Bangladesh
DC_Bangladesh
- 166,3 millions d’habitants
Population humaine - 444,5 millions d’habitants
Population animale - 67pourcent de poulets, 13pourcent de canards, 14pourcent de chèvres, 5pourcent de bovins et 1pourcent d'autres animaux
Composition du cheptel - 11,6pourcent
Agriculture, sylviculture et pêche, valeur ajoutée (pourcent du PIB)
Aperçu
L'augmentation des revenus et l'évolution des régimes alimentaires devraient entraîner une hausse rapide de la demande de produits d'origine animale au Bangladesh. Les rendements laitiers nationaux moyens varient de 2,5 litres par vache et par jour dans les systèmes de subsistance à 7 litres par vache et par jour dans les systèmes commerciaux. La consommation de lait augmente plus rapidement que la production dans le pays, ce qui entraîne une demande d'importations. Entre 2015 et 2016, par exemple, les importations de produits laitiers ont atteint près de 249 millions USD.
Émissions de gaz à effet de serre de référence
Entre 2014 et 2015, le secteur de l'élevage laitier au Bangladesh a été responsable d'environ 45,9 millions de tonnes d'équivalent dioxyde de carbone (éq. CO2) de gaz à effet de serre. Le méthane représentait près de 80pourcent de ces émissions. Au niveau national, l'intensité des émissions du lait était en moyenne de 12 kg d'équivalent CO2 par kilogramme de lait corrigé en matières grasses et en protéines (FPCM) pour les systèmes laitiers de subsistance et de 5 kg d'équivalent CO2 par kilogramme de FPCM pour les systèmes laitiers commerciaux.
Interventions d'atténuation
Une alimentation et une santé animales inadaptées, la génétique et les contraintes environnementales, telles que le stress thermique, contribuent à diminuer la productivité et à augmenter l'intensité des émissions dans le secteur de l’élevage laitier au Bangladesh. La combinaison d'interventions techniques telles que la vermifugation, le bloc multinutritionnels à base d'urée et de mélasse, l'équilibrage des rations alimentaires et les régimes prépartum permettrait d'augmenter la production laitière d'environ 26pourcent et de réduire l'intensité des émissions d'environ 17pourcent. L'étude suggère que, prises individuellement, ces interventions ont le potentiel d'augmenter la production laitière jusqu'à 15pourcent et de réduire l'intensité des émissions jusqu'à 28pourcent . L'adoption de ces interventions se traduirait par des avantages économiques considérables au niveau de l'exploitation, tant dans les systèmes de subsistance que dans les systèmes commerciaux.