Migration

Les migrations sont les mouvements de personnes à l’intérieur d’un pays ou à travers les frontières. Cela inclut tous les mouvements, quels que soient leurs motivations, leur durée et leur caractère volontaire ou involontaire. Cela comprend les migrants économiques, les personnes déplacées, les réfugiés et les demandeurs d’asile, les rapatriés et les personnes qui se déplacent pour d’autres raisons, y compris pour le regroupement familial. Dans ses travaux, la FAO s'intéresse à la migration rurale, à savoir les mouvements de population depuis les zones rurales et entre les zones rurales elles-mêmes.

La FAO et les migrations

Il existe des liens étroits entre les migrations et les activités de la FAO. Du fait de sa mission, qui est de mettre fin à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition, d’éliminer la pauvreté et de favoriser la gestion durable des ressources naturelles, la FAO est particulièrement bien placée pour aider les pays à gérer les dimensions rurales des migrations, leurs implications pour les populations rurales et leur impact sur l’avenir de l’agriculture et des systèmes alimentaires.

En collaboration avec les gouvernements, les organismes des Nations Unies, les universités, le secteur privé, la société civile, les associations de migrants et des diasporas et les communautés locales, la FAO développe ses activités pour renforcer la contribution positive des migrants au développement rural et garantir des migrations sûres, ordonnées et régulières.

On dénombrait 281 millions de migrants internationaux en 2020.
On estime à 1,3 milliard le nombre de migrants internes dans les pays en développement.
En 2020, on dénombrait 82,4 millions de personnes déplacées contre leur gré dans le monde.
Les pays en développement accueillent 86 pour cent des réfugiés.
Les femmes représentent près de la moitié des migrants internationaux.
Les transferts de fonds internationaux vers les pays à revenu faible ou intermédiaire ont atteint 540 milliards d’USD en 2020; environ 40 pour cent sont envoyés vers les zones rurales.
En 2020, les catastrophes liées aux conditions météorologiques ont entraîné 30 millions de nouveaux déplacements. La plupart de ces déplacements ont été la conséquence d’inondations (14 millions) et de tempêtes (14,6 millions).

Migrations, développement rural et résilience

La migration devrait être un choix, pas une nécessité. La coopération internationale devrait permettre aux ruraux d’être résilients face aux menaces et aux crises, d’avoir accès à des moyens de subsistance durables et de vivre dans la paix et la prospérité sur leurs terres. Tout cela est essentiel pour lutter contre les facteurs défavorables à l’origine des migrations, tels que les conflits, les crises naturelles et d’origine humaine, la pauvreté rurale, l’insécurité alimentaire, les inégalités, le chômage, le manque de protection sociale, ou encore la dégradation de l’environnement et le changement climatique.

Les migrations ouvrent des perspectives et créent des difficultés pour l’agriculture et les communautés rurales. Pour en tirer le meilleur parti, il est important de soutenir les migrants et leurs familles, ainsi que les communautés d’origine et les communautés de destination. Promouvoir l’investissement des transferts de fonds, mobiliser les migrants et les diasporas, faciliter le transfert des connaissances et des compétences, soutenir la réintégration durable des migrants de retour et faciliter la migration comme stratégie d’adaptation au changement climatique sont de bons moyens d’exploiter les possibilités offertes par la migration.

Les travailleurs migrants sont souvent essentiels aux systèmes alimentaires; ils y sont employés, généralement de manière saisonnière, de la plantation à la récolte, mais aussi pour la distribution et la transformation. Toutefois, la perte de cette main-d’œuvre productive peut mettre les zones rurales d’origine face à des difficultés, ce qui engendre des risques pour les membres du ménage et les ruraux qui restent sur place, notamment les femmes et les enfants. En outre, les zones rurales accueillent une part importante des personnes déplacées contre leur gré. Les déplacements forcés peuvent influer fortement sur la dynamique locale et les relations communautaires, notamment lorsqu’ils ont un effet sur l’accès aux ressources naturelles, aux services et aux marchés locaux. Voilà pourquoi, lorsqu’on intervient dans ces contextes, il faut combiner aide humanitaire et approches visant au renforcement de la résilience.

Faits marquants

La réponse de la FAO

La FAO apporte un soutien unique aux pays pour ce qui est de gérer les dimensions rurales des migrations et des déplacements forcés. En recueillant des statistiques et des données sur la migration rurale et les déplacements forcés dans les zones rurales et périurbaines, elle contribue à la mise en place de politiques, de programmes et d’investissements qui reposent sur des données factuelles. En sensibilisant au rôle crucial que jouent les migrations dans l’agriculture et le développement rural, elle contribue à façonner les nouvelles approches mondiales, régionales et nationales sur les migrations et cherche à accroître la cohérence entre les politiques de migration et les politiques de développement rural. La FAO plaide en faveur d’itinéraires pour des migrations sûres et régulières et en faveur de l’inclusion socioéconomique des migrants et des personnes déplacées de force. Elle travaille également avec des parties prenantes pour renforcer leurs capacités à fournir des moyens de subsistance viables dans l’agriculture et les zones rurales.

Dans son travail sur les migrations, la FAO vise quatre grands objectifs:

  1. s’attaquer aux facteurs défavorables qui déclenchent les migrations et donner aux populations rurales la possibilité de rester dans leur communauté d’origine (si elles peuvent le faire en toute sécurité) en créant d’autres perspectives dans les zones rurales;
  2. faciliter la mobilité rurale et veiller à ce qu’il soit possible de se déplacer de façon régulière et en toute sécurité entre les zones rurales et les zones urbaines, ainsi que par-delà les frontières;
  3. renforcer la contribution positive que les migrants et les personnes déplacées apportent à l’agriculture et aux communautés rurales;
  4. favoriser les moyens de subsistance agricoles résilients pour les migrants, les personnes déplacées, les migrants de retour et les communautés d’accueil, en voyant la migration comme une stratégie d’adaptation au changement climatique.

Partagez