Traitement des résidus de récoltes et autres fourrages de faible qualité
 
Description

Le traitement du fourrage grossier avec des valeurs nutritionnelles relativement basses tel que le foin de qualité médiocre, la paille et les résidus de récoltes, permet d'améliorer sa valeur nutritive et teneur en phosphate, la valeur énergétique et les quantités ingérées par les ruminants dans une proportion de 10 à 40 pour cent.

Cette technique permet une bonne utilisation par le bétail des ressources en fourrage non traité, avec un avantage technique, à savoir l'amélioration de l'alimentation. Plus particulièrement au moment où les ressources alimentaires sont les plus déficientes, ce qui constitue un avantage environnemental en réduisant, autant que possible, le recours à la végétation naturelle, avec les risques de surpâturage que cela comporte.

Techniques

Deux principaux types de traitement sont utilisés :

Coûts

Le coût de traitement de la paille de riz à l'urée est estimé à 0,036 dollars américains par kilo.
 

Systèmes d'élevage ciblés

Le traitement chimique du fourrage nécessite un travail supplémentaire et des intrants. Il convient pour répondre aux besoins d'intensification de la production animale pour la subsistance (lait), les travaux agricoles (traction animale) ou la vente (lait et viande). Cette technique ne convient pas s'il n'est question que d'entretenir les animaux.

La paille d'herbe est la ressource de base dans deux grandes zones :

Les résidus de culture constituent la principale ressource en fourrage pour le bétail dans les régions très peuplées de l'Asie tropicale, où chaque espace est utilisé pour des cultures vivrières.  Ils jouent un rôle de plus en plus important en Afrique intertropicale. La plupart de ces résidus sont enfouis, brûlés ou utilisés comme litière.

Impacts


Champ d'application

  • Facteurs favorables :
  • Augmentation du déficit en fourrage, particulièrement manque saisonnier.
  • Demande du marché pour des produits animaux bien utilisés : lait, engraissement justifiant le coût du traitement.
  • Disponibilité des intrants (ammoniac, soudes, urée).
  • Facteurs défavorables :
  • Travail supplémentaire.
  • Difficultés d'approvisionnement en intrants.
  • Coût des intrants.
  • Suivi : indicateurs d'impact environnemental


    Références

    Demarquilly (Éditeur), 1987. Les fourrages secs, Récolte, traitement, utilisation.  INRA, Paris.

    G. Molénat, M. Chenost, D. Hubert, J. Gouy, 1995. Utilisation des ressources fourragères par les ruminants en régions chaudes. Ann. Zootech. 1996, 45, Suppl. 3: 3-140.

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