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Mali

Ressources en eau

Environ 47 pour cent de la superficie totale du Mali se trouvent dans le bassin versant du fleuve Niger et 11 pour cent dans le bassin versant du fleuve Sénégal; 41 pour cent de la superficie du pays font partie du bassin intérieur du désert de Sahara, et seulement 1 pour cent se trouve dans le bassin versant du fleuve Volta. Le fleuve Niger est l’un des plus grands fleuves d’Afrique avec une longueur de 4 200 km, dont 1 700 km se trouvent au Mali; ses principaux affluents sont le Bani, le Sankarani et le Baoulé. Le fleuve Sénégal est constitué principalement par le Bafing, le Bakoye, la Falémé et le Baoulé (bien qu'ayant le même nom que l'affluent du fleuve Niger mentionné ci-dessus, il s'agit d'une autre rivière); quant au bassin de la Volta, il comprend principalement le Sourou au Mali.

Neuf systèmes d’aquifères ont été identifiés au Mali selon la géologie et peuvent se classer en trois catégories: les aquifères généralisés, superficiels et fissurés. Ils couvrent l’ensemble du territoire et représentent la principale source d’alimentation en eau potable de la population.

Les fleuves Sénégal et Niger et leurs affluents fournissent l’essentiel des ressources en eau de surface pérennes dont l’écoulement moyen est estimé à 50 km3/an. Les volumes écoulés par le Niger, et son affluent le Bani, à l’intérieur du Mali sont de l’ordre de 35 km3 dont un bon tiers est perdu par évaporation dans le delta central et la zone lacustre. Les ressources en eau souterraine renouvelables sont estimées à 20 km3/an. La partie commune entre l’eau de surface et l’eau souterraine est évaluée à 10 km3/an, ce qui donne un total des ressources en eau renouvelables annuelles de 60 km3. Environ 40 km3/an, d’eau de surface entrent dans le pays, principalement en provenance de la Guinée (33 km3/an) et de la Côte d’Ivoire (7 km3/an), ce qui porte le total à 100 km3/an de ressources en eau renouvelables totales, soit 6 313 m3/an/habitant (Tableau 2). L'indice de dependance est donc de 40 pour cent. Par ailleurs, 52 km3/an quittent le pays vers le Niger (30 km3), le Sénégal (11 km3) et la Mauritanie (11 km3). Les eaux de surface non pérennes ont, quant à elles, été évaluées à 15 km3/an (DNH, UNESCO-WWAP 2006).


Le Mali dispose actuellement de cinq barrages d’une capacité totale d’environ 13.8 km3 sur les fleuves Sénégal et Niger et leurs affluents:

  • le barrage de Sélingué sur le Sankarani, avec une capacité de 2.17 km3 qui permet de produire de l’énergie hydro-électrique, de soutenir le débit d’étiage du fleuve à un minimum de 75 m3/s au niveau de Markala et d’irriguer environ 2 000 ha;
  • le barrage de Sotuba sur le Niger qui alimente une petite centrale hydroélectrique et le canal de Baguineda pour environ 3 000 ha d’irrigation;
  • le barrage de Markala sur le Niger, avec une capacité d’environ 0.175 km3, qui relève le niveau du fleuve et permet l’alimentation des canaux de l’Office du Niger par dérivation;
  • le barrage de Talo sur le Bani, mis en eau en 2006, avec une capacité de 0.18 km3, dérivant les eaux pour irriguer 20 000 ha en submersion contrôlée;
  • le barrage de Manantali sur le Bafing, qui contrôle les débits du fleuve Sénégal; sa capacité est d’environ 11.27 km3 et l’eau ainsi stockée est partagée entre le Sénégal, la Mauritanie et le Mali pour la production d’énergie et l’irrigation—15 000 ha au Mali, 240 000 ha au Sénégal et 120 000 en Mauritanie.

Par ailleurs, cinq autres barrages sont en projet sur ces deux fleuves (MEME, 2007).

Le Mali totalise une superficie de 4 204 640 ha de zones humides d’importance internationale en 2013. Le pays a ratifié la Convention sur les zones humides d’importances Internationales RAMSAR en 1985 avec comme premier site inscrit en 2004 le Delta Intérieur du Niger couvrant plus de 4 millions d’ha. Dans le Delta, les ondes de crues hivernales se manifestent par d’importants débordements d’eau dans les plaines inondables, ce qui permet de remplir les casiers de submersion contrôlée, les lacs et les mares pour les cultures de décrue et les pâturages, et d’améliorer la reproduction halieutique dans les frayères. En mars 2013, trois autres sites RAMSAR ont été ajoutés: la plaine inondable du Sourou (56 500 ha), le Lac Magui (24 740 ha) et le lac Wegnia (3 900 ha).

Le pays étant enclavé, il n’y a pas des eaux produites à partir des opérations de dessalement. Les dispositifs individuels constituent l’essentiel de l’assainissement des centres urbains, où les dispositifs collectifs de collecte et de traitement des eaux usées sont quasiment inexistants de même que dans le reste du pays. Seule station de traitement des eaux usées industrielles par lagunage, ainsi que deux mini réseaux d’assainissement collectif, existent à Bamako. Ces derniers collectent 32 000 m3/j d’eaux usées domestiques, soit 12 millions de m3/an, qui sont évacuées directement dans les cours d’eau.

     
   
   
             

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