Tunisie

Année: 2015 Date de révision: -- Type de révision: --

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Déni de responsabilité


Géographie, climat et population

Géographie

La Tunisie, est située au nord de l'Afrique entre l'Algérie à l'Ouest et la Libye à l'Est, et possède 1 300 km de côte sur la mer Méditerranée. Le pays a une superficie totale de 163 610 km², dont 11 160 km² de lacs et de chotts. Presque 70 pour cent de la superficie totale, soit environ 11.36 millions d'ha, sont de sols aptes à porter de la végétation. Cette superficie est en légère décroissance par l'expansion des centres urbains et des zones humides artificielles (barrages) et par la progression de la désertification. À l'inverse, elle est étendue par l'aménagement de nouveaux périmètres irrigués sur des sols désertiques.

Le pays peut être divisé en quatre régions physiographiques:

  • les montagnes au nord-ouest, qui se trouvent à l'est de deux chaînes montagneuses, l'Atlas El-Talli et l'Atlas saharien, s’étendant du Maroc à travers l'Algérie jusqu'en Tunisie et dont le sommet s'élève à 1 500 m en Tunisie. Cette région est traversée par des rivières permanentes;
  • les montagnes au sud, inclinées vers l'est jusqu’aux plaines côtières et vers le ouest jusqu'aux plaines désertiques recouvertes de dunes de sable;
  • les plaines côtières, qui sont de vastes plaines longeant la mer Méditerranéenne;
  • les plaines désertiques, qui sont la limite nord du grand désert du Sahara. Plusieurs chotts sont présents dans cette plaine, le plus grand étant le Shat El-Jarid d’une superficie de 5 000 km² et situé à 15 m en dessous du niveau de la mer.

La superficie cultivée (cultures annuelles et permanentes) est évaluée à 5.25 millions d'ha, soit 32 pour cent de la superficie totale du pays (tableau 1). En outre, le pays comprend également environ 4.8 millions d'ha de parcours naturels et prairies permanentes, 1.6 millions d'ha de forêts, maquis et steppes, et environ 4.7 millions d'ha de terres incultes (zones humides, terres désertiques et terrains bâtis) (ME, 2009).


Climat

Le climat de la Tunisie est essentiellement de type méditerranéen. La pluviométrie moyenne est estimée à 207 mm/an, avec un minimum équivalant au tiers et un maximum au triple de cette valeur. Outre cette variabilité dans le temps, on enregistre des différences importantes dans la répartition des précipitations dans l'espace. La pluviométrie annuelle moyenne est de 594 mm au nord, de 296 mm au centre, de 156 mm au sud et de moins de 100 mm dans l’extrême sud-ouest. Environ 80 pour cent de la pluviométrie se concentrent entre les mois d'octobre et mars. L'évapotranspiration potentielle annuelle varie de 1 200 mm dans le nord à 1 800 mm dans le sud.

Population

La population totale de la Tunisie est estimée à presque 11 millions d’habitants en 2012, soit une densité moyenne de 71 habitants/km² (tableau 1). La population est rurale à 33 pour cent contre 60 pour cent dans les années 1960 et son accroissement, 1 pour cent en 2012, est inférieur à 2 pour cent depuis les années 1990. L'indice de développement humain est en progression constante depuis les années 1980: de 0.484 en 1980 à 0.721 en 2012; de même que tous les indicateurs de santé et d’éducation. L'espérance de vie à la naissance est de 75.1 ans en 2012 (PNUD, 2013). La mortalité des enfants de moins de 5 ans est de 15 pour mille en 2013. La desserte en eau potable a progressé de 82 pour cent de la population totale en 2002 à 97 pour cent en 2012 (100 pour cent en milieu urbain, 90 pour cent en milieu rural, contre 94 et 60 pour cent respectivement en 2002) (tableau 1). Au cours de la même année, il est estimé que 90.4 pour cent de la population a accès aux infrastructures sanitaires (soit 97.4 pour cent en milieu urbain et 76.6 pour cent en milieu rural) (JMP, 2014). La scolarisation en école primaire est de 99.8 pour cent et de 91 pour cent au secondaire mais de 35.2 pour cent au tertiaire en 2011. Alors qu'il n'y a pas de différence en primaire et secondaire selon le sexe, 43 pour cent des filles fréquentent le tertiaire, contre 27 pour cent des garçons. Le taux d'alphabétisation des personnes âgées de plus de 15 ans est de 80 pour cent en 2012, avec un écart selon le genre qui se resserre (72 pour cent chez les femmes et 88 pour cent chez les hommes). L’indice d’inégalités de genre s’est amélioré ces dernières années en passant de 0.335 en 2005 à 0.265 en 2013. Le taux de chômage au sein de la population active est évalué en 2011 à 18.3 pour cent (27 pour cent pour les femmes et 15 pour cent pour les hommes), bondissant de 13 pour cent en 2010, certainement dû à la Révolution de jasmin de 2010-2011. Enfin, l'incidence de pauvreté en 2010 est 15.5 pour cent de la population, en nette régression depuis les années 2000 (32.4 pour cent) (BM, 2014).

Économie, agriculture et sécurité alimentaire

De 2000 à 2013 le produit intérieur brut (PIB) est passé de 21 473 à 47 129 millions de dollars EU. Le PIB par habitant est estimé à 4 286 dollars EU par an et la part de l'agriculture dans la croissance économique nationale tend à diminuer lentement au bénéfice des services. En 2013, le secteur agricole représentait 8.7 pour cent du PIB (contre 10.4 pour cent dix ans plus tôt) et occupait 19.6 pour cent de la population active (23 pour cent en 2003), tandis que l'industrie et les services absorbaient 29.4 pour cent et 61.9 pour cent du PIB respectivement (BM, 2014). En parallèle, la part des exportations agricoles et alimentaires dans la balance commerciale est en baisse et ne représente plus que 10.6 pour cent des exportations totales (0.5 pour cent de produits agricoles brutes et 10.1 pour cent de produits transformés, principalement l'huile d'olive représentant 51 pour cent de la valeur agricole exporté). La Tunisie dispose d'une superficie cultivée par habitant parmi les plus élevées d'Afrique (environ 477 ha pour 1000 habitants en 2013), et le taux d'irrigation de ces terres est également l'un des plus importants du continent (plus 9 pour cent contre 5.2 pour cent en Afrique). L'agriculture tunisienne est constituée de 516 000 exploitations (superficie moyenne de 10 ha environ) en 2005. Les exploitations dont la superficie dépasse 50 ha ne représentent que 3 pour cent de l'ensemble des exploitations et accaparent 34 pour cent des superficies agricoles. La part des exploitants âgés de plus de 60 ans augmente (43 pour cent en 2005 contre 37 dix ans plus tôt), et ceux se consacrant à temps plein à leur exploitation ne sont plus que 39 pour cent. La production nationale est dominée par les arbres fruitiers (la moitié des superficies) et les céréales (plus d’un tiers des superficies). Enfin, le cheptel national se compose principalement de 660 000 têtes bovines, 7 millions de têtes ovines, et 1.4 millions de têtes caprines (DGEDA, 2006). L'agriculture pluviale est contrainte en Tunisie par l'aridité du climat, l'irrégularité des précipitations et la dégradation de la qualité des sols due à l'érosion.

L'ensemble des besoins agricoles est couvert par la production nationale à 70 pour cent, le pays étant un importateur net de produits alimentaires. En raison des conditions climatiques aléatoires, le niveau d'autosuffisance céréalière oscille entre 16 et 60 pour cent selon les précipitations (INAT, 2013). Le déficit est comblé grâce à des importations. Les céréales sont les principales importations (45 pour cent en valeur). Les échanges s’effectuent essentiellement avec l’Union européenne qui assure plus de 60 pour cent des importations tunisiennes et reçoit plus de 70 pour cent de ses exportations. La malnutrition concerne 5 pour cent de la population en 2010.

Ressources en eau

Le réseau hydrographique est dense au nord où l'oued Medjerda constitue cependant le seul fleuve pérenne. Les bassins du nord fournissent des apports relativement réguliers et importants évalués à 82 pour cent des ressources en eau de surface du pays. Les bassins du centre et du sud sont caractérisés par des apports faibles et irréguliers. Concernant les eaux souterraines, le nord se distingue aussi par sa richesse en eaux souterraines peu profondes (plaines côtières du nord-est). Le centre est relativement bien loti en eaux souterraines profondes et peu profondes présentant une qualité moyenne à médiocre. Le sud se caractérise par son potentiel de nappes profondes, peu renouvelables, provenant du continental intercalaire (propriétés géothermiques, température avoisinant les 75°C) et en partie du complexe terminal et donc partagées avec l'Algérie et la Libye.

Les zones humides naturelles, telles que les sebkhats, chotts et lagunes, d'une superficie totale de 8 220 km², sont des caractéristiques particulières dues à la topographie, à l'irrégularité des précipitations et à l'aridité du climat. Les sebkhats sont les plus répandues. Ce sont des dépressions intérieures qui se remplissent d'eau en hiver et s’assèchent en été; la salinité des eaux y est généralement variable et élevée. Le lac Ichkeul de 9 000 ha est la réserve naturelle la plus renommée. Les lacs artificiels des retenues de barrages commencent à se développer; leur superficie actuelle est estimée à environ 15 000 ha. Depuis 2007, 40 sites ont été inscrits sur la liste Ramsar totalisant en 2013 une superficie de 837 753 ha dont près de 70 pour cent correspond au Chott El Jerid (près de Tozeur).

Les eaux de surface renouvelables internes sont évaluées à 3 100 millions m³/an et les eaux souterraines renouvelables à 1 495 millions m³/an. Considérant une partie commune entre eaux de surface et eaux souterraines, estimée à 400 millions m³/an, les ressources renouvelables totales internes seraient de 4 195 millions m³/an. Les ressources en eau renouvelables totales sont de 4 615 millions m³/an, considérant les eaux de surface (320 millions m³/an) et souterraines (100 millions m³/an) qui entrent par l'Algérie, ou 420 m³/an/habitant en 2013 (tableau 2), soit inférieur au seuil de rareté absolue de l'eau (FAO, 2014a) Environ 160 millions m³/an quittent également la Tunisie vers l'Algérie par le bassin de la Medjerda. L'indice de dépendance du pays est égal à 9.1 pour cent.


En ce qui concerne les ressources renouvelables en eau souterraine on distingue deux catégories en fonction de la profondeur de la nappe:

  • jusqu’à 50 m, les eaux sont définies comme phréatiques et peuvent être utilisées pour l'exploitation privée, avec cependant quelques restrictions (périmètres de sauvegarde ou d’interdiction) pour les nappes en surexploitation. Le potentiel est estimé à 745 millions m³/an, mais le volume réellement exploité en 2007 est de 807 millions m³/an (MEDD, 2009) d'où un taux de surexploitation de l'ordre de 8 pour cent;
  • au-delà de 50 m, les eaux souterraines dites profondes sont essentiellement réservées à l'exploitation publique. Le potentiel est estimé à 1 420 millions m³/an dont 650 millions m³ provenant des nappes fossiles du sud (DGRE, 2009).

Environ 2 500 millions m³/an des ressources en eau de surface sont mobilisables (DGRE, 2009) grâce à des lacs collinaires, des barrages collinaires et de plus grands barrages. La capacité totale de ces derniers est estimée à 2 677 millions m³ grâce à la mise en eaux en 2012 de cinq nouveaux barrages cumulant une capacité additionnelle de 165 millions m³/an.

La disparité géographique des ressources en eaux expliquent que d'importantes infrastructures de transferts d'eau, notamment vers les villes côtières depuis le Nord, grâce à:

  • l'interconnexion des grands barrages du Nord par des canaux vers les zones de développement,
  • la desserte des villes côtières de Sousse et de Sfax par les eaux souterraines de la Tunisie centrale, et de l'île de Djerba par des eaux du continent (FAO et BPEH. 2014).

Les ressources en eau non conventionnelles ont été prises en considération depuis les années 1970. Quatre stations de dessalement (Kerkennah, Gabès, Zarzis et Djerba) ont permis au volume d’eau saumâtre dessalée de passer de 13 millions de m³ en 2000 à 19.7 millions de m³ en 2012 (Eurostat, 2014). L'eau dessalée est destinée essentiellement à l'approvisionnement en eau potable des centres urbains dans la région du sud-est. Une vingtaine de nouvelles stations devraient être construites prochainement pour l'amélioration de la qualité des eaux dans le Sud tunisien pour une capacité totale de 68 700 m³/jour. De plus une station sur l'île de Djerba d'une capacité nominale de 50 000 m³/jour devrait être mise en service en 2016 pour le dessalement d'eau de mer cette fois (MEDD, 2009). Concernant les eaux usées, le volume produit s’élève à 287 millions m³/an en 2009, collectés à 84 pour cent. Elles sont traitées à 78 pour cent des eaux usées produites et 93 pour cent des eaux usées collectées (GWP, 2009). Parmi ces eaux, 68 millions de m³ étaient utilisés en 2009 pour l'irrigation. En 2010, 9 500 ha étaient équipés pour leur utilisation.

Eaux internationales: enjeux

Les écoulements des oueds reçus par la Tunisie à partir de l'Algérie sont de l'ordre de 320 millions m³/an, dont 168 millions m³ provient du bassin de la Medjerda. Les écoulements vers l'Algérie sont estimés à 160 millions m³/an (ou 177 millions m³/an selon les sources). Les bassins souterrains du continental intercalaire et du complexe terminal constituent des ressources communes entre la Tunisie, l'Algérie et la Libye. Suite à des accords entre la Tunisie et l'Algérie, a été instituée en 1984 une Commission technique mixte de l'hydraulique et de l'environnement comme cadre de concertation et d'échange d'informations sur les questions communes relatives à l’eau et à l'environnement.

Utilisation de l'eau

Les prélèvements totaux en eau ont progressé de 2 640 millions m³/an en 2000 à 2 971 millions m³/an en 2007-2008. Ces derniers se composent de 919 millions m³ d’eau superficielle prélevée dans les barrages, 807 millions m³ d'eau souterraine provenant de nappes peu profondes, 1 188 millions m³ d'eau souterraine provenant de nappes profondes (MEDD, 2009) et 57 millions m3 d'eaux usées municipales traitées. Enfin, en 2010-2011, ils atteignent 3 305 millions m³/an (tableau 3) en estimant les prélèvements provenant de nappes peu profondes à 745 millions m³ (moyenne annuelle dans MARH, 2009) (figure 1). Alors que le volume prélevé en eau souterraine (profonde et peu profonde) est peu variable, le volume des eaux superficielles prélevées est très dépendant des précipitations et du niveau de stockage dans les barrages. Ainsi, les années 2004-2005 et 2011-2012, plus humides que la moyenne, ont permis des prélèvements dans les barrages bien supérieurs à la moyenne (3 785 millions de m³ et 3 627 millions de m³ respectivement, contre 1 151 millions de m³ en 2010-2011, MEATDD 2013). La répartition des prélèvements par secteur en 2010 était de 80 pour cent pour l’agriculture, 14 pour cent pour les municipalités, 5 pour cent pour les industries et 1 pour cent pour le tourisme (FAO et BPEH, 2014). Pour 2011, les prélèvements par secteur ont été calculés en conservant cette distribution (figure 2).




Irrigation et drainage

Évolution du développement de l'irrigation

L'irrigation en Tunisie a débuté simultanément aux activités agricoles dans de larges zones, en particulier dans le centre et le sud du pays sous Carthage (4ème siècle avant notre ère) et a été développée par les Romains grâce aux premières infrastructures (barrages, réservoirs, citernes, captage des sources). L'essor de l'irrigation s'est poursuivi avec la Conquête arabe (7ème siècle) et le développement des oasis et de techniques spécifiques (noria). Sous l'occupation française, c’est seulement brièvement, après la 2nde guerre mondiale, que l'irrigation moderne et la grande hydraulique s’est développée. À l'indépendance en 1956, il est estimé qu’environ 65 000 ha étaient irrigués à partir de sources et puits artésiens dans la région littorale de Bizerte, au Cap-Bon, dans le Sahel Côtier et surtout dans les oasis (Hassainya, 1991). Jusqu'en 1976, lorsque les superficies atteignaient environ 143 000 ha (Laajimi, 2007), la capacité de mobilisation des eaux restait faible. Depuis, le projet hydro-agricole tunisien, favorisant notamment la mobilisation des eaux du pays, s'est mis en place avec quatre Plans directeurs des eaux (1962-71, 1973-76, 1977-81, 1982-86) accompagnés de financements publics plus importants (Hassainya, 1991). Ainsi, en 1991 les superficies équipées pour l'irrigation en Tunisie étaient de 385 000 ha dont 30 000 en maîtrise partielle.

L'étude sur l'irrigation en Tunisie de 2002 (IME, 2002) estime le potentiel d'irrigation à 560 000 ha compte tenu des ressources en eau affectées au secteur de l'agriculture.

De 2001 à 2011, la superficie équipée pour l'irrigation est passée de 394 000 ha à 459 570 ha (ONAGRI, 2011), soit une augmentation moyenne annuelle de 1.4 pour cent (tableau 4). Ces équipements sont constitués de:

  • 243 170 ha de périmètres publics (figure 3) dont (ONAGRI, 2011):
    • 140 000 ha sont alimentés à partir de d'eau prélevée dans les barrages (grands barrages et barrages collinaires)
    • 77 000 ha par des forages (FAO et BPEH, 2014)
    • 9 500 ha par des eaux usées traitées (GWP, 2009)
    • 16 670 ha non connu (figure 4).
  • 216 400 ha de périmètres privés réalisés par les exploitants eux-mêmes dont (ONAGRI, 2011):
    • 150 000 ha sont alimentés à partir d’eau souterraine peu profonde
    • 30 000 ha de forages profonds privés (FAO et BPEH, 2014)
    • 36 400 ha non connu mais incluant certainement du pompage dans les oueds entre autre.

Les superficies réellement irriguées durant la campagne agricole 2010-2011 s'élèvent à 379 990 ha, réparties pour 188 560 ha dans les zones irriguées publiques et 191 430 ha dans les zones irriguées privées.






Par ailleurs, il existe également 27 000 ha d'irrigation par épandage de crues en Tunisie centrale et d'irrigation de complément selon la disponibilité des ressources.

Grâce à des subventions accordées par l'État dès 1995 avec la Stratégie nationale d'économie de l'eau, mais de manière encore plus importante depuis 2006, les techniques d'irrigation par aspersion et localisée ont évolué significativement dans les différents périmètres irrigués. L'objectif, initialement prévu pour 2009, est d'atteindre 100 pour cent de la superficie irriguée des périmètres irrigués équipé en techniques d'irrigation plus efficientes. N'étant pas encore atteint, l'objectif a été reconduit pour 2016. En 2012, les superficies équipées pour une irrigation de surface étaient de 189 370 ha dont 90 000 ha en irrigation de surface améliorée et 99 370 ha en irrigation de surface de type traditionnel; les superficies équipées pour l'irrigation par aspersion s'élevaient à 115 200 ha, tandis que 155 000 ha avaient des systèmes d'irrigation localisée (MEATDD, 2013). Ces derniers n'occupaient que 6 000 ha en 1991 et 62 000 ha en 2001 (tableau 4 et figure 5).


Rôle de l'irrigation dans la production agricole, l'économie et la société

Bien que limité à 9 pour cent des superficies cultivées, le secteur irrigué participe à hauteur de 35 pour cent de la valeur totale de la production agricole. Il contribue à 25 pour cent de la valeur des exportations agricoles et à 20 pour cent des emplois agricoles (INAT, 2013). L'agriculture mixte, c'est-à-dire pluviale/irriguée, est pratiquée par 20 pour cent des exploitations agricoles du pays. Le secteur irrigué permet de diversifier les cultures et de stabiliser les productions agricoles d'une année sur l'autre en particulier pendant les périodes sèches (MEDD, 2011).

Les superficies en cultures irriguées en maîtrise totale sont dédiées pour moitié à l'arboriculture et les cultures maraîchères (tableau 4 et figure 6). L'arboriculture est représentée notamment par les espèces de type méditerranéen: oliviers à huile et de table, agrumes (oranges-maltaises, clémentines) et palmiers dattiers dans le sud. Les espèces à noyaux et à pépins se sont notablement étendues depuis les années 1980. Le maraîchage reste dominé par les tomates, les piments, les pommes de terre et les cucurbitacées. Ce type de culture s'étend sous irrigation dans la majorité des périmètres irrigués.


Les céréales (blé dur et tendre, orge) et les fourrages occupent 17.6 pour cent et 17.5 pour cent respectivement de l'ensemble des cultures irriguées récoltées. La faible superficie irriguée en céréales est remarquable. En effet ce type de culture, présent essentiellement au nord, n'est pas totalement irrigué et dépend beaucoup des pluies automnales. L’encouragement gouvernemental accordé à l'élevage laitier a entraîné une évolution de l'irrigation vers les cultures fourragères.

Femmes et irrigation

Une étude portant sur le rôle des femmes dans la gestion des ressources en eau et en particulier de l'eau agricole réalisée dans les périmètres de Diarr Hojjej et Nadhour, montre que le développement de l'irrigation résulte en une surcharge de travail pour les femmes. L'adoption de nouvelles techniques d'irrigation, telle que le système goutte à goutte, a néanmoins des effets positifs puisqu'elle permet d'éviter les travaux de confection des planches et des rigoles. Dans les sites concernés, les femmes enquêtées indiquent clairement (33/40 et 6/10 respectivement) que ce système d'irrigation réduit la pénibilité de leur travail. Les femmes font toutes les tâches liées à l'irrigation en partage avec leurs maris; elles sont particulièrement sensibles aux économies d’eau en évitant tout gaspillage. Contrairement aux autres sites d'enquêtes de cette étude située en Algérie et au Maroc, les femmes des périmètres de Diarr Hojjej et Nadhour, prennent toutes les décisions concernant l'exploitation lorsqu'elles en sont le chef, voire même si leur mari l'est. Par conséquent, elles sont également membres d’association d'irrigants (FAO, 2014b).

État et évolution des systèmes de drainage

Les superficies drainées occupaient 192 000 ha de périmètres irrigués en 2000, presque exclusivement des périmètres publics. Les périmètres du nord et les oasis sont à fort risque d'hydromorphie liée à l'irrigation. Par ailleurs, 5 000 ha non irrigués étaient également drainés.

Gestion de l'eau, politiques et dispositions législatives régissant l'utilisation d'eau en agriculture

Institutions

Le précèdent Ministère de l’agriculture, de l'environnement et des ressources hydrauliques (MAERH), datant des années 2000, s'est divisé en un Ministère de l'agriculture et des ressources hydrauliques (MARH) et un Ministère de l'environnement et du développement durable (MEDD). Le premier a conservé la plupart des missions liées à la gestion de l'eau, en particulier sa mobilisation et son usage, et est donc l'opérateur principal dans le domaine de l'eau. Les missions du second sont relatives aux études d'impact et à la surveillance de l'environnement aquatique.

Au sein du MARH, les directions générales les plus importantes s'occupant directement de l'eau au niveau national sont (FAO & BPEH, 2014; OECD, 2014):

  • La Direction générale des ressources en eau (DGRE), chargée de l'évaluation, de la protection et du suivi des ressources en eau.
  • La Direction générale des barrages et des grands travaux hydrauliques (DGBGTH), dont les principales activités sont la construction des barrages et des grands aménagements hydrauliques, l'exploitation et la gestion des grands barrages.
  • La Direction générale du génie rural et de l'exploitation des eaux (DGGREE), qui est responsable des infrastructures d'irrigation et de drainage, et d'eau potable en milieu rural, et la gestion des eaux agricoles.
  • La Direction générale de l'aménagement et de la conservation des terres agricoles (DGACTA), chargée de l'élaboration des études d’aménagement des bassins versants ainsi que le suivi et le contrôle de l'exécution des projets de conservation des eaux et du sol.
  • Le Bureau de Planification et des Équilibres Hydrauliques (BPEH).

Au niveau régional, ce sont les Commissariats régionaux de développement agricole (CRDA), établissements publics dans chaque gouvernorat également rattachés au MARH, qui parmi leurs nombreuses attributions, remplissent les missions de gestion des ressources en eau, et en particulier l'aménagement et la gestion des périmètres publics irrigués.

Le MARH a de plus sous sa tutelle des établissements publics autonomes:

  • La Société nationale d'exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) en charge de l'approvisionnement en eau potable des zones urbaines et des agglomérations rurales; elle dispose de ses propres districts régionaux et échappe ainsi à la tutelle des CRDA
  • la Société d'exploitation des canaux d’adduction des eaux du Nord (SECADENORD) responsable des transferts d'eau, en particulier l'adduction des Eaux du Nord et du système de Nebhana, et fournit l'eau à la SONEDE et à certains CRDA.

Le MEDD pour assurer ses missions de conservation des ressources en eau et de lutte contre la pollution hydrique, s'appuie principalement sur deux institutions: l'Office national de l'assainissement (ONAS) et l'Agence nationale de protection de l'environnement (ANPE).

Le Ministère de la santé (MS), à travers sa Direction de l'hygiène du milieu et de la protection de l'environnement (DHMPE) assure le contrôle de la qualité de l'eau potable et des maladies hydriques.

Par ailleurs, depuis le déchargement de l'ONAS de sa mission de gestionnaire des eaux pluviales en milieu urbain (loi n° 93-41 du 19 avril 1993), les tâches relatives à l’évacuation des eaux pluviales à l'intérieur des plans d'aménagement incombent aux collectivités locales. À l'extérieur de ces plans, c’est le Ministère de l'équipement et de l'habitat, à travers sa Direction de l'hydraulique urbaine (DHU) qui réalise les études et exécute les travaux de protection contre les inondations.

Enfin, le Conseil national de l'eau créé en 2010, assiste le MARH sur la direction à donner concernant la mobilisation et l'utilisation des ressources en eau. Il est consultatif et interministériel. La Commission du domaine public hydraulique est chargée de donner un avis technique sur toute question relevant du Domaine public hydraulique.

Depuis la Révolution tunisienne de 2010-2011, l'implication de la société civile s'est accru grâce de nombreuses Organisations non gouvernementales (ONG) locales dans de nombreux secteur dont l'eau.

Gestion de l’eau

Jusqu'en 1990, la gestion des périmètres publics irrigués était assurée par les Offices de mise en valeur agricole (OMIVA). Cependant les politiques d'ajustement structurel de 1986 ont conduit à une stratégie nationale de décentralisation et de participation des usagers. Les missions des CRDA ont alors été renforcées avec des Cellules de suivi évaluation des associations d'usagers.

La gestion des petits et moyens périmètres d'irrigation est assurée par les associations d'usagers ou Groupements de développement agricole (GDA). Dans les grands périmètres publics, les CRDA interviennent encore toutefois sur les ouvrages de tête et les réseaux communs, tout en facturant leurs services aux GDA. Les GDA sont eux-mêmes sous la tutelle des Commissions consultatives des organismes professionnels (CCOP)–remplaçant respectivement les Associations d'intérêt collectif (AIC) et les Groupements d'intérêt hydraulique (GIH) depuis 2004 et 2005.

En 2009, on comptait plus de 2 800 GDA dont 38 pour cent avaient des objectifs relevant exclusivement de l'irrigation–la majorité étant liés à l'eau potable à 57 pour cent, et une minorité étant mixte ou relevant de la gestion des nappes et de la recharge artificielle. Les fonctions des groupements d’irrigation incluent notamment l'exploitation et l'entretien des infrastructures d'irrigation mises à leur disposition par l'État, la fixation des redevances et la répartition de l'ensemble des dépenses relatives à l'eau en fonction de l'intérêt de chaque propriétaire à l'aménagement.

Financement

Paradoxalement, seuls les industries et le tourisme payent l'eau au prix réel de revient, l'état subventionnant indirectement les autres secteurs (tableau 5). L'eau souterraine en particulier est très peu chère (Lahache Gafrej et Pillet, 2008). La politique tarifaire des services en eau potable et en assainissement repose sur le principe pollueur payeur, sur la solidarité interrégionale et entre tranches de consommation (OECD, 2014).

Concernant l'eau agricole, une tarification progressive avait été mise en place à partir de 1987, alors que la gestion était encore faite par les OMIVA dans les périmètres publics, pour permettre la couverture totale des dépenses d'exploitation de l'eau. Il existe actuellement plusieurs types de tarification:

  • la tarification volumétrique est la plus commune dans les grands périmètres publics;
  • la tarification binôme, calculée à la surface irrigable et au volume consommé, instaurée depuis 1991, afin d'intensifier les systèmes culturaux, a eu peu d'effet;
  • la tarification forfaitaire (à l'hectare ou à l’heure) est restée la plus répandue dans les oasis du sud du pays (Al Atiri, 2007).


Politiques et dispositions législatives

Le Code des eaux, promulgué en 1975 (loi 75-61), modifiée et complétée en 1987, 1988 et 2001 (par les lois 87-35, 88-94 et 2001-116 respectivement), constitue le texte législatif de base qui régit toute intervention dans le domaine de l'eau. Les dispositions initiales de ce code se rapportant à l'usage agricole de l'eau concernent particulièrement l'instauration du droit d’usage, l’économie de l'eau et la lutte contre le gaspillage, l'obligation de la valorisation de l'eau agricole, les conditions de réutilisation des eaux usées traitées à des fins agricoles, et les modalités de tarification de l'eau. La modification de 2001 met l'accent sur l’amélioration de la disponibilité des ressources en eau par le biais de la mise en valeur des ressources non-conventionnelles telles que le dessalement. La modification a également introduit le concept de l’économie d’eau. Une nouvelle révision est attendue (DGRE, 2012), mais sans échéance connue.

Le droit à l'eau a officiellement été reconnu dans la nouvelle Constitution tunisienne dont l'article 44 dispose que «Le droit à l'eau est garanti. La préservation de l'eau et la rationalisation de son exploitation sont un devoir de l'État et de la société» (OECD, 2014).

La loi 99-43 de 1999 et son décret 99-1819 introduit les nouvelles entités que sont les GDA, alors que la loi 2004-24 de 2004 a convertit les AIC et GIC en GDA.

Les politiques de l'eau en Tunisie, basées sur une gestion de l'offre jusqu'à peu, avait pour principal objectif l'augmentation de la mobilisation des ressources en eau–de 55 pour cent en 1987 à 88 pour cent en 2007, 90 pour cent en 2011 et avec l'objectif de 95 pour cent en 2016 (DGRE, 2009):

  • les Plans directeurs (1970-1990): des Eaux du Nord, des Eaux du Sud et de la Tunisie Centrale;
  • la Stratégie nationale décennale (1990-2000) ayant pour objectif d’atteindre une mobilisation de 85 pour cent des ressources en eau;
  • la Stratégie complémentaire de mobilisation (2000-2011), basée sur la Stratégie du secteur de l'eau à l'horizon 2030 (MARH, 1998) faisant l'inventaire des ressources en eau, vise la mobilisation de 90 pour cent des ressources en eau. Elle s'appuie pratiquement sur le Projet d'Investissement dans le Secteur de l'Eau (PISEAU I, 2001-2006) qui a mis en place la base de données SINEAU et qui se poursuit avec le PISEAU II (2009-2014) et le PAPS EAU.

En parallèle, des politiques plus sectorielles ont également participé à l'essor de l'agriculture irriguée et la gestion de l'eau actuelle:

  • les programmes présidentiels (2004-2009 et 2009-2014) qui visent à restructurer la production agricole autour des périmètres irrigués grâce à des économies d'eau agricoles;
  • les Stratégie décennale de conservation des eaux et du sol 1991-2000 puis 2002-2011;
  • la Stratégie d'adaptation du secteur agricole et des écosystèmes aux changements climatiques.

Depuis les années 2000, la gestion de la demande et une gestion intégrée des ressources en eau sont privilégiées, notamment dans le 12ème Plan national de développement (2010-2014) où l'assainissement et le traitement des eaux usées sont prioritaires.

Environnement et santé

Le principal problème lié à la qualité de l’eau est l’augmentation de la salinité des nappes côtières consécutives à une augmentation des besoins en irrigation et à l’augmentation des phénomènes d’intrusion marine (MEDD, 2011). Alors qu’elle augmente dans les régions du nord, du sud-est et du centre-ouest, elle diminue progressivement dans les régions du centre est et du sud-ouest, conservant son équilibre dans la région du nord-ouest (MEDD, 2009)

Perspectives pour la gestion de l'eau en agriculture

La stratégie de mobilisation des ressources en eau adoptée depuis plusieurs décennies sera prochainement atteinte avec l'objectif d’une mobilisation de 95 pour cent des ressources en 2016. Pour cette même année, la stratégie d'économie d’eau prévoit quant à elle la conversion totale des périmètres d'irrigation en technique d'irrigation efficiente (c'est-à-dire au moins en irrigation de surface améliorée, voire en aspersion ou en irrigation localisée).

Les demandes en eau à l'horizon 2030 étaient estimées à 2.770 km³ en 1998 (DGRE, 2009), cependant des études plus récentes les réévaluent de 3.097 km³ à 3.642 km³ en supposant la continuité des conditions actuelles et sans prendre en compte les changements climatiques. Or il est estimé que ces derniers diminueraient les ressources en eau de 28 pour cent à l'horizon 2030 (Lahache Gafrej et Pillet, 2008). Il faut toutefois rappeler que les prélèvements dans les barrages sont déjà adaptés chaque année aux ressources disponibles en fonction des précipitations.

Pour combler ce déficit hydrique, une étude de 2008 prévoyait la libération en 2030 de 5 pour cent des volumes d'eau alloués à l'agriculture en 2010 (ANPE, 2008). Cependant les superficies irriguées estimées pour 2025 sont déjà dépassées en 2011. De plus, l'objectif d’élever le niveau de participation de l'irrigation à 50 pour cent en valeur de la production agricole totale du pays étant toujours recherché, l'eau agricole sera-t-elle vraiment libérée pour d'autres secteurs?

Enfin, l'augmentation de la population ajoute un poids à ce stress hydrique déjà bien marqué et qui va s'amplifier.

Principales sources d'information

Atiri, R. 2007. Analyse des politiques hydrauliques. Cas de la Tunisie. In: Salah Bachta, M. Les instruments économiques et la modernisation des périmètres irrigués. CIRAD.

ANPE. 2008. Gestion durable des ressources en eau. Agence Nationale de la Protection de l’Environnement. Ministère de l’Environnement et du Développement Durable.

DGEDA. 2006. Enquête sur les Structures des Exploitations Agricoles 2004-2005. Direction Générale des Etudes et du Développement Agricole. Ministère de l’Agriculture et des Ressources Hydrauliques.

DGRE. 2009. La Politique de l'Eau en Tunisie – Un Portrait. Direction Générale des Ressources en Eau. Ministère de l'Agriculture et des Ressources Hydraulique. Présentation de Mekki Hamza à la Conférence Régionale sur la Gouvernance de l'Eau: Echange d’Expériences entre l'OCDE et les Pays Arabes, Tunis, 8-9 Juillet 2009.

DGRE. 2012. Étude de Révision et d’Amendement du Code des Eaux. Etape III: Projet de loi portant refonte du Code des Eaux et Décrets d’Application. Direction Générale des Ressources en Eau. Ministère de l'Agriculture et des Ressources Hydraulique.

Eurostat. 2014. Freshwater abstraction data.

FAO. 2014a. Infographie «Stress hydrique». AQUASTAT. Food and Agriculture Organization of the United Nations. Rome.

FAO. 2014b. Le rôle des femmes dans la gestion des ressources en eau en général et de l'eau agricole en particulier. Projet pilote de développement d'indicateurs sensibles au genre et leur intégration potentielle dans AQUASTAT, le système mondial d'information sur l'eau. Expérience de l'Algérie, du Maroc et de la Tunisie. Organisation pour l’Alimentation et l'Agriculture des Nations Unies.

FAO, BPEH. 2014. Regional Initiative on Water Scarcity in Tunisia. Food and Agriculture Organization of the United Nations, Bureau de Planification et des Equilibres Hydrauliques, Ministère de l'Agriculture, Tunis.

GWP. 2009. Managing the other side of water cycle: Making wastewater an asset. Akica Bahri. Global Water Partnership.

Hassainya, J. 1991. Irrigation et développement agricole: l'expérience tunisienne. CIHEAM. Options Méditerranéennes: Série B. Etudes et Recherches; n. 3.

IME. 2002. L'irrigation en Tunisie. Hamdane, A. Institut Méditerranéen de l'Eau.

INAT. 2013. L'Eau et la Sécurité Alimentaire Méditerranée: Cas de la Tunisie. Institut National Agronomique de Tunisie. Présentation de Hamdane, A. à la Conférence Sésame, Montpellier, 21-22 février 2013.

JMP. 2014. Progrès en matière d’alimentation en eau et d’assainissement – Rapport 2014. WHO/UNICEF Joint Monitoring Programme for Water Supply and Sanitation.

Laajimi, A. 2007. Les périmètres irrigués en Tunisie: Un enjeu pour le développement de la production agricole. Les notes d'alerte du CIHEAM. N. 30.

Lahache Gafrej, R. et Pillet, G. 2008. Projection des ressources en eau de la Tunisie sous l’effet des changements climatiques globaux. 13ème congrès mondial de l'eau IWRA. 1-4 Septembre 2008, Montpellier, France.

ME. 2009. Système d'information sur la désertification en Tunisie. Ministère de l'Environnement.

MEDD. 2009. Rapport sur l'État de l'Environnement 2009. Ministère de l'Environnement et du Développement Durable, Tunis.

MEDD. 2011. Rapport sur l'État de l'Environnement 2010-2011. Ministère de l'Environnement et du Développement Durable, Tunis.

MEATDD. 2013. Rapport sur l'Etat de l'Environnement 2012-13. Ministère de l'Equipement, de l'Aménagement du Territoire et du Développement Durable, Tunis.

ONAGRI. 2011. Enquête sur les périmètres irrigués 2011. Observatoire National de l'Agriculture. Ministère de l'Agriculture et des Ressources Hydrauliques, Tunis.



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