Argentine
DC_Argentine
- 45,8 millions d’habitants
Population humaine - 207,2 millions d’habitants
Population animale - 57pourcent de poulets, 26pourcent de bovins, 7pourcent d'ovins et 10pourcent d'autres animaux
Composition du cheptel - 6,9 pour cent
Agriculture, sylviculture et pêche, valeur ajoutée (pourcent du PIB)
Aperçu
L'élevage bovin est l'un des secteurs économiques et l'une des sources de revenus d'exportation les plus importants d'Argentine. Au cours de la dernière décennie, l'essor de l'agriculture (principalement de la production de soja) a entraîné le déplacement du bétail des zones de production traditionnelles vers d'autres régions du pays, ce qui a eu pour effet d'intensifier le secteur.
Émissions de gaz à effet de serre de référence
Le secteur de l'élevage bovin en Argentine a émis 169 millions de tonnes d'équivalent dioxyde de carbone (éq. CO2) de gaz à effet de serre en 2015. Le méthane entérique est responsable d'environ 62pourcent du total des émissions. Près de 85pourcent de ces émissions proviennent du système vache-veau, tandis que l'élevage et la finition, ainsi que l'engraissement dans les parcs d’embouche, représentent respectivement 13pourcent et 2pourcent du total. L'intensité des émissions de la viande bovine en Argentine était en moyenne de 23 kg d'équivalent CO2 par kilogramme de poids vif. Les intensités d'émission étaient les suivantes :
- 36 kg d’éq. CO2/kg de poids vif dans les systèmes vache-veau
- 8 kg d’éq. CO2/kg de poids vif dans les systèmes d'élevage et d'engraissement
- 7 kg d’éq. CO2/kg de poids vif dans les systèmes de parcs d'embouche
Interventions d'atténuation
Divers facteurs liés à la gestion des troupeaux influencent l'intensité des émissions de l'Argentine issues de la production de viande bovine, notamment une alimentation inadéquate, un approvisionnement limité en fourrage provenant de pâturages naturels non gérés, une faible efficacité de la reproduction et des frais généraux d'élevage élevés. L'étude estime que le potentiel de réduction de l'intensité des émissions entériques se situe entre 4 et 27pourcent et que l'augmentation de la production (exprimée en poids vif) peut atteindre 68pourcent. Il est possible de parvenir à des réductions significatives des émissions en combinant la gestion du troupeau et de la santé, les stratégies de gestion de la nutrition et de l'alimentation et l'amélioration de la génétique. L'application de ces mesures d'atténuation en Argentine peut potentiellement réduire l'intensité des émissions de méthane entérique jusqu'à 72pourcent et augmenter la production (exprimée en poids vif) de 30 à 54pourcent. L'adoption de ces interventions apporterait également des avantages économiques considérables au niveau de l'exploitation dans tous les systèmes de production de l'Argentine.