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Глобальный форум по продовольственной безопасности и питанию
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Re: Call for experiences and good practices in the use and application of the Voluntary Guidelines for the Right to Adequate Food in the Context of National Food Security

Marc Karozan
Marc Karozanconsultant Togo

English version below

Titre de l'expérience  

Mise en œuvre du projet « promotion du droit à l’alimentation et de la bonne gouvernance autour de la sécurité alimentaire »

Couverture géographique

National

Pays (s)/Région (s) couverts par l'expérience

TOGO

Votre affiliation

Coordonnateur adjoint du projet (gouvernement)

Comment les Directives volontaires  ont-elles utilisées dans votre contexte? Quelles directives spécifiques ont été les plus pertinentes pour votre expérience?

Toutes les directives ont été utilisées dans le cadre des formations et  sensibilisations, surtout dans l’élaboration de la revue diagnostique sur le droit à l’alimentation au Togo. Néanmoins les directives 1, 6, 7, 10 et 11 ont été beaucoup sollicitées notamment sur les questions de bonne gouvernance, des parties prenantes, du foncier ou encore de  la nutrition.  Elles ont été utilisées dans le cadre des sensibilisations et surtout dans l’élaboration de la revue diagnostique sur le droit à l’alimentation au Togo.

Brève description de l'expérience

Le projet « promotion du droit à l’alimentation et de la bonne gouvernance autour de la sécurité alimentaire » est un projet important qui a permis de jeter les bases et d’entamer le processus d’implémentation du droit à une alimentation adéquate au Togo. Consacré essentiellement au renforcement de capacités des acteurs, ce projet réalisé avec l’appui de la FAO, a permis de faire l’état des lieux de la situation de la sécurité alimentaire au Togo, de former et sensibiliser plusieurs acteurs et de  vulgariser les directives volontaires de la FAO.

Qui a participé à l'expérience?

Plusieurs acteurs ont participés aux activités du projet. Il s’agit des acteurs publics (ministères, parlement, justice etc.), les privés (Sociétés privés,  réseau d’ONG, organisations paysannes etc.), les leaders d’opinion (la chefferie traditionnelle, les responsables religieux) et  d’autres personnes à travers les publications et émissions sur les médias.

Comment les personnes les plus touchées par l'insécurité alimentaire et la malnutrition ont-elles été impliquées?

Les personnes les plus touchées par l'insécurité alimentaire et la malnutrition ont été impliquées à deux niveaux.

De manière directe par leur participation aux ateliers nationaux, régionaux et préfectoraux. (5 régionaux et les 35 préfectures touchés par les formations et sensibilisations). La plus part des participants dans les préfectures et régions étaient essentiellement des personnes vulnérables dont les petits producteurs, les jeunes et les femmes.

De manière indirecte certains acteurs ont reçu les publications ou dépliants sur le droit à l’alimentation. Des émissions dans différente radios ou des documentaires proposés ont contribué au partage d’information sur la question dans le pays.

Principales activités

Comme principales activités on note entre autres :

  • l’organisation des formations dans les cinq (05) régions du pays sur le cadre juridique et institutionnel du droit à l’alimentation en octobre 2014 ;
  • formation et sensibilisation des chefs traditionnels et des membres de la société civile sur le droit à une alimentation adéquate au forum national du paysan togolais en février 2015 ;
  • l’organisation d’un atelier de renforcement de capacités des  acteurs publics, de la société civile et du secteur privé sur le droit à l’alimentation et la sécurité alimentaire en juin 2015 ;
  • l’organisation d’un atelier de sensibilisation et d’échanges sur les cadres de concertation dans toutes les régions en juillet 2015 ;
  • l’organisation des ateliers préfectoraux de sensibilisation sur le droit à l’alimentation en septembre 2015 ;
  • formation des chefs traditionnels dans la région des savanes sur le droit à une alimentation adéquate en octobre 2015 ;
  • l’organisation de l’atelier de renforcement de capacités des parlementaires sur le droit à l’alimentation en novembre 2015 ;
  • élaboration d’une diagnostique sur le droit à l’alimentation au Togo ;
  • élaboration d’une stratégie de communication

Échéancier

Le projet avait durée presque deux ans (mars 2014 à décembre 2015)

Résultats obtenus/attendus à court terme, avec des aspects quantitatifs chaque fois que possible (estimation du nombre de personnes qui ont été ou seront touchées)

Ce projet a permis de former et de sensibiliser directement 3604 personnes dont 1031 femmes, issues du secteur public, de la société civile, du secteur privé et des leaders d’opinions. Il n’est pas tenu compte des acteurs touchés indirectement par les sensibilisations à travers  les médias et autres outils de communications.

Résultats obtenus/attendus à moyen et long terme, avec des aspects quantitatifs chaque fois que possible (estimation du nombre de personnes qui ont été ou seront touchées)

Les différentes actions du projet ont permis :

  • le renforcement de la lutte pour une alimentation saine et suffisante et une nutrition équilibrée;
  • des réflexions poussées pour la mise en place d’un organisme nationale de sécurité sanitaire des aliments ;
  • l’amélioration de la sécurité alimentaire, de la résilience des communautés aux changements climatiques et de l’accès des jeunes et des femmes à l’emploi ;
  • la sensibilisation des milliers des personnes sur leur droit à l’alimentation étant donné que les principaux acteurs formés servaient de relai d’information à la base.

Résultats obtenus - les changements les plus importants à saisir

La société civile s’est lancé depuis la réalisation du projet dans une lutte sans cesse pour la sécurité alimentaire par des sensibilisations tout azimut et la vulgarisation des bonnes pratiques d’hygiène et de l’alimentation ainsi que la promotion des produits locaux. Plusieurs ONG œuvrent dans ce sens (RAPDA – Togo, Alliance contre la faim, OADEL etc.)

Le secteur privé qui trainait les pas commence par prendre conscience de son rôle dans l’atteinte du droit à l’alimentation.

En outre les populations sont de plus en plus vigilantes sur la qualité des restaurations et poussent le gouvernement à faire davantage afin d’assurer pour protéger les consommateurs.

Le gouvernement a d’ailleurs pris en compte le droit à l’alimentation dans sa nouvelle politique agricole et son nouveau programme de sécurité alimentaire. Ce nouveau programme dénommé programme national d’investissement agricole de sécurité alimentaire et nutritionnel (PNIASAN) depuis 2016 intègre la notion de nutrition contrairement au précédent programme.

Quels sont les principaux catalyseurs ayant eu une incidence sur les résultats?

La volonté politique et celle de tous les acteurs de contribuer à l’élimination de la faim qui est une réalité.

Quelles sont les principales contraintes/difficultés qui freinent la réalisation du droit à l'alimentation?

Les principales contraintes/difficultés qui freinent la réalisation du droit à l'alimentation tel que relevé par l’étude diagnostique de 2015 sur la question au Togo concernent entre autres :

  • la faiblesse de la productivité agricole ;
  • la croissance de la population et urbanisation ;
  • le changement climatique et crises alimentaires ;
  • l’inégalité de genre ;
  • la pauvreté et d’autre formes inégalités ;
  • l’absence de solidarité ;
  • le manque d’un mécanisme adapté de coordination des actions en matière de sécurité alimentaire ;
  • les insuffisances dans l’appropriation du doit à une alimentation adéquate ;
  • les insuffisances du contrôle sanitaire des aliments etc.

Quels mécanismes ont été mis en place pour suivre l’évolution du droit à l'alimentation?

Il n’y a pas de mécanisme spécial de suivi de l’évolution du droit à l’alimentation en dehors des organes classiques de suivi des droit de l’homme effectué par la commission nationale des droit de l’homme et du ministère chargé des droit de l’homme dans le cadre de l’examen périodique universel. En la matière, le ministère chargé de l’agriculture joue son rôle régalien de suivi des actions sur la sécurité alimentaire avec l’appui de ses partenaires.

Quelles bonnes pratiques recommanderiez-vous pour obtenir des résultats positifs?

Comme bonnes pratiques :

  • Sensibilisation accrue des acteurs clés surtout les leaders d’opinions et les acteurs de l’agro business;
  • Nécessité d’un guide d’hygiène et d’alimentation ;
  • Catalogue et promotion des produits locaux nutritifs faciles d’accès ;
  • Education alimentaire ;
  • implication des populations à la base dans les initiatives en la matière ;
  • importance de la stratégie de communication traditionnel  (griot ; comptes etc.).

Title of the experience  

Implementation of the project "promotion of the right to food and good governance in relation to food security"

Geographical coverage

National

Country (ies)/Region(s) covered by the experience

TOGO

Your affiliation

Project Assistant Coordinator (government)

How have the VGRtF been used in your context? Which specific guidelines of the VGRtF was most relevant to your experience?

All the Guidelines were used in the framework of training and awareness, in particular in the elaboration of the diagnostic review on the right to food in Togo. Nevertheless, Guidelines 1,6, 7, 10 and 11 were very much requested, in particular on the questions of good governance, parties taking part, land entitlement or again on nutrition.  The Guidelines were used in the framework of awareness, and in particular in the preparation of a diagnostic review on the right to food in Togo.

Brief description of the experience

The project “promotion of the right to food and good governance in relation to food security" is an important project that has made possible to draft the bases and to start the process of implementation of the right to adequate food in Togo. Consecrated in particular to the reinforcement of the knowledge of the actors, this project carried out with the support of FAO has enabled the definition of the state of the food security situation in Togo, to train and make aware many actors and to spread FAO's Voluntary Guidelines.

Who was involved in the experience?

Many actors participated in the activities of the project. They were public actors (Ministries, Parliament, Justice, etc.), private sector (private businesses, NGO's, farmers’ organizations, etc.), leaders of opinion (the traditional chieftains, religious leaders) and other people through publications and broadcasts on the media.

How were those most affected by food insecurity and malnutrition involved?

The people most affected by food insecurity and malnutrition were involved on two levels:

Directly, through their participation in workshops at national, regional and prefecture level (5 regional and 35 prefectures involved in training and awareness sessions). Most of the participants in the prefectures and regions were essentially vulnerable people such as small producers, young people and women.

Indirectly, certain actors received publications or brochures on the right to food. Broadcasts on the different radios and documentaries proposed contributed to sharing information on the question throughout the country.

Main activities

As main activities, one notes among others:

  • the organization of training in the five (5) regions of the country on the legal and institutional framework of the right to food in October 2014;
  • training and creation of awareness among traditional chiefs and members of civil society on the right to adequate food at the national forum of Togolese farmers, in February 2015;
  • organization of a workshop on reinforcing capacities of public, civil society and private sector actors on the right to food and food security, in June 2015;
  • organization of a workshop on awareness creation and exchanges on the framework of dialogue in all regions, on July 2015;
  • organization of workshops at prefecture  level, on creating awareness about the right to food, in September 2015;
  • training of traditional chiefs, from the region of Savanes, on the right to adequate food, in October 2015;
  • organization of workshops to reinforce knowledge on the right to food of Members of Parliament, November 2015;
  • preparation of a diagnosis on the right to food in Togo;
  • preparation of a communication strategy.

Timeframe

The project has lasted almost two years (March 2014 to December 2015).

Results obtained/expected in the short term, with quantitative aspects where feasible (estimate of the number of people that have been or will be reached)

This project has permitted direct training and creating awareness of 3604 persons, of whom 1031 were women, taken from the public sector, civil society, private sector and leaders of opinion.  This does not take into account the actors touched indirectly by the dissemination of awareness campaigns through the media and other means of communication.

Results obtained/expected in the medium to long term, with quantitative aspects where feasible (estimate of the number of people that have been or will be reached).

The different actions of the project made possible:

  • the reinforcement of the fight for a healthy and adequate diet and a balanced nutrition;
  • urgent consideration of the establishment of a  national entity for the health security of food;
  • the improvement of food security, resilience of the communities to climate change and the access of young people and women to employment;
  • Making thousands of people aware on their right to food, given that the main actors trained served as channels for passing the information to their bases.

Results obtained - the most significant changes to capture

After the realization of the project civil, society threw itself into the fight for food security by spreading awareness everywhere and disseminating good hygiene and feeding practices as well as the promotion of local products. Many NGOs were opened in this way (RAPDA – Togo, Alliance contre la faim [Alliance against hunger], OADEL etc.).

The private sector, which leads the way, begins by becoming aware of their role in obtaining the right to food.

Also, the population is more and more vigilant about the quality of food stalls and encourages the government to do the same so as to ensure the protection of the consumer.

The government has also taken into account the right to food in their new agricultural policy and their new program of food security. This new program called Programme national d’investissement agricole de sécurité alimentaire et nutritionnel (PNIASAN) [National program of agricultural investment for food security and nutrition] after 2016 includes the concept of nutrition contrary to the previous program.

What mechanisms have been developed to monitor the Right to Food?

Political will and that of all the actors to contribute to the elimination of hunger which is a reality.

What are the main constraints/challenges for achieving the Right to Food?

The main constraints/challenges for achieving the right to food such as revealed in the diagnostic study of 2015 on the question in Togo embrace among others:

  • the inadequacy of agricultural productivity;
  • the growth of population and urbanization;
  • climate change and food crises;
  • gender inequality ;
  • poverty and other forms of inequalities;
  • absence of solidarity;
  • the lack of a mechanism adapted to the coordination of actions in terms of food security;
  • the shortcomings in the appropriation of the right of adequate food;
  • The shortcomings in the sanitary control of food, etc.

What mechanisms have been developed to monitor the Right to Food?

There is no special mechanism for monitoring the right to food outside the usual entities for following up on human rights carried out by the National Commission for Human Rights and those of the Ministry in charge of human rights in the framework of the periodic universal examination. On this issue, the Ministry in charge of agriculture plays its habitual role of following up the actions of food security with the support of its partners.

What good practices would you recommend for successful results?

As good practices:

  • Increased awareness of key actors, in particular, the leaders of opinion and actors in the agro-business;
  • Need of a hygiene and food guide;
  • Catalogue and promotion of easily accessible local nutritive products;
  • Diet education;
  • Involvement of the base populations in the initiatives on the subject;
  • Importance of the traditional communication strategy; (elders, storytelling, etc.)