English || Español
    AQUASTAT Accueil      À propos d'AQUASTAT   FAO Eau     Les statistiques à la FAO

Produits phares

Base de Données Principale
Barrages
Carte mondiale des superficies d'irrigation
L'eau pour l'irrigation
L'eau et le genre
Outil d'info climatique
Institutions

Entités géographiques

Pays, régions, bassins fluviaux

Thèmes

Ressources en eau
Usages de l'eau
Irrigation et drainage
Eaux usées
Cadre institutionnel
Autres thèmes

Type d'information

Ensembles de données
Publications
Tableaux récapitulatifs
Cartes et données spatiales
Glossaire

Info pour les médias

Le saviez-vous...?
Visualisations et infographies
ODD Cible 6.4
KWIP
UNW Synthèses
     

Projet de suivi du ODD6 (GEMI): Pays pilotes


Sénégal Jordanie Pérou Ouganda Pays-Bas Bangladesh

Sénégal

Résumé de l'atelier de lancement 25-26 avril 2016

L'atelier de lancement, qui a cinq objectifs principaux, a été organisé en coordination avec le Ministère de l'hydraulique et de l'assainissement et avec le soutien essentiel de la représentation de la FAO. Près de soixante personnes ont participé, dont dix étaient des femmes.

Session 1

L'atelier a été ouvert par le représentant de la FAO au Sénégal et le conseiller technique du Ministère de l'hydraulique et de l'assainissement. Tous deux ont souligné l'importance d'une bonne utilisation des ressources en eau au Sénégal, et comment la collecte et la gestion des données améliorées seraient utiles pour soutenir les processus de prise de décisions pertinentes, dans le but du développement durable du pays.

Les politiques, les données et les instruments disponibles au Sénégal pour entreprendre le suivi des ressources en eau ont été illustrés par les représentants des institutions nationales clés, telles que le Ministère de l'hydraulique et de l'assainissement et le Programme d'eau potable et d'assainissement du Millénaire. La directrice du programme AQUASTAT a fait une Présentation d'introduction du projet GEMI.

Dans les discussions suivantes, il apparaissait que le Sénégal dispose de plusieurs ensembles de données sur l'eau et l'assainissement, mais qu'il y sont deux principaux domaines de préoccupation: la qualité des données disponibles et la mauvaise coordination et harmonisation des procédures entre les différentes institutions qui traitent de ce sujet.

Session 2

Les participants de la FAO, de l'OMS et du PNUE ont donné une présentation d'introduction de chacune des quatre cibles (6.3-6.6), qui font l'objet du projet: cible 6.3 relative au traitement des eaux usées et à la qualité de l'eau, cible 6.4 relative à l'efficacité de l'utilisation des ressources en eau et au stress hydrique, cible 6.5 relative à la gestion intégrée des ressources en eau et aux bassins transfrontaliers, et cible 6.6 relative aux écosystèmes liés à l'eau. Les indicateurs de chaque cible ont été décrits. Le travail a continué en quatre groupes de travail, un pour chaque cible qui fait partie du GEMI, visant à comprendre les principales caractéristiques de la situation du pays par rapport à la disponibilité des données.

Session 3

Les rapporteurs de chaque groupe ont illustré les conclusions de chaque groupe de travail Pendant la discussion qui suivait, les principaux enjeux pour chaque cible ont été identifiés et l'intérêt institutionnel pour travailler sur un ou l'autre des cibles et des indicateurs a été clarifié. Un premier plan de travail a été préparé, incluant une répartition provisoire des travaux.

Session 4

La dernière demi-journée a été réservé pour tenir des séances techniques plus spécifiques avec les points focaux par cible. La FAO étant l'agence responsable pour la cible 6.4, a tenu cette session extraordinaire pour discuter de certains détails techniques du calcul des indicateurs 6.4.1 sur l'efficacité de l'utilisation des ressources en eau 6.4.2 sur le stress hydrique. La signification de chaque variable nécessaire a été discutée et les principales questions pertinentes relatives à la collecte des données ont été avancées. Les questions liées à la coordination entre les différentes institutions nationales ont été notées comme l'un des principaux obstacles potentiels, mais en même temps il a été noté qu'une collaboration accrue, encouragée par le projet, pourrait révéler une disponibilité de données plus élevée que prévue initialement.

Aucune objection n'a été présentée à la méthodologie globale proposée pour le calcul des indicateurs. Les participants ont seulement remarqué qu'il est nécessaire de garantir que la méthodologie ne soit pas fortement modifiée après l'exercice de pilotage. Bien que la raison de la phase pilote est précisément de vérifier le bien-fondé de la méthodologie, l'équipe de la FAO a répondu que la modularité de la méthodologie devrait veiller à ce que le résultat final sera utilisable pour l'indicateur final, même dans le cas de modification prévisible possible qui pourrait encore se produire.

Principales conclusions

L'atelier GEMI au Sénégal a été le premier de tous les ateliers de lancement qui auront lieu dans la phase pilote et a marqué le début effectif des activités du projet dans les pays. Il peut être considéré comme un succès, montrant la participation importante et active par une gamme variée d'acteurs nationaux et internationaux.

L'engagement montré par le gouvernement, représenté par le point focal national, était excellent. Lui et son personnel partagent une grande partie du mérite de la réussite de l'initiative. Aussi remarquable était le soutien de la Représentation de la FAO, et les liens et la collaboration entre la représentation de la FAO et le gouvernement.

Le résultat de l'atelier a également été positif. Un plan de travail initial a été rédigé, y compris une division préliminaire des tâches entre les différentes institutions pour les différentes cibles. Les partenaires nationaux se sont engagés à se réunir à nouveau d'ici la fin du mois de mai, afin de produire un plan de travail et calendrier plus définis.

La collecte des données et le calcul des indicateurs est censé commencer juste après cette réunion nationale.


Résumé du discours d'ouverture du Représentant de la FAO au Sénégal

Je voudrais tout d'abord, au nom du M. Jose Graziano da Silva, Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), partager le réel plaisir de me retrouver, ce matin, avec vous, dans le cadre de la tenue de l'atelier technique sur l'Objectif de Développement durable (ODD) 6, relatif à l'eau et à l'assainissement et à l'initiative GEMI "Suivi Intégré des cibles des ODD 6 relatives à l'eau et à l'assainissement".

Vous me permettrez aussi d'exprimer la profonde gratitude de l'Institution au Gouvernement du Sénégal à travers Son Excellence Monsieur Mansour FAYE, Ministre de l'hydraulique et de l'assainissement, pour toute la mobilisation de son équipe dans le cadre de l'organisation du présent atelier technique.

Adoptés en septembre 2015 par les États membres de l'Organisation des Nations Unies (ONU) lors de son Assemblée générale de septembre 2015, les ODD sont un nouvel ensemble d'objectifs, de cibles et d'indicateurs que les États membres se sont engagés à utiliser pour encadrer leurs agendas et leurs politiques au cours des 15 prochaines années. Les ODD suivent et élargissent les objectifs du millénaire pour le développement (OMD), approuvés par les gouvernements en 2001 pour une période de 15 ans, finissant en fin 2015.

Les OMD ont fourni aux gouvernements un cadre d'élaboration de politiques et de programmes visant à éliminer la pauvreté et à améliorer la vie des personnes pauvres ainsi qu'un point de ralliement aux Organisations non gouvernementales (ONG). Néanmoins, selon un large consensus, ils paraissent trop limités. Les 8 OMD: (i) n'ont pas réussi à adresser les causes profondes de la pauvreté; (ii) ont négligé les inégalités de genre et la nature holistique du développement; (iii) n'ont fait aucune mention des droits humains; (iv) n'ont spécifiquement pas traité de développement économique. Si, en théorie, les OMD étaient applicables à tous les pays, en réalité, ils ont surtout été considérés comme des cibles à réaliser pour les pays pauvres avec le financement des États riches.

A l'inverse, aujourd'hui, tous les pays doivent s'impliquer dans la mise en œuvre et la réalisation des ODD. Contrairement aux OMD, développés d'une façon "top down" au sein de l'ONU, les ODD ont été élaborés avec les États membres. L'ONU a, en effet, mené le programme de consultation le plus grand de son histoire, pour jauger l'opinion sur ce que les ODD devraient inclure. En conséquence, 17 objectifs, 169 cibles et environ 250 indicateurs ont été identifiés. L'objectif 6 est entièrement consacré aux aspects divers de l'eau douce.

L'eau salubre et accessible à tous est un objectif essentiel du monde où nous voulons bien vivre. Il y a de l'eau douce, à suffisance, sur la planète pour y parvenir. Cependant, la pénurie d'eau, la mauvaise qualité de l'eau et un assainissement inadéquat impactent négativement sur la santé, la sécurité alimentaire, les choix de moyens de subsistance et les possibilités d'éducation pour les familles pauvres. Cette problématique globale provient soit d'un mauvais usage de cette ressource, non assez rationalisé ni durable, soit d'insuffisance d'infrastructures. La sécheresse affecte aussi certains des pays les plus pauvres de la planète, y aggravant ainsi la faim et la malnutrition.

Des données fiables sur le secteur de l'eau devraient contribuer à: (i) appuyer une stratégie réelle et active de sensibilisation; (ii) stimuler l'engagement politique et les investissements publics et privés; (iii) éclairer la prise de décision à tous les niveaux; (iv) entraîner des investissements bien placés, favorisant des gains optimums dans les secteurs de la santé, de l'environnement et de l'économie.

Au fil du temps, le suivi des avancées de l'ODD 6 peut devenir une source d'information sur les meilleures pratiques et soutenir l'intégration productive dans tous les secteurs concernés par des ODD. En outre, des investissements éclairés permettront une utilisation efficace des ressources financières, humaines et naturelles.

L'initiative de suivi Intégré des cibles de l'ODD lié à l'eau, appelé GEMI, a été créée en 2014 comme une initiative inter-agence opérant dans le cadre des activités de ONU-Eau. Les agences concernées sont: le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE), l'ONU-Habitat, le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF), l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO), l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l'Organisation Météorologique Mondiale (OMM). GEMI est principalement financée par la Coopération suisse, avec l'apport supplémentaire de la Coopération allemande.

Les objectifs de GEMI, à long terme, sont: (i) de mettre en place et de gérer, d'ici 2030, un cadre cohérent de suivi pour l'eau et l'assainissement afin d'informer la période post-2015 ; (ii) de contribuer aux progrès des pays à par une prise de décision bien motivée sur l'eau, sur la base d'une information harmonisée, globale, rapide et précise. Ce sont là des objectifs ambitieux.

GEMI permet aux États membres de poursuivre leurs intérêts nationaux de suivi avec flexibilité, d'aborder les problèmes nationaux et régionaux, tout en maintenant la compatibilité avec les efforts globaux de suivi. La collecte de données combinera par ailleurs des méthodologies traditionnelles et innovantes.

Notre engagement commun est de travailler ensemble pour atteindre ces objectifs, en collaboration avec nos partenaires dans les États membres et de contribuer, par le biais d'un meilleur système de suivi de l'eau, à un développement soutenu et durable. Je reste convaincu que les acteurs présents, ici, contribueront à l'essor de cette belle et noble entreprise.

Je souhaite plein succès à l'initiative GEMI et aux présents travaux.



Retour à la page principale de l'ODD 6.4.

     
   
   
       
arrow Format d'impression
     

^ haut de page ^

   Citer comme suit: FAO. 2016. Site web AQUASTAT. Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture. Site consulté le [aaaa/mm/jj].
  © FAO, 2016Questions ou commentaires?    aquastat@fao.org
   Votre accès à AQUASTAT et l’utilisation de toute information ou donnée est soumis aux termes et conditions spécifiés dans le User Agreement.