| Les éleveurs
pauvres ont peu d’influence sur les politiques nationales
car leur implication politique tend à s’inscrire
dans le cadre de rapports patron-client. En conséquence,
ils bradent souvent leurs intérêts collectifs
contre des avantages individuels très limités.
Ces rapports se sont aujourd’hui étendus à
l’échelle internationale et les rend encore moins
profitables. Les éleveurs pauvres doivent défendre
leurs intérêts par le biais d’associations
politiques, et non par le clientélisme. En attendant,
et sans aide extérieure, il est toutefois peu probable
qu’ils s’engagent politiquement de manière
efficace et dynamique pour défendre les questions touchant
à leurs intérêts collectifs de producteurs.
En raison du manque de mobilisation politique des éleveurs
pauvres dans les pays où ils vivent, l’évolution
des politiques nationales est conditionnée par la recherche
d’alliances avec des élites dont les intérêts
correspondent à ceux des éleveurs démunis.
Les possibilités de forger des alliances en faveur
des pauvres dépendent du niveau et de la fonction des
services publics. Différents groupes sociaux exerceront
une influence dominante sur différentes arènes
politiques et l’on constatera des variations géographiques
en fonction de l’efficacité de la défense
des intérêts.
L’impact sans cesse croissant du néolibéralisme
sur les politiques publiques présente des problèmes
pour les initiatives en faveur des pauvres, mais offre également
des opportunités. Les mesures destinées à
rendre les marchés plus performants sont conformes
aux théories néolibérales, et donc susceptibles
d’être soutenues par les donateurs. Ces politiques
ne sont pas toujours bénéfiques aux pauvres.
Toutefois lorsqu’elles peuvent être adaptées
à cet effet, il est politiquement normal d’aller
dans ce sens plutôt que de suivre des orientations s’opposant
à celles des donateurs.
Les tendances actuelles vers la décentralisation offrent
la possibilité d’adapter les politiques à
des conditions extrêmement variables, mais pas nécessairement
à l’avantage des pauvres. Cela dépendra
beaucoup de la nature des intérêts qui domineront
la scène des systèmes politiques locaux.
Les activités réalisées dans le cadre
de l’Initiative pour des politiques d’élevage
en faveur des pauvres (PPLPI) sur le thème ‘Économie
politique’ cherchent plus particulièrement à
déterminer:
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les rôles et les
intérêts des organisations et des acteurs
clés dans le secteur de l’élevage
et dans l’élaboration des politiques en la
matière, les facteurs et les forces internes et
externes ainsi que les processus politiques et institutionnels
sous-jacents à la formulation des politiques; |
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l’influence de processus internationaux
particuliers sur l’économie politique des
décisions prises dans le domaine des politiques
d’élevage; |
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les points d’entrée permettant
d’influer sur la formulation des politiques d’élevage. |
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