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Renforcement de l'efficacité et de la durabilité des investissements hydroagricoles pour lutter contre la pauvreté

Une approche innovante pour optimiser les investissements dans l'eau pour les petits exploitants d’Afrique

20/07/2018

La FAO a présenté un éventail de recommandations et d'outils concrets pour hiérarchiser et planifier les interventions dans l’eau visant à soutenir les petits exploitants agricoles, lors de l'atelier final intitulé «Renforcement de l’efficacité et de la durabilité des investissements hydroagricoles pour lutter contre la pauvreté en Afrique» qui s’est tenu les 28 et 29 juin.

 

Le projet a utilisé une approche qui cartographie les zones socio-rurales des habitants pour mieux cibler la planification des investissements. La singularité de cette approche de cartographie développée par la FAO est qu'elle repose sur le concept de zones socio-rurales comme base pour évaluer la pertinence des investissements en eau pour subvenir aux besoins de la population à travers la cartographie et l'analyse participatives. Les zones socio-rurales sont des zones où les populations rurales partagent des conditions de vie relativement homogènes déterminées par des aspects biophysiques et socio-économiques. Elles sont utilisées pour identifier les endroits où l'eau représente une contrainte majeure pour le développement rural et la sécurité alimentaire et où les investissements en eau peuvent avoir un impact majeur sur les moyens de subsistance des agriculteurs.

 

"Depuis le début du projet en 2015, nous avons adopté une approche consultative et participative, de l'évaluation des besoins à la phase de validation, en impliquant tous les acteurs nationaux et locaux du Niger chargés des investissements dans l'eau agricole. Cela nous a permis d'adapter les investissements en fonction des besoins de nos communautés locales dans chaque zone socio-rurale", a déclaré Chaibou Adamou, Directeur du développement des terres et de l'eau pour le Ministère de l'agriculture et point focal national du Niger.

 

L'atelier a réuni les partenaires du Mali, Niger, Madagascar et Rwanda, y compris des représentants des ministères de l'Agriculture et des représentants du Fonds international de développement agricole (FIDA), de l'Institut international de gestion de l'eau (IWMI), de la FAO, mais aussi des représentants du Programme alimentaire mondial (PAM) et d'autres pays africains tels que la Gambie, la Côte d'Ivoire et le Gabon.

 

"La cartographie des zones socio-rurales développée par le projet sera très utile dans le cadre de la stratégie d'irrigation à petite échelle mise en place par le Gouvernement du Niger dont l'objectif est d'harmoniser toutes les interventions liées à l'eau et de gérer l'eau agricole de manière plus durable," a ajouté Adamou.

 

Jusqu’à présent, la planification classique des investissements dans la gestion de l'eau agricole a surtout pris en compte la disponibilité des ressources hydrauliques et foncières et des technologies, conduisant dans de nombreux cas à définir des plans d'investissement qui ne répondaient pas aux besoins et aux capacités réels de la population locale, et en particulier des petits agriculteurs les plus pauvres. La FAO et d'autres partenaires tels que le FIDA ou l’IWMI encouragent des approches de planification des investissements tenant compte de la pertinence biophysique (climat, eau et sol), mais aussi du contexte socio-économique et de la diversité des moyens de subsistance, y compris les aspects liés à la pauvreté.

 

Le projet a été financé par le FIDA et mis en œuvre par la FAO en collaboration avec l’IWMI. Il visait à améliorer les investissements dans l'eau pour soutenir les moyens de subsistance des petits exploitants afin d'améliorer la sécurité alimentaire et de réduire la pauvreté dans les zones rurales d'Afrique.

 

Téléchargez les résumés relatifs aux investissements dans l’eau à usage agricole à Madagascar, au Mali, au Niger et au Rwanda.