Faim
 
Source: FAO

Statistiques de la faim

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Foire aux questions

Qu’est-ce que la faim chronique?

Qu’est-ce que la faim chronique?

Les personnes qui souffrent de faim chronique sont sous-alimentées. Elles ne mangent pas suffisamment pour se procurer l’énergie nécessaire pour mener une vie active, ce qui entrave leur capacité d’apprentissage, de travail ou d’accomplissement de toute autre activité physique. La sous-alimentation est particulièrement néfaste pour les femmes et les enfants. Les enfants sous-alimentés souffrent de retards de croissance physique et parfois psychique. La faim chronique affaiblit le système immunitaire et rend plus vulnérable aux maladies et aux infections. Les mères sous-alimentées donnent naissance à des bébés au poids insuffisant, et présentent elles-mêmes un plus grand risque de mortalité.

Chaque jour, des millions d’individus dans le monde mangent le strict minimum pour survivre. Chaque soir, ils vont se coucher sans savoir s’ils auront de quoi s’alimenter le lendemain. C’est cette incertitude que l’on appelle “insécurité alimentaire”. La FAO définit l’insécurité alimentaire comme:

“Une situation caractérisée par le fait que la population n’a pas accès à une quantité suffisante d’aliments sans danger et nutritifs leur permettant d’avoir une croissance et un développement normaux, d’être en bonne santé et de mener une vie active”.

En moyenne, un individu a besoin au minimum d’environ 1800 kcal par jour d’apports énergétiques.

Qui est le plus exposé à la faim?

Qui est le plus exposé à la faim?

Les trois grands groupes les plus vulnérables sont : les ruraux pauvres, les citadins pauvres et les victimes de catastrophes.

Les ruraux pauvres
La majorité des êtres humains n’ayant pas assez à manger vivent au sein de communautés rurales pauvres dans les pays en développement. Beaucoup n’ont ni électricité, ni eau potable. Les services de santé publique, d’éducation et d’hygiène sont souvent inadéquats.

Les personnes affamées et victimes d’insécurité alimentaire produisent souvent de la nourriture. Elles pratiquent l’agriculture sur de petits lopins de terre. Elles élèvent des animaux, pêchent du poisson. Elles font ce qu’elles peuvent pour nourrir leurs familles ou vendent leurs produits sur les marchés locaux.

Elles sont rarement propriétaires de leurs terres et travaillent comme journaliers agricoles pour assurer leur subsistance. C’est un travail souvent saisonnier, et la famille est contrainte de se déplacer ou de se séparer pour survivre.

Ce sont des personnes qui travaillent dur et ont du mal à mettre de l’argent de côté pour affronter les situations d’urgence. Même lorsqu’il y a suffisamment de nourriture, la menace de la faim est omniprésente.

Les citadins pauvres
Les citadins pauvres constituent un autre groupe exposé à la faim. Ils produisent peu, voire pas du tout, de nourriture et n’ont souvent pas les moyens de l’acheter. Les villes sont en constante expansion. En 2000, près de 2 milliards d’individus s’entassaient dans les agglomérations; d’ici 2030, ce chiffre aura plus que doublé. Au fur et à mesure que les villes s’étendent et qu’une part croissante de la population migre des campagnes vers les zones urbaines, le nombre de citadins pauvres augmente. La faim urbaine et l’accès à des aliments à des prix abordables deviennent ainsi des problèmes de plus en plus critiques.

Victimes de catastrophes
Chaque année, inondations, sécheresses, séismes et autres catastrophes naturelles, ainsi que conflits armés causent des ravages et forcent des familles à abandonner leurs habitations et leurs fermes. Les victimes de catastrophes sont souvent confrontées à des perspectives, non plus de faim, mais de famine véritable.

Comment la FAO calcule-t-elle le nombre de personnes affamés?

Comment la FAO calcule-t-elle le nombre de personnes affamés?

La FAO mesure le nombre de personnes qui ne consomment pas les besoins énergétiques quotidiens minimums qui correspondent à la quantité de calories nécessaires pour une activité légère et un poids minimum acceptable pour la taille atteinte. Comme on peut s'y attendre, cette quantité varie selon le sexe et l'âge. Pour calculer ces chiffres, la FAO rassemble d'abord trois ensembles de données :

  1. les données sur la production, les importations et les exportations de tous les produits alimentaires, avec la teneur en calories pour chaque aliment. Ces données sont utilisées pour calculer la disponibilité totale en calories dans le pays.
  2. les données sur la structure de la population en termes d'âge et de sexe, puisque les différents groupes selon l'âge et le sexe ont des besoins caloriques minimums différents. En utilisant ces données, on peut estimer le nombre total de calories nécessaires pour l'ensemble de la population, comme un agrégat. Ce dernier varie d'un pays à l'autre en raison des structures différentes de la population.
  3. les données sur l'enquête auprès des ménages. Celles-ci sont utilisées pour estimer la distribution des calories selon les spécificités du pays. Certains pays peuvent avoir des répartitions des calories plus équitables que d'autres, ce qui, si les autres facteurs sont identiques, conduirait à un nombre inférieur de personnes sous-alimentées.

A partir de l'ensemble des calories disponibles, du total des calories nécessaires pour une population donnée et de la distribution des calories, on peut calculer le nombre de personnes qui sont en dessous des besoins énergétiques minimum : c'est le nombre de personnes sous-alimentées. Ces chiffres sont alors additionnés pour tous les pays dans le monde. Cependant, à travers ce calcul, on ne tient pas compte de la ration de protéines, de vitamines ou de minéraux absorbés.

Pour estimer les plus recentes figures, la FAO utilise un modèle de l'USDA sur l'impact des conditions économiques sur la faim, y compris l'impact des changements dans les flux de capitaux, des exportations et des prix des matières premières sur la capacité des pays à acheter de la nourriture.

Quand la FAO a-t-elle commencé à dénombrer les personnes affamées?

Quand la FAO a-t-elle commencé à dénombrer les personnes affamées?

Les statistiques de la FAO sur la faim remontent à 1969-1971, époque à laquelle le monde comptait 878 millions de personnes affamées. Les statistiques antérieures étaient basées sur une méthodologie différente et ne sont donc pas comparables. Au cours des 40 dernières années, le nombre de personnes affamées n’est pas descendu en dessous de la barre des 800 millions. Après quelques victoires obtenues dans la réduction de la faim, la sous-alimentation n’a cessé d’augmenter entre 1995-1997 et 2009, atteignant un pic en 2009 à la suite de la crise économique et financière.

Pourquoi aucune estimation n'est publiée pour 2011?

Pourquoi aucune estimation n'est publiée pour 2011?

Pendant sa réunion de 2010, le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) a demandé à la FAO de réviser sa méthodologie d’estimation de la sous-alimentation afin de fournir des mises à jour qui soient davantage d’actualité et d’incorporer toutes les informations pertinentes, y compris l’analyse des nombreuses enquêtes sur les ménages devenues disponibles ces dernières années. C’est pourquoi aucune estimation actualisée du nombre de personnes sous-alimentées en 2009 et 2010 n'est publiée, et aucune estimation n’a été faite pour 2011.

Comment peut-on atténuer la faim?

Comment peut-on atténuer la faim?

Le monde produit actuellement suffisamment pour nourrir tous les habitants de la planète, mais un grand nombre d’entre eux n’y ont pas accès.  

Il est désormais attesté que des progrès rapides peuvent être accomplis dans la réduction de la faim en utilisant une approche sur deux fronts qui s’attaque à la fois aux causes et aux conséquences de la pauvreté extrême et de la faim. Le premier volet porte sur des interventions visant à améliorer les disponibilités vivrières et les revenus des pauvres en renforçant leurs activités productives. Le deuxième volet est axé sur des programmes ciblés qui offrent aux familles les plus vulnérables un accès direct et immédiat à la nourriture.

Parallèlement, le système alimentaire mondial requiert une meilleure gouvernance à l’échelle nationale et internationale. Dans les pays victimes d’insécurité alimentaire, les institutions doivent s’appuyer sur les principes du Droit à une alimentation suffisante fondés sur la transparence et l’obligation redditionnelle, l’autonomisation des populations pauvres et leur participation aux décisions les concernant.

Quels sont les objectifs de la faim?

Quels sont les objectifs de la faim?

Les objectifs principaux sont au nombre de deux: le but du Sommet mondial de l’alimentation et l’Objectif n°1 des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

Le but du Sommet mondial de l’alimentation de 1996
Les dirigeants mondiaux réunis au Sommet mondial de l’alimentation à Rome s’étaient engagés à réduire de moitié le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde au plus tard en 2015. La FAO utilise la moyenne de la période 1990–92 (quelque 850 millions de personnes) comme base de référence pour suivre les progrès réalisés en vue de cet objectif.  Le but du Sommet mondial de l’alimentation revient donc à réduire le nombre des victimes de la faim à environ 425 millions d’ici 2015.

Les Objectifs du Millénaire pour le développement
Au Sommet du Millénaire (2000) tenu au siège de l’ONU à New York, les dirigeants mondiaux ont réaffirmé leur engagement à réduire la faim. Le premier objectif des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) prône une réduction de moitié de la proportion des personnes souffrant de la faim entre 1990 et 2015. Plutôt que fixer un nombre précis à atteindre, cet objectif est ainsi subordonné à la taille de la population mondiale future.

Que fait la FAO pour combattre la faim dans le monde?

Que fait la FAO pour combattre la faim dans le monde?

Atteindre la sécurité alimentaire pour tous est au cœur des efforts de la FAO. Tous les êtres humains devraient avoir, à tout moment, un accès physique et économique à une alimentation suffisante, sûre et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques pour mener une vie saine et active.

Le mandat de la FAO consiste à relever les niveaux nutritionnels, à accroître la productivité agricole, à améliorer les conditions de vie des populations rurales et à contribuer à la croissance de l’économie mondiale. Pour atteindre ces buts ambitieux, la FAO aide les communautés et les nations à subvenir à leurs propres besoins. Si une communauté souhaite accroître ses rendements agricoles mais manque des compétences techniques, la FAO lui offre des outils et techniques simples et durables. Lorsqu’un pays effectue la transition d’un régime de propriété d’Etat à un système foncier privé, la FAO lui fournit des conseils juridiques pour lui faciliter la tâche. Lorsqu’une sécheresse porte des groupes déjà vulnérables au bord de la famine, la FAO déploie tous les moyens nécessaires. Enfin, dans un monde complexe marqué par la rivalité des besoins, la FAO sert de tribune neutre et dispense les connaissances de base nécessaires pour dégager un consensus.

Définitions de base

Sous-alimentation

Sous-alimentation

Résultat de bas niveaux prolongés d’apports alimentaires et /ou d'une mauvaise assimilation de la nourriture consommée. S’applique généralement aux carences énergétiques (ou protéiques et caloriques), mais peut également se mesurer en carences en vitamines et en minéraux.

Dénutrition ou faim chronique

Dénutrition ou faim chronique

Situation de personnes dont les apports alimentaires, jour après jour, ne couvrent pas leurs besoins énergétiques minimum.

Les besoins énergétiques minimum d’un être humain sont d’environ 1800 kcal par jour. Les besoins exacts sont liés à l’âge, à la corpulence, au niveau d’activité et aux conditions physiologiques d’un individu, telles que maladie, infection, grossesse et allaitement.

 

Malnutrition

Malnutrition

Terme employé dans un sens large qui correspond à toute une série de conditions entravant la bonne santé, causées par des rations alimentaires insuffisantes ou déséquilibrées, ou par une mauvaise assimilation de la nourriture consommée. Se réfère aussi bien à la sous-alimentation (carence alimentaire) qu’à la suralimentation (apports alimentaires excessifs par rapport aux besoins énergétiques).

Sécurité alimentaire

Sécurité alimentaire

Est assurée quand toutes les personnes, en tout temps, ont économiquement, socialement et physiquement accès à une alimentation suffisante, sûre et nutritive qui satisfait leurs besoins nutritionnels pour leur permettre de mener une vie active et saine.

Insécurité alimentaire

Insécurité alimentaire

On parle d’insécurité alimentaire lorsque les personnes n’ont pas accès à une quantité suffisante d’aliments sûrs et nutritifs pour mener une vie saine et active. Elle peut être due à des disponibilités alimentaires insuffisantes, au manque de pouvoir d’achat ou encore à une utilisation impropre au niveau des ménages.

Rapport sur la faim 2012

L’état de l’insécurité alimentaire dans le monde sensibilise sur les problèmes liés à la faim dans le monde, analyse les causes profondes de la faim et de la malnutrition et suit les progrès accomplis en direction des objectifs de réduction de la faim.

Infographique

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