Passerelle sur l’aviculture et les produits avicoles

Pour pouvoir utiliser tout le potentiel génétique de la volaille pour la production de viande ou d'œufs, il faut un environnement qui réponde aux besoins physiologiques des oiseaux. Cela implique:

  1. un environnement physique approprié en termes de température, d’humidité, de circulation d'air et de sol;
  2. de l'eau et une alimentation adéquate;
  3. une exposition minimale aux organismes pathogènes, et
  4. une exposition minimale au stress inhérent à l'environnement physique et social. Les locaux et le mode de gestion des volailles sont donc particulièrement importants.

Dans les pays en développement, les oiseaux de races locales élevés en semi-liberté sont généralement confinés la nuit dans des structures rudimentaires fabriquées à partir de matériaux de construction traditionnels, tels que le chaume, le bois, les briques de terre et/ou le bambou. La plupart des petites unités de production commerciales avec des races améliorées pour la production de viande ou d'œufs utilisent des logements simples construits avec des matériaux traditionnels. Mais, dans ce cas, les oiseaux sont généralement confinés en permanence et nourris avec des aliments commerciaux. Plus la taille des exploitations augmente, plus il est fait usage de  matériaux et équipements importés, et plus la mécanisation et l'automatisation sont développées. Un élément important de cette progression est le passage d’un système de ventilation naturelle vers une ventilation forcée, mécanisée et automatisée avec l’utilisation de ventilateurs.

Quel que soit le système de production, toutes les étapes de la production - durant l'incubation et l'éclosion, dans la poussinière et pendant l'engraissement ou la ponte - doivent prendre en compte la satisfaction des besoins des oiseaux à tous les stades physiologiques de leur vie. Un environnement physique optimal doit être offert, qui minimise l'exposition aux maladies, et réponde aux besoins comportementaux et sociaux des oiseaux et en assurant l’accès à de l'eau potable et des aliments de bonne qualité, qui satisfont leurs besoins nutritionnels.

Gestion des déchets

Les progrès technologiques permettent l'intensification de la production avicole dans les pays en développement. Cependant, les traditions et contraintes économiques continuent à y favoriser l’expansion des systèmes de production à petite échelle pour le commerce d'oiseaux vivants, ainsi que les petites exploitations villageoises et de basse-cour. Pour éviter les conflits et assurer la pérennité et la croissance potentielle de tous les systèmes de production avicole, il est important d’améliorer le niveau de connaissance sur les problèmes environnementaux et sanitaires présents et futurs associés à la gestion du fumier et du lisier de volaille dans les petites et grandes exploitations. Des informations complémentaires sont disponibles sur ce site en cliquant sur les liens conduisant vers des notes thématiques.

Les « sous-produits » de l’aviculture acquièrent une valeur commerciale s’ils sont correctement gérés et recyclés, et ce quel que soit le nombre d’animaux. S’ils ne sont pas correctement gérés ou recyclés, ils peuvent  favoriser le développement et la prolifération des insectes, animaux nuisibles, et micro-organismes pathogènes. Une mauvaise gestion peut entrainer la pollution du sol et des eaux dont, notamment la dégradation de la qualité des eaux de surface et souterraines et leur contamination par des micro-organismes pathogènes. Elle concerne aussi la qualité de l'air, compromise par l’émission d'ammoniac, d’hydrogène sulfuré, de composés organiques volatils et de poussières. L’émission de gaz à effet de serre, les risques sanitaires et les odeurs sont sources de préoccupation dans un contexte de changement climatique mondial et d'augmentation de la densité humaine à proximité des exploitations avicoles.

La planification, la construction et l'exploitation des exploitations avicoles devraient tenir compte des questions liées au stockage, à la gestion et à l’utilisation du fumier et lisier. À l'échelle mondiale, de nombreuses recherches ont été menées pour identifier les moyens de récupérer des produits à valeur ajoutée à partir des déchets d’origine animale, afin d’atténuer les impacts environnementaux. De nombreux systèmes et approches, tels que l'utilisation comme engrais, le recyclage dans l'alimentation animale, et la récupération en tant que matériau combustible, existent et peuvent être mise en place avec succès s’ils sont bien exploités et gérés.

Le saviez-vous?

Le fumier de volaille est très riche en nutriments culturaux, relativement facile à gérer et largement utilisé comme engrais.

En moyenne, les systèmes de poules pondeuses émettent moins de gaz à effet de serre (GES) que les systèmes de poules de chair et de basse-cour.

Selon les estimations, a l’échelle mondiale, les poules émettent 0,6 gigatonne d'équivalent-CO2, soit 8 pour cent des émissions totales du secteur de l'élevage.