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Sao Tomé-et-Principe

Année: 2005 Date de révision: -- Type de révision: --

Rapport régional: Rapport sur l'eau 29, 2005

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Faits:

Barrages:
     --

H2O:
(Cliquer sur la carte pour voir une carte détaillée)
Déni de responsabilité


Géographie, climat et population

La République de Sao Tomé-et-Principe, constituée de deux îles principales et de plusieurs autres plus petites, est située à 300 km environ des côtes du Gabon en Afrique de l’Ouest. La superficie totale de l’archipel est 960 km2 et sa zone maritime d’exclusivité économique couvre 1 600 km2. Les superficies cultivées occupaient 54 000 ha en 2002 dont 47 000 ha en cultures permanentes, alors que les forêts et bois représentaient 50 000 ha. Le point le plus haut de Sao Tomé culmine à 2 024 m d’altitude. L’île de Sao Tomé est la plus accidentée, son relief est en effet irrégulier dans toute la moitié ouest de l’île où se trouvent des chaînes montagneuses. L’île de Principe peut être divisée en deux régions: une plate-forme d’altitude de 120-180 m avec un relief peu prononcé au nord, et une chaîne montagneuse (948 m) au sud. Les îles sont d’origine volcanique, constituées de basalte. Les différents types de sols proviennent de roches basaltiques et présentent une fertilité acceptable, ainsi qu’une bonne capacité d’absorption d’eau. L’île de Principe, n’est pas, en termes de sols, aussi riche que Sao Tomé.

Le climat est tropical humide avec deux saisons sèches et deux saisons des pluies. La nature montagneuse des îles est à l’origine d’une grande diversité climatique. La pluviosité moyenne annuelle varie entre 2 000 et 3 000 mm, mais elle dépasse les 6 000 mm dans le sud-ouest de Sao Tomé et n’atteint pas 900 mm dans le nord-est; elle varie de 4 500 à 2 500 mm à Principe. On distingue pour l’ensemble de l’archipel une quinzaine de zones agro-écologiques qui assurent un potentiel agricole élevé. La température moyenne annuelle, elle-même très influencée par le relief, est d’environ 26ºC dans les régions montagneuses, et l’humidité relative atteint 75 pour cent.

La population en 2004 était estimée à 165 000 habitants dont 62 pour cent de ruraux (tableau 1). La densité de population atteint 172 habitants/km2. La croissance démographique sur la période 1990-2002 était de 2.5 pour cent et l’espérance de vie à la naissance en 2002 s’élevait à 70 ans. Environ 79 pour cent de la population du pays a accès à l’eau potable. La restructuration d’une partie des grandes plantations commerciales de cacao, café et palmiers à partir des années 1980 a créé du chômage en milieu rural. Il touchait 27 pour cent de la population active en 1992 et 35 pour cent en 1998. De plus, il est estimé que 33 pour cent environ des habitants vivent en conditions d’extrême pauvreté, et un grand nombre franchit à peine le seuil de pauvreté. En général, la pauvreté est très répandue en milieu rural et périurbain. Les groupes les plus vulnérables sont les ouvriers touchés par les réductions de personnel suite à l’application des mesures économiques, les petits exploitants vivant sur des terres dégradées à forte pente et ne bénéficiant pas de programmes d’intensification, et les femmes rurales. Le taux de prévalence du VIH/SIDA était de 5.7 pour cent en 1994 et de 5.5 pour cent en 1996.


Économie, agriculture et sécurité alimentaire

Le secteur primaire employait 62 pour cent de la population active en 2004, bien qu’il ne contribuait que pour 19 pour cent au PIB (2003). Il représentait 90 pour cent des exportations en 2000, constituées presque entièrement de cacao (95pour cent) qui est la culture dominante depuis 1890. Le café reste la seconde culture de rente. La découverte d’un gisement pétrolier à la limite des eaux territoriales nigérianes et son exploitation prochaine auront certainement un énorme impact sur l’économie de l’archipel.

Le pays dépend fortement de l’extérieur pour satisfaire ses besoins alimentaires. L’aide alimentaire venait surtout de l’Union européenne (4 020 tonnes de céréales en 1996 et 3 133 tonnes en 1997), du Japon (3 417 tonnes de céréales en 1998) et du PAM (6 360 tonnes de céréales dont 5 100 tonnes de riz de 1996 à 1999).

Les cultures vivrières les plus cultivées ont été successivement les plantains, le taro, le manioc, le maïs et la tomate. La quasi-totalité des productions vivrières provient de petites et moyennes exploitations privées. Les systèmes de production en agriculture familiale apparus avant la réforme foncière sont: i) l’association cacao-banane et ii) les parcelles de maraîchage de plaine et d’altitude. Sur les parcelles distribuées lors de la réforme foncière, les petits paysans ont appliqué essentiellement une logique de réhabilitation et de reproduction des systèmes de production mis en place par les entreprises: i) association cacao-banane, la plus répandue; ii) association cocotier-bananier, essentiellement sur la côte sud-est de Sao Tomé. L’état défectueux du réseau d’irrigation, les difficultés d’accès au crédit, l’absence d’un système d’approvisionnement en intrants et la dégradation des cours internationaux des produits agricoles ont tous contribué à réduire la compétitivité du secteur.

Ressources en eau

Dans l’ensemble, le pays ne manque pas d’eau. Les ressources renouvelables annuelles sont estimées à 2 km3 à Sao Tomé et 0.18 km3 à Principe (tableau 2). Les cours d’eau à Sao Tomé et Principe naissent dans l’ensemble au centre des îles pour se diriger vers le littoral. Le réseau compte plus de 50 cours d’eau, de 5 à 27 km de longueur et de 1 000 à 1 500 m d’altitude de dénivelé. Les principaux fleuves sont:

  • Ió Grande: c’est le plus grand fleuve de Sao Tomé; ses principaux affluents sont le Rio Ana Chaves, le Rio João et le Rio Umbugo;
  • Do Ouro: une partie de son cours est déviée pour l’irrigation et l’approvisionnement en eau des communautés; son volume diminue de manière significative en saison sèche;
  • Manuel Jorge et Abade: le premier possède quelques affluents en rive droite sur son cours supérieur et moyen, mais un seul en rive gauche sur son cours inférieur;
  • Quija et Xufexufe: les deux fleuves, qui se croisent à 400 m de l’embouchure, forment des terrains inondables;
  • Lembá;
  • Contador et Cantador;
  • Papagaio: c’est le plus grand fleuve de l’île de Principe; il possède plusieurs affluents en rive gauche dont le Rio Buanga.


Utilisation de l’eau

Les prélèvements d’eau à l’échelle nationale en 1993 n’étaient que de 7 millions de m3 (tableau 3).


Irrigation et drainage

La région où les cultures peuvent souffrir d’un déficit hydrique est la zone nord de l’île de Sao Tomé où la durée minimale de la saison sèche est de trois mois. La superficie irriguée avec maîtrise totale ou partielle de l’eau était estimée en 1991 à 9 700 ha dont 9 500 ha de cacaoyers et 200 ha de cultures vivrières (tableau 4 et figure 1).




L’irrigation est assurée à partir des eaux de surface. Des prises de fil de l’eau alimentent des canaux qui irriguent les plantations par débordement et par infiltration à travers la paroi et le fond des canaux qui sont en terre non revêtue.

Gestion de l’eau, politiques et dispositions législatives régissant l’utilisation d’eau en agriculture

Institutions

Les institutions les plus actives en matière de gestion de l’eau et des terres sont:

  • le Ministère de l’agriculture, du développement rural et des pêches composé de la Direction de la planification agricole, la Direction de l’élevage, la Direction des forêts, et la Direction des pêches;
  • le Ministère des travaux publics, des infrastructures, et de l’aménagement du territoire;
  • le Ministère de la justice, de la réforme de l’État et de l’administration publique;
  • le Ministère des ressources naturelles et de l’environnement.

Au sein de chaque communauté, le Comité de l’eau et de l’assainissement (CEA) est l’organisation communautaire chargée de la maintenance et de la gestion des ouvrages hydrauliques et d’assainissement et de l’achat des pièces détachées et des produits chimiques servant au contrôle de la qualité de l’eau de consommation. Ce comité est également responsable de l’établissement du règlement d’exploitation des ouvrages. L’entreprise d’eau et d’électricité (EMAE) privatisée est chargée de l’eau potable en milieu urbain.

Politiques et dispositions législatives

À partir de 1975, la plupart des exploitations coloniales ont été transformées en entreprises d’État agricoles et consistaient en des plantations industrielles de cacaoyer, caféier, cocotier et palmier à huile. La crise des plantations de cacao a amené le gouvernement à mettre en place une réforme agraire. Un ensemble de lois et de décrets stipulés à partir de 1988, dont la loi foncière de 1991(loi n°3/91), définissent le nouveau statut des terres et les modalités de leur distribution et ont permis, dès mai 1993, la mise en route du processus de distribution des terres des entreprises d’État. Ces lois font la distinction entre quatre régimes fonciers spécifiques: le domaine public de l’État, le domaine privé de l’État, les réserves et les propriétés privées. La loi nº5/80 sur la division territoriale et administrative divise le territoire en sept districts. Le décret nº4/98 du 29 mai 1998 ratifie la Convention de la lutte contre la désertification par la résolution nº 7/98 de 30 avril 1998.

Environnement et santé

Selon le Plan directeur d’eau et d’assainissement, les analyses de l’eau des diverses sources révèlent que la majeure partie de l’eau consommée est contaminée par des résidus humains, des résidus dangereux, et des pesticides utilisés dans la lutte contre les moustiques. Une des causes de contamination est le manque de délimitation et de mesures de protection des secteurs de captation des eaux, d’où leur vulnérabilité. De même, les fleuves et rivières sont pollués par des produits chimiques incluant les résidus hospitaliers et certains produits agrochimiques.

Perspectives pour la gestion de l’eau en agriculture

La politique de développement agricole du gouvernement vise à valoriser les cultures d’exportation, notamment le cacao et le café, pour maximiser les recettes en devises nécessaires à l’intensification et à la diversification des cultures vivrières. Une des mesures envisagées pour atteindre cet objectif est la réhabilitation des périmètres d’irrigation: 9 500 ha de cultures industrielles et 200 ha de productions vivrières.

Dans la cadre du suivi du Sommet mondial de l’alimentation de 1996, les objectifs déclarés pour le secteur irrigué à l’horizon 2010, puis 2015 sont: l’aménagement des terres et la réhabilitation du réseau d’irrigation défectueux.

Principales sources d’information

Banque mondiale. 1993. Democratic Republic of Sao Tomé and Principe. Country economic mémorandum and key elements of an environmental strategy. Report 10383 - STP. Washington DC.

Banque mondiale. 2000. Interim poverty strategy paper for 2000-02.

FAO. 1992. Mission d’identification pour le développement des cultures vivrières. Mission d’identification. FAO/DDC. Rapport 175/92 ADB-STP 8. Rome.

FAO. 1996. Sao Tomé-et-Principe - Suivi du Sommet mondial de l’alimentation. Projet de stratégie pour le développement agricole national. Horizon 2010.

FAO. 2004a. République de Sao Tomé-et-Principe - Suivi du Sommet mondial de l’alimentation: cinq ans après. Note sur la stratégie pour le développement agricole national - Horizon 2015.

FAO. 2004b. Note d’information - Sao Tomé-et-Principe.

ONU. 2002. Deuxième cadre de coopération avec Sao Tomé-et-Principe (2002-2006).

PNADD. 1999. Plano nacional do ambiente para o desenvolvimento durável.

PNUD. 2001. Sao Tomé-et-Principe - Programme de lutte contre la pauvreté par le développement rural. STP/92/004 & STP/92/CO1.

UNCCD. 2002. Sao Tomé-et-Principe - National reports.

OMS. 2000. Water supply and sanitation sector assessment 2000 - Sao Tomé & Principe.

     
   
   
       
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