Les petits États insulaires en développement, les pays les moins avancés et les pays en développement sans littoral

Les petits États insulaires en développement (PEID), les pays les moins avancés (PMA) et les pays en développement sans littoral (PDSL) sont confrontés à des problèmes persistants et complexes qui pèsent sur la transformation de leurs systèmes agroalimentaires. L’isolement géographique, la vulnérabilité face au changement climatique et les difficultés économiques y aggravent les problèmes que posent l’insécurité alimentaire, la malnutrition et la dégradation de l’environnement, ralentissant ainsi les progrès en matière d’élimination de la faim et d’éradication de la pauvreté.

L’engagement de la FAO

La FAO est déterminée à aider les pays à combattre ces problèmes. En 2020, elle a créé le Bureau des PEID, des PMA et des PDSL (OSL), chargé de prêter un appui à ces seuls groupes de pays. Cet engagement, qui s’inscrit dans le Cadre stratégique de la FAO pour 2022‑2031, est consolidé par des initiatives phares telles que l’initiative Main dans la main, ainsi que par une assistance technique sur mesure visant à renforcer la résilience et à promouvoir des systèmes agroalimentairesdurables. 

Contacts 

Bureau des PEID, des PMA et des PDSL
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@FAOSIDS
FAO working with SIDS, LDCs and LLDCs

Notre approche

Action de la FAO dans les PEID, les PMA et les PDSL

La FAO promeut une approche holistique qui mise sur la cohérence des politiques, la mobilisation de ressources et les partenariats stratégiques pour permettre la mise en place de systèmes agroalimentaires efficaces, inclusifs, résilients et durables dans les pays les plus vulnérables du monde. 
Un appui est prêté au niveau des pays au moyen du Cadre de programmation par pays (CPP), mécanisme sur mesure qui vise à faire en sorte que l’assistance de la FAO soit en phase avec les priorités de développement et les capacités des pays. 
L’Organisation joue un rôle charnière en ce qu’elle permet l’élaboration de politiques et la prise de décisions fondées sur des données probantes, ce en offrant un accès à des données robustes, à des études scientifiques, à des outils géospatiaux et à des analyses des marchés ainsi qu’à des plateformes multipartites inclusives faisant intervenir gouvernements, société civile et secteur privé, afin d’éclairer la planification stratégique et la mise en œuvre. Ces outils aident les gouvernements à mettre en place des systèmes agroalimentaires résilients et à promouvoir des pratiques agricoles durables. 

La FAO soutient activement la mise en œuvre des programmes d’action sur dix ans élaborés pour ces groupes vulnérables: le Programme d’Antigua-et-Barbuda pour les PEID (2024‑2034), le Programme d’action de Doha en faveur des PMA (2022‑2031) et le Programme d’action d’Awaza en faveur des PDSL (2024‑2034). En intégrant ces principes, la FAO adopte une approche harmonisée et ciblée pour répondre aux besoins spécifiques des pays, en renforçant la responsabilité collective et la responsabilité mutuelle de la transformation des systèmes agroalimentaires.

Nos priorités

PEID

Les petits États insulaires en développement (PEID) ont été reconnus comme constituant un cas à part en ce qui concerne la protection de l’environnement et le développement durable lors de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement, qui s’est tenue en 1992 à Rio de Janeiro (Brésil). Ils restent très vulnérables face aux phénomènes météorologiques extrêmes, aux catastrophes, à la dégradation de l’environnement et aux chocs économiques en raison de leur petite taille, de leur isolement et du faible poids de leur économie. 

Le groupe des PEID, qui compte 40 États et environ 65 millions de personnes, est également doté d’atouts puissants, notamment une riche diversité biologique, des cultures vivantes et de vastes ressources marines essentielles aux moyens de subsistance et à la sécurité alimentaire. En 2024, le Programme d’Antigua-et-Barbuda pour les PEID a fixé dix priorités en vue d’orienter le développement durable au cours de la décennie à venir. La FAO fait en sorte que l’appui qu’elle prête concorde avec la ligne du Programme au moyen d’efforts coordonnés aux niveaux national, régional et mondial, dans le but de favoriser un développement résilient et inclusif dans les PEID.

PMA

Depuis 1971, les Nations Unies reconnaissent aux pays les moins avancés (PMA) le statut de groupe le plus vulnérable tant économiquement que structurellement. Pourtant, plus de cinq décennies plus tard, les PMA continuent de pâtir de problèmes structurels profondément enracinés, notamment la persistance de la pauvreté, de la faim et de la malnutrition. Quarante-quatre pays sont actuellement classés dans cette catégorie, lesquels concentrent environ 14 pour cent de la population mondiale mais ne pèsent que pour très peu dans le PIB, les investissements et le commerce à l’échelle mondiale.

Si des progrès notables ont été accomplis dans des domaines tels que la santé, l’éducation et l’accès à l’énergie, un appui international plus robuste et mieux coordonné est essentiel à la mise en œuvre intégrale du Programme d’action de Doha (2022‑2031). La FAO contribue à cet effort en renforçant les systèmes agroalimentaires pour améliorer la résilience, la productivité et le développement durable dans l’ensemble des PMA.

PDSL

Les pays en développement sans littoral (PDSL) sont au nombre de 32, dont 16 figurent aussi dans la catégorie des PMA, et abritent environ 570 millions de personnes. Sans accès direct à la mer, ils font face à des difficultés persistantes telles que les coûts élevés du transport et des échanges, la dépendance à l’égard des pays de transit, la faiblesse des infrastructures et une diversification économique limitée. Par conséquent, les PDSL ne sont à l’origine que de 1,3 pour cent des exportations mondiales, dont 82 pour cent concernent des produits de base non transformés, et les coûts des échanges sont pour eux environ 1,4 fois plus élevés que pour les pays côtiers. 

Malgré des améliorations, des inégalités majeures et des vulnérabilités demeurent, qui appellent une action collective d’urgence, un renouvellement des engagements et un renforcement des partenariats. La FAO prête un appui aux PDSL conformément au Programme d’action d’Awaza (2024‑2034), en s’efforçant de promouvoir un développement résilient et inclusif à tous les niveaux.