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Burundi

Économie, agriculture et sécurité alimentaire

Le secteur agricole occupe 90 pour cent de la population active, contribue pour 49 pour cent au produit intérieur brut (PIB) et lui sont imputables plus de 80 pour cent des recettes nationales en devises. L’agriculture burundaise est relativement traditionnelle. Sur le plan économique, la situation est préoccupante. Avec la crise sociopolitique de 1993 (assassinat du Président de la république et massacres interethniques qui s’ensuivirent), une grande partie des structures de production a été détruite, la production du secteur agricole a chuté de 15 pour cent, le PIB a régressé de 20 pour cent sur la période 1993-1998, le taux d’investissement est tombé à 6.4 pour cent du PIB alors qu’il atteignait 17 pour cent avant la crise, et la situation des finances publiques s’est fortement détériorée.

Dans les années 1980 et au début des années 1990, la malnutrition a pris une grande ampleur dans les régions rurales du pays: la sécurité alimentaire des ménages, compromise par la diminution des terres cultivées et des pratiques culturales inadéquates, a été aggravée par des habitudes alimentaires impropres.

L’analyse de la sécurité alimentaire, ces 11 dernières années, laisse apparaître un déficit énergétique d’environ 80 pour cent, la couverture insuffisante des besoins en protéines (essentiellement d’origine végétale) et des carences lipidiques. Ce déséquilibre du régime alimentaire engendre au sein de la population une malnutrition et des déficits alimentaires, ainsi qu’une situation sanitaire précaire caractérisée par la recrudescence des affections endémiques telles que le paludisme, les maladies respiratoires, des épidémies périodiques de choléra, de dysenterie bacillaire et de méningite, et une plus grande vulnérabilité des personnes atteintes du VIH/SIDA. Il est estimé aujourd’hui que 11.3 pour cent de la population adulte est infectée par ce virus ce qui a des conséquences néfastes sur la production.

L’offre alimentaire est relativement instable avec des périodes d’abondance alternant avec des pénuries. Cette instabilité est le résultat à la fois de l’uniformité des systèmes de culture, de l’insuffisance des moyens techniques et matériels de conservation et de transformation, et de la faible circulation des biens alimentaires. Pendant les dix dernières années, l’augmentation de la production vivrière a été lente et n’a pas été de pair avec le taux de croissance démographique qui est élevé (tableau 2). L’accès aux aliments est assuré en milieu rural par l’autoconsommation des productions vivrières et le recours, en période de soudure et de mauvaise récolte due aux aléas climatiques, à des achats de proximité dans les marchés ruraux. Les ressources financières limitées provenant des cultures de rente ne permettent pas toujours de subvenir aux besoins (éducation, santé, habillement) et de satisfaire par la voie commerciale les besoins alimentaires. En milieu urbain, l’emploi formel est en régression. L’inflation et le blocage des salaires font que le pouvoir d’achat des travailleurs s’est beaucoup érodé, limitant l’accès aux aliments et accroissant l’insécurité alimentaire.


La production moyenne par habitant est estimée à environ 600 kg/an (toutes catégories confondues) et elle est orientée vers une logique d’autosuffisance alimentaire qui ne permet pas la constitution d’un excédent commercialisable. Les cultures sont en général associées pour minimiser les risques, et les rendements sont très bas suite à la dégradation des sols et à une faible utilisation des intrants agricoles. Ces rendements varient d’une région à une autre. La baisse de fertilité des sols et les problèmes phytosanitaires des légumineuses ont incité les agriculteurs à remplacer ces dernières par des tubercules d’une faible valeur nutritive, surtout protéique, ce qui porte préjudice à l’équilibre nutritionnel et protéique.

     
   
   
             

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