bonne journée.

Subido por Inoussa TRAORE el Jue, 19/05/2011 - 20:58

Bonsoir à tous,

La compréhension que j'ai de l'utilisation effective des TIC se situe à deux niveaux: tout d'abord il y a ce qu'on peut appeler l'utilisation passive qui consiste à juste utiliser ces outils pour communiquer ou accéder à des informations etc. Il y a aussi ce qu'on peut appeler l'utilisation active qui consiste en l'utilisation pour faire du business allant jusqu'au montage d'une unité informelle ou formelle dans le domaine des TIC (création de télécentres, call box, reparation de portables, etc.)

Pour le premier niveau, bien que la tendance actuelle soit bonne (de plus en plus de femmes rurales possèdent un téléphone portable par exemple), il faut dire qu'au début, ces technologies semblaient être l'apanage des hommes. Seuls les hommes semblaient avoir le droit de posséder un téléphone portable. Dans certaines familles rurales, pendant que les enfants garçons ont souvent 2 portables, les enfants filles se voient réfuser le droit d'en posséder 1; la raison avancée par le chef de famille est le plus souvent ceci: si la jeune fille possède un téléphone portable ça facilite sa vulnérabilité (en terme de capacité à resister aux avances éventuelles des hommes qui lui feraient la coure) et augmente sa propension à aller vers les hommes.

Pour le deuxième niveau, les metiers TIC semblent, selon une forme de distribution sociale des rôles, réservés aux hommes. Cette repartition ne se limite pas dailleurs seulement aux metiers TIC et s'étendent à d'autres tels la mécanique. Ainsi, toutes les activités qu'on pourrait qualifier d'activités informelles (vente de téléphones, reparation, vente à la sauvette de cartes de recharge) sont dans la plupart des cas réalisés par des hommes.

Il y a donc une certaine conception des rôles qui ne facilitent l'utilisation des TIC par les femmes rurales. Le phénomène existe en ville mais l'ampleur est moindre.

De mon point de vue donc, parmi les facteurs qui ralentissent l'utilisation effective des TIC par les femmes rurales, les facteurs sociologiques et sociaux sont les plus importants.

Inoussa TRAORE

Subido por gabriel Dacko Goudjo el Jue, 19/05/2011 - 23:24

Bonsoir à tous, très pertinents les analyses et les problèmes relevés jusqu’ici. Beaucoup sont de véritables frein et obstacles à l'appropriation des Tics par les femmes rurales entre autre: -le faible niveau scolaire des femmes -mauvaise sensibilisation des femmes sur l'importance ou le caractère productif que pourrait avoir les TIC sur leurs activités. - le problème d'électrification Je m'arrêterai sur ces quelques problèmes en soulignant particulièrement le problème sur la sensibilisation, en disant que beaucoup de femmes rurales ne s'intéressent pas à l'outil TIC parce qu’elles n'y trouvent pas leur intérêt. Un proverbe dit que :"c'est ou il ya notre trésor qu'est notre cœur", une façon de dire que si les femmes trouvent du profit en intégrant les TIC à leur activités, elles braveront autant que possible (à l'échelle de leur moyen) les différents obstacles. J'aimerais revenir sur un fait qu'a précisé padrecito s'agissant des "Télécentres communautaires au Cameroun", ou il soulignait qu'ils étaient pour beaucoup "l'ombre d'eux même". La question qui vient immédiatement suite à ce constat, est pourquoi cette inertie ou ce manque d'engouement des populations locales face aux télé centres ? la réponse que je donnerai est: une mauvaise sensibilisation des communautés rurales intéresses notamment les femmes sur l'importance des télécentres, et une carence en service. En effet beaucoup de ces télecentres ne fournissent que l'accès à internet (cybercafé+ bureautique) sans aucuns services innovants (répondants effectivement aux attentes locales), la tendance veut qu'on pense que internet ne sert qu'à s'échanger les mails .Il ya pas une assistance technique, qui pourrait accompagner les communautés à trouver les réponses à leur problème sur la toile. Durant le Comice Agropastoral d'Ebolowa 2011 au Cameroun ou j'ai fait une petite enquête. De cet enquête, il en ressort que beaucoup d'agriculteurs notamment les femmes ne savent pas déjà d'une part ce que constitue les TIC et d'autre part, que les TIC peuvent apporter une plus value à leurs activités. Mais lorsqu'on leur met face à la panoplie de services offerts par la toile, elles sont du coup intéressées. Du peu que j'ai pu recenser, 50% était pour qu'on mette leur activité sur internet. Je me résume en disant que beaucoup de projets échouent à cause de la mauvaise sensibilisation et accompagnement de la population cible. permettez moi de rebondir sur les propos de magic sur la question de la semaine dernière qui indiquait je cite: «Il convient cependant de relever que si le téléphone portable apparait de plus en plus comme un accessoire indispensable pour l'image de la femme (smart phone), l'Internet reste plus une affaire d'hommes dans son usage, son contenu et son contrôle » Inoussa y est revenu en prenant un exemple pertinent avec les téléphones mobiles à l'endroit des filles. La question qu’il faudrait se poser est pourquoi cet état de chose (" l'Internet reste plus une affaire d'hommes dans son usage, son contenu et son contrôle ", parce que à mon avis en répondant à cette question on pourrait inverser la tendance, et donner les mêmes chances aux hommes et femmes) Un élément à mon avis qui constitue un frein est que les projets mis en place ne répondent pas à cette question, qui est primordial. Ce que je préconise c’est que des études puissent être menées pour éclaircir cette supériorité d’utilisation des TIC par les hommes. En effet si par exemple, au terme des études on se rend compte, comme l’a enoncé Inoussa Traoré , que c’est dû aux facteurs sociologiques et sociaux, alors on pourrait donc préconiser aux Etats de lutter contre ce phènomène en expliquant le bien fondé de leur action aux hommes et chefs de tribu. Au plaisir de vous lire et participer Gabriel Dacko

Subido por Laurence Lalanne-Devlin el Vie, 20/05/2011 - 09:49

...que je veux souligner car il met le doigt vraiment sur le probleme: la sensibilisation des femmes car ce ne sont pas que les femmes qui ne s'interessent pas a quelque chose si elles n'y voient pas leur interet ... c'est tout le monde !!!!

Donc cette sensibilisation est au coeur du probleme et aussi, affirmons-le sans risques de se tromper, la raison d'etre de ce forum!

Donc de bons exemples ont deja ete donnes et des solutions proposees mais en avez vous d'autres ? 

Au plaisir de vous lire et bonne journee a tous 

Laurence - Facilitatrice

 

 

 

Subido por Kobhoï Pépé Guilavogui el Vie, 20/05/2011 - 13:40

Bonjour à tous, je viens juste de prendre le train de la discussion en marche. Très très intéressants et pertinents les arguments avancés sur les facteurs qui limitent l'accès des f emmes  aux TIC  en zone rurale. les facteurs instruction, pratiques sociales ou culturelles en cours dans la zone, financier... à cela on peut ajouter, l'enclavement de la zone et ce qui pose d'ailleurs avec acuité dans l'accès aux TIC chez les femmes en milieu rural. ces zones sont pour plupart éloignées des zones souches de connection et les politques font moins d'efffort pour changer la donne. Cette démarche est souvent délibérée pour mieux contrôler l'électorat dans ces zones. les politqiues ont l'expérience des villes où l'électorat est souvent difficile parce que informé ou surinformé alors ils comptent combler ce déficit électoral avec la paysanerie, donc toute action ou projet dans le cadre de la promotion des TICs dans ces zones, peut être compromettant pour leur calendrier électoral. Il y a aussi le contenu des TICs qui ne sont pas souvent en adéquation avec les réalités des zones concernées. Il y a tout un arsenal de facteurs limitants mais heureusement on peut relever ce défi avec l'avènement des Centres multimédia communautaires qui font du bien aux populations des zones rurales ne matière d'information et de communication. Ces initiatives sont à promouvoir dans tous les pays. Il y a aussi les ONG qui accompagnent ces femmes dans leur quotidien, ce qui est plus. En conclusion, disons que chaque pays à ses réalités concernant cette problématique et il serai intéressant de faire un diagnostic par pays et faire partager les expériences entre pays, ce qui pourrait aider à débloquer la situation et à rélever le niveau d'accès des femmes aux TICs dans le cadre de leurs activités.

Subido por sylvestre Ouédraogo el Vie, 20/05/2011 - 14:12

Excusez moi de rentrer dans le debat un peu tardivement. je m'appelle Ouédraogo Sylvestre. suis actif sur le terrain des TIC au Burkina Faso et faisons de l'appui conseils, formations et vulagrisation TIC aux ONG, associations et jeunes du Burkina Faso. je suis impliqué dans l'élaboration des politiques TIC de mon pays et j'ai conduit plusieurs travaux dans ce sens. le dernier en dâte est l'étude sur les e-services pour le monde rural que le gouvernement m'a démandé. Pour voir nos travaux et activités, vous pouvez visiter burkina-ntic.net.

Pour ceux et celles qui me connaissent, je suis un peu provocateur et j'assume les coups que l'on me donne.

Sur le thème, je dirai que nous sommes souvent pressés de voir les résultats d'un projet ou d'une action et parfois, on a tendance à forcer pour voir ou avoir des résultats. l'utilisation effective des TIC par les femmes rurales depend en grande partie de leur degré de compréhension et de leur propre vision et adoption des TIC. par exemple, des populations auxquelles on a donné des moustiquaires pour se protéger du paludisme les ont utilisé comme filet de pêche parce que la nourriture était plus prioritaire que les moustiques. Pour le palu, on dira: s'il plait à Dieu, on ne tombera pas malade.

On a tendance à croire que les outils TIC doivent être utilisés en premier lieu pour accroître la valeur ajoutée du travail humain. mes propres observations me disent plutôt que le facteur production n'est pas le premier. il ya tout d'abord la sécurité ( pouvoir joindre une tierce personne quand on veut et résoudre son problème: maladies, vols, transfert d'argent...), "la sociabilité" pouvoir joindre un/une amie ou un parent qui est lointain et enfin l'économique ( pouvoir faire des affaires...).

Les outils TIC sont devenus, même en zone rurale des éléments d'identification sociale. Un teléphone portable avec sa forme peut déterminer le statut social d'une femme. plus il est luxe, plus la femme est aisée ( ou son mari) il ya une moto au Burkina que l'on appele, mon mari est capable.  parce que la moto est chère et une femme qui la possède, à coup sur, c'est son mari qui lui a acheté ce bien. 

Ces objets sont donc classés comme objet de parure et leurs usages posent souvent de multiples problèmes: le fait de vouloir en posséder même si la co épouse en a un (individualisme), détournement de l'argent pour payer des crédits, le fait de désirer recevoir des appels quand on est en public pour montrer son importance. le fait de désirer changer de portables ou d'ordinateur...

Nous avons fait une formation en zone rurale et une femme a témoigné qu'elle est fière de pouvoir utiliser l'ordinateur parce que des hommes dans le village qui sont instruits et travaillent à la fonction publique ne savent même pas le faire. Vous voyez qu'elle n'oriente pas sa fièrté en terme d'acquisition de connaissances pour améliorer son statut, mais, plus son prestique social qui est le plus important.

Les raisons souvent évoquées pour montrer les difficultés des TIC à percer dans le milieu rural et surtout feminin ne tiennent pas. ce sont les mêmes discours que nous tenons et nous devons travailler à changer de discours: analphabetisme, manque d'électricité, absence de si, absence de ca... qui sont trop limitatifs et ne nous amène pas à une reflexion en profondeur. on croirait qu'il suffit que toutes les femmes soient alphabetisées, aient des ressources pour s'acheter des portables ou des ordinateurs derniers cri pour que tout aille pour le mieux. Non, c'est pas aussi simple que cela.

Il n'y a pas longtemps, une dizaine d'années à peine, on avait des projets au Burkina; un téléphone par village. Actuellement, nous tendons vers un téléphone par habitant. mais qu'est-ce qui change dans le fond? 

Pourquoi une femme est capable même en zone rurale se débrouiller pour régarder son émission télévisuelle préférée (en francais) et dire qu'elle n'a pas le temps d'aller à une réunion pour apprendre des techniques agricoles?

Comment les femmes soient disante analphabètes font-elles pour utiliser leurs téléphones portables et même mémoriser les numéros et recevoir des SMS?

 

Subido por sylvestre Ouédraogo el Vie, 20/05/2011 - 14:13

 1 - je me penche sur la question des INCITATIONS pour trouver le vrai moteur de l'avancée des usages des technologies en zone rurale.  la question des incitations est très importante et nous devons faire attention pour ne pas tomber dans le piège du rural qui oriente vite son discours en fonction de la personne qui est en face de lui.

2 -  Un autre aspect que je trouve important est de rechercher plus la qualité et non les quantités. En zone rurale, on ne devrait pas forcément vouloir que tout le monde utilise les TIC. même les outils traditionnels, ce n'est pas tout le monde qui les utilise: pourquoi vouloir donc que les gens adoptent des technologies?

On doit en zone rurale commencer à travailller avec les groupes organisés qui ont plus de compétences et de facilités et plus de besoins. une base de données dans une organisation féminine pourrait faciliter beaucoup de choses ( ou aussi créer des problèmes).

3 - je suis en train de travailler sur des bases de données de micro crédits accordés à des femmes dans une région du Burkina et on trouvé des choses très intéressantes qui montrent que les développeurs sont souvent à côté de la plaque et que les femmes savent ce qu'elles veulent réellement. cela concerne l'embouche, mais, ce n'est pas le sujet de ce forum.

4- J'ai également constaté que les femmes ont tendance à cacher leurs réels besoins. Elles ont tendance à prioriser des besoins collectifs pour éviter la furie des autres. dans la pratique, les actions ou le projet ne marchera pas bien parce que nous n'avons pas pu intégrer les besoins égoistes de tout un chacun qui sont pourtant très important à prendre en compte dans le cadre de l'exécution d'une action de développement.

je m'arrête là pour l'instant et vous souhaite un bon week end.

Subido por Abdou DIOP el Vie, 20/05/2011 - 21:47

Parmis les facteurs ralentissants: L'analphabetisme, manque de formation sur les TIC, l'inexistence du reseau d'internet et un systeme d'electrification adequat, manque de materiels informatiques.

Subido por Tiéman DIARRA el Dom, 22/05/2011 - 01:11
Par souci de faire participer tout le monde c-à-d femmes et hommes de façon équitable au développement du monde rural les questions de  genre dans les projets et programmes pour l'utilisation des TIC dans l'agriculture et le développement revêt une importance capitale indéniable. Les TICs peuvent apporter au genre des moyens d’existence en milieu rural. Seulement, la barrière qui s’érige devant la femme rurale dans l’appropriation des TICs est l’analphabétisme primaire. Pour exister dans la Société de l’Information il faut être compétitif. La compétitivité est sous-tendue par un capital de savoir. L’acquisition du savoir et du savoir faire passe  par la lutte contre l’analphabétisme – un frein indéniable à tout développement. Le résultat serait l’assurance de la compétitivité de l’entreprise. Les femmes sont une main d’œuvre abondante dans le monde rurale. La compétitivité de cette sphère de l’économie serait en partie liée au capital de savoir acquis par les femmes. Or, les TICs facilite l’appropriation du savoir et du savoir faire. Je m’explique :

 ---> à suivre

Subido por Tiéman DIARRA el Dom, 22/05/2011 - 01:13
Je m’explique : Au Mali, les femmes sont nombreuses dans la recherche agricole, la vulgarisation, la commercialisation et la production. Dans les trois premiers domaines, elles occupent souvent des postes de responsabilité qu'elles assument avec brio. Par contre dans la production, même si leur nombre y reste élevé, elles demeurent moins responsabilisées. Cet état des faits est peut-être tributaire des facteurs culturels au pays de Soundiata. Justement, la filière dans laquelle la proportion est en faveur des femmes (ex. la production), elles ne possèdent pas de compétence leur permettant de sortir de l'étau masculin. Cela est inhérent à l'analphabétisme. C’est l’homme qui est le chef du champ. Il définit quand semer, sarcler, récolter, quelle technique culturale il faut  utiliser, quelle spéculation -cultiver, quelle race animale - élever, etc. Dans les autres filières : recherche agricole, vulgarisation et commercialisation, moins nombreuse que les hommes, les femmes sont très visibles au sommet. Le constat est le suivant en milieu rural, hors des villes le poids de la tradition pèse sur elles et les écarte des centres de commandement. Cela s’inversera à travers l’éducation des femmes rurales pour qu’elles puissent prendre conscience du rôle formidable qu’elles jouent dans la production. L’éducation scolaire ou académique est par conséquent le terreau ou composte nécessaire sur lequel poussent à merveille les TICs. Dans l’acquisition du savoir, la femme rurale est trop en retard par rapport à l’homme de la campagne au Mali. Il va de soi que ce retard se projette dangereusement dans l’appropriation des TICs par ces femmes. ---> à suivre

 

Subido por Tiéman DIARRA el Dom, 22/05/2011 - 01:17
Le développement des TICs surtout l’Internet touche tous les domaines de la vie : l’éducation, la recherche, la documentation, la gouvernance, l’agriculture, etc. Cette évolution fulgurante a naturellement ses avantages et ses inconvénients. Elle déplace le seuil de l’analphabétisme. On était dans un passé très récent analphabète si on ne savait ni lire ni écrire dans une langue (analphabétisme primaire ou en d’autres termes analphabétisme du 1er degré. Aujourd’hui la perception de ce phénomène a changé. L’avènement de Internet et surtout des nouvelles technologies de l’information basculèrent notre société dans l’ère de l’Information. La société de l’Information est pratiquement entamée et elle suppose que l’homme moderne sache écrire à l’ordinateur, communiquer virtuellement avec ses semblables et rechercher l’information utile et le savoir dans le cyberespace – un océan de sources informationnelles - pour mériter que l’on appelle le lettré de notre temps. Je me permets d’appeler cet analphabétisme, l’analphabétisme du second degré.   Il est tout à fait opportun de s’atteler à traiter la question des TICs dans l’agriculture pour le genre. La 1ere raison poignante  est par conséquent de lutter contre l’analphabétisme du premier et du second degré très incisif chez les femmes rurales. La seconde raison est liée au fait que le savoir est le premier élément qui soutient la compétitivité de l’entreprise au 21e siècle, l’ère de la société de l’information. L’élément principal de cette nouvelle époque est la société globale de l’information. Dans la société de l’information ce qui est déterminant est le fait, que l’information soit devenue la ressource fondamentale de production (à côté des matières premières, du capital, du travail). Et l’utilisation dans ce cas des techniques informatiques est exclusivement une question d’outils, d’instruments.  Cependant, il est indéniable que le fondement de l’évolution de la société de l’information soit l’économie basée sur le savoir. Et la ressource économique essentielle, cumulée aussi bien dans les bases de données que le potentiel intellectuel de la société devienne la ressource cognitive, c’est-à-dire l’information et son mode d’utilisation....

 ---> à suivre

Subido por Tiéman DIARRA el Dom, 22/05/2011 - 01:19
Le savoir devient le capital nominal de l’entreprise, plus important que jusqu’ici le capital fondamental qui était autrement dit capital financier. Le capital de connaissances va décider de la compétitivité d’une entreprise dans la société de l’information. C’est pour cette raison que la création, le magasinage, l’archivage, la recherche, l’extraction, la publication et le mode d’accès au savoir doivent faire l’objet d’étude rigoureuse et de traitement pertinent. Le genre s’affranchira davantage si sa maîtrise des TICs devenait réalité. C’est à ce seul prix qu’il imprimera d’un sceau indélébile sa présence décomplexée en milieu rural tout au long de ce 21e siècle. (Fin)

 

Subido por Laurence Lalanne-Devlin el Dom, 22/05/2011 - 08:41

pour sa longue contribution.

Plus qu'une semaine de Forum donc bonne continuation a tous pour la derniere semaine: nous posterons la troisieme et derniere question des demain lundi.

En attendant bon week end a tous et au plaisir de vous lire donc.

Laurence - Facilitatrice

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