De l’urgence à la résilience : amélioration des conditions de vie des bénéficiaires de deux projets CERF axés sur la sécurité alimentaire et l’adaptation climatique
Du 26 au 27 novembre 2025, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en collaboration avec le Gouvernement du Burundi a organisé un atelier de clôture et capitalisation des bonnes pratiques de deux projets d'urgence financés par OCHA via le fonds CERF « Central Emegency Response Fund » et mis en œuvre par la FAO au courant de l’année 2025 dans les anciennes provinces de Bujumbura, Cibitoke et Rumonge. Il s'agissait du projet « Appui au renforcement de la résilience communautaire face aux chocs climatiques par la mise en œuvre de solutions fondées sur la nature » et du projet « Réponse aux besoins urgents et persistants en matière de sécurité alimentaire ».
A son actif, le projet sur la sécurité alimentaire a appuyé 3 000 ménages vulnérables déplacés, retournés et familles d’accueil en leur fournissant une aide d'urgence pour répondre à leurs besoins alimentaires et nutritionnels essentiels, notamment par la distribution de kits agricoles (engrais, semences et outils) et de kits d’élevage (lapins, aliments et produits vétérinaires), qui ont contribué à la protection et restauration des moyens de subsistance de ces ménages vulnérables.
Quant au projet de résilience climatique qui visait à répondre aux besoins humanitaires urgentstout en renforçant la résilience climatique, il a appuyé plus de 7 000 ménages vulnérables affectés par des phénomènes météorologiques extrêmes (inondations, sécheresses, glissements de terrain). Il a également restauré des paysages naturels dégradés et stabilisé des zones à risque par le reboisement, le traçage et la végétalisation des courbes de niveau, accompagné par des renforcements de capacité sur les pratiques agricoles et agroforestières durables et adaptées au climat, à l’échelle des exploitations et des bassins versants.
Des résultats admirables
Le projet de sécurité alimentaire a permis aux ménages assistés à améliorer leur score alimentaire passant d’un seul repas par jour à deux repas par jour même à trois repas par jour pour certains. Ainsi, le projet a amélioré la sécurité alimentaire et l’état nutritionnelle des ménages appuyés.
Quant au projet de résilience climatique, les résultats sur terrain ont presque doublé par rapport aux prévisions. Plus de 6 200 000 plants ont été produits et plantés dans les espaces communautaires les plus dégradés alors que c’était prévu la production et plantation de de 3 500 000 plants seulement. En tout, près de 600 ha sur 187 ha attendus ont été protégés par les plants d’arbres produits et les courbes de niveaux tracés par les bénéficiaires du projet via l’approche « Cash for work ». Ces activités ont permis d’injecter plus de 460 000 USD dans la communauté, permettant aux ménages bénéficiaires de répondre à leurs besoins urgents et aussi de diversifier les sources de revenus de leurs ménages.
Les prouesses de ces deux projets ont suscité l’admiration des parties prenantes.
Dans son allocution lors de l’ouverture de l’atelier, le délégué du Représentant de la FAO, Umberto Ciniglio, a salué la pertinence des fonds CERF qui ont permis d’apporter une réponse rapide aux besoins urgents des bénéficiaires tout en renforçant la résilience climatique.
« Nous sommes vraiment satisfaits des résultats atteints par les deux projets. D’une part, en visitant ne serait-ce que le site de Gateri, les résultats sont palpables ! Nous voyons les jardins et potagers familiaux qui sont dans les cours des personnes réinstallées. D’autre part, nous voyons aussi comment l'environnement a été récupéré si on peut ainsi dire et comment la plantation des arbres a fait changer la physionomie d'un site qui était au début vraiment nu, qui n'avait pas de végétation et qui commence vraiment à prendre l'aspect d'un village intégré avec des perspectives environnementales très satisfaisantes », a salué Mme Zinatou Boukary, Cheffe de bureau d’OCHA au Burundi et représentant du Bailleur.
Mme Zinatou fait remarquer que les bénéficiaires des deux projets sont passés de la phase d’urgence à la résilience. Elle plaide pour la prise du relais par les partenaires au développement pour continuer sur le même élan. « Ils ont quitté la phase des personnes en besoin critique d'urgence pour entrer maintenant dans une phase de relèvement et il appartient aux bailleurs de développement de les accompagner à se relever de façon durable », a-t-elle souligné.
Coté gouvernement, le délégué du Ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage dans l’atelier a lui-même salué les résultats visibles et visitables sur terrain des deux projets. M. Clément Ndikumasabo a interpellé l’administration à la base, les différents services des différentes institutions de l'État et aussi les bénéficiaires de ces projets à entreprendre déjà des actions de nature à pérenniser les acquis des deux projets.
