FAO.org

Accueil > Objectifs de développement durable > Nouvelles > Detail
Objectifs de développement durable

Le CSA s’engage dans le processus après 2015

05/11/2013

Le Programme de développement pour l'après 2015 a été un des principaux thèmes abordés à la quarantième session du Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) tenue à Rome qui a réuni plus de 130 délégations gouvernementales, 100 organisations de la société civile et 50 organisations du secteur privé du 7 au 11 octobre. La réunion annuelle de cette instance multipartite a duré une semaine, commençant le lundi par une manifestation parallèle inaugural sur le thème « Productivité agricole durable et objective de nutrition dans le cadre du développement pour l'après 2015 » organisé par la Fondation Bill et Melinda Gates, terminant le vendredi avec une manifestation spéciale des organismes basés à Rome (FAO, IFAD et PAM), sur le thème « Gestion des ressources naturelles pour la sécurité alimentaire dans le contexte du programme de développement pour l'après 2015 », et a permis aux participants de se pencher sur différentes facettes du processus qui conduira à la sélection des cibles qui devront succéder aux Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) après 2015.

La présence de Macharia Kamau, Représentant Permanent du Kenya auprès des Nations Unies et coprésident du Groupe de travail ouvertsur les Objectifs de développement durable (ODD) - principale instance intergouvernementale qui définit les nouveaux objectifs – a permis de rappeler les conversations tenues à New York à l'esprit des 750 personnes réunies au siège de la FAO.

L'ambassadeur a participé à plusieurs débats panels où il a souligné les progrès accomplis depuis le lancement des OMD et les centaines de millions de personnes qui ont pu sortir ainsi que la pauvreté, mais a signalé que les nouvelles cibles devaient être « fondamentalement différentes - plus ambitieuses, durables, porteuses de transformations et universelles », et a défini les besoins, les rôles et les responsabilités du Nord et du Sud.

M. Kamau a rappelé que « les ressources naturelles et les écosystèmes mondiaux ont été poussés aux limites de leurs capacités pour tenter de soutenir les modes de consommation d'un milliard de personnes, problème qui requiert aujourd'hui un effort collectif de la part de toutes les parties prenantes », et a demandé au CSA de relever le défi de se transformer en moteur politique des mesures adoptées dans le domaine de la sécurité alimentaire et de la nutrition. « New York ne fera que refléter les priorités formulées par les états membres. »

La présence dans les principales manifestations, la présentation de recommandations au Conseil économique et social des Nations Unies(ECOSOC) et la prise de contact avec les gouvernements membres du GTO et les organes de prise de décision sont également des façons d'aborder les problèmes de l'alimentation, la nutrition et de l'agriculture à New York.

Les débats se sont naturellement orientés vers l'identification des cibles, des buts, et des indicateurs dans le programme pour l'après 2015, mais un nombre important de groupes ont également demandé qu’un contrôle adéquat des politiques soit mis en place pour garantir que l'impact soit aussi significatif sur le terrain qu’il ne l'était sur le papier.

Fatimatou Hima, représentante du mouvement international des paysans du Niger, La Via Campesina, a indiqué que « les politiques sont souvent très bonnes, mais il est important de garantir l'application de mesures secondaires et de soutien pour améliorer la mise en oeuvre. » « La cohérence des politiques et une mise en oeuvre réelle sont des éléments indispensables pour parvenir à réduire la pauvreté et à garantir la sécurité alimentaire. »

Les participants ont discuté des différentes façons de faire entendre la voix du CSA au siège des Nations Unies et Camilla Toulmin, Directrice de l’International Institute on Environment and Developmentbasée au Royaume-Uni, a demandé à New York de faire davantage pour cerner les préoccupations à l'échelon des organisations de base.

« Nous n'allons pas résoudre les problèmes de la planète moyennant un seul processus descendant, mais en faisant partie du processus, » a-t-elle affirmé. « Nous devons conjuguer l'énergie et l'action déployées par les organisations de base à l'échelle sous-nationale, et voir comment nous pouvons l'incorporer au débat global afin de garantir que les beaux discours sur les ODD soient mis en pratique. »

Le GTO devrait faire rapport à l'Assemblée générale des Nations Unies et lui présenter un ensemble d'objectifs de développement durable d'ici septembre 2014.

Partagez