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Chad

Irrigation et drainage

Évolution du développement de l’irrigation

Les estimations sur le potentiel d’irrigation conduites uniquement à partir des analyses des sols varient de 1.2 à 5 millions d’ha, mais ces chiffres sont à prendre avec précaution car ils ne tiennent compte ni de considérations environnementales, liées en particulier à la baisse du niveau du lac Tchad, ni du partage des ressources en eau entre les pays riverains du Logone et du lac Tchad. Le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), en tenant compte de la proximité des ressources en eau, évalue la superficie irrigable à 335 000 ha dont 200 000 dans la zone sahélienne et 135 000 dans la zone soudanienne.

L’irrigation au sens moderne du terme est très récente par rapport à certains pays d’Afrique et notamment d’Afrique du Nord. Mais l’irrigation traditionnelle est très ancienne dans les zones saharienne et sahélienne. Dans ces zones les pluies étant nulles ou rares, l’irrigation à partir des eaux souterraines captées au moyen de puits ou puisards était déjà bien connue avant la période coloniale (figure 2). Le moyen d’exhaure le plus utilisé était le «chadouf» (système de balancier) pour irriguer du maraîchage sur des surfaces très limitées. L’irrigation moderne a été introduite avec la colonisation et n’a connu un réel développement que vers les années 1970, surtout après la grande sécheresse de 1973. Les principales zones d’irrigation sont la vallée du Chari-Logone, la zone du lac Tchad, les oueds du Kanem et ceux du Ouaddaï, le Batha et le lac Fitri, et les palmeraies du B.E.T.


Les aménagements encadrés sont de loin les plus importants du point de vue de la surface et du nombre d’exploitants: 79 pour cent des superficies équipées entrent dans les périmètres de plus de 100 ha (figure 3). Sur les 30 273 ha aménagés en maîtrise totale, seuls les 3 754 ha de canne à sucre de la Compagnie sucrière du Tchad (CST) sont irrigués par aspersion, le reste par irrigation de surface (tableau 4 et figure 4). Dix-huit pour cent sont irrigués avec de l’eau souterraine et 26 200 ha, soit 86 pour cent, étaient exploités en 2002.






Rôle de l’irrigation dans la production agricole, l’économie et la société

Dans la zone saharienne, la production agricole est entièrement tributaire de l’irrigation, à l’exception de la datte (non irriguée). L’irrigation joue donc un rôle primordial (avec l’élevage) dans l’économie de la région, bien que les superficies soient souvent très limitées. Dans la zone sahélienne, les populations combinent la petite irrigation à l’agriculture pluviale et à l’élevage. Le rôle de l’irrigation varie donc avec les exploitations. Dans la zone soudanienne quand bien même la production céréalière serait pluviale à plus de 80 pour cent, les populations de certaines zones dépendent presque exclusivement de l’irrigation par submersion naturelle ou contrôlée. Ce sont les zones de riziculture situées entre Bongor et Laï (figure 5). En ce qui concerne l’irrigation urbaine et périurbaine, des milliers de familles ne vivent que de cette activité autour des grandes villes. L’irrigation est pratiquée pour développer les cultures de rente.


Les coûts d’investissement pour les périmètres en maîtrise totale d’eau sont souvent très élevés et varient de 6 500 à 13 000 dollars EU/ha. Les périmètres irrigués par pompage posent souvent des problèmes de maintenance et d’exploitation. La rentabilité varie selon les périmètres et c’est surtout dans les périmètres villageois à maîtrise totale qu’elle est élevée. L’efficience du réseau tend à être faible et de grandes pertes d’eau se produisent dans le transport et à la parcelle.

Les cultures irriguées les plus pratiquées sont le riz, le maïs et le blé (tableau 4). Mais en décrue le sorgho prédomine dans de vastes plaines d’inondation. L’irrigation urbaine et périurbaine est dominée par le maraîchage. Les rendements varient fortement d’un périmètre à l’autre. Pour le riz le rendement va de 1.5 à 6 tonnes /ha, voire même davantage, sur certains périmètres. Un seul périmètre de 500 ha réalise la double culture du riz.

     
   
   
             

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