Situation alimentaire mondiale

Indice FAO des prix des produits alimentaires

L’indice FAO des prix des produits alimentaires est une mesure de la variation mensuelle des cours internationaux d’un panier de produits alimentaires de base. Il s’agit de la moyenne des indices des cinq groupes de produits de base, pondérée selon la part respective moyenne des exportations de chacun des groupes pour la période 2014-2016. Un article publié dans le numéro de juin 2020 des Perspectives de l’alimentation présente les modifications apportées à l’indice, à savoir la révision de la période de référence et l’élargissement du panier de produits, qui seront appliquées à partir de juillet 2020. Cet article de novembre 2013 contient des informations techniques sur les formules précédemment employées pour composer l’indice.

Dates de sortie mensuelle pour 2022: 6 janvier, 3 février, 4 mars, 8 avril, 6 mai, 3 juin, 8 juillet, 5 août, 2 septembre, 7 octobre, 4 novembre, 2 décembre.

L’Indice FAO des prix des produits alimentaires a enregistré une forte baisse en juillet

Date de parution: 05/08/2022

» L’Indice FAO des prix des produits alimentaires* s’est établi en moyenne à 140,9 points en juillet 2022, soit 13,3 points (8,6 pour cent) de mois qu’en juin. Il s’agit de sa quatrième baisse mensuelle consécutive. Il reste néanmoins en hausse de 16,4 points (13,1 pour cent) par rapport à sa valeur au même mois de l’année dernière. Le recul de juillet représente la baisse la plus marquée de l’indice depuis octobre 2008 et s’explique principalement par un fléchissement important des indices des huiles végétales et des céréales. Les prix du sucre, des produits laitiers et de la viande ont eux aussi baissé, mais dans une moindre mesure.

»  L’Indice FAO des prix des céréales a affiché une valeur moyenne de 147,3 points en juillet, soit une chute de 19,1 points (11,5 pour cent) depuis le mois de juin. À ce niveau, il est toutefois encore en hausse de 21,0 points (16,6 pour cent) par rapport à juillet 2021. Les prix internationaux de toutes les céréales représentées dans l’indice ont baissé. Principaux responsables de cette baisse, les prix mondiaux du blé ont cédé pas moins de 14,5 pour cent en juillet, en partie en réaction à l’accord conclu entre l’Ukraine et la Fédération de Russie au sujet du déblocage des ports de la mer Noire, qui annonce une reprise imminente des exportations de céréales en partance d’Ukraine. Les disponibilités saisonnières issues des récoltes en cours dans l’hémisphère Nord ont également pesé sur les prix. Néanmoins, les prix internationaux du blé sont encore en hausse de 24,8 pour cent par rapport à leur valeur enregistrée en juillet l’année dernière. Les prix internationaux des céréales secondaires ont reculé pour le quatrième mois de suite. Malgré cette baisse de 11,2 pour cent, ils sont encore supérieurs de 12,1 pour cent à leurs valeurs d’il y a un an. Le repli de 10,7 pour cent des prix mondiaux du maïs s’explique lui aussi principalement par le déblocage des ports ukrainiens. L’accroissement des disponibilités saisonnières en Argentine et au Brésil, où les récoltes de maïs ont progressé plus rapidement que l’année dernière, a également contribué à atténuer la pression sur les prix. La faiblesse des marchés du blé et du maïs a également eu pour effet de faire baisser les prix du sorgho et de l’orge, de 12,8 et 12,6 pour cent respectivement. En juillet, les prix internationaux du riz ont diminué pour la première fois depuis le début de l’année 2022, sous l’effet d’une demande irrégulière et de fluctuations des taux de change dans les principaux pays exportateurs.

»  L’Indice FAO des prix des huiles végétales s’est établi en moyenne à 171,1 points en juillet, soit une baisse de 40,7 points (19,2 pour cent). Il tombe ainsi à son niveau le plus bas depuis 10 mois. Ce net recul est principalement dû à la chute des prix mondiaux des huiles de palme, de soja, de colza et de tournesol. Les prix internationaux de l’huile de palme ont enregistré leur quatrième baisse mensuelle consécutive en juillet, car on prévoit d’abondantes disponibilités exportables en Indonésie, le premier exportateur mondial d’huile de palme. Dans le même temps, les cours mondiaux des huiles de soja et de colza ont fléchi, respectivement en raison d’une demande atone prolongée et des prévisions indiquant une nouvelle récolte abondante. En ce qui concerne l’huile de tournesol, les prix internationaux ont accusé une baisse marquée dans un contexte de demande mondiale à l’importation limitée, malgré les incertitudes persistantes quant à la logistique dans la région de la mer Noire. La baisse des prix du pétrole brut a également tiré vers le bas les cours internationaux des huiles végétales.

» L’Indice FAO des prix des produits laitiers a affiché une valeur moyenne de 146,4 points en juillet, soit 3,8 points (2,5 pour cent) de moins qu’en juin, mais un niveau encore supérieur de 29,7 points (25,4 pour cent) à celui du mois de juillet de l’année dernière. Les cours internationaux du lait écrémé en poudre ont enregistré la plus forte baisse, suivis de ceux du beurre et du lait entier en poudre, principalement du fait d’une activité médiocre sur le marché en Europe due aux vacances d’été. En outre, les plupart des acheteurs avaient déjà bien couvert leurs besoins immédiats, ce qui, en plus de la faiblesse de la demande en Chine et du niveau élevé des prix des produits laitiers, a entraîné une baisse de la demande sur le marché au comptant et a pesé sur les cours internationaux. Les prix mondiaux du fromage sont quant à eux restés stables, car l’abondance des ventes internes dans les destinations touristiques européennes a compensé le recul de la demande mondiale à l’importation. Malgré une activité commerciale globalement faible, les prix des produits laitiers se sont maintenus à des niveaux élevés, car l’offre mondiale était limitée.

»  L’Indice FAO des prix de la viande* a affiché une valeur moyenne de 124,0 points en juillet. Il cède 0,6 point (0,5 pour cent) par rapport au mois de juin, ce qui marque sa première baisse en glissement mensuel après six hausses mensuelles consécutives. En juillet, les cours mondiaux de la viande d’ovins ont fortement reculé, en raison de l’accroissement des disponibilités exportables en Australie, où les abattages ont été nombreux et où l’offre d’agneau devrait augmenter, sur fond de faible demande à l’importation. Les prix internationaux de la viande bovine ont chuté, du fait de l’augmentation des disponibilités exportables dans les principales régions de production dans un contexte de demande mondiale restreinte, tandis que les prix de la viande porcine sont restés stables compte tenu de la faiblesse de la demande globale à l’importation et malgré une offre limitée de porcs destinés à l’abattage, en particulier aux États-Unis d’Amérique. En revanche, les prix internationaux de la volaille ont atteint leur plus haut niveau jamais enregistré, sous l’effet d’une solide demande mondiale à l’importation et d’un resserrement de l’offre mondiale dû aux épidémies de grippe aviaire dans l’hémisphère Nord, malgré les augmentations récentes des exportations en partance d’Ukraine.

»  L’Indice FAO des prix du sucre s’est établi en moyenne à 112,8 points en juillet, soit un recul de 4,4 points (3,8 pour cent) par rapport au mois de juin. Il s’agit de la troisième baisse mensuelle consécutive de l’Indice, qui atteint son niveau le plus bas depuis cinq mois. Le nouveau ralentissement de l’économie mondiale attendu en 2022 suscite des craintes quant à la demande future, ce qui a pesé sur les cours internationaux du sucre. Le fléchissement des prix est également dû à la dépréciation du real brésilien par rapport au dollar des États-Unis et à la baisse des prix de l’éthanol, qui sont à l’origine d’une production de sucre plus importante que prévu au Brésil pendant la première moitié du mois de juillet. Les informations indiquant une hausse des exportations de l’Inde et les perspectives de production favorables pour la prochaine campagne ont également contribué au recul des prix mondiaux du sucre en juillet. En revanche, les craintes liées aux effets du temps chaud et sec prolongé sur le potentiel de production dans l’Union européenne ont empêché une baisse plus substantielle des prix.

* À la différence des autres catégories de produits, la plupart des prix utilisés pour calculer l'Indice FAO des prix de la viande ne sont pas disponibles au moment où l'Indice général est calculé et publié; c'est pourquoi la valeur de l'Indice des prix de la viande concernant les mois les plus récents est obtenue en panachant des projections chiffrées et des prix avérés. Ceci peut parfois donner lieu à des révisions non négligeables de la valeur finale de cet Indice, lesquelles peuvent, par suite, impliquer une modification de la valeur de l'Indice FAO des prix des aliments.

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